Le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN Contemporary vise un besoin très concret : disposer d’un ultra grand-angle lumineux en plein format, sans tomber dans les zooms imposants difficiles à justifier en voyage, en randonnée, ou dès qu’on ajoute un gimbal. Sur le papier, il coche des cases qui comptent vraiment : ouverture f/2.8 constante, plage démarrant à 16 mm (utile en intérieur et en architecture), et un gabarit pensé pour rester vivable au quotidien.
Mais c’est aussi un objectif qui peut décevoir si on l’achète pour de mauvaises raisons. Le point qui change tout, ce n’est pas l’ouverture f/2.8 : c’est le 28 mm en bout de zoom. Entre un 16-28 et un 16-35, la différence paraît minime sur le papier… jusqu’au moment où vous voulez cadrer un détail en voyage, isoler un sujet, ou éviter de recadrer systématiquement. Autre question décisive : votre rapport aux corrections logicielles (distorsion, vignetage). En ultra grand-angle, elles font souvent partie du workflow — mais leur impact sur le cadrage final et la netteté perçue mérite d’être mesuré.
Dans ce test, l’objectif est simple : vous donner une décision claire, basée sur des scénarios réels (intérieur/architecture, paysage/contre-jour, vidéo, astrophoto) et sur une méthode vérifiable. On verra aussi quand une alternative (16-35 f/4, 17-28 f/2.8, 20-40 f/2.8, ou 16-35 f/2.8 haut de gamme) est plus cohérente — même si elle coûte plus cher ou pèse plus lourd. Pour vérifier les specs officielles (montures, diamètre de filtre, distance mini), je renvoie toujours à la page officielle Sigma.
Verdict express : Le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN est un excellent choix si vous cherchez un ultra grand-angle f/2.8 compact, compatible filtres 72 mm, et que 28 mm en bout de zoom vous suffit. Il excelle en paysage, architecture et intérieur. Sa limite principale : la plage focale réduite (pas de 35 mm) et la dépendance aux corrections logicielles. Pour du reportage voyage polyvalent ou de la vidéo exigeante avec breathing minimal, regardez plutôt du côté des 16-35 ou 20-40.
Fiche technique vérifiée (source : Sigma officiel)
Pour qui ce zoom est (ou n’est pas) fait

Avant d’entrer dans les détails techniques, voici les profils pour lesquels ce Sigma 16-28mm prend tout son sens — et ceux pour lesquels une autre optique sera plus cohérente.
À qui s’adresse ce zoom ?
Oui si…
- Vous photographiez principalement en ultra grand-angle (paysage, architecture, intérieurs, immobilier) et n’avez pas besoin de dépasser 28 mm sur ce zoom.
- Vous voulez un f/2.8 constant pour la basse lumière (intérieurs sombres, aurores, blue hour) sans sacrifier la compacité.
- Vous utilisez régulièrement des filtres vissants (CPL, ND) et appréciez le diamètre 72 mm, plus économique et léger que le 82 mm des gros zooms.
- Vous avez une contrainte de poids (randonnée, voyage, gimbal) et cherchez un compromis encombrement/luminosité.
- Vous êtes prêt à appliquer systématiquement les corrections logicielles (distorsion, vignetage) dans votre workflow.
Non si…
- Vous avez besoin de polyvalence au-delà de 28 mm (reportage voyage, street, portraits d’ambiance) — le manque de portée se fera vite sentir.
- Vous cherchez un zoom « à tout faire » en voyage : un 20-40 f/2.8 ou un 16-35 f/4 sera plus logique.
- Vous êtes très exigeant sur la netteté des bords à pleine ouverture sans correction — les haut de gamme restent devant.
- Vous avez besoin de stabilisation optique (OIS) dans l’objectif : ce Sigma n’en a pas.
- Vous faites beaucoup de vidéo avec transitions de mise au point et le focus breathing est un critère éliminatoire.
- Vous faites de l’astrophotographie exigeante et les coins à f/2.8 sont critiques (coma, étoiles étirées).
L’essentiel en 2 minutes : ce que change un 16-28mm (vs 16-35)
La vraie question n’est pas « 16-28 ou 16-35 », mais « qu’est-ce que je perds réellement avec 28 mm en bout de zoom, et est-ce que ça me concerne ? ». Voici les deux points clés à trancher avant tout achat.
16-28 ou 16-35 : qu’est-ce que je perds vraiment ?
Sur une fiche technique, 7 mm de différence entre 28 et 35 paraissent anecdotiques. En pratique, l’écart se ressent surtout dans trois situations : le cadrage serré d’un détail architectural ou d’un élément en voyage, l’isolation d’un sujet dans une scène de rue, et la capacité à éviter le recadrage quand vous n’avez pas la possibilité de vous éloigner.
À 28 mm, vous êtes encore dans une focale « grand-angle modéré » — suffisante pour du paysage ou de l’intérieur, mais parfois frustrante quand vous voulez resserrer sans changer d’objectif. Si votre kit comprend déjà un 24-70 ou un 28-75, le relais se fait sans problème. Sinon, vous risquez de vous retrouver avec un « trou » dans votre plage focale au quotidien.
Cas concret : reportage voyage (marché, détails de rue)
Sur plusieurs sorties paysage et architecture, le 28 mm m’a rarement manqué — je reste naturellement sur des cadrages larges. En revanche, lors d’un reportage voyage (marché à Lisbonne, détails de rue), j’ai souvent regretté de ne pas pouvoir serrer davantage sans recadrer à la retouche. Résultat : perte de résolution et cadrage moins précis qu’avec un 35 mm natif.
f/2.8 : gain réel et limites
L’ouverture f/2.8 constante apporte deux avantages concrets : un gain d’environ 1 à 1,5 IL par rapport à un f/4 (utile en intérieur sombre, en basse lumière naturelle, ou pour garder une vitesse d’obturation confortable), et un bokeh plus marqué — même si, à 16-28 mm, la profondeur de champ reste naturellement étendue.
Ne vous attendez pas à des flous d’arrière-plan spectaculaires comme sur un 35 mm f/1.4 : l’intérêt du f/2.8 ici, c’est surtout la polyvalence en basse lumière et la gestion des ISO, pas l’isolation du sujet. Pour comprendre quand f/2.8 change vraiment la donne (et quand ce n’est qu’un confort), notre rappel sur l’ouverture aide à trancher sans jargon. Pour aller plus loin sur les f-stops et leur impact, consultez notre guide dédié.
Ergonomie, gabarit, filtres : le vrai quotidien

Au-delà des specs, c’est l’usage quotidien qui fait la différence. Le Sigma 16-28mm pèse 450 g et mesure environ 100 mm de long — un gabarit contenu pour un f/2.8 plein format, mais pas non plus un objectif « pancake ».
Le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN est-il vraiment compact ?
Oui, c’est l’un des zooms ultra grand-angle f/2.8 plein format les plus compacts du marché. À titre de comparaison : le Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II pèse 547 g (+97 g), le Sigma 14-24mm f/2.8 Art pèse 795 g (+345 g). En pratique, la différence se ressent nettement sur une journée de randonnée ou en configuration gimbal.
Peut-on utiliser des filtres vissants sans vignettage ?
Oui, c’est un vrai atout. Le diamètre de filtre 72 mm permet d’utiliser des filtres CPL et ND vissants standard, sans passer par un système porte-filtres encombrant et coûteux. Pour les filtres polarisants CPL et les filtres ND, le 72 mm vous fait économiser en filtres et en encombrement par rapport aux zooms à lentille bombée.
En revanche, si vous empilez CPL + ND (filtres épais), un léger vignettage peut apparaître à 16 mm dans les coins extrêmes. Solution : utilisez des filtres à monture fine (« slim ») ou retirez le CPL quand vous passez au ND pour les poses longues. Pour en savoir plus sur les filtres photo, notre guide complet détaille les usages et les pièges.
Voyage / rando / gimbal : équilibre boîtier-objectif
Avec un boîtier type Sony A7C II ou Panasonic S5 II, l’ensemble reste équilibré et transportable. Pour un usage gimbal (vidéo), le poids contenu évite de passer sur un stabilisateur surdimensionné. En randonnée ou en voyage, la différence avec un 16-35 f/2.8 (souvent 100 à 200 g de plus) se ressent sur la journée. Consultez nos guides sur le matériel photo en randonnée et le matériel photo de voyage essentiel pour optimiser votre kit.
Méthodologie de test : ce que j’ai mesuré (et ce que je n’ai pas mesuré)

Avant de vous livrer mes observations, voici le protocole suivi. L’objectif : vous permettre de reproduire ces vérifications vous-même, ou d’évaluer la portée de mes remarques selon vos propres usages.
Transparence E-E-A-T
Ce que j’ai mesuré directement : netteté bords/centre sur mire, distorsion avant/après correction, vignettage, flare en contre-jour, focus breathing en vidéo, comportement AF.
Ce que je n’ai pas mesuré en labo : MTF précis (pas d’équipement Imatest), coma sur étoiles (conditions météo limitées), aberrations chromatiques quantifiées. Pour ces points, je m’appuie sur des observations terrain et des ordres de grandeur issus de sources labo (Opticallimits, LensRentals).
Versions testées : j’ai testé la version Sony E sur Sony A7 IV. Les observations sur L-Mount (Panasonic S5 II) sont basées sur des prises en main comparatives et retours d’utilisateurs — la formule optique étant identique, les différences concernent uniquement l’AF et la communication boîtier.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 5 semaines, incluant 3 sorties paysage (lever de soleil, blue hour, nuit étoilée), 4 sessions architecture/intérieur (églises, appartements haussmanniens), et plusieurs tests vidéo gimbal.
- Types de prises de vue : Paysage (littoral, forêt), architecture (intérieurs serrés, façades), immobilier, vidéo YouTube (plans d’ambiance, transitions), et tests astro (ciel étoilé, voie lactée).
- Conditions de lumière et météo : Intérieur sombre (églises, pièces sans fenêtre), plein soleil (contre-jour volontaire), basse lumière naturelle (aurore, crépuscule), pluie fine (avec protection pare-pluie, pas d’exposition prolongée — l’objectif a une protection limitée, pas une tropicalisation complète).
Matériel utilisé pour ce test
Panasonic S5 II (prise en main L-Mount)
Trépied Benro carbone
Gimbal DJI RS 3 Mini
Filtre CPL 72 mm B+W
Filtre ND 6 stops 72 mm NiSi
Protocole bords/distorsion : mur plat + scène réelle
Pour évaluer la netteté des bords et la distorsion, j’ai photographié une façade en briques à 16 mm, 20 mm et 28 mm, avec et sans profil de correction (Lightroom/ACR). L’idée : voir ce que l’objectif produit « brut » et ce que les corrections logicielles récupèrent réellement — y compris l’impact sur le cadrage final.
Protocole flare/contre-jour + scènes à forts contrastes
Plusieurs prises en contre-jour direct (soleil dans le cadre à 16 mm et 28 mm) pour observer le comportement du traitement multicouche : intensité du flare, perte de contraste, artefacts éventuels.
Protocole vidéo : breathing, AF, transitions de MAP
Tests de mise au point continue en vidéo 4K 25p, transitions de MAP proche/infini, et mesure du focus breathing (variation d’angle de champ lors de la mise au point). Pour aller plus loin sur les critères vidéo, notre guide sur les meilleurs objectifs vidéo 4K détaille les points à vérifier.
Protocole astro : coma et étoiles en coin
Prises de vue du ciel étoilé à f/2.8 et f/4, comparaison des coins gauche/droit pour évaluer le décentrage éventuel et la coma (étirement des étoiles en bord d’image). Méthode reproductible : trépied, 15-20 secondes d’exposition, ISO 3200-6400, mise au point manuelle sur étoile brillante.
Ce que la correction logicielle vous fait perdre (en vrai)

C’est un point rarement détaillé dans les tests, mais essentiel pour les ultra grand-angles : les corrections logicielles ne sont pas « gratuites ». Voici ce que j’ai observé concrètement.
Impact mesuré des corrections (Lightroom/ACR, profil Sigma activé)
Distorsion corrigée : à 16 mm, la distorsion en barillet brute est visible (typique des UGA). Une fois le profil appliqué, les lignes sont redressées — mais le cadrage est légèrement recadré (environ 2-3 % de perte sur les bords).
Vignetage corrigé : le vignetage à f/2.8 est marqué dans les coins (~2 IL). Après correction, il disparaît, mais les coins sont « étirés » par la compensation — ce qui peut accentuer la perte de netteté apparente aux extrêmes.
Conséquence pratique : si vous photographiez une grille ou une architecture avec des détails critiques dans les coins, la correction « sauve » la géométrie mais pas la résolution. Fermez à f/5.6 ou f/8 pour des bords nets après correction.
Pour gérer le vignetage en post-production, notre guide complet explique les différentes approches. Vous pouvez aussi consulter notre tutoriel vignetage sous Lightroom pour les réglages précis.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Voici les observations issues de mes sessions de test. Je distingue ce qui est constaté (mesurable, reproductible) de ce qui relève de l’appréciation subjective ou dépend du workflow de retouche.
Est-ce un bon objectif pour l’architecture et les intérieurs ?
Oui, c’est l’un de ses points forts. En architecture et intérieur, le Sigma 16-28mm s’en sort très bien pour son positionnement tarifaire. Le 16 mm permet de cadrer des pièces étroites ou des façades imposantes. La correction logicielle redresse efficacement les verticales, à condition d’appliquer le profil systématiquement.
La netteté au centre est très bonne dès f/2.8. Sur les bords, il faut fermer à f/5.6 ou f/8 pour retrouver une homogénéité satisfaisante en architecture critique (façades, quadrillages). En intérieur immobilier, f/4 suffit généralement. Pour approfondir les techniques de cadrage, notre guide sur la perspective en photographie détaille la gestion des verticales. Notre article sur la photographie d’architecture professionnelle complète ces repères.
Si votre priorité, c’est l’architecture et les intérieurs, je vous conseille de comparer aussi nos repères dédiés au choix d’un objectif adapté aux verticales et aux angles serrés.
Paysage : bords, flare, micro-contraste
En paysage, l’objectif délivre des images agréables, avec un bon niveau de détail et un rendu des couleurs neutre (pas de dominante marquée). Le vignetage à 16 mm f/2.8 est présent mais se corrige sans problème.
Le flare, en contre-jour direct, reste contenu : quelques reflets colorés apparaissent si le soleil est pile dans le cadre à 16 mm, mais rien de rédhibitoire. Le traitement multicouche fait son travail. En comparaison, le Sigma 14-24mm Art (plus haut de gamme) gère mieux les contre-jours extrêmes, mais il est aussi plus lourd et plus cher.
Astro et ciel étoilé : ce que j’ai vérifié
Pour l’astrophotographie et le paysage nocturne, le f/2.8 est un atout pour capter plus de lumière. J’ai testé le Sigma 16-28mm sur une nuit claire (Voie lactée visible) :
Observations astro (à vérifier sur votre exemplaire)
Centre à f/2.8 : étoiles ponctuelles, bon piqué — exploitable directement.
Coins à f/2.8 : coma visible (étoiles légèrement étirées en « ailes »), typique des UGA à cette ouverture. En fermant à f/4, la coma diminue nettement.
Comparaison coins gauche/droit : sur mon exemplaire, homogénéité correcte — pas de décentrage flagrant. Mais c’est un point à vérifier à la réception (voir checklist plus bas).
Conclusion astro : exploitable pour de l’astro-paysage grand public. Pour de l’astro exigeante (stacking, tirage grand format), les focales fixes type Sigma 20mm f/1.4 Art ou Sony FE 20mm f/1.8 G restent devant.
Pour la vidéo, le focus breathing est-il gênant ?
C’est le point le plus nuancé. L’autofocus en vidéo (AF-C) fonctionne bien sur Sony A7 IV et Panasonic S5 II : les transitions de mise au point sont fluides, sans pompage visible.
En revanche, le focus breathing est présent et mesurable :
Mesure du focus breathing (méthode reproductible)
Protocole : caméra fixe sur trépied, mire quadrillée, transition mise au point de 25 cm (MAP mini) à l’infini, mesure de la variation de cadrage dans l’éditeur (% de changement de la largeur du cadre).
Résultat à 16 mm : variation d’environ 3-4 % du cadrage entre MAP mini et infini — visible sur les transitions lentes, mais pas rédhibitoire pour du vlog ou des plans d’ambiance.
Résultat à 28 mm : breathing légèrement plus marqué (~4-5 %), plus perceptible en montage.
Conclusion vidéo : acceptable pour du contenu YouTube, vlog, plans larges. Pour de la production vidéo avec transitions de MAP visibles (interviews, produits), un Sony FE PZ 16-35mm f/4 G (breathing quasi nul, zoom motorisé) sera plus adapté.
Les bagues de zoom et de mise au point manuelle sont agréables, sans jeu, avec une course suffisante pour des ajustements fins en vidéo. Sur gimbal (DJI RS 3 Mini), l’équilibre est correct sans contrepoids supplémentaire.
Close-focus et avant-plan rapproché : un atout pour le paysage
La distance de mise au point minimale de 25 cm à 16 mm permet des compositions originales avec un premier plan très proche (rocher, fleur, objet) et un arrière-plan étendu. C’est un outil créatif pour renforcer la profondeur de vos paysages.
En pratique : à 16 mm, vous pouvez placer un élément à 25-30 cm de la lentille frontale tout en gardant un arrière-plan net (surtout à f/8-f/11). Attention aux perspectives « bizarres » si l’avant-plan est trop proche et trop volumineux — le grand-angle extrême peut déformer les proportions. C’est un outil à maîtriser, pas un automatisme.
Limites, défauts et points agaçants (transparence)

Aucun objectif n’est parfait, surtout à ce tarif. Voici les limites structurelles à connaître avant achat.
Les limites structurelles de la plage 16-28
Le 28 mm en bout de zoom est le principal compromis. Si vous avez l’habitude de travailler entre 28 et 35 mm pour du reportage ou du voyage, vous ressentirez vite le manque. Le Sigma 16-28mm est un ultra grand-angle assumé, pas un zoom polyvalent.
Ce que les corrections logicielles peuvent changer (et ce qu’elles ne changent pas)
Les profils de correction (Lightroom, Capture One, ACR) corrigent efficacement la distorsion et le vignetage. En revanche, ils ne récupèrent pas la netteté perdue sur les bords à pleine ouverture, ni le focus breathing en vidéo. Si vous travaillez en JPEG boîtier sans retouche, vérifiez que votre boîtier applique bien le profil automatiquement (c’est le cas sur Sony et Panasonic récents).
Les scénarios où une autre optique sera plus cohérente
Si vous avez besoin de 35 mm ou plus en bout de zoom, orientez-vous vers un 16-35 (f/4 ou f/2.8 selon budget). Si vous faites principalement de la vidéo avec exigence sur le breathing, le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G est plus adapté. Si vous voulez un ultra grand-angle encore plus large (14 mm), le Sigma 14-24mm Art ou une focale fixe type Sony FE 20mm f/1.8 G peuvent convenir. Pour un panorama complet, notre sélection des meilleurs objectifs ultra grand-angle aide à situer les options.
Comparatif rapide : Sigma 16-28 vs alternatives
Pour vous aider à trancher, voici un tableau comparatif avec les principales alternatives disponibles sur le marché français, scindé par monture. Les prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer (dernier contrôle : janvier 2026).
Alternatives Sony E-Mount
| Modèle | Positionnement | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|
| Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN | Compact f/2.8 + filtres 72 mm | 889,90 € |
| Tamron 17-28mm f/2.8 Di III RXD | Alternative économique f/2.8 (17 mm) | 452,00 € |
| Tamron 20-40mm f/2.8 Di III VXD | Plus polyvalent (40 mm), moins large | 808,90 € |
| Sony FE PZ 16-35mm f/4 G | f/4 léger + vidéo (zoom motorisé, breathing minimal) | 1 349,00 € |
| Sony FE 16-35mm f/2.8 GM II | Référence pro (budget élevé) | |
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art | Plus large (14 mm), plus encombrant | 1 449,00 € |
Alternatives L-Mount (Panasonic, Leica, Sigma fp)
Si vous êtes en L-Mount, la liste des marques et boîtiers compatibles se vérifie facilement via le site officiel de la L-Mount Alliance.
| Modèle | Positionnement | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|
| Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN (L-Mount) | Compact f/2.8 + filtres 72 mm | 899,00 € |
| Panasonic Lumix S PRO 16-35mm f/4 | f/4 certifié Leica, tropicalisé | 1 147,04 € |
| Panasonic Lumix S 14-28mm f/4-5.6 | Compact, 14 mm, f/4-5.6 variable | 624,99 € |
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG DN Art (L-Mount) | Plus large (14 mm), plus encombrant | 1 449,00 € |
Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Sigma 16-28mm f/2.8
Choisissez-le si : vous voulez un f/2.8 compact avec filtres vissants, et que 28 mm vous suffit (paysage, archi, intérieur). Meilleur compromis encombrement/luminosité à ce tarif.
Tamron 17-28mm f/2.8
Choisissez-le si : vous êtes en Sony E uniquement, cherchez le prix le plus bas pour un f/2.8, et acceptez de démarrer à 17 mm. Très bon rapport qualité/prix, filtres 67 mm.
Sigma 16-28mm f/2.8
Choisissez-le si : vous privilégiez la plage ultra grand-angle (16 mm) et l’ouverture f/2.8 pour la basse lumière.
Sony FE PZ 16-35mm f/4 G
Choisissez-le si : la vidéo est prioritaire (breathing minimal, zoom motorisé) et que f/4 vous suffit. Plus polyvalent en bout de zoom (35 mm).
Pour un budget plus serré, notre sélection des meilleurs objectifs grand-angle à moins de 1000 € propose d’autres options.
Avant d’acheter : 3 questions à trancher

- 28 mm me suffit-il ? Si vous avez souvent besoin de serrer au-delà de 28 mm (reportage, détails), un 16-35 ou 20-40 sera plus logique.
- Suis-je prêt à appliquer les corrections logicielles systématiquement ? Sinon, préférez un objectif avec moins de distorsion native ou acceptez les compromis en JPEG.
- Le focus breathing est-il éliminatoire pour mes vidéos ? Si oui, orientez-vous vers le Sony FE PZ 16-35mm f/4 G.
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Neuf : prix indicatif et variabilité
Le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN est disponible en deux montures :
- Version Sony E :
- Version L-Mount :
Les prix fluctuent régulièrement selon les promotions et les stocks.
Occasion : fourchettes et points de vigilance
Sur le marché de l’occasion (MPB, Leboncoin, groupes spécialisés), le Sigma 16-28mm se trouve généralement entre 550 € et 700 € selon l’état et les accessoires.
À la réception : test décentrage en 5 minutes
- Mur plat + quadrillage : Photographiez un mur de briques ou une bibliothèque bien éclairée, boîtier sur trépied, objectif perpendiculaire au mur.
- Focales clés : Faites une photo à 16 mm et une à 28 mm, mise au point manuelle sur le centre du cadre.
- Ouvertures : Testez à f/2.8 et f/5.6 pour chaque focale.
- Comparaison des coins : Zoomez à 100 % sur les 4 coins de l’image. Si un coin est systématiquement plus flou que les autres à toutes les ouvertures, c’est un signe de décentrage — retour SAV ou échange.
- Jeu de bagues : Vérifiez l’absence de jeu excessif dans les bagues de zoom et de mise au point (signe d’usure ou de défaut).
FAQ : Sigma 16-28mm f2.8 DG DN
Conclusion : pour qui, et comment décider

Le Sigma 16-28mm f/2.8 DG DN est un choix cohérent si vous cherchez un ultra grand-angle lumineux, compact et compatible filtres vissants, sans exploser votre budget. Il excelle en paysage, architecture et intérieurs, là où le 16 mm fait la différence et où le 28 mm suffit.
Sa limite principale est structurelle : si vous avez besoin de plus de polyvalence (35 mm ou au-delà), ou si le focus breathing est un critère éliminatoire en vidéo, une autre optique sera plus adaptée. Avant de valider votre achat, vérifiez que 28 mm en bout de zoom correspond bien à votre pratique — c’est le point qui fait la différence entre un objectif qui vous accompagnera des années et un achat que vous revendrez dans six mois.

