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Le Nikon AF-S NIKKOR 24mm f/1.8G ED vise un besoin très concret : cadrer large sans basculer dans l’ultra grand-angle, tout en gardant une ouverture f/1.8 exploitable en intérieur, en ville le soir, ou en reportage léger. Sur le papier, Nikon annonce une formule optique ambitieuse (12 lentilles en 9 groupes, avec éléments ED et asphériques, plus traitement Nano Crystal) et une mise au point minimale courte (0,23 m) qui ouvre des possibilités « proches et immersives » en photo de rue ou en détail d’ambiance.
En 2026, la vraie question n’est pas seulement « est-ce un bon 24 mm ? », mais est-ce le bon choix pour votre système. Si vous êtes en reflex Nikon (monture F), ce type de focale fixe peut remplacer beaucoup de situations où un zoom vous alourdit — à condition d’accepter les contraintes classiques d’un grand-angle lumineux : lignes droites à surveiller en architecture, bords à vérifier à pleine ouverture, et un rendu en contre-jour qui dépend énormément de votre façon de cadrer. Si vous êtes déjà sur Nikon Z (ou en transition), la décision se complique : la bague FTZ peut dépanner, mais un équivalent natif Z peut parfois être plus cohérent en ergonomie et en usage.
Dans ce test, l’objectif est simple : vous donner une méthode de décision (pas un discours), avec des vérifications terrain reproductibles (architecture, intérieur, nuit), des limites assumées, et seulement deux alternatives réalistes quand elles clarifient vraiment le choix.
Le Nikon AF-S 24mm f/1.8G ED est un choix logique si vous cherchez un 24 mm lumineux en monture F : compact (355 g), filtre 72 mm standard, mise au point à 0,23 m. En revanche, l’absence de VR et la transition possible vers Nikon Z imposent de valider votre usage réel (intérieur, architecture, nuit) avant d’investir. Ce n’est pas un objectif « universel » — c’est un outil précis pour des situations précises.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant de détailler les caractéristiques, voici le cadre de décision essentiel. Ce 24 mm n’est pas pour tout le monde — et c’est normal.
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous êtes équipé en reflex Nikon FX (D750, D780, D850…) et cherchez un grand-angle lumineux compact pour intérieurs, reportage urbain ou voyage.
- Vous photographiez souvent en lumière disponible (intérieurs sombres, rues le soir) et avez besoin de f/1.8 sans monter trop en ISO.
- Vous voulez une focale « entre deux » — ni aussi large qu’un 20 mm, ni aussi resserré qu’un 35 mm — pour un cadrage polyvalent.
- Vous appréciez la mise au point courte (0,23 m) pour des détails immersifs ou des plans rapprochés en contexte.
- Vous avez un budget « raisonné » et préférez investir dans une focale fixe qualitative plutôt qu’un zoom plus lourd.
Non si…
- Vous êtes déjà en Nikon Z et n’avez pas de raison impérieuse de rester sur optiques F — le NIKKOR Z 24mm f/1.8 S sera plus cohérent.
- Vous faites beaucoup de vidéo stabilisée : l’absence de VR (stabilisation optique) vous pénalisera.
- Vous cherchez un ultra grand-angle (paysages dramatiques, espaces très serrés) : le 20 mm sera plus adapté.
- Vous exigez un piqué parfait bord à bord dès f/1.8 sans aucune correction logicielle.
- Vous êtes en Nikon DX uniquement : la focale équivalente (~36 mm) reste utilisable pour du reportage « 35 mm équivalent », mais ce n’est plus un vrai grand-angle.
Ce que Nikon annonce… et ce que ça implique vraiment
Si les sigles AF-S, ED ou Nano Crystal vous embrouillent, notre guide pour décrypter les acronymes des objectifs Nikon vous évite les contresens avant d’acheter. Ici, je traduis la fiche technique en implications concrètes pour votre pratique.
Les points vérifiables utiles
Fiche technique rapide
Pour vérifier les caractéristiques exactes (MAP, filtre, formule optique), je m’appuie sur la fiche technique officielle Nikon.
Ce que ces specs impliquent en pratique :
- 355 g : vous pouvez l’emmener partout sans fatigue, même sur un D850 lourd.
- MAP 0,23 m : vous pouvez cadrer très près (détails, textures, plans « immersifs » en street).
- Filtre 72 mm : format courant, compatible avec beaucoup de kits ND/pola existants.
- 7 lamelles : les étoiles de lumière (sunstars) seront à 14 branches — un rendu classique, pas spectaculaire.
- Nano Crystal Coat : réduit le flare en contre-jour, mais ne l’élimine pas totalement (à vérifier terrain).
Monture Nikon F en 2026 : achat « raisonné » vs migration Z
En 2026, acheter un objectif en monture F demande une réflexion supplémentaire. La question n’est pas « la monture F est-elle morte » — elle ne l’est pas — mais « quel est votre horizon d’investissement ».
Pour ceux qui hésitent entre monture F et Z, notre retour d’usage sur la bague FTZ sert de point de comparaison concret côté ergonomie et AF au quotidien.
Méthodologie de test
Pour éviter toute promesse non vérifiable, je détaille ici les conditions exactes de mes observations. Ce qui n’a pas été testé est clairement indiqué.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines de tests réguliers (2 à 3 sorties par semaine).
- Types de prises de vue : architecture urbaine (Paris, banlieue), intérieurs en lumière disponible (appartements, cafés, musées), street photography de jour et de nuit, quelques essais nocturnes (ciel étoilé pour évaluer le coma).
- Conditions de lumière : plein soleil d’hiver, contre-jour direct, intérieurs sombres, crépuscule, nuit urbaine.
- Météo : temps sec majoritairement, quelques sorties sous pluie fine (pas de test d’étanchéité poussé).
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D750 (FX, 24 MP) — firmware C 1.16
Nikon Z6 II + bague FTZ II — firmware C 1.60
Trépied carbone (architecture, nuit)
Filtre UV 72 mm (protection)
Protocoles spécifiques
Pour chaque aspect critique, j’ai appliqué une méthode reproductible que vous pouvez utiliser vous-même :
- Piqué centre/bords : photo de mire ou façade détaillée, sur trépied, à f/1.8, f/2.8, f/4, f/5.6, f/8. Comparaison à 100 % dans Lightroom.
- Distorsion : photo de façade avec lignes verticales et horizontales, sans correction de profil, puis avec profil Adobe.
- Vignetage : photo de ciel uniforme ou mur blanc à f/1.8 et f/2.8, observation qualitative du différentiel centre/coins.
- Coma (astro) : photo d’étoiles en coin d’image à f/1.8, vérification de la déformation (« ailes de mouette »).
- Flare : contre-jour direct avec soleil dans le cadre ou juste hors cadre, avec et sans pare-soleil.
- Focus shift : série de photos d’une même cible à f/1.8 puis f/4 et f/5.6 sans recomposer, pour observer un éventuel décalage du plan de netteté.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Voici les observations issues de mes 4 semaines de test. Je distingue ce qui est mesurable de ce qui relève du ressenti subjectif.
À f/1.8 : ce qu’on observe au centre vs bords
À pleine ouverture, le centre de l’image est exploitable immédiatement : le piqué est bon, sans être exceptionnel face à certains primes haut de gamme. Les bords et coins montrent une perte de netteté visible à 100 %, surtout sur capteur haute définition (D850).
Entre f/5.6 et f/8, l’homogénéité devient excellente sur tout le champ.
Distorsion et verticales en architecture
La distorsion en barillet est présente mais modérée pour un 24 mm. Sans correction de profil, les lignes droites sur les bords montrent une courbure visible. Avec le profil Adobe (intégré à Lightroom/Camera Raw), la correction est quasi parfaite.
Verdict terrain vs marketing
JPEG vs RAW : ce qui change
- Si vous shootez en RAW : la distorsion est automatiquement corrigée à l’import dans Lightroom (profil Adobe activé par défaut).
- Si vous shootez en JPEG direct boîtier : la correction de distorsion intégrée au boîtier est partielle. Les verticales peuvent rester légèrement courbées sur les bords.
Vignetage à pleine ouverture
À f/1.8, le vignetage est clairement visible sur ciel ou fond uni. Il se corrige très bien avec les profils automatiques, mais si vous livrez des JPEG « prêts à publier » sans retouche, c’est un point à anticiper.
Flare et contre-jour : situations problématiques
Le traitement Nano Crystal Coat fait son travail dans la majorité des situations. En contre-jour « normal » (soleil haut, hors cadre ou partiellement masqué), le flare reste discret.
Focus shift et courbure de champ : comment vérifier
Certains tests labo (notamment OpticalLimits) mentionnent un léger focus shift sur cet objectif — c’est-à-dire un décalage du plan de netteté quand on ferme le diaphragme.
Ce que c’est et pourquoi ça compte
Le focus shift se produit quand l’objectif fait sa mise au point à f/1.8 (grande ouverture pour plus de lumière dans le viseur/AF), mais que le plan de netteté se déplace légèrement quand vous fermez à f/4 ou f/5.6 pour la prise de vue. Résultat : votre sujet peut être légèrement flou alors que l’AF avait bien accroché.
Protocole de vérification (5 minutes)
- Placez une cible avec du texte fin (magazine, mire) à 45° de l’axe optique, à environ 1 m.
- Faites la MAP sur une ligne précise à f/1.8, déclenchez.
- Sans bouger ni refaire la MAP, fermez à f/4, puis f/5.6, et déclenchez à chaque fois.
- Comparez les 3 images à 100 % : si le plan de netteté s’est déplacé vers l’avant ou l’arrière, vous avez du focus shift.
Sur notre exemplaire, nous avons constaté un focus shift très léger (perceptible uniquement sur cible de test, pas en situation réelle). À f/4, la profondeur de champ compense largement. C’est un point à vérifier si vous achetez d’occasion.
Limites, défauts et points agaçants
Un bon test, c’est aussi assumer ce qui ne va pas. Voici les points à connaître avant d’acheter.
Absence de stabilisation : quand ça compte vraiment
Ce 24 mm n’a pas de VR (stabilisation optique). Sur un 24 mm, la règle du « 1/focale » donne une vitesse limite théorique d’environ 1/30 s à main levée.
Quand l’absence de VR pose vraiment problème :
- Vidéo à main levée : les micro-tremblements sont visibles, même en marchant lentement.
- Photo en intérieur très sombre si vous ne voulez pas monter au-delà d’un certain ISO (dans nos conditions, nous avons souvent utilisé ISO 1600-6400 pour maintenir une vitesse sûre).
- Photographes avec tremblements naturels (fatigue, froid, café…).
Si vous êtes sur boîtier Nikon Z, la stabilisation capteur (IBIS) compense en partie ce manque via la bague FTZ.
Aberration chromatique : ce qu’on observe
En fort contraste (branches sur ciel, reflets métalliques), des franges violettes peuvent apparaître. Le profil Adobe les corrige automatiquement, mais elles sont visibles sur les RAW non traités. Pour comprendre et corriger ce type de défaut, notre article sur l’aberration chromatique vous donne les clés du diagnostic et du traitement.
Coma en astro : verdict pratique
À f/1.8, les étoiles dans les coins de l’image montrent une déformation caractéristique (« ailes de mouette »). À f/2.8, le coma diminue nettement.
Grille d’acceptation selon votre usage :
- Publication web/réseaux sociaux : le coma à f/1.8 passe souvent inaperçu après redimensionnement.
- Tirage grand format ou recadrage serré : fermez à f/2.8 minimum pour éviter les étoiles déformées en coin.
- Usage astro dédié : ce n’est pas un objectif « astro-first » — des options comme le Sigma 24mm f/1.4 Art ou le Samyang 24mm f/1.4 seront plus performantes sur ce critère.
Ergonomie et usage quotidien
La bague de mise au point manuelle est fluide mais étroite — certains utilisateurs la trouvent décevante pour la MAP manuelle fine. Le commutateur M/A-M est accessible. Le pare-soleil HB-76 se monte facilement et se retourne pour le transport. En cas de doute sur les commandes (M/A, bagues, précautions), le manuel officiel Nikon reste la source la plus fiable.
L’AF en basse lumière (intérieur sombre, nuit) reste correct sur D850 et Z6 II, avec parfois un léger « pompage » dans les conditions les plus extrêmes (faible contraste + très basse lumière). Pour vérifier sur votre exemplaire : testez l’AF sur une cible peu contrastée en intérieur sombre — si l’objectif « chasse » plus de 2-3 fois avant d’accrocher, c’est dans la norme.
Vérifier un exemplaire d’occasion en 5 minutes
Le marché de l’occasion regorge de 24mm f/1.8G vendus par des photographes passés en Nikon Z. Voici comment inspecter un exemplaire rapidement.
Checklist d’inspection
- Lentilles : lampe torche à travers l’objectif — vérifiez l’absence de champignons, voile, rayures profondes.
- AF : testez en basse lumière et en pleine lumière — l’AF doit être réactif, sans bruit anormal ni « pompage » excessif.
- Bague de MAP : doit être fluide sans point dur ni jeu.
- Monture : pas de traces d’impact, contacts électriques propres.
- Pare-soleil HB-76 : souvent perdu ou oublié — vérifiez sa présence.
Test de décentrement rapide (coin gauche vs coin droit)
Un objectif décentré aura un côté de l’image plus flou que l’autre, même à ouverture moyenne.
- Photographiez une façade ou une mire parfaitement plane, boîtier sur trépied, bien parallèle.
- À f/4, comparez un crop 100 % du coin supérieur gauche et du coin supérieur droit.
- Si un côté est nettement plus flou que l’autre : l’objectif est probablement décentré. Négociez ou passez votre tour.
Compatibilité et usages concrets
Sur FX vs DX : cadrage et usages
Sur capteur FX (plein format), le 24 mm offre un angle de champ de 84°, idéal pour l’architecture, les intérieurs, le paysage urbain et la street immersive. Sur capteur DX (APS-C), le facteur de recadrage 1,5x donne un équivalent 36 mm — une focale « standard élargie », moins adaptée aux usages grand-angle typiques mais tout à fait utilisable pour du reportage ou de la street « à la 35 mm ».
Nikon Z + FTZ : ce qu’il faut vérifier avant achat
L’AF-S 24mm f/1.8G fonctionne sur Nikon Z via la bague FTZ ou FTZ II. L’AF reste fonctionnel (détection de phase sur les Z6/Z7/Z8/Z9), mais avec quelques nuances :
- L’équilibre du boîtier est modifié (ensemble plus long, centre de gravité décalé).
- Pas de stabilisation optique, mais l’IBIS du boîtier Z compense en photo.
- L’AF Eye-detect fonctionne, avec une réactivité légèrement inférieure aux objectifs Z natifs.
Si vous êtes déjà en Nikon Z et n’avez pas d’objectif F à rentabiliser, le NIKKOR Z 24mm f/1.8 S sera plus cohérent à long terme. Si vous avez un parc F existant et une bague FTZ, ce 24 mm reste un choix valable en transition.
Check-list « 24 mm réussi » : 7 réglages et gestes qui changent vos images
- Shootez en RAW : la correction de distorsion et de vignetage sera automatique à l’import.
- Gardez le pare-soleil : il réduit le flare et protège la lentille frontale.
- Fermez à f/4 pour l’architecture : vous gagnez en homogénéité bord à bord.
- Exploitez la MAP courte (0,23 m) : pour des détails immersifs et des plans « dans l’action ».
- Surveillez vos verticales : un 24 mm déforme vite si vous penchez le boîtier vers le haut.
- Montez en ISO plutôt que descendre en vitesse : sans VR, le flou de bougé arrive vite sous 1/30 s (dans nos mains).
- Testez le coma avant une sortie astro : une photo d’étoiles à f/1.8 dans les coins vous dira si le rendu vous convient.
Pour situer le 24 mm dans la logique des focales, notre comparatif 35 mm vs 50 mm vous aide à comprendre comment chaque focale cadre différemment.
24 mm fixe vs zoom : quand le prime change vraiment la donne
Beaucoup d’utilisateurs hésitent entre ce 24 mm fixe et un zoom qui couvre cette focale. Voici deux cas concrets.
Si vous avez déjà un 24-70 f/2.8
Le 24 mm f/1.8 vous apporte 1,3 diaphragme de plus (f/1.8 vs f/2.8), soit deux fois plus de lumière. En intérieur sombre ou en street de nuit, ça change tout : ISO plus bas, vitesse plus haute, ou les deux. En revanche, vous perdez la polyvalence du zoom. Le prime se justifie si vous êtes frustré par le manque de lumière de votre 24-70 dans des situations récurrentes.
Si vous avez déjà un 24-120 f/4
Le 24 mm f/1.8 vous apporte 2,3 diaphragmes de plus — un gain massif en basse lumière. Mais le 24-120 est stabilisé (VR), ce que le 24 mm fixe n’est pas. En pratique : le prime gagne en lumière pure, le zoom gagne en polyvalence et en stabilité à basse vitesse. Le prime se justifie si vous faites beaucoup de photos en lumière disponible sans trépied.
Comparatif rapide : 24 mm f/1.8G ED vs alternatives réalistes
Deux alternatives méritent d’être considérées selon votre situation. Je ne liste pas tout ce qui existe — seulement ce qui aide vraiment à décider.
Nikon AF-S 20 mm f/1.8G ED : si vous voulez plus large
Le 20 mm offre un angle de champ plus généreux (94° vs 84°), utile pour les espaces très serrés, les intérieurs exigus, l’astro (moins de recadrage), et les paysages dramatiques. En contrepartie, la distorsion est plus marquée et la gestion des verticales plus délicate.
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Nikon NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S : si vous êtes (ou passez) en Nikon Z
Le Z 24/1.8 S est conçu pour les hybrides Nikon Z. Il offre un AF plus rapide et silencieux, une qualité optique légèrement supérieure (notamment sur les bords), et une intégration native sans bague. Si vous êtes déjà en Z, c’est le choix logique. Pour une alternative ultra-compacte en monture Z, le Nikon Z 26mm f/2.8 peut aussi intéresser les photographes de voyage/street.
Prix indicatif Amazon : 1 069,00 €
AF-S 24 mm f/1.8G ED
Pour les photographes en reflex Nikon F (ou en transition Z avec bague FTZ). Compact, polyvalent, excellent rapport qualité/prix en monture F. Idéal si vous avez déjà un parc d’objectifs F.
NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S
Pour les photographes en Nikon Z. AF natif, qualité optique optimisée pour les capteurs Z, intégration parfaite. Le choix évident si vous n’avez pas de contrainte de parc F.
Pour une alternative plus « naturelle » en focale (monture F), le Nikon AF-S 28 mm f/1.8G offre un cadrage légèrement plus resserré, parfois préféré en street et reportage. Et si vous cherchez une ouverture f/1.4, le Sigma 24 mm f/1.4 Art est une option plus imposante mais optiquement excellente.
| Objectif | Monture | Pour quel besoin | Prix neuf Amazon |
|---|---|---|---|
| AF-S NIKKOR 24 mm f/1.8G ED | Nikon F | 24 mm lumineux polyvalent (intérieur, street, archi) | 697,73 € |
| AF-S NIKKOR 20 mm f/1.8G ED | Nikon F | Plus large (astro, paysage, espaces serrés) | 799,00 € |
| NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S | Nikon Z | Option logique si parc Z (ou migration) | 1 069,00 € |
Prix et disponibilité (neuf/occasion)
Ce prix est susceptible de varier selon les périodes et les promotions. Dernier contrôle : janvier 2026.
Occasion : fourchettes indicatives
Sur le marché de l’occasion (LeBonCoin, MPB, occasions magasins photo), cet objectif se trouve généralement entre 350 € et 500 € selon l’état et les accessoires inclus. La disponibilité est bonne en 2026 car beaucoup de photographes revendent leur parc F en passant au système Z.
Réglages types selon votre situation
3 scénarios courants
Intérieur en lumière disponible : f/1.8 à f/2.8, vitesse 1/60 s minimum (dans nos mains), ISO selon ce qui est nécessaire pour maintenir cette vitesse. Correction distorsion/vignetage en post.
Architecture extérieure : f/5.6 à f/8 pour l’homogénéité, trépied si possible, RAW obligatoire pour corriger la distorsion proprement.
Street de nuit : f/1.8 à f/2, vitesse 1/60 s ou plus si possible, ISO selon la luminosité ambiante. Le manque de VR impose de surveiller sa technique de tenue.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Compact et léger (355 g) — se glisse partout
- Ouverture f/1.8 exploitable en basse lumière
- MAP minimale 0,23 m — cadrages immersifs possibles
- Filtre 72 mm standard et répandu
- Nano Crystal Coat efficace contre le flare courant
- AF rapide et silencieux (moteur AF-S)
- Construction solide, finition pro
- Compatible Nikon Z via FTZ avec IBIS
Inconvénients
- Pas de stabilisation optique (VR)
- Bords à améliorer en fermant à f/4+ pour l’archi
- Distorsion à corriger en post (RAW conseillé)
- Vignetage marqué à f/1.8 sur fond uniforme
- Coma visible en astro à f/1.8 (coins)
- Bague de MAP fine décevante pour la MAP manuelle
- Monture F : à réfléchir si migration Z prévue
FAQ: Nikon AF-S 24mm f/1.8G ED
Conclusion : si vous devez retenir 3 choses
- C’est un excellent 24 mm pour photographes Nikon F — compact, lumineux, polyvalent (intérieur, street, architecture, voyage). Il ne révolutionne rien, mais fait très bien ce qu’on lui demande.
- Les limites sont connues et gérables : pas de VR (travaillez votre technique ou montez en ISO), bords à améliorer en fermant à f/4, distorsion à corriger en post, coma en astro à f/1.8.
- Votre décision dépend de votre système : en reflex Nikon F (ou transition Z via FTZ), c’est un investissement logique. En Nikon Z pur, regardez directement le NIKKOR Z 24 mm f/1.8 S.
Prix indicatif actuel (ce prix peut varier selon les périodes.):
Pour contextualiser les attentes de rendu, je renvoie aussi au MTF Nikon (à lire avec prudence, mais utile pour comparer avec d’autres focales).

