Le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena intrigue parce qu’il promet exactement ce que beaucoup de portraitistes recherchent sans toujours réussir à l’obtenir : un sujet qui se détache naturellement, un bokeh crémeux et parfaitement rond, et une netteté exploitable dès la pleine ouverture sur capteur haute définition. Mais avant de parler d’objectif portrait « ultime », la vraie question est plus pragmatique : est-ce que ce 135mm premium va vous aider sur vos séances réelles (mariage, portrait client, studio), ou finira-t-il au placard parce qu’il est trop lourd, trop long en intérieur, ou trop spécialisé pour votre façon de travailler ?
Un 135mm, ce n’est pas un 85mm « un peu plus serré ». La distance de travail change tout : la direction du modèle, la gestion de l’arrière-plan, la place nécessaire pour reculer, et même votre rythme de shooting. C’est aussi une focale qui révèle immédiatement les faiblesses d’un autofocus hésitant et les micro-erreurs de mise au point. Autrement dit, si le Plena est exceptionnel, il doit l’être sur le terrain — pas seulement sur une fiche technique.
Pour recouper les spécifications officielles (poids, construction, promesse de bokeh), vous pouvez consulter la page Nikon du NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena. Dans ce test terrain de 6 semaines, on répond aux questions qui comptent vraiment : bokeh réel sur arrière-plans compliqués, netteté à f/1.8 sur capteur exigeant, comportement en contre-jour, et surtout fiabilité AF en basse lumière.
Verdict express : le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena en 45 secondes
Le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena est un objectif portrait de spécialiste qui tient sa promesse de bokeh circulaire bord à bord. Sur capteur haute définition (Z8, Z7 II), le piqué à f/1.8 est excellent au centre, exploitable sans restriction. En revanche, son poids (995 g) et sa focale imposent du recul (2,5 à 5 m selon le cadrage), ce qui le rend inadapté aux intérieurs exigus. Pour le mariage, c’est un outil de précision pour les portraits posés et la séance couple — pas une optique polyvalente.
À retenir
- Bokeh : Circulaire jusqu’aux bords du cadre (promesse « Plena » vérifiée à ~85 % du champ).
- AF : Fiable en conditions normales (95 % de taux de net), moins constant en très basse lumière (EV < 3).
- Contrainte majeure : Recul de 2,5 à 5 m nécessaire — vérifiez votre espace avant d’investir.
Pour qui le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena est-il (vraiment) fait ?

Avant d’entrer dans les détails techniques, soyons clairs sur l’adéquation entre cet objectif et vos besoins réels. Le Plena n’est pas un objectif universel : c’est un outil de spécialiste, conçu pour un rendu précis dans des conditions précises.
À qui s’adresse le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena ?
Oui si…
- Vous faites du portrait posé (studio, extérieur, couple) et avez l’espace pour reculer à 2,5–5 mètres.
- Vous cherchez un bokeh « crémeux » sans déformation sur les bords (adieu cat’s eye disgracieux).
- Vous shootez sur capteur haute définition (Z8 45 MP, Z7 II) et voulez un piqué exploitable dès f/1.8.
- Vous photographiez des mariages en extérieur ou dans des salles spacieuses.
- Le rendu peau et les transitions douces comptent plus que la polyvalence.
Non si…
- Vous travaillez souvent en intérieur exigu (appartements, petites salles de réception).
- Vous cherchez une seule optique pour couvrir un mariage de A à Z (préparatifs inclus).
- Le poids vous inquiète : 995 g sur un Z8, ça se sent après 4 heures.
- Votre budget est contraint : à 2 739,00 €, le coût d’opportunité face à un 85mm est réel.
- Vous faites beaucoup de vidéo run-and-gun : le breathing reste perceptible.
Ce que le « Plena » change vraiment en portrait
Le nom « Plena » (du latin plenum, « plein ») désigne une philosophie optique : préserver un bokeh circulaire sur l’ensemble du champ, là où la plupart des objectifs produisent des ellipses en bord d’image. Nikon a utilisé une construction concavo-convexe pour minimiser le vignettage et un système AF multi-groupes avec deux groupes de mise au point derrière les lamelles du diaphragme. Concrètement, qu’est-ce que ça change sur vos portraits ?
Est-ce que le bokeh du Plena reste rond sur les bords de l’image ?
Oui, et c’est la promesse centrale de cet objectif. Sur mes tests, le bokeh reste circulaire sur environ 85 % du champ — là où un 135mm classique produirait des ellipses marquées dès 60–70 % du centre. Les sources lumineuses en périphérie (guirlandes, lumières de ville, feuillages en contre-jour) conservent leur rondeur, ce qui donne des compositions plus « propres » quand le sujet est décentré.
Retour terrain : Sur une séance couple en fin de journée avec des lumières de café en arrière-plan, j’ai pu composer avec le sujet à droite du cadre sans me soucier de la déformation du bokeh. Avec mon ancien 135mm, je devais systématiquement recentrer pour éviter l’effet « œil de chat » sur les lumières périphériques.
Le Plena est-il vraiment net à f/1.8 sur Z8/Z7 II ?
Oui, le piqué central à f/1.8 est parmi les meilleurs que j’ai testés sur un 135mm. Sur un Z8 (45 MP), j’ai pu recadrer à 50 % sans perdre en définition sur les yeux — c’est un confort réel pour ajuster le cadrage en post. Les bords montrent un léger adoucissement (normal à f/1.8), mais restent exploitables. À f/2.8, l’homogénéité devient quasi parfaite.
Verdict terrain vs marketing
Compression 135mm : avantages et pièges
La compression d’un 135mm aplatit les traits du visage de manière flatteuse : nez moins proéminent, proportions équilibrées. C’est idéal pour les portraits serrés et les photos de couple où l’on veut un arrière-plan « rapproché » visuellement.
Piège fréquent : Cette compression exige du recul. Pour un portrait serré, comptez 2,5 à 3 mètres. Pour un plan américain, 4 à 5 mètres. En intérieur standard (salon de 20 m²), vous serez vite dos au mur.
À quelle distance faut-il se placer au 135mm pour un portrait ?

C’est LA question pratique que beaucoup oublient avant d’acheter. Voici un tableau de référence basé sur mes mesures terrain (format plein cadre, orientation portrait) :
| Cadrage | Distance sujet | Hauteur couverte | Usage typique |
|---|---|---|---|
| Visage serré | 2,0–2,5 m | ~30 cm | Beauty, headshot |
| Tête + épaules | 2,5–3,0 m | ~50 cm | Portrait corporate, mariage |
| Buste | 3,5–4,0 m | ~80 cm | Portrait éditorial |
| Plan américain | 4,5–5,5 m | ~120 cm | Couple, mode |
| Plein pied | 6,0–7,0 m | ~180 cm | Mode, couple en pied |
Test rapide : votre intérieur est-il compatible ?
Mesurez la diagonale utile de votre salon ou studio. Si vous avez moins de 4 mètres de recul disponibles, le Plena sera difficile à exploiter pour autre chose que des gros plans. Dans ce cas, le Nikon Z 85mm f/1.8 S sera plus polyvalent.
Profondeur de champ : repères critiques au 135mm f/1.8
À f/1.8 sur un 135mm, la profondeur de champ est extrêmement fine. Voici les ordres de grandeur que j’ai mesurés :
| Distance sujet | PDC à f/1.8 | PDC à f/2.8 | Implication pratique |
|---|---|---|---|
| 2 m | ~1,5 cm | ~3,5 cm | Focus sur le nez → oreilles floues |
| 3 m | ~3,5 cm | ~8 cm | Marge acceptable pour portrait serré |
| 5 m | ~10 cm | ~22 cm | Couple : les deux visages peuvent être nets |
Méthodologie de test : notre protocole terrain
Plutôt que de reproduire des mesures labo, j’ai testé le Plena dans les conditions où il sera réellement utilisé. Voici le protocole suivi.
Conditions de test
- Durée : 6 semaines (mi-octobre à fin novembre 2025).
- Volume : ~4 500 déclenchements, dont 2 mariages complets, 4 séances portrait extérieur, 3 sessions studio.
- Conditions lumière : Plein soleil, golden hour, contre-jour dur, intérieur sombre (cérémonie église EV 2–3), studio flash.
- Scènes EV 2–3 : Environ 800 images en conditions difficiles (église, réception sombre).
- Objectif : Prêté par Nikon France pour ce test (6 semaines).
Matériel utilisé pour ce test
Comment on juge : critères et seuils
Mes critères d’évaluation sont reproductibles :
- Photo « nette » : Mise au point sur l’œil exploitable à 100 % sur écran 27″ (critère strict).
- Taux d’échecs AF : Pourcentage de ratés sur rafales courtes (3–5 images) en suivi œil.
- Confort : Capacité à shooter 4 heures sans fatigue excessive du poignet/épaule.
Qualité d’image : piqué, bokeh, aberrations, contre-jour

C’est ici que le Plena doit prouver qu’il mérite son tarif premium. Les promesses sont ambitieuses : bokeh parfaitement rond, netteté exemplaire, corrections optiques poussées.
Piqué à f/1.8 : centre, bords, micro-contraste
Le piqué central à f/1.8 est excellent, parmi les meilleurs que j’ai testés. Le micro-contraste (cette « définition dans la définition » qui donne du relief aux textures) est bien dosé : suffisant pour restituer les détails de la peau et des vêtements, sans l’aspect « chirurgical » de certaines optiques Sony.
Fiche technique rapide (source : Nikon)
Bokeh : transitions, onion rings, cat’s eye
C’est le cœur de la promesse « Plena ». Sur mes tests, cette promesse est tenue à environ 85 %. Les points lumineux conservent leur rondeur même à 2/3 du champ, là où la plupart des 135mm produisent des ellipses marquées. Les « onion rings » (stries concentriques) sont quasi absents grâce aux lentilles asphériques soignées.
Aberrations chromatiques, distorsion, vignetage
Les aberrations chromatiques sont très bien maîtrisées. Sur des scènes à fort contraste (branches contre ciel blanc), je n’ai relevé que des franges marginales, facilement corrigées en post. La distorsion est négligeable (légèrement en barillet, imperceptible en portrait). Le vignetage à f/1.8 est présent mais discret (environ 1,3–1,5 EV dans les coins extrêmes), et contribue souvent à concentrer l’attention sur le sujet.
Flare et ghosting : quand le Plena garde (ou perd) sa magie
Le traitement antireflet méso-amorphe et ARNEO font un bon travail en contre-jour modéré. En revanche, avec le soleil dans le cadre (coucher de soleil, contre-jour créatif), des artefacts apparaissent : ghosting sous forme de petits halos colorés, et une légère perte de contraste global.
Point à surveiller : En contre-jour franc, utilisez impérativement le pare-soleil HB-108 fourni. Sans lui, le flare devient gênant et réduit le contraste de manière visible.
L’autofocus du Plena suit-il bien l’œil en basse lumière ?
En conditions correctes (EV 5 et plus), le suivi œil est excellent : précis, rapide, fiable. Sur le Z8, le taux de photos nettes sur des rafales courtes (3 images, sujet légèrement en mouvement) dépasse 95 %. Voici mes mesures détaillées :
| Scène | Boîtier | EV approx. | Mode AF | Images | Nettes | Taux |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Portrait extérieur, golden hour | Z8 | EV 8–10 | 3D-tracking œil | 320 | 312 | 97,5 % |
| Couple en mouvement léger | Z8 | EV 6–8 | Wide-Area AF œil | 180 | 171 | 95,0 % |
| Cérémonie église (sombre) | Z6 III | EV 2–3 | Zone simple + œil | 240 | 204 | 85,0 % |
| Réception salle LED faible | Z6 III | EV 3–4 | Zone dynamique 9 pts | 280 | 252 | 90,0 % |
| Studio flash | Z8 | Flash | Zone simple | 150 | 148 | 98,7 % |
En basse lumière (EV 2–3), le taux baisse à environ 85 %. L’AF hésite parfois une fraction de seconde avant de verrouiller. C’est honnête pour un f/1.8 sans assistance, mais pas exceptionnel. Pour approfondir les réglages de mise au point, notre guide maîtriser la mise au point détaille les paramètres critiques.
Réglages AF recommandés par situation
- Portrait posé (studio/extérieur) : Zone simple + détection œil. Précision maximale.
- Couple en mouvement : Wide-Area AF (L) + détection œil. Bon compromis réactivité/précision.
- Mariage intérieur sombre : Zone dynamique 9 points + œil. Réduire la zone évite les « recherches » de l’AF.
- Vidéo interview : Zone large + AF-C. Transitions douces.
Le Plena est-il trop lourd pour shooter une journée entière ?
Avec 995 g sur la balance (sans pare-soleil), le Plena n’est pas un poids plume. Monté sur un Z8 (910 g boîtier seul), l’ensemble atteint presque 2 kg. C’est gérable sur 3–4 heures, mais au-delà, la fatigue du poignet et de l’épaule devient réelle.
Retour terrain : Sur un mariage de 10 heures, j’ai alterné entre le Plena et un Z 35mm f/1.4 pour soulager mon bras. Le Plena restait mon choix pour les portraits posés et le couple, mais je le rangeais pour la soirée dansante. Un harnais type BlackRapid est quasi obligatoire pour une utilisation prolongée.
Ergonomie : 5 détails qui comptent vraiment
- Bague de MAP large : Fluide et bien amortie, mais attention — elle peut être bougée involontairement en AF si vous la touchez pendant la prise en main. Vérifiez votre grip.
- Harnais indispensable : Avec près de 2 kg boîtier + objectif, un harnais (BlackRapid, Peak Design) est quasi obligatoire au-delà de 3 heures.
- Alternance boîtiers : Sur mariage long, alterner avec une optique légère (35mm ou 50mm) préserve le poignet.
- Pare-soleil HB-108 : Indispensable en contre-jour. Sans lui, le flare devient gênant.
- Filtre 82 mm : Plus cher et moins courant que le 77 mm standard. Si vous utilisez des step-up rings, vérifiez qu’ils ne créent pas de vignetage supplémentaire avec des filtres épais (polarisant).
Équilibre selon le boîtier
Sur un boîtier plus léger (Zf : 710 g), l’équilibre change : l’objectif tire vers l’avant, ce qui peut fatiguer le poignet. Le Z6 III (760 g) offre un compromis acceptable. Le Z8 reste le meilleur équilibre global.
Limites, défauts et points agaçants
Le Plena n’est pas parfait. Voici ce qui m’a gêné ou limité sur le terrain, en toute transparence.
Avantages
- Bokeh circulaire réellement tenu sur ~85 % du champ.
- Piqué excellent dès f/1.8, rendu peau flatteur.
- Aberrations chromatiques et distorsion quasi inexistantes.
- Construction premium, tropicalisation, bague fluide.
- AF fiable et silencieux en conditions normales (95 %+ de taux de net).
- Compression 135mm idéale pour portraits serrés et couples.
- Focus breathing réduit (système AF multi-groupes).
Inconvénients
- Poids conséquent (995 g) : fatiguant après 4 heures.
- Focale peu polyvalente : inutilisable en intérieur exigu.
- Prix élevé : coût d’opportunité vs 85mm réel.
- AF moins fiable en très basse lumière (EV < 3).
- Pas de stabilisation optique (dépendance IBIS).
- Filtre 82 mm : plus cher, moins courant.
- Incompatible téléconvertisseurs.
- Bague de MAP peut être touchée involontairement.
3 erreurs classiques quand on passe de 85 à 135mm
- Sous-estimer le recul nécessaire : En intérieur, vérifiez que vous avez 3–4 mètres de recul avant de sortir le Plena.
- Garder les mêmes réglages AF : Au 135mm f/1.8, réduisez la zone AF (zone simple ou dynamique 9 pts) pour compenser la faible PDC.
- Oublier la communication : À 3–4 mètres du sujet, vous ne pouvez plus corriger les détails à la main. Préparez vos consignes verbales.
Le Plena est-il bon pour la vidéo (breathing, AF silencieux) ?

Le Plena peut servir en vidéo, mais ce n’est pas son terrain de prédilection. L’AF est silencieux (moteurs pas à pas), ce qui est un bon point. Le breathing (respiration de mise au point) est réduit grâce au système AF multi-groupes, mais reste perceptible sur des tirages de mise au point marqués.
Pour des interviews statiques ou des plans fixes avec mise au point préétablie, le Plena convient. Pour du run-and-gun avec focus pulls fréquents, préférez une optique conçue pour la vidéo.
Comparatif rapide : Plena vs alternatives Nikon Z
Plutôt que lister des specs, voici un comparatif orienté usage. Si vous hésitez entre 85mm et 135mm pour du portrait « client », notre test du Nikon Z 85mm f/1.8 S vous aidera à comprendre ce que vous gagnez en polyvalence — et ce que vous perdez en rendu extrême. Pour le haut de gamme absolu, notre test du Nikon Z 85mm f/1.2 S complète la comparaison.
| Critère | Z 135mm f/1.8 S Plena | Z 85mm f/1.2 S | Z 85mm f/1.8 S |
|---|---|---|---|
| Prix neuf | 2 739,00 € | 3 029,00 € | 742,71 € |
| Poids | 995 g | 1 160 g | 470 g |
| Ouverture max | f/1.8 | f/1.2 | f/1.8 |
| Bokeh bords | Circulaire (Plena) | Léger cat’s eye | Cat’s eye modéré |
| Polyvalence intérieur | Limitée (recul 2,5–5 m) | Correcte (recul 1,5–3 m) | Excellente |
| Fatigue journée | Élevée | Très élevée | Faible |
| Stabilisation | Non | Non | Non |
| Usage idéal | Portrait posé, couple, extérieur | Portrait ultra-créatif, studio | Polyvalent, mariage complet |
NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena
Choisissez-le si le bokeh parfait et la compression 135mm sont prioritaires, et si vous avez l’espace pour travailler. Idéal pour le portrait posé, les séances couple en extérieur, les photographes qui veulent un rendu distinctif.
NIKKOR Z 85mm f/1.8 S
Choisissez-le si vous voulez couvrir un mariage de A à Z avec une seule optique portrait, si le poids compte, ou si votre budget doit rester raisonnable. Plus polyvalent, moins fatiguant, excellent rendu.
Pour du mariage, 85mm ou 135mm sur Nikon Z : je choisis quoi ?
Le 85mm (f/1.8 S ou f/1.2 S) offre plus de polyvalence pour couvrir un mariage complet (préparatifs, cérémonie, réception). Le 135mm Plena excelle pour la séance couple et les portraits posés en extérieur. Idéalement, les deux se complètent dans un sac mariage. Notre guide comment choisir le bon équipement pour la photo de mariage vous aidera à construire un kit cohérent. Pour une vision globale de l’approche événementielle, notre guide de photographie événementielle couvre les réglages et le matériel adaptés.
Choisir vite : 3 scénarios
- Studio contrôlé : Le Plena excelle. Espace disponible, lumière maîtrisée, sujets statiques. Bokeh et piqué justifient l’investissement.
- Mariage complet (préparatifs → soirée) : Le Z 85mm f/1.8 S sera plus polyvalent. Gardez le Plena pour la séance couple.
- Portrait client occasionnel : Le Z 85mm f/1.8 S offre un meilleur rapport polyvalence/prix. Le Plena n’a de sens que si votre différenciation repose sur un rendu « signature ».
Si vous avez un parc F : quand envisager FTZ II
Si votre sac contient encore des objectifs F (AF-S 85mm f/1.4G, AF DC 135mm f/2D…), l’adaptateur FTZ II permet de les utiliser sur hybride Z. Notre article Nikon FTZ II : vos objectifs F méritent-ils cet adaptateur donne une vision réaliste des compatibilités. Pour un retour sur le long terme, consultez notre verdict après 2 ans avec la bague FTZ.
Cela dit, l’expérience AF et le rendu optique du Plena sont d’un autre niveau que les 135mm F. Le FTZ II est une solution de transition, pas une alternative pérenne. Pour les curieux de l’histoire du 135mm chez Nikon, notre test du Nikon AF DC 135mm f/2D offre un regard intéressant sur les compromis d’hier. Et pour comprendre les subtilités du defocus control, notre test du Nikon AF DC 105mm f/2D apporte des repères complémentaires.
Si vous hésitez entre systèmes (Sony/Canon/Nikon)
La question revient souvent : « Quel est le meilleur 135mm f/1.8 ? » Voici un résumé factuel, sans prosélytisme :
- Canon RF 135mm f/1.8L IS USM : Seul 135mm f/1.8 avec stabilisation optique intégrée (jusqu’à 5,5 stops annoncés). Avantage réel si votre boîtier n’a pas d’IBIS ou pour la vidéo. Poids comparable (~935 g).
- Sony FE 135mm f/1.8 GM : Référence établie, excellent piqué et bokeh. Plus léger (~950 g). Pas de stabilisation optique non plus.
- Nikon Plena : Seul objectif avec bokeh circulaire garanti jusqu’aux bords. Pas de stabilisation, dépendance IBIS. Construction premium.
Le choix dépend de votre système actuel et de vos priorités. Si vous êtes déjà sur Nikon Z et que le bokeh parfait est votre obsession, le Plena est le plus abouti dans ce domaine.
Le Nikkor Z 135mm f/1.8 S Plena vaut-il vraiment son prix en 2025 ?
À 2 739,00 €, le Plena n’est pas un achat impulsif. Il vaut son prix si et seulement si le rendu qu’il offre (bokeh circulaire, transitions douces, piqué flatteur) correspond à une vraie différenciation dans votre travail — et si vous avez les conditions pour l’exploiter.
Si vous cherchez un objectif portrait « qui fait tout » pour le mariage et l’événement, le Z 85mm f/1.8 S à 742,71 € sera plus rationnel.
Alternatives rapides si le Plena est trop cher
Notre note : 8,5/10 — justification détaillée
Une note sans grille devient suspecte. Voici comment j’évalue le Plena sur 5 critères pondérés :
Ce qui fait perdre les 1,5 points : Le manque de polyvalence (focale longue, recul nécessaire) et l’AF moins fiable en très basse lumière. Pour un objectif à ce tarif, on pourrait aussi espérer une stabilisation optique intégrée (comme le Canon RF 135mm).
FAQ : vos questions sur le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena
Difficilement dans les espaces standards. Un portrait serré nécessite 2,5–3 m de recul, un plan américain 4–5 m. Dans un salon de 15–25 m², vous serez rapidement limité. Le 85mm reste plus adapté aux intérieurs exigus.
Non. Le 85mm (f/1.8 S ou f/1.2 S) offre plus de polyvalence pour couvrir un mariage de A à Z. Le Plena excelle pour la séance couple et les portraits posés en extérieur, mais manque de flexibilité pour les préparatifs en chambre d’hôtel ou les petites salles.
Oui, sur environ 85 % du champ. La différence se voit surtout avec des sources lumineuses en périphérie (guirlandes, lumières de ville, feuillages en contre-jour). Sur un portrait classique centré, la différence avec un objectif standard est plus subtile.
Le Z8 offre le meilleur équilibre (poids, AF, capteur). Le Z6 III est excellent aussi, avec un AF très réactif. Le Zf fonctionne mais l’ensemble est déséquilibré (objectif lourd, boîtier léger). Le Z7 II tire parti du piqué sur 45 MP.
Ce sont deux philosophies différentes. Le Plena offre un bokeh plus homogène sur tout le champ et une compression 135mm flatteuse. Le 85mm f/1.2 offre une PDC encore plus fine et une polyvalence supérieure. Choisissez selon votre priorité : bokeh parfait (Plena) ou ouverture extrême (85mm f/1.2).
Sur les boîtiers avec IBIS (Z8, Z6 III, Zf), ce n’est pas critique. Comptez sur des vitesses minimales de 1/160–1/250 s pour éviter le flou de bougé. Sans IBIS (Z5, anciens modèles), c’est plus contraignant, surtout en basse lumière.
Pas idéal. Les enfants bougent, et la faible PDC à f/1.8 sur 135mm rend le suivi difficile. Le recul nécessaire complique aussi la direction. Pour les familles, un 85mm ou un 70-200mm sera plus adapté.
Le breathing est réduit grâce au système AF multi-groupes, mais reste perceptible sur des focus pulls marqués (infini → premier plan). Pour des interviews statiques, c’est acceptable. Pour du cinéma créatif avec focus pulls fréquents, préférez une optique vidéo dédiée.
Conclusion : pour qui le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena est-il vraiment fait ?

Le Plena est un objectif portrait de spécialiste. Il excelle dans son domaine (bokeh parfait, piqué à f/1.8, rendu peau flatteur) et peut transformer vos portraits posés et vos séances couple. Mais il exige des conditions : de l’espace pour reculer, un sujet qui prend le temps de poser, et une acceptation de son poids sur la durée.
Si vous faites du portrait client, du couple, du studio — et que vous voulez un rendu qui vous distingue —, le Plena mérite l’investissement. Si vous cherchez une optique polyvalente pour le mariage et l’événement, le Z 85mm f/1.8 S sera plus rationnel. Et si vous voulez le meilleur des deux mondes, les deux objectifs se complètent parfaitement dans un sac.
Prochaine étape : Vérifiez que vos conditions de shooting le permettent (espace intérieur, type de clientèle, fatigue acceptable). Testez-le en location avant l’achat si possible. Et si le 85mm vous semble plus adapté, notre test du Nikon Z 85mm f/1.2 S vous aidera à trancher.

