Canon EF 24mm f/2.8 IS USM testé sur le terrain. Qualité optique, stabilisation, verdict : vaut-il le coup ?
Mis à jour le 2 janvier 26 · Temps de lecture : 22 min
Le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM fait partie de ces objectifs qui reviennent souvent quand on veut voyager léger, cadrer large sans tomber dans l’ultra grand-angle, et garder une marge en intérieur grâce à la stabilisation. Sur le papier, la promesse est simple : une focale fixe 24 mm compacte, facile à vivre au quotidien, qui peut servir autant en photo de rue qu’en paysage, reportage familial, ou même en vidéo légère.
Mais la vraie question n’est plus seulement « est-ce un bon 24 mm ? ». En 2026, beaucoup de photographes Canon sont entre deux mondes : reflex EF (parc optique existant, occasion) et EOS R (monture RF, optiques récentes). Du coup, avant de parler piqué et distorsion, il faut répondre à des questions très concrètes : est-ce que cet EF 24 mm garde du sens sur votre boîtier actuel ? Est-ce que la stabilisation compense réellement l’ouverture f/2,8 dans vos usages (intérieur, soirée, visite de musée) ? Et si vous êtes en EOS R, est-ce qu’une alternative RF native ne serait pas un meilleur investissement ?
Dans ce test, l’objectif est de vous faire gagner du temps avec une approche terrain : des scénarios types (voyage, architecture, intérieur, vidéo), une méthode simple pour vérifier un exemplaire (y compris d’occasion), et un comparatif court avec des alternatives récentes et faciles à trouver. Vous repartez avec une décision claire : « je le prends » / « je passe mon tour » / « je choisis plutôt telle alternative », selon votre boîtier et votre façon de photographier.
Verdict express : Le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM est un grand-angle fixe compact avec stabilisation, pertinent pour voyage, reportage et vidéo légère sur reflex EF ou EOS R via bague. Idéal si vous privilégiez légèreté et polyvalence. Limite principale : ouverture f/2,8 (pas de bokeh marqué, pas idéal en très basse lumière avec sujets mobiles). Sur EOS R, comparez avec le RF 24mm f/1.8 Macro IS STM avant de vous décider.
Arbre de décision rapide (10 secondes)
Vous êtes en reflex Canon EF → Oui si voyage/urbain/intérieur statique. Non si ultra-basse lumière avec sujets en mouvement ou besoin de bokeh prononcé.
Vous êtes en EOS R avec bague EF-EOS R déjà possédée → Option rationnelle si budget serré ou si vous voulez tester un 24 mm sans investissement lourd.
Vous êtes en EOS R sans parc EF → RF natif quasi toujours plus cohérent (RF 24mm f/1.8 Macro IS STM ou RF 28mm F2.8 STM).
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant d’entrer dans les détails techniques, voici un cadrage rapide pour savoir si cet objectif correspond à votre pratique. Cette grille vaut autant pour un achat neuf que pour une recherche sur le marché de l’occasion.
À qui s’adresse le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM ?
Oui si…
- Vous voyagez léger et cherchez un grand-angle compact qui ne plombe pas le sac (280 g seulement).
- Vous photographiez en intérieur (musées, églises, appartements) et la stabilisation vous évite le trépied.
- Vous faites du reportage familial, de la rue ou de l’urbain sans chercher un bokeh très prononcé.
- Vous êtes en reflex Canon EF et souhaitez compléter un kit avec une focale fixe polyvalente.
- Vous êtes en EOS R avec bague EF-EOS R et voulez tester un 24 mm sans investir dans du RF pour l’instant.
- Vous tournez des vidéos légères (vlogs voyage, immobilier, visites) et avez besoin d’un angle large stabilisé.
Non si…
- Vous avez besoin d’une grande ouverture (f/1,4 ou f/1,8) pour la basse lumière extrême ou un flou d’arrière-plan marqué.
- Vous faites de l’astrophoto exigeante où chaque fraction de diaphragme compte.
- Vous êtes très critique sur la netteté des bords à pleine ouverture (architecture de précision, reproduction).
- Vous êtes en EOS R et préférez un écosystème 100 % RF sans compromis d’équilibre ou de compacité.
- Vous cherchez un objectif macro : ce 24 mm n’offre pas de rapport de reproduction suffisant (0,23× seulement).
Fiche pratique : ce que ça change pour vous

Au-delà des spécifications brutes, voici ce que ces caractéristiques impliquent concrètement pour votre pratique quotidienne.
Caractéristiques clés — Canon EF 24mm f/2.8 IS USM
Pour les caractéristiques officielles complètes, consultez la fiche Canon France.
Ce que promet Canon (et ce que ça implique en pratique)
Comprendre le positionnement de cet objectif permet de mieux cerner ses forces et ses limites réelles.
24 mm : ce que ça change en cadrage (paysage, architecture, rue)
Le 24 mm est une focale de transition entre le grand-angle classique (28-35 mm) et l’ultra grand-angle (14-20 mm). C’est assez large pour intégrer un contexte (façade, pièce entière, paysage étendu), mais sans les déformations extrêmes qui rendent la gestion des lignes droites complexe.
En pratique, cette focale convient bien à la photo de rue où vous voulez montrer l’environnement autour du sujet, à l’architecture quand vous n’avez pas assez de recul, et au paysage quand vous voulez un premier plan présent sans écraser l’arrière-plan. En revanche, pour du portrait serré, le 24 mm déforme les visages si vous vous approchez trop : gardez une distance raisonnable ou utilisez-le pour des portraits environnementaux.
24 mm sur APS-C vs plein format : ce que ça change
Sur un capteur APS-C Canon (facteur 1,6×), le 24 mm devient l’équivalent d’un ~38 mm en cadrage. Cela modifie significativement l’usage :
- En plein format : Grand-angle classique, idéal pour paysage, architecture, intérieurs, rue avec contexte.
- En APS-C : Focale proche d’un 35 mm standard. Moins « grand-angle », plus polyvalente pour le reportage et le portrait environnemental.
Si vous êtes en APS-C et cherchez un vrai grand-angle, le 24 mm ne sera pas assez large pour de l’architecture intérieure serrée. Dans ce cas, considérez un 10-18 mm ou attendez de passer en plein format. En revanche, si vous cherchez une focale « passe-partout » sur APS-C, le 24 mm (~38 mm équivalent) est très polyvalent.
Pour approfondir le raisonnement de choix de focale, notre guide objectif fixe vs zoom aide à trancher selon votre façon de photographier.
f/2.8 + stabilisation : quand c’est utile (photo et vidéo)
L’ouverture f/2,8 n’est pas exceptionnelle en termes de luminosité, mais couplée à la stabilisation optique (IS), elle offre un gain réel en situation de basse lumière modérée. Canon annonce jusqu’à 4 stops de compensation.
En photo, cela signifie que vous pouvez photographier en intérieur (musée, église, appartement) sans monter excessivement en ISO, à condition que votre sujet soit statique. Pour un sujet en mouvement, la stabilisation ne change rien : c’est la vitesse d’obturation qui fige le mouvement, pas la stabilisation.
En vidéo, la stabilisation optique lisse les micro-tremblements lors de plans fixes ou de panoramiques lents. Elle ne remplace pas un gimbal pour la marche, mais rend les séquences à main levée plus exploitables qu’avec un objectif non stabilisé.
Corrections (distorsion, vignettage) : quand les activer et comment vérifier
Comme tout grand-angle, le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM présente une distorsion en barillet (les lignes droites s’incurvent légèrement vers l’extérieur) et un vignettage (assombrissement des coins) à pleine ouverture. Ces défauts sont corrigeables, soit directement dans le boîtier (profils Canon intégrés), soit en post-traitement (Lightroom, DxO, Capture One).
La question n’est pas « y a-t-il de la distorsion ? » (oui, comme sur tout 24 mm compact), mais « est-ce gênant pour mon usage ? ». En architecture, activez systématiquement les corrections pour garder des lignes droites. En paysage ou en rue, vous pouvez parfois laisser la distorsion native si elle n’affecte pas la composition.
Méthodologie de test (transparente et reproductible)
Pour que ce test soit utile, il faut savoir exactement dans quelles conditions les observations ont été faites. Voici le protocole utilisé, que vous pouvez reproduire si vous testez un exemplaire d’occasion.
Boîtiers et réglages utilisés
Matériel utilisé pour ce test
Canon EOS R6 Mark II + bague EF-EOS R
Trépied Manfrotto 190 (comparaisons stabilisation)
Les tests ont été réalisés avec les profils de correction Canon activés dans le boîtier (distorsion et vignettage), sauf mention contraire. Les fichiers RAW ont été développés dans Lightroom Classic avec le profil Canon intégré. Pour plus de détails sur l’utilisation d’objectifs EF sur hybrides, consultez notre guide comment utiliser un objectif reflex sur un hybride.
Pour le Canon EOS R6 Mark II, la stabilisation IBIS du boîtier était désactivée pendant les tests IS pour isoler l’effet de la stabilisation optique de l’objectif.
Scénarios testés : voyage, intérieur, architecture, vidéo
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, réparties sur plusieurs sessions terrain.
- Types de prises de vue : Reportage urbain (Paris, rues et façades), intérieurs (appartements, musées), paysage (forêt, bord de mer), vidéo (plans fixes et panoramiques lents).
- Conditions de lumière : Plein soleil, ciel couvert, intérieur faiblement éclairé (ISO 1600-6400), golden hour, contre-jour.
- Météo : Conditions sèches et humides (pas de test sous pluie battante — l’objectif n’est pas tropicalisé).
Protocole stabilisation : comment nous avons mesuré
Pour évaluer l’efficacité réelle de la stabilisation, nous avons utilisé le protocole suivant :
Données du test stabilisation
- Définition « photo nette » : Netteté acceptable à 100 % au centre de l’image (pas de flou de bougé visible).
- Posture : Debout, coudes non calés, respiration normale (conditions réalistes de prise de vue à main levée).
- Distance sujet : 3-5 mètres (urbain/intérieur typique).
- IBIS : Désactivé sur EOS R6 II pour isoler l’effet de l’IS optique.
- Nombre de séries : 20 images par vitesse, 4 vitesses testées (1/25s, 1/15s, 1/8s, 1/4s).
- Rafale : Non utilisée (prises de vue individuelles espacées de 2-3 secondes).
Protocole décentrement (à reproduire pour un achat d’occasion)
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Cette section repose sur des observations directes, pas sur des promesses constructeur. Chaque constat est lié à un contexte précis pour que vous puissiez juger de sa pertinence pour votre propre pratique.
Voyage et urbain : vitesse de travail, discrétion, rendu perçu
En reportage urbain, le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM se fait oublier. Son poids (280 g) et sa taille compacte permettent de le garder monté toute la journée sans fatigue. L’autofocus USM est rapide et silencieux, ce qui convient bien à la photo de rue où la discrétion compte.
Le rendu des images est neutre, avec un bon contraste et des couleurs fidèles. Le piqué au centre est excellent dès la pleine ouverture ; les bords gagnent en netteté à partir de f/4-f/5,6. Pour de la photo de rue ou du reportage voyage, cette différence centre/bords est rarement gênante car le sujet principal est généralement au centre du cadre.
Intérieur : stabilisation (résultats mesurés et limites)
C’est en intérieur que la stabilisation montre son intérêt réel. Voici les résultats de notre test de taux de photos nettes à main levée, selon le protocole décrit plus haut :
| Vitesse d’obturation | Taux de réussite (IS activé) | Taux de réussite (IS désactivé) | Gain estimé |
|---|---|---|---|
| 1/25s | ~95 % | ~90 % | Marginal |
| 1/15s | ~85 % | ~60 % | ~1,5 stop |
| 1/8s | ~65 % | ~25 % | ~2 stops |
| 1/4s | ~30 % | ~5 % | ~2,5 stops |
Résultats indicatifs basés sur notre protocole (20 images/vitesse, posture debout non calée, IBIS désactivé). Vos résultats peuvent varier selon votre technique et vos conditions.
Ces chiffres montrent que la stabilisation offre un gain réel d’environ 2 à 2,5 stops en conditions réalistes — en dessous des 4 stops annoncés par Canon, ce qui est cohérent avec ce que rapportent d’autres tests indépendants. En pratique, cela signifie que vous pouvez photographier à 1/15s avec une bonne fiabilité, là où un objectif non stabilisé exigerait 1/60s pour le même taux de réussite.
Verdict terrain vs marketing
Architecture : distorsion et corrections (avant/après)
Sur des façades rectilignes, la distorsion en barillet est visible sans correction : les lignes horizontales et verticales s’incurvent légèrement. Avec le profil Canon activé (boîtier ou Lightroom), la correction est efficace et les lignes redeviennent droites.
Le vignettage à f/2,8 est modéré (environ -1 à -1,5 IL dans les coins selon les sources) et diminue nettement à f/4. Pour de l’architecture où vous fermez généralement à f/5,6 ou f/8, ce n’est pas un problème. En revanche, si vous photographiez des ciels uniformes à pleine ouverture, pensez à activer la correction ou à l’appliquer en post-traitement.
Vidéo : ce que la stabilisation change (et ses limites)
En vidéo, la stabilisation optique est un atout réel pour les plans fixes et les panoramiques lents. Elle lisse les micro-tremblements et rend les séquences plus professionnelles qu’avec un objectif non stabilisé.
Deux points à surveiller pour la vidéo :
- Focus breathing (respiration de mise au point) : Lors d’un rack focus (changement de mise au point entre deux sujets), l’angle de champ varie légèrement. Ce n’est pas gênant pour du vlog ou de l’immobilier, mais peut poser problème pour des productions plus exigeantes. Pour tester : faites une mise au point rapprochée puis passez à l’infini — observez si le cadrage change.
- Bague de mise au point manuelle : La rotation est correcte mais pas exceptionnellement fluide. Pour des tirages de point précis en vidéo manuelle, un follow focus peut aider.
Pour la marche ou des mouvements plus dynamiques, un gimbal reste nécessaire. L’autofocus USM de cet objectif est rapide mais pas optimisé pour la vidéo (le moteur STM des objectifs plus récents est plus silencieux et plus fluide).
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points à connaître avant d’acheter, pour éviter les mauvaises surprises.
f/2,8 : limites créatives (séparation sujet/fond, basse lumière)
L’ouverture f/2,8 est suffisante pour de nombreux usages, mais elle montre ses limites dans deux cas précis. Premièrement, la séparation sujet/fond est modeste : à 24 mm f/2,8, le bokeh reste discret même avec un arrière-plan éloigné. Si vous cherchez un flou d’arrière-plan prononcé pour du portrait environnemental, un 24 mm f/1,4 (comme le Sigma 24mm f/1.4 Art) sera plus adapté.
Deuxièmement, en basse lumière extrême (concert, intérieur très sombre), vous atteindrez rapidement les limites du couple f/2,8 + ISO élevés. La stabilisation aide pour les sujets statiques, mais ne remplace pas une ouverture plus généreuse si vous photographiez des sujets en mouvement dans le noir.
Bords/coins et exigences de mise au point
À pleine ouverture (f/2,8), les coins de l’image sont légèrement moins nets que le centre. Cette différence se réduit nettement à f/4 et devient négligeable à f/5,6. Pour de la photo de paysage ou d’architecture où la netteté bord à bord est importante, fermez à f/5,6 ou f/8.
En revanche, si votre sujet principal est au centre (portrait environnemental, reportage), cette caractéristique n’est pas gênante. C’est un comportement classique des objectifs grand-angle compacts de cette gamme de prix.
Cas où un RF natif est plus logique (EOS R)
Si vous êtes en EOS R, la question de la bague EF-EOS R mérite réflexion. L’ajout de la bague rallonge l’ensemble et modifie légèrement l’équilibre. L’autofocus fonctionne bien via la bague, mais un objectif RF natif offre une meilleure intégration (communication objectif/boîtier, compacité, corrections optimisées).
Ce que nous ne pouvons pas conclure
Par souci de transparence, voici les usages que nous n’avons pas pu tester dans des conditions suffisantes pour en tirer des conclusions fiables :
- Astrophotographie exigeante : Nous n’avons pas réalisé de tests de coma ni de netteté des étoiles dans les coins. Si l’astro est votre priorité, consultez des tests spécialisés ou considérez directement un objectif plus lumineux (f/1.4).
- Conditions météo extrêmes : L’objectif n’étant pas tropicalisé, nous n’avons pas testé sous pluie battante ou en environnement très poussiéreux. Prudence recommandée.
- Variabilité inter-exemplaires : Nous avons testé un exemplaire. Comme pour tout objectif, il peut exister des variations de qualité entre exemplaires (notamment sur le marché de l’occasion). D’où l’importance du protocole décentrement.
Comparatif rapide : EF 24mm f/2.8 IS USM vs alternatives (EF et RF)

Pour vous aider à trancher, voici une comparaison orientée usage avec les alternatives les plus pertinentes selon votre boîtier.
Si vous êtes en EOS R : privilégier RF récent ?
Canon EF 24mm f/2.8 IS USM + bague
Choisir si : Bague EF-EOS R déjà possédée, budget serré, ou test d’un 24 mm via le marché de l’occasion. Compromis acceptable sur l’équilibre et la compacité.
Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM
Choisir si : Priorité basse lumière (f/1.8 = 1 stop de plus), besoin de proxy-macro (MAP à 14 cm), écosystème RF natif. Meilleure intégration, équilibre optimal.
Le Canon RF 28mm F2.8 STM est une autre alternative intéressante si vous acceptez une focale légèrement moins large : c’est un pancake ultra-compact, idéal pour le voyage minimaliste et la discrétion maximale.
Si vous êtes en reflex EF : alternatives EF encore pertinentes
Pour ceux qui restent en reflex EF, voici les options à considérer selon votre priorité :
- Plus de lumière + bokeh : Le Sigma 24mm f/1.4 DG HSM Art offre 2 stops supplémentaires et un bokeh plus marqué. Contrepartie : il pèse plus du double (665 g) et coûte plus cher.
- Budget serré / même famille : Le Canon EF 28mm f/2.8 IS USM est légèrement moins large mais partage la même philosophie (compact, stabilisé). Souvent moins cher sur le marché de l’occasion.
- Focale alternative : Si 24 mm vous semble trop large, le Canon EF 35mm f/2 IS USM offre un cadrage plus naturel pour le reportage et le portrait environnemental. Pour comparer les focales intermédiaires, notre guide 35mm vs 50mm aide à trancher.
Si vous voulez un seul objectif polyvalent pour voyager
Le 24 mm fixe n’est pas la seule option. Si vous préférez la polyvalence d’un zoom, notre guide objectifs fixes ou zoom vous aidera à arbitrer selon votre pratique.
Tableau comparatif (prix neuf et occasion)
| Modèle | Monture | Choisir si… | Prix neuf | Occasion (repère) |
|---|---|---|---|---|
| Canon EF 24mm f/2.8 IS USM | EF | Compact + stabilisé, polyvalent voyage/urbain | 250-350 € | |
| Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM | RF | Plus lumineux (f/1.8), macro, natif EOS R | 626,72 € | 400-500 € |
| Canon RF 28mm F2.8 STM | RF | Pancake ultra léger, voyage/rue, discrétion max | 331,00 € | 250-320 € |
| Sigma 24mm f/1.4 DG HSM Art | EF | Plus lumineux (f/1.4), bokeh marqué, plus lourd | 559,29 € | 450-600 € |
| Canon EF 28mm f/2.8 IS USM | EF | Alternative légèrement moins large, compacte | 200-300 € | |
| Bague Canon EF-EOS R | Adaptateur | Indispensable pour utiliser un EF sur EOS R | 108,90 € | 80-120 € |
Prix indicatifs susceptibles d’évoluer. Fourchettes d’occasion calculées sur un échantillon d’annonces MPB, LeBonCoin et eBay France (relevé janvier 2026), triées par état « bon » à « excellent » avec accessoires d’origine.
Prix et disponibilité (neuf vs occasion)
Dernier contrôle : janvier 2026. Les prix mentionnés sont indicatifs et peuvent varier selon les périodes et les vendeurs.
Sur le marché de l’occasion (LeBonCoin, eBay, MPB, boutiques photo), les prix oscillent généralement entre 250 et 350 € selon l’état cosmétique et la présence des accessoires d’origine (pare-soleil EW-65B, bouchons).
Quand l’occasion est plus rationnelle (et comment sécuriser l’achat)
Pour un objectif de cette gamme de prix, l’occasion peut représenter une économie significative (30 à 40 %). L’EF 24mm f/2.8 IS USM étant un objectif robuste et fiable, un exemplaire d’occasion en bon état fonctionnera aussi bien qu’un neuf.
Check-list achat d’occasion
- Aspect extérieur : Vérifiez l’absence de chocs importants sur le fût et la lentille frontale.
- Lentilles : Inspectez à contre-jour pour détecter rayures, champignons ou poussières internes excessives.
- Autofocus : Testez la rapidité et la précision sur plusieurs distances (proche, infini).
- Stabilisation : Activez l’IS et écoutez le bruit de fonctionnement. Un cliquetis anormal ou un bruit de frottement indique un problème.
- Décentrement : Appliquez le protocole décrit plus haut (mur texturé, comparaison des coins).
- Jeu mécanique : Vérifiez que la bague de mise au point tourne sans jeu excessif.
- Accessoires : Vérifiez la présence du pare-soleil EW-65B (vendu séparément neuf ~50 €) et des bouchons avant/arrière.
Si l’un de ces points pose problème, négociez le prix ou passez votre chemin. Un objectif décentré ou avec une stabilisation défaillante n’est pas réparable à moindre coût.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Compact et léger (280 g) : idéal pour le voyage et la photo de rue.
- Stabilisation optique efficace (2-2,5 stops réels) : pratique en intérieur et en vidéo.
- Autofocus USM rapide et silencieux.
- Piqué central excellent dès la pleine ouverture.
- Compatible EOS R via bague EF-EOS R avec AF fonctionnel.
- Distorsion et vignettage bien corrigés par les profils Canon.
- Prix d’occasion attractif (250-350 €).
- MAP mini 20 cm : plans rapprochés possibles.
Inconvénients
- Ouverture f/2,8 limitée pour la basse lumière extrême et le bokeh.
- Netteté des bords en retrait à pleine ouverture (normale pour cette gamme).
- Stabilisation moins efficace que les 4 stops annoncés (2-2,5 en pratique).
- Sur EOS R avec bague : équilibre moins optimal qu’un RF natif.
- Pas de capacité macro réelle (0,23× seulement).
- Pare-soleil EW-65B vendu séparément.
- Non tropicalisé : précautions en conditions météo difficiles.
- Bague MF pas exceptionnellement fluide pour la vidéo manuelle.
FAQ: Canon EF 24mm f/2.8 IS USM
Oui, via la bague d’adaptation Canon EF-EOS R (environ 108,90 € neuve). L’autofocus et la stabilisation fonctionnent normalement. L’ensemble est un peu plus long qu’un objectif RF natif, mais reste compact. Pour plus de détails sur les pièges à éviter, consultez notre guide sur la bague EF-EOS R.
Oui, surtout en intérieur et en vidéo. À 24 mm, la règle classique « 1/focale » suggère 1/25s minimum sans stabilisation. Avec l’IS activé, vous pouvez descendre à 1/15s voire 1/8s avec un bon taux de réussite (~65-85 % dans nos tests). C’est utile pour les musées, les églises, ou les appartements faiblement éclairés où le trépied est interdit ou peu pratique.
Le 24 mm cadre plus large : mieux pour l’architecture, les intérieurs, les paysages avec premier plan marqué. Le 35 mm est plus polyvalent pour le portrait environnemental et la photo de rue « classique » avec moins de distorsion sur les sujets proches. Si vous hésitez, le 35 mm est souvent plus facile à maîtriser pour un débutant. Pour approfondir, lisez notre comparatif 35mm vs 50mm.
Photographiez un mur texturé (brique, crépi) à 3 mètres, mise au point au centre, à pleine ouverture (f/2,8). Comparez la netteté des quatre coins à 100 % sur votre écran. Si un coin est nettement plus flou que les autres, l’exemplaire est probablement décentré. Passez votre chemin ou négociez fortement le prix.
Oui, à condition d’activer les corrections de distorsion (dans le boîtier ou en post-traitement). La distorsion en barillet native est modérée et se corrige bien avec les profils Canon intégrés à Lightroom ou DxO. Pour des lignes parfaitement droites, travaillez en RAW et appliquez le profil adapté.
Le Canon RF 24mm f/1.8 Macro IS STM est l’alternative la plus directe : plus lumineux (f/1.8 = 1 stop de plus), capacité macro (MAP à 14 cm), et natif RF. Si vous préférez encore plus compact et acceptez une focale légèrement moins large, le RF 28mm F2.8 STM (pancake) est ultra-léger et très discret.
Oui, pour des plans fixes et des panoramiques lents. La stabilisation optique lisse les micro-tremblements. Points à surveiller : le focus breathing (léger changement d’angle lors des tirages de point) et la bague MF pas exceptionnellement fluide. Pour la marche ou des mouvements dynamiques, un gimbal reste nécessaire. L’autofocus USM est rapide mais les objectifs STM plus récents sont plus silencieux en vidéo.
Oui, si vous êtes en reflex EF ou si vous avez déjà une bague EF-EOS R et cherchez un 24 mm compact sans vous ruiner. C’est une option rationnelle sur le marché de l’occasion (250-350 €). En revanche, si vous débutez sur EOS R sans parc EF existant, un RF natif (RF 24mm f/1.8 ou RF 28mm F2.8) sera plus cohérent à long terme.
Conclusion : le choix simple selon votre boîtier et votre usage
Le Canon EF 24mm f/2.8 IS USM reste un objectif pertinent en 2026 pour qui cherche un grand-angle compact, stabilisé, et polyvalent. Voici comment trancher selon votre situation :
- Vous êtes en reflex Canon EF : C’est un excellent choix pour le voyage, l’urbain et l’intérieur. Privilégiez l’occasion pour optimiser votre budget (250-350 €). Alternative plus lumineuse : Sigma 24mm f/1.4 Art (plus lourd, plus cher).
- Vous êtes en EOS R avec bague EF-EOS R : L’EF 24mm fonctionne bien via la bague. C’est une option rationnelle si vous avez déjà la bague et un budget limité. Pour plus de cohérence à long terme, considérez le RF 24mm f/1.8 Macro IS STM.
- Vous débutez sur EOS R sans parc EF : Passez directement au RF 24mm f/1.8 Macro IS STM ou au RF 28mm F2.8 STM. L’investissement dans une bague + un objectif EF n’est pas la stratégie la plus logique si vous partez de zéro.
Quelle que soit votre décision, l’essentiel est de choisir un objectif adapté à votre façon de photographier, pas aux arguments marketing. Si vous hésitez encore entre focales ou entre fixe et zoom, notre guide objectifs fixes ou zoom vous aidera à clarifier vos priorités.

