Sur Sony APS-C, le zoom « standard » est souvent l’objectif qui décide de tout : la facilité à sortir l’appareil, la qualité perçue, et le plaisir de shooter sans changer d’optique. Le Sony E 16-55mm f/2.8 G (SEL1655G) vise exactement ce rôle : un transstandard lumineux, pensé pour rester monté en permanence, du grand-angle au petit télé, en photo comme en vidéo.
Mais c’est aussi un objectif qui pose une vraie question : est-ce que ça vaut l’investissement sur APS-C, ou est-ce qu’un modèle plus polyvalent (plus long, stabilisé, moins cher) vous donnera davantage de résultats dans la vraie vie ? Entre les portraits en intérieur, les scènes de rue, la vidéo à main levée, ou l’architecture où la distorsion saute aux yeux, le bon choix dépend moins des fiches techniques que de vos scénarios réels.
Dans ce test, l’objectif n’est pas de réciter des specs. On va vous aider à trancher : ce que ce 16-55mm fait très bien, ce qu’il fait moins bien, et surtout comment le vérifier vous-même avec un protocole simple. Vous trouverez aussi un comparatif orienté usage face au Tamron 17-70 f/2.8 et au Sigma 18-50 f/2.8.
Oui si vous possédez un boîtier stabilisé (A6600/A6700) et privilégiez la qualité optique et l’ergonomie « G » sur APS-C. Non si vous filmez à main levée sur boîtier sans IBIS (A6400, ZV-E10), ou si vous avez besoin de plus de portée et/ou de stabilisation intégrée — le Tamron 17-70 f/2.8 sera alors plus adapté.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant de plonger dans les détails techniques, voici les profils pour lesquels cet objectif a du sens — et ceux pour lesquels une alternative sera plus pertinente.
À qui s’adresse le Sony E 16-55mm f/2.8 G ?
Oui si…
- Vous possédez un boîtier avec IBIS (A6600, A6700) et pouvez vous passer de stabilisation optique
- La qualité d’image prime : vous voulez le meilleur piqué et bokeh de la catégorie zoom APS-C
- Vous faites de la photo de rue, du reportage léger ou de la famille où f/2.8 suffit
- L’ergonomie « G » (bague d’ouverture, construction, fluidité) compte dans votre pratique quotidienne
- Vous acceptez de corriger la distorsion à 16 mm en post-traitement ou via le profil boîtier
Non si…
- Vous filmez à main levée sans boîtier stabilisé (A6400, A6100, ZV-E10) : l’absence d’OSS sera un frein réel
- Vous avez besoin de plus de portée (70 mm ou plus) pour portraits serrés ou événements
- Le budget est décisif : les alternatives tierces offrent plus de fonctionnalités pour moins cher
- Vous shootez beaucoup d’architecture ou de paysage au 16 mm sans vouloir corriger la distorsion
- Vous cherchez un objectif unique « sans compromis » (le Tamron 17-70 s’en rapproche davantage)
Ce qu’il faut comprendre avant de juger ce 16-55mm

Un objectif ne se juge pas dans l’absolu. Trois éléments de contexte conditionnent fortement l’expérience avec le Sony 16-55mm f/2.8 G.
APS-C : plage focale équivalente et usages réels
Sur capteur APS-C Sony (facteur 1,5x), le 16-55mm couvre l’équivalent d’un 24-82,5 mm en plein format. Ce n’est donc pas un « ultra grand-angle » au sens strict : à 16 mm, vous obtenez un angle de champ comparable à un 24 mm sur plein format. C’est suffisant pour du paysage courant, de l’architecture modérée, ou des scènes de groupe en intérieur. Si vous avez l’habitude d’un vrai 16 mm plein format, vous trouverez ce 16 mm « pas si large ».
Côté télé, 55 mm (soit ~82 mm équivalent) permet un cadrage portrait buste, mais pas de serrage visage sans recadrer. Pour des portraits plus serrés ou du reportage événementiel, il faudra compléter avec une focale fixe ou opter pour le Tamron 17-70mm qui monte à 105 mm équivalent.
Le Sony E 16-55mm f/2.8 G est-il stabilisé ?
Non. C’est le point qui revient le plus souvent. Le Sony E 16-55mm f/2.8 G ne dispose pas de stabilisation optique (OSS). La stabilité de vos images dépend entièrement de votre boîtier : si vous utilisez un A6700 ou un A6600 (équipés d’IBIS 5 axes), la stabilisation sera assurée par le capteur. Sur un A6400, A6100 ou ZV-E10, vous n’aurez aucune compensation du bougé — ni côté objectif, ni côté boîtier.
Pour vérifier l’impact concret sur votre boîtier : montez le 16-55mm, désactivez toute stabilisation logicielle, filmez une marche lente à 55 mm et comparez avec un objectif stabilisé (OSS) ou votre zoom de kit. La différence sera immédiatement visible.
Si vous hésitez entre un boîtier stabilisé et non stabilisé, notre test du Sony A6700 détaille ce que l’IBIS change vraiment au quotidien. Pour comprendre les différences entre stabilisation optique et capteur, consultez notre guide stabilisation OIS vs IBIS.
Ce que les tests labo disent — et ce qu’ils ne disent pas
Les mesures instrumentées (piqué MTF, distorsion, vignettage) montrent que le 16-55mm f/2.8 G est optiquement l’un des meilleurs zooms APS-C du marché. Le piqué central est excellent dès f/2.8, l’homogénéité centre-bords est très correcte, et le rendu des couleurs est typique de la gamme G Sony : neutre, précis, facile à étalonner.
Ce que ces tests ne montrent pas : comment l’objectif se comporte en conditions réelles (contre-jour, sujets en mouvement, équilibre sur petit boîtier), ni comment la distorsion « brute » est corrigée — ou non — par votre boîtier et votre logiciel. C’est précisément ce que nous avons voulu vérifier sur le terrain.
Méthodologie de test : protocole reproductible
Pour éviter les affirmations invérifiables, voici comment nous avons testé cet objectif — et comment vous pouvez reproduire ces observations.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, 12 sorties dédiées
- Volume : ~1 800 photos, 45 minutes de séquences vidéo
- Types de prises de vue : street photo, portraits famille, paysage urbain, architecture, vidéo (marché, balade urbaine)
- Conditions de lumière : intérieur sombre (café, musée), plein soleil, contre-jour dur, basse lumière naturelle (fin de journée)
- Firmware boîtier : A6700 v2.01, A6400 v2.00
- Logiciels : Lightroom Classic 13.5, Capture One 23
Matériel utilisé pour ce test
Sony A6400 (sans IBIS)
Filtre ND variable 67 mm
Pare-soleil ALC-SH161
Trépied Manfrotto BeFree
Mesures traçables : ce que nous avons vérifié
Piqué centre/bords : observation à 100 % sur écran calibré, à 16/24/35/55 mm, de f/2.8 à f/8. Protocole : mire imprimée (quadrillage ISO 12233), distance fixe 2 m, trépied, déclenchement retardateur 2 s.
Distorsion à 16 mm : photo d’un bâtiment à lignes verticales parallèles, avant/après correction (profil boîtier activé vs désactivé, puis Lightroom/Capture One). La distorsion « brute » est en barillet prononcé.
Autofocus : séries de 10 rafales sur sujet en mouvement (enfant qui court, vélo), suivi visage/œil activé, comptage des images nettes. Sur nos séries, la proportion d’images ratées est restée faible (moins de 1 image sur 10 floue ou mal cadrée).
Vidéo : séquences à main levée (A6700 vs A6400), observation du pompage AF, de la respiration focale, et de la stabilité perçue à l’écran 27 pouces.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain

Reportage léger (famille, street)
C’est le terrain de jeu idéal pour ce 16-55mm. La plage focale couvre la majorité des situations courantes : cadrage large pour une scène de rue, zoom modéré pour isoler un détail ou un portrait en pied. L’ouverture f/2.8 constante permet de shooter en intérieur sans monter trop haut en ISO, et l’AF (suivi œil/visage) est réactif, silencieux, et fiable sur les boîtiers récents.
Sur le terrain, la réactivité de l’autofocus se confirme : sur nos séries en conditions variées, la proportion d’images ratées est restée faible. Si vous utilisez la mise au point bouton arrière (AF-ON), vous gagnez encore en précision sur les scènes imprévisibles.
Voyage : poids, encombrement, limites du 16 mm
Avec 494 g et une longueur de 100 mm, le 16-55mm f/2.8 G n’est pas le plus compact de sa catégorie (le Sigma 18-50 f/2.8 fait 290 g et 77 mm). Mais il reste transportable dans un sac photo standard, et l’équilibre sur un A6700 ou A6400 est correct.
La limite principale en voyage : la focale minimale. 16 mm APS-C (24 mm équivalent) suffit pour la plupart des paysages, mais si vous aimez les intérieurs étroits (églises, ruelles) ou les vues très larges, vous serez parfois frustré.
Intérieur : f/2.8, vitesse mini, montée ISO
En intérieur peu éclairé (café, musée, appartement), l’ouverture f/2.8 permet de maintenir des vitesses d’obturation acceptables (1/60 à 1/125 s selon la focale) sans dépasser ISO 3200 sur un capteur APS-C récent. C’est un avantage net par rapport aux zooms de kit (f/3.5-5.6).
Règle simple pour éviter le flou de bougé sans stabilisation : maintenez une vitesse d’obturation au moins égale à 1/(focale équivalente). À 55 mm (soit ~82 mm équivalent), visez au minimum 1/80 s. Avec IBIS (A6700), vous pouvez descendre 2 à 3 stops en dessous selon votre stabilité personnelle.
Vidéo : stabilité selon boîtier, ergonomie bagues
C’est ici que le test révèle les vraies différences. Sur A6700 (IBIS + stabilisation électronique), le 16-55mm f/2.8 G produit des séquences stables à main levée, même en marchant. Sur A6400 (aucune stabilisation), les images sont nettement plus tremblantes : regardables sur smartphone, pénibles sur grand écran.
L’ergonomie vidéo est bien pensée : la bague d’ouverture permet de changer de diaphragme sans quitter l’œilleton, et le moteur AF linéaire (XD) assure des transitions douces. Le pompage AF est très discret sur les boîtiers récents.
Verdict terrain vs marketing
Proxy-photo et mise au point rapprochée
Le Sony 16-55mm f/2.8 G offre une distance minimale de mise au point de 0,33 m avec un rapport de grandissement maximal de 0,2x. Ce n’est pas un objectif macro, mais il permet des cadrages rapprochés corrects pour de la photo de détails, petits objets ou plats.
Ce que ça permet : photos de produits, détails architecturaux, plans serrés sur des mains ou des objets. Ce que ça ne permet pas : vraie macro (insectes, texture en gros plan). Pour ces usages, un objectif macro dédié reste nécessaire.
Qualité d’image : points forts et compromis
Piqué : ce qu’on observe, comment le vérifier soi-même
Le piqué central est excellent dès f/2.8, sur toute la plage focale. Les bords sont légèrement en retrait à pleine ouverture (surtout à 16 mm), mais deviennent homogènes dès f/4. À f/5.6-f/8, l’image est uniformément nette du centre aux coins.
Pour vérifier vous-même : photographiez une surface texturée (mur de briques, affiche détaillée) à distance fixe, à f/2.8 puis f/5.6. Comparez les coins à 100 % : vous verrez la différence d’homogénéité.
Distorsion : 3 workflows selon votre pratique
La distorsion en barillet à 16 mm est marquée « brute » (sans correction). Sur une photo d’architecture ou de paysage avec horizon, les verticales se courbent visiblement. Voici comment la gérer selon votre workflow :
Workflow 1 : JPEG avec corrections boîtier
- Activez « Comp. distorsion » dans le menu boîtier (ON par défaut)
- Le profil corrige automatiquement la distorsion à l’enregistrement
- Impact : léger recadrage (~2-3 %), invisible en pratique
- Limite : pas de retour possible sur le fichier JPEG
Workflow 2 : RAW + Lightroom Classic
- Importez le fichier RAW (ARW)
- Allez dans Corrections de l’objectif > Profil
- Le profil Sony SEL1655G est reconnu automatiquement
- Cochez « Supprimer la distorsion » — recadrage automatique appliqué
- Ajustez manuellement si besoin (curseur Distorsion)
Workflow 3 : RAW + Capture One
- Importez le fichier ARW
- Onglet Objectif > Correction de la distorsion
- Le profil Sony est appliqué automatiquement (ou sélectionnez-le manuellement)
- Ajustez le curseur si nécessaire
- Pour l’architecture : activez aussi « Correction de perspective » (Keystone)
Sur certaines scènes contrastées, les franges chromatiques (liserés colorés) peuvent apparaître sur les bords. Elles se corrigent très bien : voici notre méthode simple dans Lightroom pour supprimer l’aberration chromatique. Pour comprendre le phénomène en profondeur, consultez notre guide aberration chromatique : comprendre et corriger.
Bokeh et séparation sujet/fond
Le diaphragme à 9 lamelles circulaires produit un bokeh agréable, avec des transitions douces entre zones nettes et floues. À 55 mm f/2.8, vous obtenez une séparation sujet/fond correcte pour des portraits en pied ou buste, mais pas l’effet « crémeux » d’une focale fixe f/1.4.
Pour maximiser le flou d’arrière-plan : travaillez à 55 mm, rapprochez-vous du sujet, et éloignez l’arrière-plan autant que possible.
Résistance aux intempéries : ce que ça signifie vraiment
Sony annonce une conception « résistante à la poussière et à l’humidité » avec joints d’étanchéité. Le revêtement fluoré de la lentille avant protège contre l’eau et les salissures.
Prudence : « résistant » ne signifie pas « étanche ». Ce niveau de protection convient pour une pluie fine ou des embruns légers, mais pas pour une averse soutenue ou une immersion. En conditions humides, gardez un chiffon à portée et évitez les changements d’objectif.
Matrice boîtier × usage : quel résultat attendre selon votre équipement

Le comportement du 16-55mm f/2.8 G varie fortement selon votre boîtier. Voici ce à quoi vous pouvez vous attendre concrètement.
| Boîtier | Photo intérieur | Vidéo main levée | Verdict |
|---|---|---|---|
| A6700 / A6600 (IBIS) | Confortable : vitesses 1/30-1/60 s possibles à 55 mm | Fluide, plans stables même en marchant | ✅ Combo idéal |
| A6400 / A6100 (sans IBIS) | Vigilance : respecter 1/(focale éq.) ou monter ISO | Tremblements visibles, gimbal recommandé | ⚠️ Photo OK, vidéo limitée |
| ZV-E10 (sans IBIS) | Idem A6400 | Stab numérique aide mais avec crop 1,1x | ⚠️ Préférer objectif OSS |
| ZV-E10 II (sans IBIS, stab numérique améliorée) | Idem A6400 | Active SteadyShot meilleur mais crop 1,4-1,5x | ⚠️ Acceptable, mais objectif OSS préférable |
Note ZV-E10 II : contrairement à certaines idées reçues, le ZV-E10 II ne dispose pas d’IBIS (stabilisation mécanique du capteur). Il compense avec une stabilisation numérique « Active SteadyShot » améliorée, mais celle-ci implique un recadrage de 1,4x en 4K 30p et 1,5x en 4K 60p. Pour de la vidéo à main levée sans crop excessif, un objectif stabilisé (OSS) ou un boîtier avec IBIS reste préférable.
Autofocus et ergonomie : photo, vidéo, usage quotidien
Bague d’ouverture : intérêt réel (photo/vidéo)
Le 16-55mm f/2.8 G intègre une bague d’ouverture physique, débrayable (clic ou sans clic). En photo, elle permet de changer de diaphragme sans quitter l’œilleton. En vidéo, le mode « sans clic » autorise des transitions d’exposition fluides.
Prise en main, équilibre, accès aux commandes
L’objectif s’équilibre bien sur les boîtiers APS-C Sony (A6xxx, ZV-E10). La bague de zoom est fluide, la bague de mise au point manuelle réactive. Le bouton de maintien AF (personnalisable) est accessible sans repositionner la main.
Réglages AF recommandés selon scènes
Pour le street et la famille : activez le suivi visage/œil (Eye AF), laissez l’appareil gérer. Pour les sujets rapides (enfants, animaux), passez en AF-C avec zone large ou suivi. Pour les scènes statiques (paysage, architecture), l’AF-S ponctuel suffit.
Si vous débutez avec l’autofocus Sony, notre guide pour maîtriser la mise au point détaille les réglages par situation.
Limites, défauts et points agaçants
Absence d’OSS : conséquences typiques
C’est le reproche numéro un. Sans stabilisation optique, vous dépendez entièrement de votre boîtier. Sur un A6700/A6600, l’IBIS compense. Sur un A6400, A6100 ou ZV-E10, vous devrez augmenter la vitesse d’obturation (donc les ISO), utiliser un trépied/monopode, ou accepter un léger flou de bougé en basse lumière.
En vidéo, l’impact est encore plus visible : sans IBIS, les plans à main levée tremblent.
Distorsion marquée à 16 mm
La distorsion « brute » est flagrante sur les lignes droites (bâtiments, horizons). En photo courante (rue, portrait, famille), vous ne la remarquerez pas. En architecture ou paysage avec horizon, elle nécessite une correction systématique.
Rapport valeur/prix sur APS-C
Le Sony 16-55mm f/2.8 G se positionne en haut de gamme APS-C. À ce prix (environ 1 050,13 €), vous payez pour la qualité optique, l’ergonomie « G », et l’intégration native Sony. Si ces critères comptent, l’investissement se justifie.
Si vous cherchez la polyvalence (plus de portée, stabilisation) ou un budget maîtrisé, les alternatives tierces offrent un meilleur rapport fonctionnalités/prix.
Comparatif rapide : Sony 16-55mm vs Tamron 17-70mm vs Sigma 18-50mm
Voici un comparatif orienté usage pour vous aider à choisir selon vos priorités.
| Objectif | Pourquoi le choisir | Point de vigilance | Prix neuf indicatif |
|---|---|---|---|
| Sony E 16-55mm f/2.8 G | Priorité qualité optique/ergonomie « G » sur APS-C | Pas d’OSS, distorsion à 16 mm | 1 050,13 € |
| Tamron 17-70mm f/2.8 VC | Plus de portée + stabilisation (VC) intégrée | Gabarit plus imposant (525 g) | 659,00 € |
| Sigma 18-50mm f/2.8 DC DN | Compacité + budget (290 g) | Moins grand-angle (18 mm), pas de stab | 524,00 € |
Sony 16-55mm f/2.8 G
Pour qui : photographes APS-C exigeants sur la qualité d’image, utilisateurs de boîtiers stabilisés (A6600, A6700), ceux qui veulent une ergonomie « premium » et une cohérence boîtier-objectif Sony.
Tamron 17-70mm f/2.8 VC
Pour qui : vidéastes hybrides (stabilisation VC intégrée), photographes qui veulent plus de portée (70 mm = 105 mm éq.), utilisateurs de boîtiers sans IBIS. Pour comparer les specs, consultez la fiche officielle Tamron 17-70mm.
Sony 16-55mm f/2.8 G
Pour qui : ceux qui veulent le meilleur rendu optique APS-C, avec un 16 mm « vrai » (24 mm éq.).
Sigma 18-50mm f/2.8 DC DN
Pour qui : voyageurs, budgets serrés, ceux qui veulent un combo ultra-léger. Sigma publie la construction et les courbes MTF : utile pour comprendre les compromis compacité vs qualité optique.
Checklists actionnables
✓ Checklist avant achat (7 points)
- Mon boîtier a-t-il l’IBIS ? (Si non : envisager Tamron 17-70 stabilisé)
- Ai-je besoin de plus de 55 mm (82 mm éq.) régulièrement ?
- Le 16 mm (24 mm éq.) est-il assez large pour mes usages ?
- Mon budget permet-il cet objectif premium, ou une alternative suffit-elle ?
- L’ergonomie « G » (bague d’ouverture, fluidité) est-elle importante pour moi ?
- Ai-je un workflow pour corriger la distorsion (Lightroom, C1, profil boîtier) ?
- Ai-je vérifié la disponibilité et le prix actuel ?
✓ Checklist test en magasin/location (15 min)
- Monter l’objectif sur votre boîtier (équilibre, poids ressenti)
- Tester le zoom : fluidité de la bague, course agréable ?
- Tester la bague d’ouverture : crantage, mode sans clic
- Photographier une grille ou des lignes droites à 16 mm : observer la distorsion
- Faire une rafale sur un sujet en mouvement : AF réactif ?
- Filmer une séquence « marche lente » : stabilité perçue selon votre boîtier
- Vérifier l’accès au bouton de maintien AF (ergonomie main)
✓ Checklist post-traitement (workflow)
- Activer le profil de correction objectif (Lightroom/C1/boîtier)
- Vérifier la distorsion sur les photos à 16 mm (architecture, horizon)
- Appliquer la correction d’aberration chromatique si franges visibles
- Ajuster le vignettage si nécessaire (généralement minime à partir de f/4)
- Pour l’architecture : utiliser la correction de perspective (Keystone/Transform)
Prix et disponibilité (décembre 2025)
Le Sony E 16-55mm f/2.8 G est disponible neuf autour de 1 050,13 €. Ce prix est indicatif et susceptible d’évoluer — dernier contrôle : décembre 2025.
Sur le marché de l’occasion, comptez entre 700 et 900 € selon l’état. Vérifiez l’état des bagues et testez l’AF avant achat.
Pour vérifier les caractéristiques précises (dimensions, conception, accessoires inclus), consultez la fiche officielle du SEL1655G sur sony.fr.
FAQ : les questions les plus fréquentes sur le Sony E 16-55mm f/2.8 G
Conclusion : pour qui, et comment choisir

Le Sony E 16-55mm f/2.8 G est l’un des meilleurs zooms standard APS-C du marché, à condition de savoir ce que vous en attendez.
En résumé
- Si vous avez un A6600/A6700 (IBIS) et que la qualité optique prime → le Sony 16-55mm est un excellent choix
- Si vous filmez à main levée sur boîtier sans IBIS → le Tamron 17-70mm f/2.8 (stabilisé) sera plus adapté
- Si le budget ou la compacité prime → le Sigma 18-50mm f/2.8 est une alternative crédible
Prochaine étape : Si vous hésitez encore, comparez les trois objectifs en main (magasin ou location) sur votre boîtier. Testez la stabilisation, l’équilibre, et le rendu à 16-18 mm selon vos scènes types. C’est la seule façon de trancher avec certitude.
Avantages
- Piqué excellent dès f/2.8, homogénéité centre-bords remarquable
- Ergonomie « G » : bague d’ouverture débrayable, construction solide
- AF rapide, silencieux, fiable (Eye AF, suivi)
- Bokeh agréable (9 lamelles circulaires)
- Résistance poussière/humidité
- Intégration native Sony (profils de correction, compatibilité AF avancée)
Inconvénients
- Pas de stabilisation optique (OSS) : dépendance à l’IBIS du boîtier
- Distorsion en barillet marquée à 16 mm (correction nécessaire)
- Prix élevé pour un zoom APS-C
- Portée limitée (55 mm max, soit ~82 mm équivalent)
- Poids/encombrement supérieurs au Sigma 18-50 f/2.8

