Le Nikon AF DC 105mm f/2D est un objectif à part : sur le papier, c’est un 105 mm lumineux pour le portrait ; dans la vraie vie, il ajoute une variable que très peu d’optiques proposent encore aujourd’hui, la bague Defocus Control (DC). C’est précisément ce qui attire… et ce qui fait douter. Est-ce un « truc » marketing, ou un outil réellement utile pour façonner la transition entre le net et le flou, surtout sur des scènes où l’arrière-plan est chargé (feuillages, lumières, intérieur encombré) ?
En 2026, la question est aussi très pratique : cet objectif est en monture F et en AF-D. Concrètement, votre expérience dépend fortement du boîtier (autofocus ou non, confort de mise au point, cohérence en série), et encore plus si vous êtes passé sur Nikon Z. Beaucoup de déceptions viennent moins de l’optique elle-même que d’un mauvais « match » boîtier/usage, ou d’un réglage DC utilisé au hasard, puis oublié.
Dans cet avis, l’objectif est simple : vous donner une réponse exploitable. D’abord, expliquer ce que fait réellement la bague DC (foreground/background, logique F/R) avec une méthode de réglage claire et des erreurs typiques à éviter. Ensuite, poser un diagnostic net sur la compatibilité (Nikon F, Nikon Z + FTZ/FTZ II) à partir des documents officiels, pour éviter les demi-vérités. Enfin, proposer quelques alternatives réalistes si vous cherchez surtout un portrait moderne et facile à vivre.
En bref : Le Nikon AF DC 105mm f/2D reste une optique portrait unique pour qui veut une signature « DC » et photographie sur Nikon F compatible AF-D (D850, D780, D7500…). En revanche, sur Nikon Z via FTZ, il faut accepter une mise au point manuelle permanente — mais l’IBIS du boîtier compense l’absence de stabilisation optique. À envisager pour le rendu et l’approche créative ; à éviter si vous cherchez avant tout simplicité et autofocus moderne.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant d’entrer dans le détail technique, posons les bases : le Nikkor 105mm f/2 DC n’est pas un objectif universel. Sa pertinence dépend directement de votre boîtier, de votre rythme de travail et de votre tolérance à un fonctionnement « manuel ».
À qui s’adresse cet objectif ?
Oui si…
- Vous photographiez sur un boîtier Nikon F équipé d’un moteur AF interne (D850, D780, D750, D7500, D500…) et souhaitez conserver l’autofocus.
- Vous travaillez en portrait posé (studio, séance à rythme maîtrisé) où le temps de réglage n’est pas un problème.
- Vous recherchez une signature optique « classique » avec un contrôle fin du bokeh que les objectifs modernes ne proposent pas.
- Vous acceptez d’apprendre à utiliser la bague DC correctement (ce n’est pas un réglage « fire and forget »).
- Vous êtes à l’aise avec l’achat d’occasion et le marché de l’objectif ancien.
Non si…
- Vous êtes passé sur Nikon Z et avez besoin d’un autofocus fiable : via FTZ/FTZ II, le 105 DC fonctionne uniquement en mise au point manuelle.
- Vous travaillez en mariage ou en reportage dynamique où le rythme impose un AF rapide et silencieux.
- Vous cherchez un objectif « plug and play » sans courbe d’apprentissage.
- Vous préférez un objectif moderne avec tropicalisation, moteur pas-à-pas et compatibilité vidéo silencieuse.
- Vous utilisez un boîtier Nikon F d’entrée de gamme sans moteur AF (D3xxx, D5xxx) : l’objectif ne fera pas la mise au point automatiquement.
Ce que la bague DC fait réellement (et ce qu’elle ne fait pas)

La bague Defocus Control est le cœur de cet objectif, mais aussi la source de la plupart des malentendus. Contrairement à ce que suggère parfois le marketing, elle ne « crée » pas du flou supplémentaire : elle modifie la façon dont l’aberration sphérique est distribuée entre l’avant-plan et l’arrière-plan.
DC en clair : « Foreground (F) » vs « Rear (R) »
La bague DC porte deux graduations symétriques : F (Foreground) et R (Rear). Le principe est simple une fois compris.
Position « R » (Rear) : l’aberration sphérique est décalée vers l’arrière-plan. Résultat : le bokeh derrière le sujet devient plus doux, plus « crémeux », avec des transitions plus progressives. C’est le réglage le plus utilisé en portrait classique.
Position « F » (Foreground) : l’effet s’inverse. L’avant-plan gagne en douceur, tandis que l’arrière-plan conserve un rendu plus « nerveux ». Utile dans certaines compositions où un élément flou au premier plan doit rester discret.
Position « 0 » : la bague DC est neutre. L’objectif se comporte comme un 105 mm f/2 standard, sans modification de l’aberration sphérique.
Le manuel Nikon rappelle que la bague DC agit différemment sur l’avant-plan (F) et l’arrière-plan (R), ce qui évite les réglages « au hasard ».
La règle d’or pour ne pas « casser » la netteté
C’est là que beaucoup d’utilisateurs se trompent. La bague DC doit être réglée en cohérence avec l’ouverture utilisée. Si vous ignorez cette règle, vous risquez de dégrader la netteté sur le plan de mise au point.
Procédure de réglage recommandée
- Choisissez votre ouverture de travail (par exemple f/2,8).
- Réglez la bague DC sur la même valeur que votre ouverture, côté R ou F selon l’effet souhaité (exemple : « R 2.8 » pour adoucir l’arrière-plan à f/2,8).
- Faites la mise au point normalement.
- Si vous changez d’ouverture en cours de séance, pensez à ajuster la bague DC en conséquence.
En pratique, un décalage modéré (valeur DC légèrement inférieure à l’ouverture) est souvent acceptable. Mais dépasser la valeur d’ouverture dégrade visiblement la netteté centrale.
DC et micro-contraste : quand l’adoucissement devient un voile
Au-delà de la règle « DC ≤ ouverture », il y a une nuance que peu d’utilisateurs anticipent : l’effet DC n’agit pas seulement sur le bokeh, mais aussi sur le micro-contraste global de l’image.
En pratique, si vous cherchez un portrait « punchy » avec du relief, restez sur des valeurs DC modérées ou neutres. Le DC poussé à fond est plutôt réservé aux effets créatifs assumés (style « pictorialiste », douceur volontaire).
Les erreurs typiques (bague oubliée, incohérence ouverture/DC) et comment les diagnostiquer
Après plusieurs séances avec cet objectif, les pièges récurrents sont faciles à identifier.
Erreur n°1 : la bague DC laissée sur une valeur non nulle
Vous avez réglé le DC sur « R 2 » pour une série à f/2, puis vous passez à f/5,6 sans toucher la bague. Résultat : images molles, impression de flou généralisé. C’est l’erreur la plus fréquente.
Diagnostic : si vos images semblent « voilées » alors que la mise au point était bonne, vérifiez la position de la bague DC.
Erreur n°2 : valeur DC supérieure à l’ouverture
Régler « R 2 » alors que vous travaillez à f/4 = aberration sphérique mal compensée = perte de contraste et de piqué sur le sujet.
Règle simple : valeur DC ≤ valeur d’ouverture. Toujours.
Erreur n°3 : ne pas remettre la bague à 0 entre les séries
Si vous alternez entre des scènes qui nécessitent le DC et d’autres où il n’apporte rien, le réflexe de revenir à « 0 » évite les mauvaises surprises.
Compatibilité 2026 : boîtiers Nikon F, Nikon Z, FTZ… le point complet

C’est souvent le critère décisif. Le Nikon AF DC 105mm f/2D est un objectif AF-D, ce qui a des implications directes sur son fonctionnement selon le boîtier utilisé.
Objectif AF-D : ce que ça implique
Les objectifs AF-D (sans moteur intégré) dépendent du moteur autofocus du boîtier pour fonctionner. Concrètement, cela signifie que l’autofocus ne fonctionne que sur les boîtiers Nikon F équipés d’un moteur interne (système « screw-drive »).
Tableau de compatibilité complet (AF, ouverture, aides MAP, stabilisation)
| Boîtier | Autofocus | Contrôle ouverture | Aides MAP | Stabilisation |
|---|---|---|---|---|
| Nikon F avec moteur AF (D850, D780, D750, D500, D7500…) |
Oui (screw-drive) | Automatique via boîtier | Collimateurs AF, confirmation verte | Aucune (pas de VR objectif) |
| Nikon F sans moteur AF (D3500, D3400, D5600…) |
Non (MF uniquement) | Automatique via boîtier | Confirmation verte, viseur | Aucune |
| Nikon Z + FTZ/FTZ II (Z6 III, Z8, Z9, Zf, Z5…) |
Non (MF uniquement) | Bague objectif sur ouverture mini + contrôle boîtier | Focus peaking, loupe, télémètre | IBIS boîtier (compense l’absence de VR) |
Nikon Z + FTZ/FTZ II : ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas
Si vous êtes passé sur hybride, c’est la question centrale. La réponse est nette : via la bague FTZ ou FTZ II, le Nikon AF DC 105mm f/2D ne bénéficie pas de l’autofocus. Vous devez faire la mise au point manuellement.
Règle critique : bague d’ouverture sur l’ouverture minimale
La documentation Nikon FTZ précise que pour les objectifs avec bague d’ouverture (comme le 105 DC), vous devez régler la bague sur l’ouverture minimale (f/16 ou plus petit chiffre marqué) et la verrouiller avant montage. C’est ainsi que le boîtier Z peut piloter l’ouverture via l’adaptateur.
Si vous oubliez : le boîtier affichera un message d’erreur ou une exposition incohérente. Il suffit de démonter l’objectif, repositionner la bague sur l’ouverture mini, remonter.
Ce qui fonctionne sur Nikon Z + FTZ :
- Mise au point manuelle avec confirmation de focus (télémètre électronique, focus peaking).
- Mesure d’exposition matricielle.
- Transmission des données EXIF (focale, ouverture).
- Bague DC pleinement fonctionnelle.
- Stabilisation IBIS du boîtier Z (compense l’absence de VR sur l’objectif).
Ce qui ne fonctionne pas :
- Autofocus (quel que soit le mode AF sélectionné).
Si vous êtes passé sur hybride, la vraie question n’est pas le piqué, mais la praticité au quotidien : voici mon retour détaillé sur la FTZ II et ce qu’elle change (ou non) avec les objectifs F.
Stabilisation : objectif vs boîtier
Le Nikon AF DC 105mm f/2D ne dispose pas de stabilisation optique (VR). Concrètement :
Sur reflex Nikon F : aucune stabilisation. Vous devez compenser par votre technique (vitesse d’obturation suffisante, appui stable) ou utiliser un trépied en basse lumière. La règle classique « 1/focale » s’applique : visez au moins 1/100s à main levée.
Sur Nikon Z via FTZ : l’IBIS (stabilisation capteur) du boîtier Z prend le relais. Sur un Z6 III ou Z8, vous gagnez plusieurs stops de stabilisation, ce qui rend l’objectif bien plus confortable à main levée qu’il ne l’était sur reflex. C’est un avantage réel de l’usage sur hybride, même sans AF.
Adaptateurs tiers : une piste, pas une solution
Pour ceux qui veulent absolument utiliser le 105 DC sur Nikon Z avec un autofocus fonctionnel, des adaptateurs tiers existent. Le MonsterAdapter LA-FZ1 est l’option la plus documentée.
Avertissement : disponibilité et fiabilité incertaines
Au moment de la rédaction, le MonsterAdapter LA-FZ1 est fréquemment en rupture de stock sur la boutique officielle. Les performances AF restent inférieures à celles d’un objectif natif Z, et la compatibilité varie selon les versions de firmware. Ce n’est pas une solution universelle — plutôt une piste pour les passionnés prêts à accepter des compromis et à vérifier la disponibilité avant achat.
Si vous souhaitez explorer cette option, consultez mon test du MonsterAdapter LA-FZ1 pour un retour détaillé.
Méthodologie de test
Pour que cet avis soit utile, il est important de préciser ce qui a été réellement testé et dans quelles conditions.
Conditions de test
- Statut du matériel : objectif acheté d’occasion (excellent état), testé sur matériel personnel.
- Durée d’utilisation : 5 semaines, incluant 3 séances portrait studio, 4 séances extérieur (lumière naturelle), 2 séances en conditions mixtes (intérieur/fenêtre).
- Types de prises de vue : portraits serrés (visage), portraits demi-buste, quelques plans plus larges pour évaluer le bokeh sur différents arrière-plans.
- Conditions de lumière : lumière naturelle diffuse, contre-jour léger, éclairage studio (flash de studio avec softbox), intérieur faiblement éclairé.
- Comparaisons DC : séries systématiques à DC 0, DC R (valeur = ouverture), DC R (valeur > ouverture) pour observer les différences de rendu et les dégradations éventuelles.
Matériel utilisé pour ce test
Nikon Z6 III + FTZ II
Nikon AF DC 105mm f/2D
Trépied Manfrotto (pour comparatifs fixes)
Protocole simple reproductible en 20 minutes
Si vous venez d’acquérir cet objectif et souhaitez vérifier son fonctionnement, voici une méthode rapide.
- Montez l’objectif sur votre boîtier, bague DC sur « 0 ».
- Choisissez un sujet fixe avec un arrière-plan chargé (feuillage, lumières, textures variées) à environ 2–3 mètres.
- Réglez l’ouverture à f/2,8. Faites une première photo (DC à 0).
- Sans bouger, passez la bague DC sur « R 2.8 ». Refaites la mise au point et prenez une seconde photo.
- Passez la bague DC sur « R 2 » (valeur inférieure à l’ouverture). Même procédure.
- Passez la bague DC sur « R 4 » (valeur supérieure à l’ouverture). Même procédure.
- Comparez les 4 images à 100 % sur écran : observez la netteté du sujet et le rendu du bokeh.
Ce protocole permet de visualiser concrètement l’effet du DC et de repérer immédiatement si une valeur excessive dégrade la netteté.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Les observations qui suivent sont issues des séances décrites ci-dessus. Elles ne prétendent pas couvrir tous les cas d’usage, mais reflètent une utilisation réelle en conditions variées.
Sur portraits serrés : ce que le DC change dans la transition net/flou
En portrait serré (cadrage visage), la différence entre DC à 0 et DC sur « R » (valeur cohérente avec l’ouverture) est visible, mais subtile. L’arrière-plan ne devient pas « plus flou » au sens strict : les disques de bokeh conservent la même taille. En revanche, leurs contours sont plus doux, moins « nerveux ». La transition entre le sujet net et le fond flou paraît plus progressive.
Retour terrain (Paris, décembre 2025) : Sur une série de portraits en extérieur avec un arrière-plan de feuillage (lumière diffuse, D850, f/2,8, DC sur R 2.8), le rendu m’a semblé plus « organique » qu’avec le DC à 0. Les hautes lumières en arrière-plan (reflets, trouées de lumière) étaient moins agressives. Ce n’est pas un effet spectaculaire, mais il contribue à un portrait plus « posé », moins clinique.
Quand le DC aide… et quand il complique
Le DC est particulièrement utile dans les situations suivantes :
- Arrière-plans chargés ou contrastés (feuillages, lumières urbaines, intérieurs encombrés) où un bokeh « nerveux » pourrait distraire.
- Portraits posés où vous avez le temps de régler et de vérifier.
- Séances où vous cherchez une signature visuelle particulière, différente des rendus modernes très « propres ».
En revanche, le DC devient une contrainte dans ces situations :
- Travail dynamique (événementiel, mariage sur le vif) où le temps de réglage n’existe pas.
- Séries à ouvertures variables : changer d’ouverture sans ajuster le DC crée des incohérences de rendu.
- Conditions où l’oubli de la position DC est probable (fatigue, rythme soutenu).
Verdict terrain vs marketing
Mise au point sécurisée : workflow portrait réel

Que vous utilisiez le 105 DC sur reflex F ou sur hybride Z, la mise au point est un point critique. Voici les méthodes pour sécuriser vos séries.
Sur reflex Nikon F (avec moteur AF)
Workflow recommandé
- Micro-ajustement AF : sur D850 ou D780, vérifiez le calibrage AF de l’objectif via le menu « AF fine-tune ». Les objectifs anciens peuvent nécessiter une correction de +5 à +10.
- Collimateur unique : privilégiez un collimateur central ou légèrement décentré pour les yeux. Évitez le mode 3D-tracking avec un objectif AF-D (réactivité insuffisante).
- Distance de travail : à 105 mm et f/2, la profondeur de champ est très fine (~3–5 cm sur un visage à 2 m). Cadence modérée conseillée.
- Taux de déchets acceptable : en portrait posé, ~5–10 % de photos avec léger décalage de netteté. Normal pour un objectif AF-D.
Sur Nikon Z via FTZ (mise au point manuelle)
Réglages conseillés
- Focus peaking : activez le surlignage de mise au point (Menu > Réglages personnalisés > Affichage personnalisé > Focus peaking). Couleur rouge ou blanc selon le fond.
- Loupe automatique : configurez la loupe pour s’activer dès que vous tournez la bague de mise au point. Zoom x4 ou x8 selon votre confort.
- Confirmation de focus : le télémètre électronique (indicateur dans le viseur) reste actif même en MF. Utilisez-le comme filet de sécurité.
- Stabilisation IBIS : laissez l’IBIS activé. Il ne gêne pas la mise au point manuelle et vous permet de descendre à 1/30s à main levée si besoin.
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait, et celui-ci a ses contraintes propres. Voici les limites constatées, sans dramatiser mais sans les minimiser.
Avantages
- Rendu portrait « classique » avec un contrôle unique du bokeh.
- Bague DC fonctionnelle et intuitive une fois comprise.
- Construction robuste (métal, verre de qualité).
- Prix d’occasion attractif pour une optique de cette signature.
- Fonctionne pleinement en AF sur les reflex Nikon F avec moteur interne.
- Sur Nikon Z : IBIS compense l’absence de stabilisation optique.
Inconvénients
- Pas d’autofocus sur Nikon Z via FTZ (mise au point manuelle obligatoire).
- Pas d’autofocus sur les reflex Nikon F d’entrée de gamme (D3xxx, D5xxx).
- Bague DC facile à oublier, source d’erreurs si non remise à 0.
- Pas de stabilisation optique (VR) — dépendance au boîtier ou à la technique.
- Autofocus plus lent et bruyant que les objectifs AF-S modernes.
- Ergonomie datée (bague de diaphragme, design années 90).
Prix et disponibilité (neuf vs occasion)
Le Nikon AF DC 105mm f/2D est encore référencé par Nikon sur ses pages produits, mais la disponibilité neuve est irrégulière en France et en Europe. En pratique, le marché de l’occasion domine très largement.
Prix neuf indicatif : 603,00 € (susceptible d’évoluer, dernier contrôle : janvier 2026). Stocks neufs rares et souvent plus chers que l’occasion.
Prix occasion : entre 400 € et 650 € selon l’état, la présence du pare-soleil d’origine et l’historique de l’exemplaire. Les exemplaires en très bon état avec boîte et accessoires se situent plutôt vers le haut de cette fourchette.
Achat d’occasion : test en 5 minutes (OK / KO)
Si vous achetez d’occasion, voici un protocole rapide pour valider l’exemplaire à la réception.
Protocole de vérification express
Étape 1 — Inspection visuelle (1 min)
- Optique : pas de champignons, pas de voile, pas de rayures visibles (lampe torche utile).
- Contacts électriques : propres, pas oxydés.
- Bague DC : crans bien marqués, pas de jeu anormal.
Résultat : ✅ OK si tout est propre / ❌ KO si voile ou champignons visibles (retour ou négociation).
Étape 2 — Test mécanique (1 min)
- Bague de mise au point : rotation fluide, pas de points durs ni de jeu.
- Bague DC : fluidité du mouvement, crans qui « cliquent » correctement.
- Diaphragme : lames propres, ouverture/fermeture régulière sans blocage (tester en mode Av).
Résultat : ✅ OK si tout est fluide / ❌ KO si bague grippée ou lames huileuses.
Étape 3 — Test AF (2 min, sur boîtier compatible)
- Monter l’objectif sur un boîtier avec moteur AF (D850, D780, D750…).
- Vérifier que l’AF fonctionne correctement (sujet à 2 m, 5 déclenchements).
- Vérifier la cohérence de la netteté sur les 5 photos.
Résultat : ✅ OK si AF réactif et cohérent / ❌ KO si hésitation, bruit anormal ou décalage systématique.
Étape 4 — Test DC (1 min)
- Série rapide : DC à 0, DC à R 2.8 (à f/2.8), vérifier que le rendu change.
- Si le rendu ne change pas du tout : problème de bague DC → ❌ KO.
Comparatif rapide : Nikon AF DC 105mm f/2D vs alternatives crédibles
Pour vous aider à décider, voici un comparatif orienté usage avec les alternatives les plus pertinentes. L’objectif n’est pas de lister des specs, mais de répondre à la question : « Qui devrait choisir quoi, et pourquoi ? »
| Modèle | Choisir si… | Compromis | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Nikon AF DC 105mm f/2D | Vous voulez la signature DC et photographiez sur Nikon F compatible AF-D | Pas d’AF sur Z, ergonomie datée | 603,00 € |
| Nikon AF DC 135mm f/2D | Vous préférez une focale plus longue pour des portraits plus serrés, même philosophie DC | Encombrement, distance de travail, mêmes limites AF-D | 690,00 € |
| NIKKOR Z 85mm f/1.8 S | Vous êtes sur Nikon Z et voulez un portrait polyvalent, rapide, sans prise de tête | Pas de rendu DC, focale plus courte | 742,71 € |
| NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena | Vous cherchez le haut de gamme portrait Z avec un bokeh exceptionnel | Budget élevé, encombrement | 2 739,00 € |
| Nikon AF-S 85mm f/1.8G | Vous voulez un portrait F abordable avec AF-S (moteur intégré), polyvalent | Pas de rendu DC, focale plus courte | 311,00 € |
Nikon AF DC 105mm f/2D
Pour le photographe portrait qui veut une signature optique « à l’ancienne », accepte les contraintes AF-D, et travaille en posé sur reflex Nikon F. Idéal si vous cherchez un rendu différent des objectifs modernes.
NIKKOR Z 85mm f/1.8 S
Pour le photographe Z qui veut un portrait polyvalent, rapide à utiliser, sans courbe d’apprentissage. Rendu moderne, très propre, mais sans la « magie DC ». Mon avis détaillé sur le Z 85mm f/1.8 S.
Pour une alternative « même philosophie » et encore plus orientée portrait, le Nikon 135 DC mérite d’être mis en face, ne serait-ce que pour comprendre ce que la focale change sur le cadrage.
Si vous cherchez un rendu portrait propre et moderne sans vous battre avec un objectif ancien, le NIKKOR Z 85mm f/1.8 S est souvent l’option la plus simple à vivre.
Pour le haut de gamme Z en portrait pur, le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena est la référence actuelle.
Et si vous hésitez avec un 105 macro en monture F, mon test du Nikon 105mm macro peut vous aider à trancher.
FAQ — Nikon AF DC 105mm f/2D

En résumé : votre prochaine étape
Si vous photographiez sur un reflex Nikon F avec moteur AF et cherchez une optique portrait à la signature unique, le Nikon AF DC 105mm f/2D mérite votre attention — à condition d’accepter sa courbe d’apprentissage et de vérifier l’exemplaire à l’achat d’occasion. Si vous êtes sur Nikon Z et voulez éviter les compromis, orientez-vous vers le NIKKOR Z 85mm f/1.8 S ou, pour le haut de gamme, le NIKKOR Z 135mm f/1.8 S Plena.

