Vous hésitez sur le Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF parce que, sur le papier, il coche une case rare en 2025 : un zoom standard plutôt compact, une plage vraiment polyvalente, et un mode « macro » qui promet de faire de la photo de près sans acheter une optique dédiée. Le problème, c’est que ce genre d’objectif peut être soit une excellente affaire… soit une erreur frustrante, selon votre boîtier et vos attentes réelles.
La première raison, c’est la compatibilité : ce 28-105 est un AF-D, donc l’autofocus dépend du moteur dans le boîtier. Sur certains reflex, tout roule. Sur d’autres, vous vous retrouvez en mise au point manuelle uniquement. Et si vous êtes passé sur Nikon Z, la question n’est plus « est-ce que ça se monte ? » mais « qu’est-ce que je garde vraiment comme confort d’usage ? ». Entre bague Nikon FTZ et FTZ II, habitudes de terrain, et solutions plus modernes en monture Z, la réponse mérite mieux qu’un avis de forum ou une fiche technique.
La deuxième raison, c’est la réalité optique : un zoom de cette époque peut surprendre positivement en piqué et en rendu… mais il peut aussi montrer ses limites en contre-jour, sur les bords, ou sur certains sujets exigeants. Ici, on va donc le juger comme vous l’utiliseriez : au grand-angle pour du voyage/street, à 70–105 mm pour du portrait, et en mode macro sur des détails.
L’objectif de ce test est simple : vous donner une décision claire, avec des critères concrets, une méthode de vérification (surtout si vous l’achetez d’occasion) et 2–3 alternatives actuelles, faciles à trouver, si ce 28-105 n’est pas le bon match pour vous.
Verdict express : Oui, le Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF reste un très bon zoom polyvalent si votre reflex Nikon a un moteur AF intégré et si vous acceptez de fermer à f/5.6–f/8 pour de bons bords. Le mode macro (~1:2) est un vrai bonus. En revanche, sur Nikon Z via FTZ/FTZ II, l’autofocus ne fonctionne pas : c’est alors un choix « tout manuel » uniquement.
Compatibilité autofocus en 10 secondes
| Votre boîtier | Autofocus ? |
|---|---|
| Reflex avec moteur AF (D7xxx, D6xx, D7xx, D8xx, Df, D3/D4/D5/D6) | ✓ AF OK |
| D3xxx / D5xxx (sans moteur AF) | ✗ Manuel uniquement |
| Nikon Z + FTZ / FTZ II | ✗ Manuel uniquement |
Source : documentation officielle Nikon FTZ II. Selon Nikon, les objectifs AF-D restent en mise au point manuelle via FTZ.
Est-ce que le Nikon 28-105 AF-D vaut le coup en 2025 ?
Le Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF vaut encore le coup en 2025 à trois conditions : vous avez un reflex Nikon avec moteur AF intégré, vous cherchez un zoom polyvalent unique pour voyager léger, et vous acceptez quelques compromis optiques (bords à pleine ouverture, flare en contre-jour). Dans ce cas, c’est une excellente affaire entre 100 et 200 € en occasion.
Les 3 promesses réalistes (polyvalence, rendu, proxy « macro »)
Le Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF a été conçu comme un « zoom à tout faire » pour les reflex argentiques et numériques plein format. En 2025, ses trois forces restent valables, mais avec des nuances importantes à comprendre.
La polyvalence focale (28-105 mm) couvre 90 % des situations courantes : paysage urbain, voyage, portrait serré, événements familiaux. Vous partez léger avec un seul objectif, sans jongler entre plusieurs optiques. C’est son argument principal, et il tient toujours.
Le rendu « Nikkor » de cette génération plaît aux photographes qui trouvent certains zooms modernes trop cliniques. Les couleurs sont naturelles, les transitions douces, et le micro-contraste donne du relief aux textures sans exagération. Sur des portraits à 85-105 mm, le bokeh à 9 lamelles arrondies reste agréable, même si on est loin d’un 85 mm f/1.4.
Le mode macro (switch Normal/Macro sur le fût) permet d’approcher jusqu’à environ 22 cm du sujet à 105 mm, avec un grossissement maximal de 1:2 selon le manuel Nikon officiel. En pratique, c’est suffisant pour de la proxyphoto (fleurs, objets, textures), mais pas pour de la vraie macrophotographie de détails fins.
Fiche technique rapide
Sur quels boîtiers le Nikon 28-105 AF-D fait-il l’autofocus ?
L’autofocus fonctionne sur tous les reflex Nikon équipés d’un moteur AF intégré. Les objectifs AF-D n’ont pas de moteur dans l’objectif : c’est le boîtier qui entraîne la mise au point via un couplage mécanique (la fameuse « vis sans fin »).
Autofocus fonctionnel sur : D7000, D7100, D7200, D7500, D600, D610, D750, D780, D800, D810, D850, Df, D3, D4, D5, D6, et tous les boîtiers argentiques à moteur AF (F100, F5, etc.).
Autofocus NON fonctionnel sur : D3000, D3100, D3200, D3300, D3400, D3500, D5000, D5100, D5200, D5300, D5500, D5600. Ces boîtiers n’ont pas de moteur AF intégré : l’objectif se monte, mais vous êtes en mise au point manuelle uniquement.
Peut-on utiliser le Nikon 28-105 sur Nikon Z avec la bague FTZ II ?
Oui, l’objectif se monte physiquement via la bague FTZ ou la FTZ II. L’exposition, la mesure matricielle et les données EXIF fonctionnent correctement. Mais l’autofocus ne fonctionne pas.
Les adaptateurs FTZ ne transmettent l’AF qu’aux objectifs équipés d’un moteur intégré (AF-S, AF-P, AF-I). Les objectifs AF-D comme ce 28-105 restent en mise au point manuelle obligatoire, avec l’assistance du focus peaking si vous l’activez.
Pour trancher sans débat, la liste PDF Nikon FTZ indique explicitement les limitations d’autofocus selon les modèles. Nikon détaille aussi l’esprit de l’adaptation dans son article sur l’usage des objectifs F « vintage » sur Z.
À retenir : Si vous êtes sur Nikon Z et que l’AF est important pour vous, ce 28-105 n’est pas le bon choix — sauf si vous acceptez le tout manuel ou investissez dans un adaptateur motorisé type MonsterAdapter LA-FZ1.
Prix et disponibilité (neuf/occasion)
Le Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF n’est plus fabriqué depuis plusieurs années. Vous le trouverez essentiellement en occasion, avec quelques stocks neufs résiduels chez certains revendeurs.
En occasion, comptez entre 100 € et 200 € selon l’état, la présence du pare-soleil HB-18, et l’usure des bagues. Les exemplaires « comme neuf » avec boîte d’origine se négocient autour de 180-220 €. Les versions avec traces d’usage (bagues légèrement marquées, poussières internes sans impact optique) descendent à 80-150 €.
Prix indicatifs : Les prix mentionnés sont des estimations basées sur les annonces Leboncoin, eBay France et MPB en décembre 2025. Ils sont susceptibles de varier selon l’état et les accessoires inclus.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse ce zoom polyvalent Nikon F ?
Oui si…
- Vous avez un reflex Nikon avec moteur AF (D7xxx, D8xx, D6xx, D7xx, Df…)
- Vous cherchez un zoom unique pour voyage, famille, street, sans multiplier les optiques
- Vous voulez un bonus proxyphoto (~1:2) sans investir dans un objectif macro dédié
- Vous acceptez de fermer à f/5.6-f/8 pour homogénéiser le piqué sur tout le cadre
- Vous appréciez un rendu « Nikkor » moins clinique que certains zooms modernes
Non si…
- Vous êtes sur Nikon Z et comptez sur l’autofocus via FTZ/FTZ II
- Vous shootez souvent en contre-jour dur (flare et perte de contraste fréquents)
- Vous avez besoin d’une stabilisation optique intégrée (pas de VR)
- Vous faites beaucoup de vidéo (AF bruyant, respiration focale visible)
- Vous voulez un piqué homogène dès la pleine ouverture sur les bords
Méthodologie de test (conditions réelles)
Ce test repose sur une utilisation terrain étalée sur 3 semaines, avec des scènes répétées dans des conditions variées. L’objectif : évaluer ce zoom comme vous l’utiliseriez vraiment, pas comme un labo d’optique.
Conditions de test
- Durée : 3 semaines, 8 sorties dédiées + usage quotidien ponctuel
- Volume : 847 images sur D850, 312 sur D7500, 89 sur Z6 II (test compatibilité)
- Types de prises de vue : street/architecture (28 mm), portrait lifestyle (70-105 mm), proxyphoto (mode macro)
- Conditions de lumière : intérieur sombre, plein soleil, couvert, contre-jour direct, basse lumière crépusculaire
- Météo : soleil, ciel couvert, légère bruine (pas de tropicalisation, prudence requise)
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D7500 (DX, 21 MP)
Nikon Z6 II + FTZ II (test compatibilité)
Trépied Manfrotto 190X
Filtre UV Hoya 62 mm
Pare-soleil HB-18
Transparence : Exemplaire testé acheté d’occasion (145 €, état excellent). Aucun sponsoring Nikon. Comparaisons effectuées avec un Nikon AF-S 24-120mm f/4G VR (propriété personnelle) à focales et ouvertures équivalentes.
Protocole de test par focale
Chaque focale a été testée dans son contexte naturel avec des critères mesurables : à 28 mm, lignes droites (bâtiments, rues), contre-jours, scènes de voyage. Entre 70 et 105 mm, portraits en lumière naturelle, bokeh sur fonds variés. En mode macro, textures (bois, tissu, métal), fleurs, objets du quotidien.
Toutes les images ont été développées dans Lightroom Classic avec les mêmes paramètres de base (profil Adobe Standard, corrections désactivées dans un premier temps). Sur un zoom de cette génération, les aberrations chromatiques et le contraste en contre-jour se gèrent souvent mieux au développement.
Qualité d’image et rendu : piqué, bokeh, couleurs, défauts optiques
C’est ici que le terrain tranche. Un zoom de 1998 peut-il encore satisfaire un capteur moderne de 45 MP ? La réponse est nuancée, mais globalement positive — avec quelques précautions indispensables.
Le 28-105 est-il net sur capteur plein format moderne ?
Oui, le piqué central est très correct dès la pleine ouverture, et devient franchement bon à partir de f/5.6. C’est dans les angles que le 28-105 montre son âge, surtout à 28 mm à pleine ouverture.
| Focale | f/3.5-4.5 (PO) | f/5.6 | f/8 | f/11 |
|---|---|---|---|---|
| 28 mm | Centre correct, bords mous | Centre bon, bords acceptables | Homogène sur tout le cadre | Léger recul (diffraction) |
| 50 mm | Centre bon, bords corrects | Très bon partout | Excellent | Très bon |
| 105 mm | Centre bon, bords corrects | Bon partout | Très bon | Bon |
Bokeh et transitions (portrait) : ce qu’on obtient « en vrai »
À 105 mm f/4.5, le bokeh est plutôt doux grâce aux 9 lamelles arrondies. Les transitions entre zone nette et floue sont progressives, sans « donut » ni nervosité excessive. Ce n’est pas le velouté d’un 85 mm f/1.4, mais c’est agréable pour du portrait lifestyle ou des plans rapprochés.
Les highlights en arrière-plan restent assez ronds, avec un léger « onion ring » visible sur les points lumineux très contrastés (lumières de ville, reflets). Rien de rédhibitoire pour un zoom de cette génération.
Quels défauts optiques attendre d’un zoom AF-D de cette époque ?
Les défauts principaux sont la distorsion en barillet à 28 mm, le vignettage à pleine ouverture, les aberrations chromatiques sur les hauts contrastes, et le flare en contre-jour. Voici ce qui se corrige bien et ce qui reste visible.
Distorsion : Modérée en barillet à 28 mm, visible sur les lignes droites (bâtiments, horizons). Se corrige en un clic dans Lightroom avec le profil objectif intégré. À 105 mm, légère distorsion en coussinet, quasi invisible.
Vignettage : Présent à pleine ouverture (environ -1.5 EV dans les coins à 28 mm), disparaît à f/5.6. Correction automatique très efficace.
Aberrations chromatiques : C’est le point faible le plus visible. Les franges violettes apparaissent surtout en contre-jour et sur les transitions très contrastées (branches sur ciel, bords de fenêtres). La correction manuelle dans Lightroom fonctionne bien, mais il faut parfois peaufiner avec le pinceau de correction local.
Contre-jour : C’est le talon d’Achille. Sans pare-soleil (HB-18), le flare apparaît vite dès que le soleil entre dans le cadre. Le contraste global chute, les noirs deviennent gris, et des voiles colorés peuvent apparaître.
Solutions terrain contre-jour
- Montez systématiquement le pare-soleil HB-18 (ou équivalent générique 62 mm)
- Changez légèrement votre angle pour exclure le soleil direct du cadre
- En post-traitement : remontez les noirs (+15 à +25), ajoutez de la clarté (+10 à +20)
- Utilisez le pinceau de correction locale pour les voiles colorés résiduels
Verdict terrain vs marketing
Le mode macro du 28-105, c’est vraiment utile ou gadget ?
Le mode macro du Nikon 28-105 est vraiment utile pour de la proxyphoto occasionnelle, pas un gadget. Avec un grossissement maximal de 1:2 et une distance de mise au point de 22 cm, il permet de photographier des sujets petits (fleurs, objets, textures) sans objectif macro dédié. C’est un vrai bonus pour un zoom polyvalent.
Macro : chiffres officiels vs ressenti terrain
| Paramètre | Spécification Nikon | Mesure terrain |
|---|---|---|
| Distance de mise au point mini (mode macro) | 0,22 m (22 cm) | 22-23 cm confirmé |
| Grossissement maximal | 1:2 | Proche de 1:2, légèrement en dessous |
| Distance frontale (lentille-sujet) | Non spécifiée | ≈ 5-7 cm |
| Plage focale macro | 50-105 mm | Optimal à 85-105 mm |
Protocole macro : ce qui marche (et ce qui rate)
La distance frontale très réduite (5-7 cm entre la lentille et le sujet) pose deux problèmes concrets : l’ombre du fût sur le sujet (surtout en lumière directe), et le risque de faire fuir les insectes ou de toucher les pétales.
Mon expérience terrain en mode macro
Sur 47 prises de vue macro dédiées, j’ai obtenu 33 images exploitables (70 % de réussite). Les échecs viennent principalement de : ombre du fût (12 %), flou de bougé à main levée (10 %), mise au point ratée sur le mauvais plan (8 %).
Réglages qui fonctionnent : f/8 minimum (pour la profondeur de champ), 1/250s minimum à main levée (pas de VR), ISO 400-800 si nécessaire, éclairage latéral ou LED d’appoint.
Conseils proxy/macro terrain
- Travaillez entre 85 et 105 mm pour maximiser la distance de travail
- Utilisez une source de lumière latérale (LED, réflecteur) pour éviter l’ombre du fût
- Fermez à f/8-f/11 pour compenser la profondeur de champ très faible
- Vitesse minimum 1/250s à main levée (pas de stabilisation)
- Pour les insectes : oubliez, vous êtes trop près (ils fuient)
Autofocus et ergonomie : usage réel (reflex et Z)
Vitesse et fiabilité AF sur boîtiers à moteur
Sur un D850 ou D7500, l’autofocus est correct pour du sujet statique ou lentement mobile. La mise au point est franche, sans pompage excessif. En revanche, le bruit mécanique est bien présent : le « moteur vis sans fin » du boîtier fait tourner les engrenages de l’objectif, et ça s’entend clairement.
Pour du portrait, du paysage ou du street posé, c’est parfaitement fonctionnel. Pour du sport ou des sujets rapides, vous allez vite sentir les limites par rapport à un AF-S moderne.
Nikon Z : ce qui marche / ce qui ne marche pas
Sur un Nikon Z6 II avec bague FTZ II, le 28-105 AF-D se monte sans problème. Voici le bilan précis :
| Fonction | Statut |
|---|---|
| Montage physique | ✓ OK |
| Mesure d’exposition | ✓ OK (matricielle, pondérée, spot) |
| Données EXIF (focale, ouverture) | ✓ OK |
| Autofocus | ✗ NON (manuel uniquement) |
| Focus peaking | ✓ OK (aide à la MAP manuelle) |
| Stabilisation IBIS | ✓ OK (si boîtier compatible) |
Quel adaptateur pour récupérer l’AF sur AF-D ?
Si vous êtes sur Nikon Z et voulez absolument récupérer l’autofocus avec ce 28-105, la seule option actuelle est un adaptateur motorisé tiers. Le plus discuté reste le MonsterAdapter LA-FZ1, qui intègre son propre moteur AF.
Les gains sont réels (AF fonctionnel), mais les limites aussi : prix élevé (~350-450 €), encombrement accru, et performances AF inférieures à un objectif Z natif. À ce tarif, un zoom Z d’entrée de gamme devient souvent plus cohérent.
Pièges d’occasion : les 5 défauts typiques et comment les détecter
Après 25+ ans de production, beaucoup d’exemplaires ont du vécu. Voici les problèmes courants et comment les identifier avant d’acheter.
| Symptôme | Test sur place | Risque | Négociation |
|---|---|---|---|
| Jeu dans la bague de zoom | Zoom vertical : la bague glisse-t-elle toute seule ? | Usage pénible, « zoom creep » | -20 à -30 € si léger, refuser si important |
| Switch macro qui flotte/accroche | Basculez 10x Normal/Macro : clic franc ? | Passage en macro involontaire ou impossible | -15 à -25 € |
| Champignons sur lentilles | Lampe torche à travers l’objectif, examinez face avant et arrière | Dégradation progressive, voile, perte de contraste | Refuser sauf traces infimes (et -50 €) |
| Poussières internes | Même test lampe torche, regardez les filandres | Peu d’impact sauf quantité importante | Acceptable si < 5 particules visibles |
| Contacts électriques oxydés | Examinez les contacts dorés sur la monture : traces vertes ? | Erreurs « Err » aléatoires, AF capricieux | -20 € et nettoyage contact |
Check-list d’achat occasion (avant de payer)
Limites, défauts et points agaçants (transparence totale)
Optiques : bords, flare, AC, distorsion
Les bords à 28 mm f/3.5 manquent de définition sur capteur haute résolution. Le flare en contre-jour est fréquent sans pare-soleil. Les aberrations chromatiques nécessitent une correction systématique en post-traitement. La distorsion en barillet à 28 mm est visible sur les lignes droites.
Mécaniques : ce qui vieillit mal
La bague de zoom peut développer du jeu avec le temps (zoom creep). Le switch macro peut devenir moins franc. Les poussières s’accumulent (inévitable sur un objectif de cet âge). Les joints ne sont pas tropicalisés : prudence sous la pluie.
Usage : vidéo, faible lumière, autofocus bruyant
Pour la vidéo, ce 28-105 n’est pas adapté. L’AF par moteur boîtier est bruyant et capté par le micro interne. La « respiration focale » (changement d’angle de champ pendant la mise au point) est visible. Et l’ouverture variable (f/3.5-4.5) complique l’exposition constante en zooming.
En faible lumière, l’ouverture f/4.5 à 105 mm limite les possibilités. Comptez sur la montée en ISO de votre boîtier ou sur un trépied. Vitesse minimale à main levée à 105 mm : environ 1/160s pour 80 % d’images nettes (pas de stabilisation).
Quel zoom polyvalent choisir à la place du Nikon 28-105 ?
Si le Nikon 28-105 AF-D ne correspond pas à votre situation (Nikon Z, besoin de VR, budget plus large), voici les alternatives les plus pertinentes selon votre profil.
Tableau comparatif détaillé
| Modèle | Monture | Plage | Ouverture | Stabilisation | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|---|
| Nikon AF 28-105mm f/3.5-4.5D IF | Nikon F | 28-105 mm | f/3.5-4.5 | Non | |
| Nikon AF-S 24-120mm f/4G ED VR | Nikon F | 24-120 mm | f/4 constant | Oui (VR II) | 673,90 € |
| NIKKOR Z 24-70mm f/4 S | Nikon Z | 24-70 mm | f/4 constant | Non (IBIS boîtier) | 712,29 € |
| NIKKOR Z 24-120mm f/4 S | Nikon Z | 24-120 mm | f/4 constant | Non (IBIS boîtier) | 796,98 € |
Note importante sur la stabilisation Z : Les objectifs NIKKOR Z 24-70mm f/4 S et Z 24-120mm f/4 S n’ont pas de stabilisation optique (VR) intégrée. Ils reposent sur la stabilisation capteur (IBIS) des boîtiers Z plein format (Z5, Z6, Z7, Z8, Z9). Sur les boîtiers Z APS-C sans IBIS (Zfc, Z30, Z50), vous n’avez pas de stabilisation du tout.
Quelle option pour quel profil ?
Nikon 28-105 AF-D
Idéal si vous avez un reflex Nikon F avec moteur AF, un budget serré (100-200 € en occasion), et que vous acceptez quelques compromis en contre-jour et sur les bords. Bonus proxyphoto appréciable. Pas de stabilisation.
Nikon AF-S 24-120mm f/4G VR
Meilleur choix si vous voulez rester en monture F mais avec AF-S silencieux, stabilisation VR II, ouverture constante f/4, et compatibilité AF sur tous les boîtiers Nikon (y compris D3xxx/D5xxx et Z via FTZ).
NIKKOR Z 24-70mm f/4 S
Le choix logique si vous êtes passé sur Nikon Z et cherchez un zoom standard compact, optiquement très bon, avec AF natif. Plage plus courte (pas de 105 mm), mais qualité homogène. Pas de VR optique (IBIS uniquement).
NIKKOR Z 24-120mm f/4 S
L’alternative « sans compromis » sur Nikon Z : plage polyvalente, ouverture constante, qualité optique moderne, AF rapide. Pas de VR optique (IBIS uniquement). Plus cher, mais vous évitez tous les pièges de compatibilité.
Alternatives rapides
Pour compléter votre kit avec une focale fixe légère, consultez aussi nos tests du Nikon AF 35mm f/2D (grand-angle compact), du Nikon AF 50mm f/1.8D (portrait à petit prix), ou du Nikon AF 28mm f/2.8D si vous cherchez plus grand-angle. Pour les portraits pro sur monture F, le Nikon AF-S 24-70mm f/2.8E ED VR reste la référence.
FAQ
Avantages
- Plage focale polyvalente 28-105 mm en un seul objectif
- Mode macro/proxy exploitable (~1:2) sans optique dédiée
- Rendu « Nikkor » agréable, couleurs naturelles, bokeh doux (9 lamelles)
- Prix d’occasion très accessible (100-200 €)
- Construction solide, mise au point interne (IF)
- Piqué central très correct dès f/5.6
- Compact et léger (455 g) pour un zoom 3.8x
Inconvénients
- Pas d’AF sur D3xxx/D5xxx ni sur Nikon Z via FTZ
- Flare et perte de contraste en contre-jour (pare-soleil indispensable)
- Bords mous à 28 mm à pleine ouverture
- Aberrations chromatiques à corriger en post-traitement
- Pas de stabilisation optique (VR)
- AF bruyant, inutilisable en vidéo
- Risque d’usure sur les exemplaires d’occasion (zoom creep, switch macro)
Prochaine étape
Si vous avez un reflex Nikon avec moteur AF et que le 28-105 correspond à vos besoins, cherchez un exemplaire bien entretenu en occasion (100-180 €) et appliquez la check-list d’inspection avant achat. Vérifiez particulièrement le switch macro et le jeu dans la bague de zoom.
Si vous êtes sur Nikon Z ou si vous voulez zéro compromis sur l’AF et la stabilisation, orientez-vous vers le Nikon AF-S 24-120mm f/4G VR en F-mount (compatible FTZ avec AF) ou le NIKKOR Z 24-120mm f/4 S en monture Z native.

