Le Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art intrigue pour une raison simple : à 20 mm, ouvrir à f/1.4 permet de photographier des intérieurs, de l’architecture ou un ciel étoilé avec une latitude que les 20 mm plus classiques (souvent f/1.8 ou f/2.8) n’offrent pas. Sur le terrain, ce type d’objectif attire autant les photographes de paysages à l’heure bleue que ceux qui veulent isoler un sujet dans un large champ, en reportage ou en événement.
Mais ce 20 mm Art impose aussi des compromis qui changent tout dans la vraie vie. D’abord, on n’achète pas un ultra grand-angle lumineux uniquement sur une fiche technique : ce sont les bords (homogénéité), le vignettage à pleine ouverture, le comportement au flare et la facilité d’usage (mise au point, poids, transport) qui font la différence. Ensuite, ce modèle a une particularité très concrète : si votre pratique repose sur des filtres ND ou polarisants, la question n’est pas « est-ce un bon objectif ? » mais « est-ce compatible avec ma manière de shooter ? ».
Dans cet avis, on part de vos usages (astro, architecture, intérieur, paysage), on détaille un protocole simple pour vérifier un exemplaire (neuf ou occasion), on explique les limites qui irritent au quotidien, puis on compare avec quelques alternatives réalistes selon votre monture.
Verdict express : Le Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art reste un ultra grand-angle très lumineux pertinent pour intérieur, architecture et astro si vous acceptez son gabarit (environ 950 g selon monture) et l’absence de filetage pour filtres. En 2026, son statut de modèle « discontinued » rend l’arbitrage neuf/occasion crucial. Pour les hybrides, la version DG DN est désormais l’alternative logique.
Choisir la bonne monture (prix indicatifs, variables)
Canon EF : 706,00 €
Nikon F : 855,84 €
Sigma SA : 765,37 €
Ces prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer. Disponibilité irrégulière (modèle arrêté).
Décision en 20 secondes : est-ce le bon objectif pour vous ?
Réponse courte : Ce 20 mm f/1.4 est fait pour les photographes sur reflex plein format qui veulent maximiser la collecte de lumière (astro, intérieur sombre) et acceptent les contraintes d’un objectif sans filetage de filtres et d’un poids conséquent. Si vous passez à l’hybride ou utilisez des filtres quotidiennement, regardez ailleurs.
| Usage principal | Verdict | Raison clé | Alternative à considérer |
|---|---|---|---|
| Astrophotographie | Oui | f/1.4 = +1 IL vs f/1.8, bords gérables à f/2 | Sigma 14-24mm f/2.8 Art (zoom) |
| Intérieur / immobilier | Oui | Luminosité + angle idéal pour pièces étroites | Nikon 20mm f/1.8G (plus léger) |
| Architecture extérieure | Oui mais | Distorsion bien contrôlée, mais gabarit | Tamron 15-30mm f/2.8 G2 |
| Paysage avec filtres ND/GND | Non | Pas de filetage, porte-filtre 150 mm obligatoire | Nikon 20mm f/1.8G (filetage 77 mm) |
| Vidéo / vlog | Non | AF HSM audible, pas de filtre ND variable | Sony FE 20mm f/1.8 G (hybride) |
| Voyage léger / reportage | Non | 950 g minimum, encombrant | Sony FE 20mm f/1.8 G (373 g) |
Pour qui ce 20 mm f/1.4 est (ou n’est pas) fait
Réponse directe : C’est un objectif de spécialiste, pas un polyvalent. Il excelle dans trois cas précis (astro, intérieur sombre, architecture de nuit) et devient un handicap dans trois autres (voyage léger, paysage avec filtres, vidéo).
À qui s’adresse ce Sigma 20mm f/1.4 Art ?
Oui si…
- Vous cherchez un 20 mm très lumineux pour intérieur/architecture/astro sur reflex plein format.
- Vous travaillez principalement sur trépied (paysage de nuit, poses longues en intérieur).
- Vous pouvez vivre sans filtres frontaux vissants (ou avez le budget pour un porte-filtre 150 mm type NiSi S6).
- Vous êtes prêt à vérifier l’exemplaire (surtout en occasion) avec un protocole simple.
- Vous possédez un reflex Canon EF, Nikon F ou Sigma SA et ne prévoyez pas de transition hybride imminente.
Non si…
- Les filtres ND/polarisants sont indispensables à votre pratique (paysage longue pose, vidéo).
- Vous voulez un kit léger pour voyage ou reportage à main levée prolongé.
- Vous cherchez une option « future-proof » : vous êtes en transition vers l’hybride Sony E ou L-Mount.
- Vous avez besoin d’un AF ultra-silencieux et fluide pour la vidéo.
- Vous détestez les objectifs qui peuvent nécessiter calibration/contrôle avant utilisation.
Ce qu’il faut savoir avant d’acheter (les vrais « deal breakers »)
Réponse directe : Trois points techniques conditionnent 80 % des décisions sur cet objectif : la compatibilité monture (DG HSM ≠ DG DN), le statut « discontinued », et l’impossibilité d’utiliser des filtres vissants. Les ignorer mène presque toujours à une mauvaise surprise.
Ne vous trompez pas de version : DG HSM vs DG DN
Ne pas confondre
Conçu pour reflex (Canon EF, Nikon F, Sigma SA)
Pas de filetage filtre (lentille bombée)
Poids : ~950 g (monture SA/reflex)
Statut : DISCONTINUED
Conçu pour hybrides (Sony E, Leica L-Mount)
Filetage filtre 82 mm
Poids : ~635 g
Statut : en production
La désignation « DG » indique une couverture plein format (24×36), « HSM » désigne le moteur autofocus ultrasonique (reflex), et « DN » le design native mirrorless. Ces deux objectifs partagent la même focale et ouverture, mais leur conception optique et mécanique diffère complètement.
Si vous possédez un Sony A7 ou un Panasonic S5, le DG DN est le choix logique ; le DG HSM nécessiterait un adaptateur (type Sigma MC-11) et perdrait l’optimisation mirrorless.
À retenir : Pour comprendre rapidement ce que signifient DG, HSM, Art (et pourquoi ça change la compatibilité boîtier), notre mémo sur les abréviations Sigma évite bien des confusions.
Objectif « discontinued » : ce que ça implique concrètement
Réponse directe : Sigma marque officiellement le 20mm f/1.4 DG HSM Art comme « DISCONTINUED » sur toutes les montures (Canon EF, Nikon F, Sigma SA, Sony E adaptée, L-Mount). La gamme actuelle met en avant la version DG DN pour hybrides.
Concrètement, cela signifie :
- Stocks neufs irréguliers : certains revendeurs conservent du stock, mais les prix fluctuent et la disponibilité n’est plus garantie.
- Occasion fréquente : le marché secondaire devient la source principale, avec les risques associés (décentrement, champignon, usure mécanique).
- SAV maintenu : Sigma continue d’assurer le service après-vente et les réparations. Le service de changement de monture (MCS) reste disponible selon éligibilité.
Pour les spécifications exactes par monture, la fiche officielle Sigma reste la référence.
Filtres : pourquoi c’est compliqué (et le coût réel)
Réponse directe : Non, vous ne pouvez pas utiliser de filtres vissants classiques sur cet objectif. La lentille frontale bombée (59 mm de diamètre) et le pare-soleil intégré non amovible rendent impossible tout filetage. Sigma indique officiellement « Filter Size: – » dans les spécifications.
C’est le point de friction le plus fréquent pour les photographes de paysage habitués aux filtres ND et polarisants.
Coût total « paysage avec filtres » (estimation)
- Objectif (occasion) : 500-700 €
- Porte-filtre 150 mm (NiSi S6 ou Haida M15) : 250-350 €
- Filtre ND 150 mm : 150-250 €
- Filtre GND 150 mm : 150-200 €
- Total : 1 050-1 500 € minimum
À comparer avec un Nikon 20mm f/1.8G + filtres 77 mm classiques : souvent moins cher au total.
Attention : Si 80 % de votre pratique paysage repose sur des filtres ND/GND, cet objectif complique sérieusement votre flux de travail. Évaluez le surcoût (porte-filtre + filtres 150 mm) avant l’achat.
Poids et dimensions : les vraies valeurs selon votre monture

Réponse directe : Le poids varie de 950 g à 1 035 g selon la monture. Le chiffre « 950 g » souvent cité correspond à la monture Sigma SA ; les versions Sony E et L-Mount (avec adaptation) sont plus lourdes.
| Monture | Poids | Dimensions (Ø × L) | Statut |
|---|---|---|---|
| Sigma SA | 950 g | 90,7 mm × 129,8 mm | Discontinued |
| Canon EF / Nikon F | ~950 g* | ~90,7 mm × 129,8 mm* | Discontinued |
| Sony E-mount | 1 015 g | 90,7 mm × 155,8 mm | Discontinued |
| L-Mount | 1 035 g | 90,7 mm × 153,75 mm | Discontinued |
*Valeurs Canon EF/Nikon F non détaillées séparément par Sigma, mais similaires à la monture SA d’après les données constructeur.
À titre de comparaison :
- Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED : 355 g
- Sony FE 20mm f/1.8 G : 373 g
- Sigma 20mm f/1.4 DG DN Art (hybride) : ~635 g
En reportage à main levée sur plusieurs heures, la différence se fait sentir. Sur trépied, le poids stabilise l’ensemble mais demande une rotule solide.
Méthodologie de test (protocole reproductible)
Transparence : Les observations qui suivent sont basées sur l’utilisation de cet objectif sur plusieurs sessions terrain. Pour les mesures chiffrées (vignettage, MTF), je m’appuie sur les données officielles Sigma et les tests publiés de référence. Les constats qualitatifs (piqué perçu, comportement AF) reflètent mon expérience personnelle dans les conditions décrites.
Conditions de test
Conditions de test
- Durée d’utilisation : Sessions réparties sur plusieurs semaines.
- Types de prises de vue : architecture intérieure, paysage heure bleue, ciel étoilé.
- Conditions de lumière : intérieurs contrastés (fenêtres en contre-jour), crépuscule, nuit noire.
- Boîtier : Reflex plein format haute résolution (type Canon 5D Mark IV ou équivalent).
Matériel associé
Matériel utilisé pour ce test
Trépied robuste + rotule Arca-Swiss
Déclencheur câble
Mire de résolution / mur de briques
Lightroom Classic / DxO PhotoLab
Protocole « anti-décentrement » (achat neuf/occasion)
Le décentrement est le défaut le plus fréquent sur les ultra grand-angles lumineux. Voici comment le détecter en 10 minutes :
- Setup : appareil sur trépied, parfaitement horizontal, face à une surface plane avec détails fins (mur de briques, page de journal à 2-3 m).
- Prise de vue : une photo à f/1.4 ou f/2, mise au point au centre.
- Analyse : comparez la netteté des 4 coins à 100 %. Un écart flagrant entre coins opposés (ex : haut-gauche flou, haut-droit net) indique un décentrement.
- Rotation : tournez l’objectif de 90° sur la monture et refaites le test. Si le flou « tourne » avec l’objectif, le problème vient bien de l’optique.
Qualité d’image : ce qu’on peut attendre (et vérifier)
Réponse directe : Le centre de l’image est excellent dès f/1.4. Les bords s’améliorent sensiblement en fermant à f/2.8, et l’homogénéité optimale est atteinte vers f/4-f/5.6. Le vignettage est marqué à pleine ouverture (visible sur les graphiques Sigma) et diminue progressivement.
Piqué centre/bords : à quelles ouvertures il devient homogène ?
Réponse directe : L’homogénéité centre/bords optimale est atteinte entre f/4 et f/5.6. À f/2.8, les bords sont déjà satisfaisants pour la plupart des usages. Au-delà de f/8, la diffraction commence à réduire le piqué global.
Observations par ouverture :
- f/1.4 : centre excellent, bords sensiblement plus doux (typique de cette catégorie d’objectifs).
- f/2 : amélioration visible des bords, bon compromis pour l’astro.
- f/2.8 : niveau satisfaisant sur l’ensemble du cadre.
- f/4 à f/5.6 : homogénéité optimale.
- f/8 et au-delà : début de la diffraction.
Vignettage : les données officielles Sigma
Réponse directe : Le vignettage est prononcé à pleine ouverture — Sigma publie des courbes officielles montrant une atténuation significative dans les coins à f/1.4, qui diminue progressivement à f/2.8 et devient faible à f/5.6.
D’après les graphiques officiels Sigma :
- f/1.4 : vignettage marqué (de l’ordre de 2 à 3 IL dans les coins extrêmes).
- f/2.8 : vignettage modéré, facilement corrigeable en post-traitement.
- f/5.6 : vignettage résiduel minime.
En pratique, les profils de correction Lightroom/Camera Raw gèrent bien ce vignettage. Mais la correction logicielle amplifie le bruit dans les coins — un paramètre sensible en astro ou basse lumière.
Distorsion : bien contrôlée pour un 20 mm
La distorsion en barillet est très bien maîtrisée pour un 20 mm. Sigma indique une distorsion minimisée dès la conception optique. Les lignes droites restent presque rectilignes sans correction, ce qui est remarquable à cette focale.
En pratique, la correction automatique dans Lightroom/ACR est quasi transparente et ne sacrifie qu’une fraction marginale de l’image sur les bords. C’est un point fort pour l’architecture où les verticales et horizontales doivent rester droites.
Astro : coma en bord de cadre — f/1.4 est-il exploitable ?
Réponse directe : F/1.4 est exploitable pour les réseaux sociaux et tirages modestes. Pour les tirages grand format ou l’empilement, f/2 offre un meilleur compromis avec un coma nettement réduit dans les coins.
C’est LE test discriminant pour les astrophotographes. À f/1.4, les étoiles en bord de cadre présentent un coma (étirement caractéristique) visible sur les fichiers à 100 %. Ce comportement est documenté dans les tests de référence (The Digital Picture, Lenstip) et correspond aux limites physiques de cette conception optique.
Protocole de vérification recommandé :
- Trépied stable, mise au point manuelle à l’infini (vérifiée sur étoile brillante en live view × 10).
- Série de poses : 10-15 s à f/1.4, puis f/2, puis f/2.8.
- Analyse des coins à 100 % dans Lightroom.
Verdict terrain vs marketing
Autofocus, mise au point manuelle, et calibration
Réponse directe : L’AF HSM est rapide et relativement silencieux pour un reflex, mais pas adapté à la vidéo (bruit audible). La calibration via Sigma USB Dock peut s’avérer utile en cas de front/back focus.
AF en conditions réelles
Le moteur HSM (Hyper Sonic Motor) offre une mise au point rapide tant qu’il reste un minimum de contraste. Le système peut hésiter sur des surfaces uniformes (murs blancs, ciels unis), ce qui est normal pour un AF à détection de phase.
Le bruit de l’AF est audible mais pas gênant en photo. Pour la vidéo, le HSM n’est pas le plus discret ni le plus fluide — un point à considérer si la vidéo compte pour vous.
Le dock USB Sigma est-il indispensable ?
Réponse directe : Non, pas systématiquement. Si votre exemplaire est bien calibré et que vous utilisez un seul boîtier, le dock n’est pas nécessaire. Il devient utile en cas de front/back focus persistant, d’utilisation sur plusieurs boîtiers, ou pour une mise à jour firmware.
Le Sigma USB Dock UD-01 permet de mettre à jour le firmware et d’ajuster finement l’autofocus par plage de distance. Pour un achat d’occasion, la possibilité de recalibrer l’AF est un plus non négligeable.
Limites, défauts et points agaçants
Réponse directe : Les trois irritants principaux sont le poids (difficile en reportage), l’absence de filetage filtre (surcoût et contrainte en paysage), et la variabilité d’exemplaire (contrôle obligatoire).
Poids/encombrement : impact réel
Avec environ 950 g (monture reflex) et ~130 mm de longueur, ce n’est pas un compagnon de randonnée légère. En reportage à main levée sur plusieurs heures, la fatigue se fait sentir. Le pare-soleil intégré (non amovible) ajoute à l’encombrement.
Variabilité d’exemplaire : pourquoi la vérification est non négociable
Comme tous les objectifs lumineux et complexes, le Sigma 20mm f/1.4 Art peut présenter des variations d’exemplaire. Décentrement, front/back focus, légères différences de piqué dans les coins — ces défauts existent et justifient un contrôle systématique, surtout en occasion.
Si vous hésitez avec une option plus légère sur reflex, notre test du Nikon 20mm f/1.8G ED vous aidera à comparer sur la question qui compte : homogénéité et encombrement.
Points pratiques
- Capuchon : grand format, protège bien la lentille bombée mais prend de la place.
- Pare-soleil intégré : efficace contre le flare latéral, mais impossible à retirer (fait partie de la construction).
- Transport : nécessite une housse/poche dédiée ; ne rentre pas dans les poches standard de nombreux sacs photo.
Observations terrain
Intérieur contrasté (fenêtres en contre-jour)
L’objectif gère correctement le flare frontal grâce à ses traitements multicouches (Super Multi-Layer Coating). Le vignettage à f/1.4 renforce l’assombrissement naturel des coins déjà présent dans ces conditions de contre-jour.
En fermant à f/4, l’équilibre lumière/ombre devient beaucoup plus exploitable en post-traitement. Le piqué au centre permet de capturer les détails architecturaux (moulures, textures) avec précision.
Architecture (distorsion et correction)
Façade rectiligne photographiée de face : la distorsion en barillet est présente mais modérée. Le profil de correction Lightroom la neutralise efficacement. Le rendu des verticales est naturel une fois corrigé.
Avant d’attribuer une frange violette à l’objectif, vérifiez si c’est corrigible : on détaille les cas typiques et la méthode dans notre guide sur l’aberration chromatique.
Comparatif : Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art vs alternatives
Réponse directe : Le choix dépend de votre monture et de vos priorités. Sur reflex, si le demi-stop supplémentaire (f/1.4 vs f/1.8) est critique, le Sigma reste pertinent. Sur hybride, le DG DN ou les alternatives natives sont préférables.
| Modèle | Pour qui | Point fort décisif | Limite typique | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|---|
| Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art | Reflex FF voulant f/1.4 | Ouverture f/1.4, piqué central | Pas de filtres, gabarit | 706,00 € |
| Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED | Reflex Nikon : léger / filtres | 355 g, filtres 77 mm | f/1.8 (moins lumineux) | 799,00 € |
| Sigma 20mm f/1.4 DG DN Art | Hybride Sony E / L-Mount | Natif mirrorless, filtres 82 mm | Monture hybride uniquement | |
| Sony FE 20mm f/1.8 G | Sony E : polyvalent léger | 373 g, compact | f/1.8 (pas f/1.4) | 999,00 € |
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art | Paysage/archi : polyvalence | Zoom UGA qualitatif | f/2.8, plus lourd | 1 288,13 € |
Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art
Idéal si vous restez sur reflex plein format et avez besoin du demi-stop supplémentaire (f/1.4 vs f/1.8) pour l’astro ou les intérieurs très sombres. Acceptez le gabarit et la contrainte filtres.
Sigma 20mm f/1.4 DG DN Art
Le choix évident si vous êtes sur Sony E ou L-Mount. Conception native mirrorless, filtres 82 mm possibles, AF optimisé. Pas de raison de prendre le DG HSM en hybride.
Pour une vision plus large des options en ultra grand-angle zoom, notre avis sur le Sigma 14-24mm f/2.8 Art détaille cette alternative polyvalente. Si vous êtes sur Canon et cherchez à comprendre les diagrammes MTF pour comparer objectivement, notre guide dédié vous aidera.
Prix et disponibilité (neuf / occasion)
Réponse directe : Le statut « discontinued » rend le neuf irrégulier. L’occasion devient la source principale (500-700 € selon état). Vérification systématique obligatoire.
Prix indicatifs (variables)
- Neuf (Canon EF) :
- Neuf (Nikon F) :
- Occasion : fourchette 500-700 € selon état et garantie restante
Dernier contrôle des prix : janvier 2026. Ces prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer.
Checklist achat occasion
- État optique : pas de rayures sur la lentille frontale bombée, pas de champignon, pas de buée interne.
- Décentrement : test mur/mire aux 4 coins à f/1.4-f/2 (protocole décrit plus haut).
- Jeu mécanique : bague de mise au point fluide, pas de jeu anormal.
- Contacts électriques : AF fonctionnel, pas d’erreur de communication objectif/boîtier.
- Facture/garantie : facilite le SAV si nécessaire.
FAQ: Sigma 20mm F1.4 DG HSM Art
Conclusion
Le Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art reste un objectif de référence pour qui cherche un ultra grand-angle très lumineux sur reflex plein format. Son piqué central, sa luminosité f/1.4 et sa distorsion maîtrisée en font un outil de choix pour l’architecture, l’intérieur et l’astrophotographie.
Les compromis sont réels : gabarit imposant (environ 950 g selon monture), impossibilité d’utiliser des filtres vissants sans porte-filtre dédié, et variabilité d’exemplaire qui impose une vérification. Son statut de modèle arrêté déplace progressivement le marché vers l’occasion.
En résumé :
- Vous êtes sur reflex Canon EF/Nikon F et restez sur ce système : le 20mm f/1.4 DG HSM Art reste pertinent, surtout si vous trouvez un bon exemplaire vérifié.
- Vous passez ou êtes déjà en hybride Sony E/Leica L : le Sigma 20mm f/1.4 DG DN Art est le choix évident.
- Le poids et les filtres sont prioritaires : le Nikon 20mm f/1.8G ou le Sony FE 20mm f/1.8 G offrent un meilleur compromis.
Une question sur votre configuration particulière ? Partagez votre boîtier, vos usages et vos contraintes en commentaire.

