Le Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED est typiquement l’objectif qu’on envisage quand on veut « ouvrir » ses images sans tomber dans l’ultra grand-angle extrême. Sur un reflex Nikon plein format, 20 mm permet de donner de l’ampleur à un paysage, d’attraper une pièce entière en intérieur, ou de raconter une scène en reportage avec un rendu immersif. Et avec une ouverture f/1.8, l’idée est tentante : travailler plus facilement en faible lumière et garder une marge créative.
Le problème, c’est que ce type d’optique se juge rarement sur une fiche technique. En 20 mm, les questions qui comptent sont presque toujours les mêmes : est-ce que les bords tiennent quand on photographie de l’architecture ou des paysages détaillés ? Est-ce que la distorsion complique les verticales et les lignes droites ? Est-ce que le contre-jour (soleil rasant, fenêtres) déclenche du flare pénible — malgré le traitement Nano Crystal Coat annoncé par Nikon ? Et si votre boîtier est en DX, est-ce que ce 20 mm devient un « quasi 30 mm » très polyvalent… ou une focale qui ne correspond plus à vos attentes de grand-angle ?
Dans ce test, l’objectif est simple : vous aider à décider sans blabla. On va cadrer les usages où ce 20 mm a du sens aujourd’hui, pointer ses limites (celles qui agacent vraiment sur le terrain), et le comparer à quelques alternatives réalistes — y compris si votre vraie trajectoire est de passer sur Nikon Z.
Verdict express : Le Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED reste pertinent en 2026 pour les photographes en reflex Nikon FX cherchant un grand-angle lumineux, compact (355 g) et polyvalent. Oui si vous faites du paysage, de l’intérieur ou du reportage et acceptez de fermer à f/5.6-f/8 pour des bords homogènes. Non si vous êtes déjà en Nikon Z (préférez le Z 20mm f/1.8 S) ou si vous faites de l’astro exigeante (coma visible aux coins à f/1.8).
Fiche technique express (specs vérifiées Nikon)
Fiche technique rapide — Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED
Sources : page officielle Nikon et manuel Nikon officiel.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

Avant de détailler les performances, clarifions les profils pour lesquels cet objectif prend tout son sens — et ceux pour lesquels il risque de décevoir.
À qui s’adresse le Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED ?
Oui si…
- Vous êtes en reflex Nikon FX (D750, D780, D850…) et cherchez un grand-angle lumineux sans passer à l’ultra grand-angle (14-16 mm).
- Vous photographiez en intérieur (immobilier, événements) et avez besoin d’un compromis cadrage large + ouverture pour la basse lumière.
- Vous voulez une optique compacte et légère (355 g) pour le paysage ou le voyage, sans le poids d’un 14-24 mm f/2.8 (~1 kg).
- Vous achetez d’occasion avec un budget maîtrisé (300-500 € selon état) et n’avez pas prévu de passer sur Nikon Z à court terme.
- Vous cherchez une focale fixe plus immersive que le 24 mm, mais moins extrême que le 14 mm.
Non si…
- Vous êtes déjà en Nikon Z ou prévoyez d’y passer rapidement : le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S est conçu pour le système et offre des performances optiques supérieures.
- Vous faites de l’astrophotographie exigeante : les bords à f/1.8 montrent du coma et de l’astigmatisme qui peuvent gêner sur les étoiles — consultez nos 21 conseils astro pour choisir en connaissance de cause.
- Vous cherchez un grand-angle pour l’architecture avec des verticales irréprochables sans correction logicielle systématique — découvrez notre sélection d’objectifs pour l’architecture.
- Vous avez besoin d’une polyvalence focale (zoom) plutôt que d’une focale fixe.
- Vous êtes en DX et attendez un vrai « ultra grand-angle » : le 20 mm équivaut à ~30 mm, ce qui reste assez classique.
Ce que change vraiment un 20 mm f/1.8 sur Nikon FX et DX
La focale 20 mm n’est ni un ultra grand-angle spectaculaire, ni un grand-angle « sage ». C’est un entre-deux qui offre une perspective immersive tout en restant exploitable pour des sujets proches — à condition de maîtriser ses effets.
FX : cadrage, perspective, usages types
Sur un capteur plein format (FX), le 20 mm offre un angle de champ diagonal de 94° (source Nikon). C’est suffisant pour englober une pièce entière, capturer un paysage avec un premier plan marqué, ou raconter une scène de reportage avec contexte. L’ouverture f/1.8 permet de travailler en intérieur sans monter excessivement en ISO, et d’isoler légèrement un sujet proche de son arrière-plan.
Les usages types en FX : paysage avec premier plan, intérieurs (immobilier, événementiel), reportage grand-angle, street photography immersive, et astro « accessible » (avec les réserves sur les bords qu’on détaillera). Pour approfondir les techniques de paysage étoilé, consultez notre guide pour photographier les étoiles.
DX : équivalent ~30 mm (ce que ça implique en pratique)
Sur un boîtier APS-C (DX), le facteur de recadrage 1,5x transforme ce 20 mm en équivalent ~30 mm avec un angle de champ de 70°. Vous perdez l’effet grand-angle immersif. En contrepartie, vous gagnez une focale polyvalente, proche du 35 mm, exploitable en reportage, portrait environnemental ou street. Si vous cherchez un vrai grand-angle sur DX, visez plutôt un 10-12 mm dédié.
Les erreurs fréquentes (visages, verticales, bords)
Trois pièges récurrents avec un 20 mm :
- Déformation des visages à courte distance : en dessous de 1,5 m, les proportions du visage se déforment (nez agrandi, menton fuyant). Gardez une distance raisonnable ou acceptez l’effet « grand-angle » assumé.
- Verticales penchées : toute inclinaison du boîtier accentue la convergence des lignes verticales. En architecture, un niveau à bulle et un post-traitement sont souvent nécessaires.
- Bords mous à pleine ouverture : à f/1.8, les coins peuvent manquer de piqué. C’est normal sur ce type d’optique — fermer à f/4-f/5.6 améliore nettement l’homogénéité.
Transparence : origine et conditions de test
Pour que nos constats soient vérifiables et reproductibles, voici le cadre exact de ce test.
Origine du matériel et méthode
- Objectif : exemplaire acheté d’occasion (état « excellent », vérifié décentrement), utilisé sur 4 semaines.
- Boîtiers : Nikon D850 (FX, 45,7 MP) et Nikon D500 (DX, 20,9 MP) — firmware à jour au moment du test.
- Logiciel de développement : Adobe Lightroom Classic (version 2025), profil objectif Nikon activé.
- Calibration AF : aucun fine-tuning nécessaire sur nos deux exemplaires boîtier-objectif.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, réparties sur plusieurs sessions (intérieurs, sorties paysage, 2 soirées astro, 1 reportage événementiel).
- Types de prises de vue : intérieurs (appartements, salles de réception), paysages (forêt, côte), architecture urbaine, quelques séquences vidéo courtes.
- Conditions de lumière : lumière naturelle variée (aube, plein jour, crépuscule), intérieurs sombres avec sources mixtes, nuit claire pour l’astro.
Matériel utilisé pour ce test
Méthodologie de test (protocole reproductible)

Voici le protocole utilisé. Si vous achetez d’occasion, vous pouvez reproduire ces tests en quelques minutes.
Intérieur/archi : scène type, verticales, contre-jour
Test réalisé dans plusieurs appartements parisiens (surfaces 25-80 m²) et une salle de réception. Objectif : évaluer la capacité à capturer une pièce entière, le comportement des verticales, et la gestion du contre-jour fenêtres. Ouvertures testées : f/1.8, f/4, f/8.
Paysage : homogénéité bords, flare
Sorties en forêt de Fontainebleau et sur la côte normande. Focus sur l’homogénéité centre-bords à f/5.6-f/8, et sur le comportement au flare avec soleil rasant dans le cadre ou juste hors cadre.
Astro : bords d’image, coma (séquence f/1.8 → f/2.8)
Deux sessions de nuit (ciel dégagé, pollution lumineuse modérée). Série de poses à f/1.8, f/2, f/2.8 pour évaluer le coma et l’astigmatisme en bord de cadre. Analyse sur les coins à 100 %.
Vidéo : respiration, AF, stabilité
Séquences courtes en intérieur et extérieur. Évaluation du focus breathing (variation de cadrage lors de la mise au point), de la fluidité AF en mode AF-C, et de la stabilité sans stabilisation optique.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Voici les observations issues de nos tests. Pour chaque point, on distingue ce qui relève du constat direct et ce qui nécessiterait des mesures complémentaires.
Intérieur/architecture : constats
En intérieur, le 20 mm permet effectivement de capturer une pièce de taille moyenne en une seule image. La distorsion en barillet est présente mais modérée — les logiciels de développement (Lightroom, Capture One) la corrigent automatiquement avec le profil intégré. Les verticales demandent une attention particulière : sans niveau à bulle, la moindre inclinaison produit des lignes convergentes qu’il faut corriger en post-traitement.
Verdict terrain vs marketing
Paysage : constats
À f/5.6-f/8, l’homogénéité centre-bords est satisfaisante pour la plupart des usages. Les coins extrêmes restent légèrement en retrait par rapport au centre, mais c’est rarement visible sur un tirage ou un affichage web. Pour comprendre et gérer ce phénomène, consultez notre guide complet sur le vignettage et notre tutoriel pour le corriger dans Lightroom.
Le flare avec soleil rasant est le point faible le plus visible. Malgré le Nano Crystal Coat, quand le soleil entre dans le cadre, on observe un voile et parfois des « fantômes » hexagonaux. Solution : recomposer légèrement ou accepter l’effet comme parti pris esthétique.
Astro : constats
C’est probablement l’usage où les limites de l’objectif sont les plus visibles. À f/1.8, les étoiles en bord de cadre montrent un étirement caractéristique (coma + astigmatisme). Le phénomène diminue nettement en fermant à f/2.8, mais vous perdez alors un stop de lumière — ce qui impose des ISO plus élevés ou des poses plus longues.
Mon expérience terrain : Pour de l’astro « contemplative » (Voie lactée sur paysage), f/2.8 reste un bon compromis. Pour de l’astro exigeante avec étoiles ponctuelles jusqu’aux coins, des optiques dédiées (Sigma 20mm f/1.4 Art, Samyang 14mm f/2.8) offrent de meilleurs résultats.
Qualité d’image : ce qu’il faut regarder (et comment le vérifier)
Au-delà des impressions terrain, voici les critères à contrôler si vous évaluez cet objectif (neuf ou occasion).
Piqué centre vs bords (tests simples)
Le centre est excellent dès la pleine ouverture — c’est l’un des points forts de cet objectif. Les bords sont en retrait à f/1.8-f/2.8, mais rejoignent le niveau du centre vers f/5.6-f/8. Pour tester : photographiez un mur de briques ou une façade détaillée, puis examinez les coins à 100 %. Comparez f/1.8 et f/5.6 pour évaluer le gain.
Scores basés sur nos observations terrain sur D850 (45,7 MP). Les capteurs haute résolution sont plus exigeants.
Distorsion et corrections (workflow en 3 étapes)
La distorsion en barillet est typique d’un grand-angle de cette focale. Elle se corrige en un clic avec les profils Lightroom/Camera Raw.
Workflow architecture en 3 étapes
- Prise de vue : boîtier parfaitement horizontal (niveau à bulle), distance suffisante du sujet pour limiter la convergence.
- Correction profil : dans Lightroom > Optique > « Activer les corrections de profil ». Le profil « Nikon NIKKOR 20mm f/1.8G ED » corrige distorsion et vignettage.
- Correction perspective : Transformer > « Vertical » ou ajustement manuel des lignes convergentes.
Vignettage et gestion en post-traitement
Le vignettage à f/1.8 est marqué (coins nettement plus sombres). D’après nos observations, il s’atténue progressivement en fermant le diaphragme et devient négligeable à f/5.6. En post-traitement, la correction automatique fonctionne bien, mais peut amplifier légèrement le bruit dans les coins si vous avez shooté à ISO élevé.
Flare/ghosting : situations à risque
Malgré le traitement Nano Crystal Coat, le flare reste le défaut le plus gênant en situation réelle. Situations à risque : soleil dans le cadre (aube, crépuscule), sources lumineuses intenses (lampes, fenêtres en contre-jour). Le pare-soleil HB-72 aide, mais ne suffit pas toujours. Si le flare vous pose problème, testez différents cadrages — quelques centimètres de décalage peuvent éliminer l’artefact.
Aberrations : renvoi interne utile
L’aberration chromatique est bien contrôlée sur cet objectif grâce aux éléments ED (Extra-low Dispersion). Si vous observez des franges colorées sur des contrastes forts, elles se corrigent facilement en post. Pour comprendre l’aberration sphérique et son impact sur le bokeh, consultez notre article dédié.
Si vous hésitez sur les termes techniques Nikon (AF-S, ED, VR…), notre guide pour décoder les acronymes des objectifs Nikon vous évite les contresens.
Autofocus, ergonomie et usage réel (photo + vidéo)
Un objectif ne se résume pas à ses performances optiques. Voici ce qu’il donne en utilisation quotidienne.
AF en basse lumière (comment tester sans se tromper)
Le moteur AF-S (Silent Wave Motor) est rapide et silencieux. Sur D750, D780 et D850, l’accroche en basse lumière est fiable dans la plupart des situations. L’AF fonctionne également sur les boîtiers d’entrée de gamme (D3xxx, D5xxx) qui n’ont pas de moteur AF intégré.
Test rapide AF occasion : En intérieur faiblement éclairé, visez un sujet contrasté (bord de fenêtre, cadre sur un mur) et vérifiez que l’AF accroche sans pompage excessif. Répétez 10 fois. Si l’AF hésite plus de 2-3 fois, l’exemplaire peut avoir un problème.
Mise au point manuelle : précision, course, confort
La bague de mise au point est large et fluide, avec une course suffisamment longue pour des ajustements précis — utile en astro ou en hyperfocale. Le système interne (pas de rotation de la lentille frontale) permet d’utiliser des filtres polarisants sans réajustement.
Vidéo : focus breathing, transitions
Le focus breathing est perceptible : le cadrage varie légèrement quand vous passez de l’infini à une distance proche. C’est un défaut courant sur les optiques conçues avant l’ère hybride. Pour de la vidéo avec transitions de mise au point, ce comportement peut gêner — les optiques Z natives sont mieux optimisées sur ce point.
Limites, défauts et points agaçants
Soyons clairs sur ce qui peut bloquer un achat :
Avantages
- Excellent piqué au centre dès f/1.8
- Compact et léger (355 g) pour un 20 mm lumineux
- Construction solide, joint de baïonnette
- AF-S rapide et silencieux
- Bague de MAP fluide et précise
- Prix occasion attractif (300-500 €)
- Distorsion et vignettage facilement corrigés
- Filtre 77 mm (standard, facile à trouver)
Inconvénients
- Bords mous à f/1.8 (gênant en astro exigeante)
- Coma/astigmatisme visible sur les étoiles en coin
- Flare marqué avec source lumineuse dans le cadre (malgré Nano Crystal Coat)
- Pas de stabilisation optique (VR)
- Focus breathing gênant en vidéo
- Pas d’intérêt si vous êtes déjà en Nikon Z
Dans quels cas c’est un non-sujet ? Si vous fermez systématiquement à f/5.6-f/8 (paysage, archi), les bords mous à pleine ouverture ne vous concernent pas. Si vous ne faites pas d’astro exigeante, le coma n’est pas un critère. Et si vous shootez principalement en photo (pas en vidéo avec racks focus), le breathing est anecdotique.
Comparatif orienté décision : Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED vs alternatives
Le choix d’un grand-angle dépend autant de votre système que de vos usages. Voici les alternatives cohérentes selon votre situation.
Si vous restez en reflex Nikon F : alternatives cohérentes
Sur monture F, il y a peu de nouveautés récentes — la plupart des alternatives sont plus anciennes mais encore faciles à trouver :
- Sigma 20mm f/1.4 DG HSM Art : un stop de plus (f/1.4), qualité optique excellente (meilleurs bords à pleine ouverture), mais nettement plus lourd (~950 g selon Sigma) et encombrant. Lentille frontale bombée = pas de filtre vissant standard. Pour ceux qui veulent le maximum de lumière et acceptent le compromis poids.
- Nikon AF-S 24mm f/1.8G ED : moins large (24 mm), souvent plus simple à maîtriser en architecture (moins de déformation), prix similaire.
- Nikon AF-S 28mm f/1.8G : encore moins large, mais très polyvalent si vous n’avez pas besoin d’un vrai grand-angle.
- Nikon AF-S 14-24mm f/2.8G ED : zoom pro couvrant 14-24 mm, mais plus lourd (~1 kg), plus cher, et pas de filtre vissant standard.
Si vous êtes en Nikon Z (ou en transition) : alternative native
Le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S est conçu pour le système Z et offre des performances optiques supérieures (bords, flare, breathing réduit). Si votre vraie trajectoire est de basculer sur Nikon Z, investir dans une optique F a peu de sens à moyen terme.
Si vous envisagez d’utiliser vos objectifs reflex sur un hybride Z, consultez notre guide pour utiliser un objectif reflex sur un hybride et notre retour sur la bague Nikon FTZ.
Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED
Pour qui : photographes en reflex Nikon F, budget maîtrisé (surtout occasion), paysage/intérieur/reportage. Compact (355 g), fiable. Limites sur les bords à f/1.8 et en astro exigeante.
NIKKOR Z 20mm f/1.8 S
Pour qui : photographes en Nikon Z ou en transition. Meilleurs bords, meilleur contrôle du flare, moins de breathing. Plus cher, mais cohérent avec l’écosystème Z.
Tableau comparatif orienté décision
| Critère | Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED | NIKKOR Z 20mm f/1.8 S | Sigma 20mm f/1.4 Art | Nikon AF-S 24mm f/1.8G |
|---|---|---|---|---|
| Monture | Nikon F | Nikon Z | Nikon F | Nikon F |
| Ouverture | f/1.8 | f/1.8 | f/1.4 | f/1.8 |
| Poids | 355 g | 505 g | ~950 g | 355 g |
| Bords à pleine ouverture | Moyens (coma astro) | Très bons | Bons | Moyens |
| Flare/ghosting | Présent (malgré NCC) | Bien contrôlé | Bien contrôlé | Présent |
| Breathing vidéo | Visible | Réduit | Visible | Visible |
| Filtre | 77 mm | 77 mm | Non (lentille bombée) | 72 mm |
| Prix neuf | 792,29 € | 1 099,00 € | 855,84 € | 697,73 € |
| Idéal pour | Reflex FX, polyvalence | Hybrides Z | Astro, max lumière | Archi, moins extrême |
Prix et disponibilité (repère de fraîcheur)
Prix indicatif, susceptible d’évoluer — dernier contrôle : janvier 2026.
Occasion : comptez 300-500 € selon l’état et les accessoires (fourchette observée sur MPB, Digit-Photo et petites annonces FR en janvier 2026). Le marché de l’occasion est bien alimenté, cet objectif étant sorti en 2014.
Achat d’occasion : diagnostic en 5 minutes
Voici une procédure rapide pour vérifier un exemplaire d’occasion avant achat :
Protocole test occasion
- Inspection visuelle : vérifiez l’absence de rayures, champignons, voile ou poussières internes gênantes. Une lampe de poche et un fond clair aident à repérer les défauts sur les lentilles avant et arrière.
- Bague de MAP : doit tourner de façon fluide, sans jeu ni point dur.
- Test AF : montez l’objectif, testez l’AF en basse lumière (10 déclenchements). L’AF doit accrocher sans pompage excessif. Vérifiez le silence (pas de bruit anormal).
- Test décentrement : photographiez un mur de briques ou un journal (trépied, boîtier horizontal, f/4, MAP centre). Comparez les 4 coins à 100 %. Un coin nettement plus flou que les autres peut indiquer un décentrement.
- Accessoires : vérifiez que le pare-soleil HB-72 et les bouchons sont présents.
Pour aller plus loin sur les métadonnées photo et vérifier les EXIF d’un exemplaire, consultez notre guide.
FAQ: Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED
Conclusion
Le Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED reste un objectif cohérent pour les photographes en reflex Nikon FX qui cherchent un grand-angle lumineux, compact (355 g) et polyvalent. Paysage, intérieur, reportage : il couvre ces usages avec un bon niveau de qualité, à condition d’accepter ses limites (bords à pleine ouverture, flare en contre-jour malgré le Nano Crystal Coat, coma en astro).
La vraie question est celle de votre trajectoire. Si vous êtes ancré dans le système reflex Nikon F et n’avez pas prévu de migrer vers Z, cet objectif — surtout en occasion (300-500 €) — offre un excellent rapport qualité-prix. Si vous êtes déjà en Nikon Z ou prévoyez d’y passer, le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S est un choix plus logique.
En résumé : le Nikon AF-S 20mm f/1.8G ED vaut encore le coup en 2026 si vous êtes en reflex Nikon et que vous cherchez un grand-angle lumineux sans vous ruiner. Vérifiez simplement que vos usages tolèrent ses limites — et que votre plan de migration vers Z n’est pas imminent.
Prix neuf indicatif : 792,29 € — Occasion : 300-500 € (observé MPB, Digit-Photo, janvier 2026).

