Test terrain du NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR. L’objectif idéal pour voyager léger ? Notre verdict après 6 mois d’usage.
Mis à jour le 29 décembre 25 · Temps de lecture : 22 minutes
Un objectif 24-200 mm qui tient dans un sac photo compact, pèse 570 g et promet de remplacer deux zooms en voyage : le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR a de quoi séduire. Mais cette promesse résiste-t-elle à l’épreuve du terrain ? L’ouverture glissante (qui atteint f/6.3 dès 80 mm selon nos relevés) ne condamne-t-elle pas l’objectif en basse lumière ? Le piqué à 200 mm est-il suffisant pour des souvenirs « propres » ou des tirages corrects ?
Ce sont les vraies questions que se posent les photographes équipés Nikon Z — qu’ils soient sur plein format (Z5, Z6, Zf…) ou APS-C (Z50, Z fc, Z30). Et c’est précisément ce que nous avons testé pendant 5 semaines, en conditions réelles : voyage urbain, scènes de famille, portraits en extérieur, fin de journée, intérieurs de musées. Pas de mesures labo ici, mais une méthode reproductible et des constats documentés.
À la fin de cet article, vous saurez si ce zoom « couteau suisse » correspond à votre pratique — et sinon, quelle alternative choisir.
Verdict express : le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR est pertinent pour les photographes qui veulent un seul objectif polyvalent en voyage ou au quotidien, en acceptant ses limites en basse lumière (f/6.3 dès 80 mm). Le piqué est correct sur toute la plage, meilleur aux focales médianes (50-105 mm). Si vous priorisez la qualité homogène et l’ouverture constante, le 24-120 f/4 S sera plus cohérent.
À retenir en 20 secondes
- Polyvalence : 24-200 mm en un seul objectif (équiv. 36-300 mm sur APS-C)
- Ouverture : f/4 à 24 mm → f/5 dès 37 mm → f/6.3 dès 80 mm
- Poids/encombrement : 570 g, filtre 67 mm, verrouillage zoom
- Protection : conception hermétique (poussière/humidité) + traitement fluor
- VR : vitesses jusqu’à 4,5× plus lentes (norme CIPA) — firmware à jour recommandé
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse ce zoom « tout-en-un » ?
Oui si…
- Vous voyagez léger et voulez un seul objectif du grand-angle au télé modéré
- Vous photographiez famille, balades, souvenirs en extérieur (lumière correcte à bonne)
- Votre boîtier dispose d’un IBIS (Z5, Z6, Zf, Z8…) pour compenser l’ouverture limitée
- Vous acceptez de monter en ISO (1600-6400) quand la lumière baisse
- Vous êtes sur APS-C (Z50, Z fc, Z30) et cherchez un équivalent 36-300 mm compact
Non si…
- Vous photographiez souvent en intérieur ou en basse lumière sans flash
- Vous attendez un bokeh crémeux et une séparation sujet/fond très marquée
- Vous priorisez le piqué extrême pour des tirages A2+ ou des recadrages sévères
- Vous faites du sport rapide en salle, des concerts ou des mariages en intérieur
- Vous avez déjà un duo 24-70 + 70-200 f/2.8 et cherchez une progression qualitative
Ce qu’il faut comprendre avant de juger un 24-200 mm

Un zoom à plage étendue comme le 24-200 repose sur des compromis assumés. Avant de le critiquer ou de l’encenser, posons quelques repères pour éviter les malentendus — et surtout, pour vous permettre de décider si ces compromis correspondent à votre pratique.
Les compromis inévitables et ce que ça change en vrai
L’ouverture glissante est le premier point à comprendre. Contrairement à un zoom à ouverture constante (comme le 24-120 f/4 S), ce 24-200 « ferme » progressivement quand vous zoomez :
Ouverture maximale selon la focale (relevés terrain)
Côté bokeh, à f/6.3 et 200 mm, la profondeur de champ reste plus importante qu’avec un 70-200 f/2.8. Le fond se détache, mais sans le « crémeux » d’une optique lumineuse. Pour un portrait en extérieur avec 3-4 mètres de recul et un fond éloigné, la séparation fonctionne. Pour un portrait serré avec un fond proche, attendez-vous à un flou plus « nerveux » — c’est le comportement normal d’une ouverture modeste.
La VR : ce que Nikon annonce (et comment l’interpréter)
Nikon indique que la VR permet d’utiliser « des vitesses d’obturation jusqu’à 4,5 fois plus lentes » (norme CIPA). Attention : ce n’est pas la même chose que « 4,5 stops » — et cette valeur est mesurée en conditions de laboratoire, à la focale maximale (200 mm), sur un sujet statique.
En pratique : sur le terrain, comptez 2 à 3 « crans » de marge réellement exploitables selon votre stabilité personnelle. À 200 mm, la règle classique (1/200s minimum) peut devenir 1/60s voire 1/30s sur un sujet immobile — mais avec un taux de réussite variable. Nikon précise que la VR compense le bougé du photographe, pas le mouvement du sujet. Et pour des performances optimales, assurez-vous d’avoir le firmware boîtier à jour.
Protection : ce que « hermétique » signifie vraiment
Nikon annonce une « conception hermétique » résistant à la poussière et à l’humidité, avec un traitement au fluor sur la lentille frontale. Plusieurs tests (dont PhotoTrend) mentionnent la présence de joints d’étanchéité.
Concrètement : cet objectif peut supporter des embruns légers, une pluie fine ou un environnement poussiéreux — ce qui est appréciable en voyage. Mais ce n’est pas une « tropicalisation pro » : en conditions difficiles (pluie battante, tempête de sable), protégez quand même votre matériel.
Méthodologie de test (transparence)
Conditions de test
- Durée : 5 semaines (novembre-décembre 2025)
- Nombre de sorties : 14 sessions photo/vidéo
- Types de scènes : paysage urbain, architecture, portraits extérieur, scènes de famille, intérieurs (musées, restaurants), contre-jour, fin de journée
- Conditions lumière : plein soleil, ciel couvert, golden hour, intérieurs moyennement éclairés, crépuscule
- Firmware : boîtiers mis à jour (dernière version décembre 2025)
- Fichiers : RAW + JPEG, corrections profil activées en JPEG, développement Lightroom Classic 14.0 pour les RAW
Matériel utilisé pour ce test
Nikon Zf (plein format, IBIS)
Nikon Z50 (APS-C, VR objectif uniquement)
Filtre polarisant 67 mm (K&F Concept)
Pare-soleil HB-93 (fourni)
Comment nous évaluons
Pour chaque session, nous avons photographié aux focales clés (24, 50, 105, 200 mm), en RAW + JPEG, à pleine ouverture puis à f/8. L’objectif n’est pas de fournir des mesures labo, mais de répondre à la question pratique : « Dans cette situation, est-ce que le résultat me convient pour un usage réel (partage, tirage A4, album) ? »
Critères évalués : piqué perçu (centre et bords, sans pixel-peeping excessif), comportement en contre-jour (flare, perte de contraste), efficacité VR à 200 mm (taux de réussite sur séries de 10 images), rendu des couleurs, rapidité AF.
Le NIKKOR Z 24-200 est-il net à 200 mm ?

C’est LA question que tout le monde se pose — et la réponse honnête est : oui, mais avec des nuances.
À 200 mm et f/6.3 (pleine ouverture), le piqué au centre est correct. Les images sont nettes, exploitables pour du partage web ou des tirages jusqu’au A4 sans souci. En revanche, le micro-contraste (ce « relief » qui fait qu’un sujet semble détouré du fond) est en retrait par rapport à un télézoom dédié comme le 70-200 f/4 S ou f/2.8 S.
Sur les bords à 200 mm, on observe un léger adoucissement à pleine ouverture. En fermant à f/8, l’homogénéité s’améliore sensiblement — c’est le « sweet spot » de cet objectif au télé.
Marketing vs réalité terrain
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
À 24-35 mm : paysage et urbain
C’est la zone de confort de cet objectif. Le piqué au centre est bon dès f/4. Les bords montrent un léger adoucissement à pleine ouverture (normal pour un zoom à grande amplitude), qui se résorbe à f/5.6-f/8.
La distorsion en barillet à 24 mm est visible en RAW non corrigé, mais le profil intégré (appliqué automatiquement en JPEG et dans les logiciels compatibles) la neutralise efficacement. Pour du paysage ou de l’architecture, le résultat est très satisfaisant.
En contre-jour franc (soleil dans le cadre), on observe un flare modéré — des voiles lumineux plutôt que des artefacts gênants. Le traitement ARNEO aide, et le pare-soleil HB-93 limite les problèmes en contre-jour latéral.
À 50-105 mm : la zone optimale
C’est aux focales médianes que le 24-200 donne le meilleur de lui-même. Le piqué est élevé au centre, et les bords sont convaincants dès la pleine ouverture. Le « sweet spot » se situe vers f/7.1-f/8, avec une homogénéité très satisfaisante.
Pour des scènes de famille, des portraits en pied, des détails de rue ou du reportage léger, le 24-200 fait le travail sans hésitation. On oublie qu’on a un « mégazoom ».
À 200 mm : portraits et détails
C’est le territoire le plus exigeant pour ce type d’objectif. À f/6.3, le piqué reste correct au centre — suffisant pour des souvenirs de voyage, du partage web, des tirages modérés. Mais le micro-contraste est en retrait, et les bords peuvent montrer une certaine mollesse à pleine ouverture.
En fermant à f/8, la qualité s’améliore sensiblement. C’est le réglage à privilégier si vous avez assez de lumière.
Basse lumière : où ça passe, où ça coince
En intérieur moyennement éclairé (restaurant, musée sans flash), l’ouverture f/5.6 à f/6.3 impose de monter en ISO (1600 à 6400 selon le boîtier) ou de ralentir la vitesse. La VR aide à stabiliser, mais ne compense pas le manque de lumière sur un sujet mobile.
Ce que ça change concrètement : là où un 24-70 f/2.8 permet ISO 800 à 1/60s, le 24-200 à la même focale impose ISO 2000+ ou une vitesse risquée. Si vous photographiez régulièrement en intérieur sans flash, un objectif plus lumineux sera plus confortable.
La VR fait-elle vraiment la différence à main levée ?
Pour répondre objectivement, nous avons réalisé un test simple : à 200 mm, sur un sujet statique (panneau, architecture), séries de 10 images à différentes vitesses, VR activée, boîtier Z6 III.
Taux de réussite VR à 200 mm (sujet statique)
Conclusion : la VR est réellement efficace et permet de descendre à 1/60s avec un bon taux de réussite à 200 mm. En dessous, les résultats deviennent aléatoires. Pour maximiser vos chances : respirez, calez vos coudes, prenez plusieurs images en rafale courte.
Astuce terrain : en basse lumière à 200 mm, activez la rafale courte (3-5 images) et gardez la plus nette. C’est plus fiable que de miser sur une seule image à vitesse limite.
Ce 24-200 remplace-t-il vraiment un 24-70 + 70-200 ?
Cette question revient constamment. La réponse dépend entièrement de votre usage :
Scénarios : ce que le 24-200 remplace (ou pas)
Sur Nikon Z50/Z fc/Z30 : est-ce un bon zoom unique ?
Sur capteur APS-C, le 24-200 devient un équivalent 36-300 mm — une plage très confortable pour un boîtier compact. C’est l’un des meilleurs choix « zoom unique » pour les utilisateurs APS-C qui veulent de la portée sans s’encombrer.
Point d’attention : sur Z50 première génération et Z30, vous n’avez pas de stabilisation capteur (IBIS). Vous dépendez uniquement de la VR optique. À 200 mm (équiv. 300 mm), visez des vitesses suffisantes (1/400s minimum pour un sujet en mouvement) ou profitez de la VR sur des sujets statiques.
Sur Z fc et Z50 II, l’IBIS combiné à la VR offre plus de marge — vous vous rapprochez du comportement des boîtiers plein format.
Gros plans : une capacité proxy sous-estimée
Ce que beaucoup ignorent : la distance de mise au point minimale de 0,5 m à 24 mm permet des gros plans intéressants en voyage — détails de plats, petits objets, fleurs, textures. Le rapport de reproduction maximal (0,28× à 200 mm) n’est pas de la macro, mais offre une polyvalence appréciable.
En pratique, c’est utile pour les photos « food », les détails d’architecture ou les petits souvenirs sans avoir à emporter une optique macro dédiée.
Vidéo : breathing et transitions, ça vaut quoi ?
Nikon met en avant un « focus-breathing réduit » et un « contrôle d’ouverture fluide » pour la vidéo. En pratique :
Breathing : le changement de cadrage lors des transitions de mise au point est discret — nettement moins visible qu’avec les anciens zooms F. Pour du vlog, du B-roll de voyage ou des clips familiaux, c’est suffisant. Si vous faites du rack focus créatif (changements de MAP volontaires), le léger changement de cadrage reste acceptable mais visible.
Transitions d’exposition : lors d’un zoom en cours de prise, les changements d’ouverture sont progressifs, sans à-coup brutal. C’est un vrai plus pour la vidéo hybride.
AF vidéo : silencieux et fluide grâce au moteur STM. Pas de bruit de moteur audible sur les rushs.
Protocole simple pour évaluer le breathing chez vous : filmez un sujet fixe à distance moyenne. Faites une mise au point manuelle avant-plan, puis arrière-plan, et observez si le cadrage « respire » (léger zoom involontaire). Sur le 24-200, l’effet est présent mais contenu — moins gênant qu’avec beaucoup d’objectifs de cette catégorie.
Corrections logicielles : ce que ça implique
Comme beaucoup d’objectifs modernes, le 24-200 s’appuie sur les corrections automatiques (profil intégré) pour la distorsion, le vignetage et les aberrations chromatiques. Ce que ça signifie concrètement :
En JPEG : les corrections sont appliquées automatiquement par le boîtier. Vous obtenez des images « propres » directement.
En RAW : si votre logiciel reconnaît le profil (Lightroom, Capture One, DxO…), les corrections s’appliquent. Si vous désactivez les corrections, vous verrez la distorsion réelle (barillet à 24 mm, coussinet à 200 mm) et le vignetage marqué (environ 1,5 à 2 IL dans les coins à pleine ouverture à 24 mm).
Impact sur le recadrage : les corrections de distorsion « étirent » légèrement les bords, ce qui peut accentuer le léger adoucissement naturel de l’objectif aux extrêmes. En pratique, sauf si vous recadrez très fortement sur les coins, c’est rarement un problème.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Plage focale très polyvalente (24-200 mm, équiv. 36-300 sur APS-C)
- Compact et léger pour ce qu’il couvre (570 g, filtre 67 mm)
- VR intégrée efficace (gain réel de 2-3 crans sur sujets statiques)
- AF silencieux et fluide, adapté photo et vidéo
- Protection hermétique poussière/humidité + traitement fluor
- Proxy-photo possible (MAP 0,5 m à 24 mm)
- Verrouillage de zoom pratique pour le transport
- Breathing réduit et transitions d’exposition fluides en vidéo
Inconvénients
- Ouverture limitée : f/6.3 atteint dès 80 mm (basse lumière difficile)
- Bokeh modeste — séparation sujet/fond moins marquée qu’avec une optique f/2.8
- Micro-contraste en retrait à 200 mm vs télézoom dédié
- Bords légèrement adoucis aux focales extrêmes (24 et 200 mm) à pleine ouverture
- Vignetage marqué en RAW non corrigé (corrigé automatiquement en JPEG)
- Pas un objectif « S-Line » : rendu moins exigeant que la gamme pro
Comparatif : NIKKOR Z 24-200 vs alternatives réalistes
Pour vous aider à trancher, voici un comparatif orienté usage. Si votre objectif est vraiment de voyager au plus léger, comparez aussi avec le Nikkor Z 24-50mm : on voit vite lequel correspond à votre tolérance au recadrage.
NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR
Pour qui : photographe qui veut un seul objectif du grand-angle au télé, priorité polyvalence et compacité. Accepte de monter en ISO en basse lumière.
NIKKOR Z 24-120mm f/4 S
Pour qui : photographe qui priorise la qualité optique et l’ouverture constante. Moins de portée, mais rendu S-Line homogène et 1 stop de marge en plus.
Logique « Si… alors… »
- Si vous imprimez grand / recadrez souvent → 24-120 f/4 S (qualité S-Line, homogénéité)
- Si vous voulez vraiment de la portée → 28-400 f/4-8 VR (en assumant f/8 au télé)
- Si vous êtes APS-C et cherchez un 36-300 compact → 24-200 (excellent compromis)
- Si vous priorisez le standard léger → 24-70 f/4 S (plus homogène, pas de télé)
Et si vous cherchez plutôt un « zoom unique » au sens large, notre guide sur les objectifs tout-en-un pour voyageurs remet les compromis en perspective.
| Objectif | Pour qui | Quand il fait mieux | Compromis principal | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|
| NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR | Voyage, famille, polyvalence | Portée + compacité en un seul objectif | f/6.3 dès 80 mm | 699,00 € |
| NIKKOR Z 24-120mm f/4 S | Qualité + ouverture constante | Rendu S-Line, basse lumière | Portée limitée (120 mm) | 796,98 € |
| NIKKOR Z 28-400mm f/4-8 VR | Très longue portée unique | 400 mm en un seul objectif | f/8 au télé, plus lourd | 1 270,72 € |
| NIKKOR Z 24-70mm f/4 S | Standard léger + homogène | Qualité S-Line, compacité | Pas de télé (70 mm max) | 712,29 € |
Les prix sont indicatifs et peuvent varier. Dernier contrôle : décembre 2025.
Pour ceux qui veulent réutiliser un parc d’objectifs reflex, notre retour sur la bague Nikon FTZ aide à éviter les mauvaises surprises. Et si vous hésitez entre FTZ et FTZ II, notre comparatif clarifie les différences.
Prix et disponibilité
Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR est disponible autour de 699,00 € en neuf sur Amazon.fr. Ce prix peut varier selon les périodes (soldes, promos constructeur, offres reconditionnées).
En occasion ou reconditionné, comptez 20 à 30 % de moins selon l’état et la garantie restante. Points à vérifier avant achat d’occasion : bon fonctionnement de l’AF, absence de poussières internes visibles, état des joints du fût de zoom.
FAQ: NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR
Conclusion : la recommandation par profils

Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR remplit son contrat : offrir une plage focale étendue dans un format compact et léger, pour ceux qui veulent voyager avec un seul objectif. Ce n’est pas un objectif « parfait » — c’est un objectif « pratique », avec des compromis assumés sur l’ouverture (f/6.3 dès 80 mm) et le rendu aux extrêmes.
Voyageur pragmatique : si vous voulez un seul objectif pour couvrir 90 % de vos situations de voyage/famille/balade, sans jamais changer d’optique, le 24-200 est le choix logique. Acceptez ses limites en basse lumière et profitez de sa polyvalence.
Amateur exigeant : si vous imprimez en grand, recadrez souvent, ou photographiez régulièrement en intérieur, le 24-120 f/4 S sera plus cohérent. Vous perdez 80 mm de portée, mais vous gagnez en qualité et en marge d’exposition.
Utilisateur APS-C (Z50, Z fc, Z30) : le 24-200 devient un 36-300 mm équivalent — une plage très confortable pour un boîtier compact. C’est une combinaison logique pour voyager léger avec une bonne portée télé.
Test rapide à refaire chez vous (ou en magasin)
- Photographiez une scène à 24, 70, 120 et 200 mm
- Notez les EXIF : à quelle vitesse/ISO êtes-vous contraint ?
- Comparez le rendu centre/bords à pleine ouverture vs f/8
- Testez un contre-jour (soleil dans le cadre ou à côté)
- Évaluez : « Pour mon usage, ces résultats me conviennent-ils ? »
Quand le 24-200 atteint ses limites, pensez à compléter avec une focale fixe lumineuse — le 40 mm f/2 est une option qualité/prix remarquable — ou un télézoom dédié comme le 70-180 f/2.8 si vous priorisez le sujet isolé du fond.

