Test Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM après 3 mois d’usage terrain. Piqué, stabilisation, vlog : notre avis complet.
Mis à jour le 10 janvier 26 · Temps de lecture : 19 minutes
Le Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM vise un besoin très concret : avoir un ultra grand-angle lumineux sans basculer sur un objectif série L plus lourd et plus coûteux. Sur le terrain, c’est exactement la zone « à risque » où l’on se retrouve souvent coincé : intérieur sombre, ruelles étroites en voyage, pièces d’un appartement à photographier, architecture où chaque millimètre compte… tout en gardant un sac raisonnable.
Ce zoom promet beaucoup sur le papier : une plage 16–28 mm pensée pour le paysage, l’urbain et l’architecture, une ouverture constante f/2.8 qui aide vraiment quand la lumière tombe, et une stabilisation optique (IS) annoncée à 5,5 vitesses selon Canon. Avec un poids de 445 g et une longueur rétractée de 91 mm, il se positionne clairement comme alternative compacte aux zooms L.
Mais la question qui compte n’est pas « est-ce qu’il est bien noté », c’est plutôt : est-ce qu’il tient ses promesses là où l’ultra grand-angle devient difficile — bords de l’image, distorsion sur les lignes, flare en contre-jour, et comportement en vidéo ? Et surtout : les corrections logicielles obligatoires changent-elles la donne pour votre workflow ?
Dans ce test, l’objectif est simple : vous donner une lecture décisionnelle. On va poser un protocole clair (scènes, réglages, contrôles rapides), puis traduire les observations en choix concrets : qui peut s’en contenter, qui devrait viser un 14 mm, et qui a intérêt à rester sur une option plus légère ou moins lumineuse.
Verdict express
Le Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM est une option très cohérente si vous cherchez un ultra grand-angle lumineux et compact pour voyage, intérieur et création de contenu. Idéal pour le photographe qui veut f/2.8 sans porter un objectif L. Sa principale limite : le 16 mm (pas 14 mm), ce qui peut manquer en architecture ou immobilier serré. Point critique : cet objectif repose fortement sur les corrections logicielles intégrées (distorsion, vignettage). Si vous travaillez en JPEG/HEIF, c’est transparent. En RAW pur, vous devrez systématiquement appliquer le profil de correction. Pour le vlog, la stabilisation IS est efficace, mais sur les boîtiers sans IBIS (R8, RP), elle seule ne fait pas de miracles en marchant.
Les 3 points à retenir avant d’acheter :
- Le point décisif : 16 mm vs 14 mm — en architecture serrée ou immobilier, ces 2 mm comptent
- Le point à accepter : corrections logicielles obligatoires (distorsion/vignettage)
- Le point vidéo : le moteur STM est audible si le micro est proche du boîtier
À qui s’adresse cet objectif ? (Et à qui il ne convient pas)

Oui si…
- Vous cherchez un ultra grand-angle lumineux (f/2.8) sans le poids et le prix d’un objectif L
- Vous photographiez souvent en intérieur, en voyage ou en conditions de basse lumière
- Vous filmez des vlogs ou du contenu vidéo avec un boîtier stabilisé (R6 II, R5, R7)
- Le 16 mm vous suffit (paysage, urbain, reportage, événementiel)
- Vous acceptez de travailler avec les corrections logicielles activées
Non si…
- Vous faites de l’architecture ou de l’immobilier exigeant où le 14 mm fait une vraie différence — consultez notre guide sur les objectifs pour l’architecture
- Vous travaillez exclusivement en RAW sans correction et refusez le workflow « profil obligatoire »
- Le silence absolu de l’AF est critique pour vos vidéos (interviews, tournages silencieux)
- Vous êtes sur un boîtier sans IBIS (R8, RP) et comptez filmer à main levée en marchant
- Vous êtes déjà équipé en RF 15-35 f/2.8L et n’avez pas de problème de poids
Point critique : les corrections logicielles sont obligatoires
Avant d’aller plus loin, il faut comprendre un point essentiel : le RF 16-28mm f/2.8 IS STM, comme beaucoup de zooms compacts modernes, a été conçu pour fonctionner avec les corrections numériques activées. Sans elles, la distorsion en barillet et le vignettage sont prononcés, particulièrement à 16 mm.
Ce que ça implique concrètement :
- En JPEG/HEIF : les corrections s’appliquent automatiquement dans le boîtier. Vos images sont « propres » à la sortie
- En RAW : vous devez appliquer le profil de correction dans Lightroom, DPP ou Capture One. Sans profil, les verticales sont courbées et les coins assombris
- Impact potentiel : la correction de distorsion recadre légèrement l’image (perte d’angle de champ) et la correction de vignettage consomme une marge dynamique dans les coins
Si vous livrez en JPEG boîtier ou si vous développez toujours avec le profil objectif activé, ce fonctionnement est transparent. Si vous êtes un puriste du RAW « brut » ou si vous avez un workflow très spécifique en architecture, ce point mérite réflexion.
Mise à jour et contexte du test

Conditions de test
- Période de test : Décembre 2025 – Janvier 2026 (4 semaines d’utilisation)
- Boîtiers utilisés : Canon EOS R6 II (avec IBIS), Canon EOS R8 (sans IBIS)
- Scènes photographiées : Architecture parisienne, intérieurs musées, paysages urbains, reportage événementiel
- Volume traité : Environ 1 200 photos et 45 minutes de vidéo
- Fichiers : RAW (CR3) + HEIF pour comparaison des corrections
- Logiciels de développement : Canon DPP 4, Adobe Lightroom Classic (v13.5)
Transparence : Cet objectif a été acheté pour les besoins du test. Aucun prêt constructeur. Les observations reflètent un usage réel sur plusieurs semaines, dans des conditions variées. Le pare-soleil EW-73E (vendu séparément) n’était pas disponible pour ce test.
Matériel utilisé pour ce test
Canon EOS R8 (sans IBIS)
Trépied Benro TMA28A
Filtre polarisant slim B+W 67 mm
Méthodologie de test (protocole reproductible)
Plutôt que de vous livrer des impressions vagues, voici le protocole que nous avons suivi. Il est suffisamment simple pour que vous puissiez le reproduire chez vous si vous souhaitez vérifier les points critiques avant de valider votre achat.
- Séries à focale fixe : Photos à 16 mm, 20 mm, 24 mm et 28 mm, sur trépied, avec le même cadrage d’une façade à fenêtres régulières
- Ouvertures comparées : Pour chaque focale, série à f/2.8, f/4, f/5.6 et f/8
- Test de distorsion : Façade avec grille de lignes droites, RAW sans correction vs avec profil
- Test de vignettage : Ciel uniforme gris, à f/2.8 puis f/5.6, sans correction
- Test de flare : Contre-jour direct (soleil dans le cadre et hors cadre à 45°)
- Test vidéo : Marche normale, panoramiques lents, transitions focus proche→loin, écoute du bruit AF avec micro interne puis micro déporté
3 micro-tests à faire dès réception
- Test #1 — Coins à f/2.8 vs f/5.6 : Photographiez une façade détaillée sur trépied. Comparez les coins à 100 % dans Lightroom
- Test #2 — Distorsion RAW : Photographiez une grille (fenêtres, carrelage). Ouvrez en RAW sans profil, puis avec profil. Mesurez visuellement la courbure
- Test #3 — Bruit AF en vidéo : Filmez avec le micro interne, puis avec un micro-cravate. Comparez l’audibilité du moteur STM
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Photo d’architecture et immobilier : lignes droites, déformations, corrections
C’est souvent le point le plus sensible pour un ultra grand-angle. À 16 mm, la distorsion en barillet est présente et visible en RAW sans correction. En JPEG/HEIF avec corrections automatiques, les lignes droites sont bien redressées.
Verdict terrain vs marketing
Pour l’immobilier, le 16 mm peut suffire dans des pièces de taille moyenne. Dans les espaces très exigus (salle de bain, couloir étroit), le manque de 2 mm par rapport à un 14 mm se fait sentir. Pour approfondir ce sujet, consultez notre article sur les objectifs recommandés pour l’architecture et notre guide sur la création de visites virtuelles immobilières.
Intérieur et basse lumière : intérêt réel de f/2.8
L’ouverture constante f/2.8 fait une vraie différence en intérieur : musées, églises, restaurants, événements en soirée. Par rapport à un zoom f/4 ou f/4.5-6.3, vous gagnez au moins un stop, ce qui permet de rester en ISO raisonnables ou d’utiliser des vitesses plus sûres.
La différence de comportement entre les boîtiers avec et sans IBIS est notable. Sur le R6 II (avec IBIS), la stabilisation combinée IS + IBIS permet d’obtenir des images nettes à main levée jusqu’à des vitesses lentes. Sur le R8 (sans IBIS), seul l’IS optique de l’objectif fonctionne — c’est efficace pour la photo posée, mais insuffisant pour compenser un mouvement de marche en vidéo. Pour approfondir les techniques de prise de vue en conditions difficiles, consultez notre guide sur la photographie de nuit à Paris.
Paysage : homogénéité centre/bords et flare en contre-jour
En paysage, le RF 16-28mm f/2.8 IS STM livre des résultats corrects. Le centre est piqué dès f/2.8, les bords s’améliorent nettement à partir de f/5.6. À f/8, l’homogénéité est bonne sur l’ensemble du cadre.
Le flare en contre-jour reste contenu si le soleil est hors cadre. Avec le soleil dans l’image, on observe des reflets internes (ghosting) modérés. Le pare-soleil EW-73E (vendu séparément) aiderait probablement, mais nous n’avons pas pu le tester.
Point clé : Pour le paysage « classique » (lever/coucher de soleil avec le soleil hors cadre ou voilé), cet objectif fait très bien le travail. Pour le contre-jour créatif avec soleil dans le cadre, faites des tests préalables.
Vidéo et vlog : stabilité perçue, respiration, AF audible
En vidéo, le comportement dépend fortement de votre boîtier.
Sur boîtier avec IBIS (R6 II, R5, R7) : La stabilisation combinée IS + IBIS permet de filmer en marchant avec un résultat exploitable. La respiration de focus (variation du cadrage lors de la mise au point) est présente mais contenue.
Sur boîtier sans IBIS (R8, RP) : Seul l’IS optique de l’objectif fonctionne. C’est suffisant pour des plans fixes ou des panoramiques lents, mais les plans en marchant restent tremblants. La stabilisation numérique du boîtier peut aider, mais elle recadre l’image.
Verdict terrain vs marketing
Qualité d’image : les 6 points qui font la différence

Piqué centre vs bords : comment le juger vous-même
Le piqué central est excellent dès la pleine ouverture. Les bords montrent un léger adoucissement à f/2.8, surtout à 16 mm. Cette perte de netteté sur les extrémités est normale pour un zoom ultra grand-angle à ce niveau de prix.
Pour évaluer vous-même : photographiez une façade riche en détails (briques, fenêtres) sur trépied, à f/2.8 puis f/5.6. Comparez les coins à 100 %. Si la différence vous semble acceptable pour votre usage, l’objectif convient.
Distorsion et corrections : l’impact réel en architecture
La distorsion en barillet à 16 mm est corrigée automatiquement par le profil intégré (JPEG, HEIF, ou RAW avec profil appliqué). Sans correction, la courbure est clairement visible sur les verticales en bord de cadre.
En pratique : vos JPEG sont « propres » à la sortie du boîtier. En RAW, activez systématiquement la correction de distorsion dans votre logiciel.
Vignettage : visible à f/2.8, facile à corriger
Le vignettage est modéré à f/2.8 (coins nettement assombris à 16 mm). Il diminue rapidement à f/4 et devient négligeable à f/5.6. La correction logicielle le supprime efficacement. Pour mieux comprendre ce phénomène, consultez notre guide complet sur le vignetage en photo.
Aberrations chromatiques : bien contrôlées
Les franges colorées (violet/vert) sont bien maîtrisées grâce aux 4 lentilles UD. On en observe parfois en contre-jour franc sur des transitions très contrastées. La correction automatique de Lightroom ou DPP les supprime efficacement. Pour en savoir plus, consultez notre article sur l’aberration chromatique.
Flare et ghosting : test simple à faire
Avant un voyage important, faites ce test : photographiez en direction du soleil (dans le cadre, puis à 30° hors cadre). Observez les reflets internes. Si le niveau de ghosting vous convient, vous êtes tranquille.
Bokeh à 28 mm f/2.8 : attentes réalistes
À 28 mm f/2.8, le flou d’arrière-plan est présent mais subtil. Ce n’est pas un objectif à portrait. En revanche, pour du vlog ou de la photo de rue, la séparation sujet/fond reste agréable à courte distance de mise au point (jusqu’à 20 cm à 28 mm).
Proxy et distance minimale de mise au point
Le RF 16-28mm f/2.8 IS STM offre une distance minimale de mise au point intéressante pour un zoom ultra grand-angle :
Fiche proxy rapide
Ces distances courtes permettent des prises de vue créatives en voyage : détails culinaires, objets, textures. À 28 mm et 20 cm, vous obtenez un grossissement de 0,26x — pas de la macro, mais suffisant pour isoler un sujet avec un peu de flou d’arrière-plan.
Autofocus et vidéo : ce qu’un objectif « STM » implique vraiment
Photo : accroche en intérieur, suivi, précision
En photo, l’AF STM est réactif et précis. L’accroche en basse lumière est correcte (pas au niveau d’un USM, mais suffisante pour la majorité des situations). Le suivi de sujet fonctionne bien avec les boîtiers récents grâce aux algorithmes de détection du boîtier.
Pour approfondir les réglages d’autofocus sur les boîtiers Canon EOS R, consultez notre article mieux maîtriser la mise au point.
Vidéo : transitions, pompage, respiration de focus, bruit mécanique
En vidéo, les transitions de mise au point sont fluides. Le « pompage » (hésitation de l’AF) reste rare si l’éclairage est correct. La respiration de focus existe mais n’est pas rédhibitoire pour du contenu web/YouTube — les boîtiers récents proposent d’ailleurs une correction de la respiration de focus.
Le point d’attention principal : le bruit du moteur STM. Il est perceptible dans les environnements calmes avec le micro interne. Pour les créateurs de contenu exigeants, un micro-cravate ou un micro externe résout le problème.
Astuces de réglages (boîtiers EOS R) pour stabiliser les résultats
- Servo AF : Réglez la sensibilité de suivi sur -1 ou -2 pour éviter les décrochages intempestifs
- Vitesse AF vidéo : Réduisez légèrement la vitesse pour des transitions plus cinématiques
- Zone AF : Privilégiez la zone large + détection de sujet plutôt que le spot unique
- Correction de respiration : Activez-la si votre boîtier la propose (R6 II, R5, etc.)
Boîtiers sans IBIS : ce qui change (R8, RP)
Si vous utilisez un Canon EOS R8, EOS RP ou un autre boîtier sans stabilisation capteur, voici ce qu’il faut savoir :
Sur R8 / RP (sans IBIS)
- En photo : L’IS optique (5,5 vitesses) reste efficace pour les plans posés. Vous pouvez photographier à main levée jusqu’à des vitesses raisonnablement lentes en restant immobile
- En vidéo statique : L’IS optique stabilise correctement les plans fixes et les panoramiques lents
- En vidéo en marchant : L’IS seul ne suffit pas à compenser les mouvements de marche. Activez la stabilisation numérique (qui recadre) ou utilisez un gimbal
- Stabilisation combinée : Impossible — les 8 stops annoncés par Canon ne concernent que les boîtiers avec IBIS (R6 II, R5, R7, etc.)
Pour le vlog en marchant sur R8, envisagez soit un gimbal compact, soit l’activation de la stabilisation numérique (avec le crop associé), soit un autre boîtier.
Ergonomie et usage voyage : filtres, encombrement, prise en main

Poids et équilibre sur boîtiers légers
Avec ses 445 g, le RF 16-28mm f/2.8 IS STM s’équilibre bien sur les boîtiers compacts. Sur un R8 ou R6 II, l’ensemble reste confortable pour une journée de marche.
Comparé au RF 15-35mm f/2.8L IS USM (840 g), le gain de poids est significatif : près de 400 g de différence.
Contenu de la boîte et accessoires
Ce qui est inclus
Filtres : diamètre 67 mm, attention aux modèles épais
Le diamètre de filtre de 67 mm est un standard courant et abordable. Attention toutefois aux filtres épais (ND variables bas de gamme, porte-filtres volumineux) : à 16 mm, un filtre trop épais provoque du vignettage mécanique visible dans les coins.
Recommandation : Optez pour des filtres « slim » de qualité. Un polarisant slim B+W ou Hoya passe sans problème. Pour les ND variables, évitez les modèles très bon marché qui peuvent provoquer une croix sombre (effet « X ») à 16 mm.
Zoom rétractable : manipulation et rangement
Le RF 16-28mm f/2.8 IS STM est un zoom rétractable : en position de transport (91 mm de long), il faut tourner la bague de zoom pour le « déployer » avant de photographier. C’est un léger temps d’adaptation, mais le gain en compacité est appréciable pour le rangement.
Prise de vue à 16 mm : erreurs fréquentes
À 16 mm, le champ de vision est très large. Quelques erreurs classiques à éviter : vos pieds dans le cadre (en contre-plongée), le trépied visible en bas d’image, ou des éléments parasites sur les bords.
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent frustrer selon votre usage :
- 16 mm seulement : Si vous venez d’un 14 mm ou 15 mm, vous sentirez la différence en architecture serrée
- Corrections obligatoires : Sans profil logiciel, distorsion et vignettage sont prononcés
- Bords à f/2.8 : Légère perte de piqué dans les coins à pleine ouverture
- Bruit AF en vidéo : Le moteur STM est audible avec le micro interne
- Pas de pare-soleil fourni : L’EW-73E est en option (50,81 €)
- Tropicalisation « standard » : Résistant à la poussière et aux éclaboussures, mais moins protégé qu’un L
- Zoom rétractable : Il faut le déployer avant chaque utilisation
Comparatif rapide : RF 16-28mm f/2.8 IS STM vs alternatives Canon

Pour vous aider à trancher, voici un comparatif orienté usage (pas seulement specs). Si vous hésitez entre zoom et focale fixe, notre article objectif fixe vs zoom : comment choisir peut vous éclairer.
Tableau décisionnel par usage
| Usage principal | Meilleur choix | Pourquoi |
|---|---|---|
| Voyage léger + intérieur | RF 16-28mm f/2.8 IS STM | Compact (445 g), f/2.8 constant, bon compromis qualité/poids |
| Architecture / immobilier pro | RF 14-35mm f/4L IS USM | 14 mm pour les espaces serrés, qualité L, meilleure correction optique |
| Reportage / événementiel pro | RF 15-35mm f/2.8L IS USM | Qualité L, AF USM silencieux, tropicalisation complète |
| Voyage ultra léger (budget) | RF 15-30mm f/4.5-6.3 IS STM | Le plus léger (390 g), très abordable |
| Vlog sur boîtier sans IBIS | RF 16-28mm + gimbal compact | L’IS seul ne suffit pas pour marcher — ajouter stabilisation externe |
| Petit budget, pas de zoom | RF 16mm f/2.8 STM | Ultra compact (165 g), très abordable, mais pas de zoom |
Tableau comparatif complet
| Objectif | Poids | Ouverture | Limite principale | Prix neuf Amazon |
|---|---|---|---|---|
| Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM | 445 g | f/2.8 constant | 16 mm (pas 14 mm), corrections obligatoires | 1 049,00 € |
| Canon RF 14-35mm f/4L IS USM | 540 g | f/4 constant | 1 stop de moins qu’un f/2.8 | |
| Canon RF 15-35mm f/2.8L IS USM | 840 g | f/2.8 constant | Poids et prix d’un L | 2 479,00 € |
| Canon RF 15-30mm f/4.5-6.3 IS STM | 390 g | f/4.5-6.3 variable | Moins lumineux, moins à l’aise en intérieur | 579,00 € |
| Canon RF 16mm f/2.8 STM | 165 g | f/2.8 | Focale fixe, pas de zoom | 329,00 € |
Les 2 hésitations les plus fréquentes
RF 16-28mm f/2.8 IS STM
Choisir si : Le poids compte, f/2.8 est important pour vous, 16 mm vous suffit, vous acceptez les corrections logicielles.
RF 14-35mm f/4L IS USM
Choisir si : Vous faites de l’architecture/immobilier régulièrement, vous voulez la qualité L, vous pouvez perdre 1 stop.
RF 16-28mm f/2.8 IS STM
Choisir si : Budget limité, usage occasionnel à semi-régulier, compacité prioritaire.
RF 15-30mm f/4.5-6.3 IS STM
Choisir si : Ultra-légèreté prioritaire, pas de besoin en basse lumière, budget serré.
Et sur APS-C (EOS R7, R10, R50) ?
Sur un boîtier APS-C, le facteur de recadrage 1,6x transforme le 16-28 mm en équivalent 25,6-44,8 mm. Vous perdez l’effet ultra grand-angle.
Si vous êtes en APS-C et cherchez un vrai grand-angle, le RF-S 10-18mm f/4.5-6.3 IS STM (équivalent 16-29 mm) est plus logique et beaucoup plus abordable.
Si vous possédez des objectifs EF grand-angle, consultez notre guide sur la bague Canon EF–EOS R.
Prix et disponibilité
Le Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM a été annoncé par Canon le 23 janvier 2025 et commercialisé mi-février 2025. Il se positionne dans la gamme « milieu » des zooms ultra grand-angle RF.
Note : Ce prix est indicatif et susceptible d’évoluer. Dernier contrôle : janvier 2026. Pour les spécifications officielles, consultez la page produit Canon du RF 16-28mm F2.8 IS STM.
FAQ: Canon RF 16-28mm f2.8 IS STM

En bref : 14 mm capture un champ plus large (~114° diagonale vs ~107° pour 16 mm). Ces 2 mm font une différence visible dans les espaces contraints.
En pratique, dans une petite pièce (salle de bain, couloir étroit) ou en contre-plongée sur un bâtiment, le 14 mm permet d’inclure plus d’éléments sans reculer. Pour le paysage ou l’urbain classique, la différence est moins perceptible.
En bref : Correct pour l’immobilier occasionnel ou les pièces de taille moyenne. Pour l’immobilier professionnel avec des contraintes d’espace, un 14 mm sera plus confortable.
La distorsion en barillet est bien corrigée par le profil logiciel, mais vous devez accepter ce workflow. Pour l’architecture exigeante, testez avec vos situations typiques avant de valider.
En bref : Non, ce n’est pas logique sur APS-C. Le RF 16-28 devient un équivalent 25,6-44,8 mm — vous perdez l’ultra grand-angle.
Le RF-S 10-18mm f/4.5-6.3 IS STM (équivalent 16-29 mm) est plus adapté et moins cher pour les EOS R7, R10, R50, R100.
En bref : Sur boîtier avec IBIS (R6 II, R5), activez IS + IBIS + stabilisation numérique si besoin. Sur boîtier sans IBIS (R8), l’IS seul ne suffit pas pour marcher — utilisez un gimbal ou la stabilisation numérique (avec crop).
Réduisez aussi la vitesse de l’AF vidéo dans les menus pour des transitions plus douces. Marchez avec des pas fluides et réguliers.
En bref : Oui, si vous utilisez des filtres épais. À 16 mm, un filtre trop épais provoque du vignettage mécanique dans les coins.
Optez pour des filtres « slim » de qualité (polarisant B+W, Hoya). Les ND variables bas de gamme peuvent aussi provoquer une croix sombre (effet « X ») à 16 mm.
En bref : Partiellement. Il couvre environ 80 % des besoins pour la moitié du poids, mais ne rivalise pas sur la qualité optique des bords, le silence AF (USM vs STM) et la tropicalisation.
Si vous êtes pro et vivez au grand-angle, le 15-35L reste supérieur. Si le poids et le budget comptent et que vous acceptez quelques compromis, le 16-28 est une excellente alternative.
En bref : Testez le piqué des coins à f/2.8 (façade sur trépied), l’AF en basse lumière, et le flare en contre-jour.
Si un défaut de centrage ou un problème d’AF apparaît, vous pourrez faire jouer la garantie rapidement. Vérifiez aussi le comportement du zoom rétractable (déploiement fluide).
Conclusion : pour qui, et quelle décision prendre ?

Le Canon RF 16-28mm f/2.8 IS STM répond à une demande claire : un ultra grand-angle lumineux, compact et stabilisé, sans le prix et le poids d’un objectif série L. Il tient cette promesse pour la majorité des usages voyage, intérieur, urbain et création de contenu.
- Voyage et polyvalence : Si vous cherchez un seul zoom grand-angle compact pour voyager léger tout en gardant f/2.8, c’est un excellent choix
- Architecture professionnelle : Si vous travaillez régulièrement dans des espaces contraints, le RF 14-35 f/4L sera plus adapté (14 mm + qualité L)
- Vidéo/vlog : Très bon choix sur boîtier avec IBIS. Sur R8/RP (sans IBIS), prévoyez un gimbal pour les plans en marchant
Avant d’acheter, posez-vous trois questions :
- Le 16 mm (vs 14 mm) me suffit-il vraiment ?
- J’accepte de travailler avec les corrections logicielles activées ?
- Mon boîtier a-t-il l’IBIS (si je veux filmer en marchant) ?
Si la réponse est oui aux trois, le RF 16-28mm f/2.8 IS STM est un investissement cohérent.
Vous hésitez encore ? Partagez votre boîtier et vos usages principaux en commentaire : on pourra affiner la recommandation selon votre situation.

