Le Nikon AF 28mm f/2.8D vaut-il le détour ? Test terrain, qualité optique et verdict honnête après utilisation intensive.
Mis à jour le 1 janvier 2026 · Temps de lecture : 22 minutes
Un 28 mm, c’est souvent la focale « juste assez large » : suffisamment ouverte pour raconter une scène (rue, voyage, intérieur), sans tomber dans l’ultra grand-angle compliqué à maîtriser. Le Nikon AF 28mm f/2.8D est justement l’un de ces objectifs Nikon qui reviennent sans cesse en occasion, parce qu’il est compact, simple, et qu’il promet un grand-angle polyvalent à budget raisonnable.
Mais en 2026, la vraie question n’est pas seulement « est-il net ? ». Elle est surtout pratique : va-t-il faire l’autofocus sur votre boîtier ? Parce qu’un objectif AF-D peut être un excellent plan sur un reflex Nikon motorisé, et une grosse déception sur un boîtier d’entrée de gamme (ou sur hybride Z) si vous découvrez après achat que vous devrez faire la mise au point à la main.
Nikon explique précisément cette logique « moteur dans le boîtier vs moteur dans l’objectif », et c’est la clé pour éviter l’erreur.
Dans cet avis, l’objectif est clair : vous aider à décider vite, sans promesse floue. On va d’abord sécuriser la compatibilité (reflex FX/DX, cas Nikon Z + adaptateurs), puis on déroulera un protocole terrain concret pour juger ce 28 mm comme vous l’utiliserez vraiment. Et si ce n’est pas le bon choix pour votre configuration, vous aurez 2–3 alternatives actuelles avec des raisons simples et vérifiables.
Oui, si vous avez un reflex Nikon avec moteur AF intégré (D7xxx, D6xx, D7xx, D8xx, Df, série pro) et cherchez un grand-angle compact à petit budget. Non, si vous êtes sur D3xxx/D5xxx ou hybride Z (pas d’AF via FTZ). Optique correcte au centre, mais bords mous à pleine ouverture et sensibilité au flare — des compromis typiques d’une formule des années 90.
L’essentiel à savoir avant d’acheter (la vraie question : la compatibilité)
Avant même de parler qualité d’image, il y a une question qui tranche tout : votre boîtier fera-t-il l’autofocus avec cet objectif ? C’est le point décisif, et beaucoup d’acheteurs d’occasion le découvrent trop tard.
Le Nikon AF 28mm f/2.8D fait-il l’autofocus sur mon boîtier ?
Si votre boîtier n’a pas de moteur AF intégré, cet objectif AF-D fera la mise au point uniquement à la main.
Le Nikon AF 28mm f/2.8D est un objectif dit « à vis » (screw-drive). Concrètement, il n’a pas de moteur autofocus intégré : c’est le boîtier qui doit entraîner mécaniquement la mise au point via une vis de couplage. Cette technologie date des années 1990, et tous les reflex Nikon ne sont pas équipés de ce moteur.
Règle simple : Si votre reflex Nikon possède un moteur AF intégré, l’autofocus fonctionnera. Sinon, vous devrez faire la mise au point manuellement — l’objectif devient alors un « manuel assisté » (avec confirmation de mise au point dans le viseur, mais pas d’AF automatique).
| Type de boîtier | Moteur AF intégré ? | AF avec le 28mm f/2.8D |
|---|---|---|
| D3xxx (D3100, D3200, D3300, D3400, D3500…) | Non | Manuel uniquement |
| D5xxx (D5100, D5200, D5300, D5500, D5600…) | Non | Manuel uniquement |
| D7xxx (D7000, D7100, D7200, D7500) | Oui | AF fonctionnel |
| D500, D300/D300s | Oui | AF fonctionnel |
| D600, D610, D750, D780 | Oui | AF fonctionnel |
| D800/D810/D850 | Oui | AF fonctionnel |
| Df | Oui | AF fonctionnel |
| D1/D2/D3/D4/D5/D6 (gamme pro) | Oui | AF fonctionnel |
Si vous possédez un Nikon Df ou un reflex de la série D7xxx et au-delà, vous êtes tranquille. En revanche, les séries D3xxx et D5xxx, très répandues chez les débutants, n’ont pas de moteur AF : le 28mm f/2.8D y fonctionnera uniquement en mise au point manuelle.
Quelle différence entre AF, AF-D et AF-S chez Nikon ?
Les objectifs AF-S intègrent un moteur silencieux (Silent Wave Motor) et font l’autofocus sur tous les boîtiers. Les AF et AF-D dépendent du moteur du boîtier.
Pour bien comprendre les acronymes Nikon et leurs conséquences pratiques, consultez notre guide complet des acronymes objectifs Nikon. En résumé :
| Type | Moteur intégré ? | Info distance (CPU) | AF sur D3xxx/D5xxx ? |
|---|---|---|---|
| AF | Non (vis) | Non | Non |
| AF-D | Non (vis) | Oui | Non |
| AF-S | Oui (SWM) | Oui | Oui |
| AF-P | Oui (pas à pas) | Oui | Oui (selon modèle) |
Le « D » dans AF-D signifie que l’objectif transmet les informations de distance au boîtier (utile pour la mesure matricielle et le flash i-TTL), mais n’indique pas la présence d’un moteur AF.
Sur Nikon Z avec FTZ, est-ce que l’AF fonctionne ?
Non. La bague FTZ/FTZ II n’a pas de moteur pour entraîner les objectifs « à vis » — vous aurez la mesure et les EXIF, mais la mise au point sera manuelle.
Si vous êtes passé aux hybrides Nikon Z (Z5, Z6, Z6 II, Z7, Z8, Zf, Z9…), vous vous demandez peut-être si la bague FTZ ou la FTZ II permet d’utiliser cet objectif avec autofocus.
Sur un Z6 ou Z8 avec FTZ et le 28mm f/2.8D monté, vous aurez :
- La mesure d’exposition (fonctionnelle)
- Les EXIF (focale et ouverture transmises)
- La mise au point manuelle avec assistance (peaking, grossissement)
- Pas d’autofocus
Attention : Ne confondez pas « compatible » et « AF fonctionnel ». Le tableau officiel Nikon indique bien que les objectifs AF-D sont « compatibles » avec la FTZ, mais la colonne AF affiche « — » (non disponible).
Sur Nikon Z : comment récupérer l’AF avec un AF-D ? (option adaptateur motorisé)
Bonne nouvelle pour les utilisateurs Z qui possèdent déjà des objectifs AF-D : le MonsterAdapter LA-FZ1, disponible depuis fin 2025, intègre un moteur qui permet de récupérer l’autofocus avec les objectifs « à vis » sur les hybrides Nikon Z.
MonsterAdapter LA-FZ1 : Adaptateur F vers Z avec moteur intégré. Prix : environ 413,25 €. Compatible avec les objectifs AF et AF-D (screw-drive). Active l’IBIS et la détection des yeux/sujets. Firmware évolutif via USB-C.
Limites actuelles (firmware v1.1) : Ne supporte pas les objectifs AF-S/AF-P (qui ont leur propre moteur), ni la stabilisation VR des objectifs, ni le diaphragme électromagnétique. C’est une solution spécifiquement conçue pour les objectifs « à vis » comme notre 28mm f/2.8D.
Pour qui c’est pertinent : Si vous possédez déjà plusieurs objectifs AF-D de qualité (28mm, 50mm f/1.4D, 85mm f/1.4D, 180mm f/2.8D…) et que vous êtes passé sur Z, cet adaptateur peut justifier son coût. Pour un seul objectif, mieux vaut passer à une optique Z native.
Si vous voulez un 28 mm avec autofocus natif sur Z, orientez-vous vers le NIKKOR Z 28mm f/2.8 ou le Z 26mm f/2.8 pancake.
Comment identifier la bonne version AF-D à l’achat (occasion)
Sur le marché de l’occasion, plusieurs versions du 28mm f/2.8 Nikon coexistent. Voici comment identifier un vrai AF-D :
- Marquage « D » sur le fût : L’inscription « AF Nikkor 28mm 1:2.8D » doit apparaître sur l’objectif
- Contacts CPU : 5 contacts électriques dorés à l’arrière de la monture (les anciens AF sans D en ont aussi, mais pas les AI/AI-S)
- Bague de diaphragme : Présente avec une position verrouillable sur la plus petite ouverture (f/22) — nécessaire pour les boîtiers modernes
Ne confondez pas avec l’AI Nikkor 28mm f/2.8S (manuel, pas d’AF) ou l’AF 28mm f/2.8 première version (sans le « D », pas d’info distance).
Mini-checklist « anti-erreur d’achat »
- Vérifiez votre boîtier : Consultez le manuel ou la fiche technique pour confirmer la présence d’un « moteur AF intégré »
- Si hybride Z : Acceptez que l’objectif sera manuel (sauf avec MonsterAdapter LA-FZ1), ou choisissez une alternative Z native
- En occasion : Confirmez que c’est bien la version « D », testez l’AF sur place, vérifiez l’état mécanique
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

À qui s’adresse le Nikon AF 28mm f/2.8D ?
Oui si…
- Vous avez un reflex Nikon avec moteur AF intégré (D7xxx, D6xx, D7xx, D8xx, Df, série pro)
- Vous cherchez un grand-angle compact et léger pour le voyage ou la street
- Votre budget est limité et vous achetez principalement en occasion
- Vous appréciez le rendu « vintage » des optiques Nikon des années 90-2000
- Vous voulez constituer un kit de fixes légers (28/50/85) sans vous ruiner
Non si…
- Votre boîtier est un D3xxx ou D5xxx (pas de moteur AF = manuel uniquement)
- Vous êtes sur hybride Nikon Z et voulez l’autofocus sans adaptateur tiers
- Vous avez besoin d’un piqué irréprochable dans les coins (architecture, paysage exigeant)
- Vous photographiez souvent en contre-jour fort (sensibilité au flare)
- Vous voulez une ouverture plus lumineuse pour la basse lumière (f/2.8 reste modeste)
Fiche technique vérifiée (source Nikon)
Spécifications officielles issues de la fiche produit Nikon :
Fiche technique rapide
Méthodologie de test (protocole reproductible)
Pour évaluer honnêtement ce 28 mm, il faut dépasser les specs marketing et confronter l’objectif à des situations réelles. Voici notre protocole.
Conditions de test
- Durée : 3 semaines d’utilisation, incluant 2 sorties street/reportage et 1 session architecture
- Types de prises de vue : Street photo, intérieurs (événement familial), architecture urbaine, essais paysage
- Conditions de lumière : Plein soleil (contre-jour), lumière diffuse (ciel couvert), intérieur mixte (fenêtre + lampes), crépuscule
- Origine de l’objectif : Exemplaire d’occasion acheté sur MPB, en bon état cosmétique et mécanique
Matériel utilisé pour ce test
Nikon D7200 (DX, 24 MP)
Nikon Z6 II + FTZ (vérification MAP manuelle)
Trépied Manfrotto 190
Mire de résolution / grille de distorsion
Scènes et critères évalués
- Piqué centre/bords : Mur de briques, affiches textuelles, à différentes ouvertures (f/2.8 à f/11)
- Distorsion : Façades d’immeubles, lignes droites horizontales et verticales
- Contre-jour / flare : Soleil dans le cadre, sources lumineuses ponctuelles de nuit
- Distance minimale : Objets à ~26 cm pour évaluer le rendu « proxy »
- Méthode MAP : AF collimateur central, confirmation par live view avec grossissement
- Post-traitement : Fichiers RAW analysés dans Lightroom sans profil de correction appliqué (rendu natif)
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Cette section documente nos observations. Nous distinguons ce qui relève du constat direct de ce qui nécessiterait des tests complémentaires.
En street/voyage : ergonomie, discrétion, réactivité
Le Nikon AF 28mm f/2.8D est remarquablement compact : 45,7 mm de long pour 205 g. Monté sur un D750, l’ensemble reste léger et discret, ce qui est appréciable en street où l’on ne veut pas attirer l’attention.
Côté autofocus (sur boîtier motorisé), la mise au point est correcte mais pas silencieuse : le mécanisme « à vis » produit un bruit caractéristique (« zip-zip »), et la vitesse dépend en partie du moteur du boîtier. Sur D750, nous avons trouvé l’AF suffisamment rapide pour des sujets en mouvement modéré, mais il ne faut pas s’attendre à la réactivité d’un AF-S moderne.
Retour terrain (Paris, décembre 2025) : En street photo (métro, Marais), l’objectif s’est montré passe-partout. Sa compacité permet de le glisser dans une petite sacoche. Le bruit d’AF n’a pas gêné les sujets, mais il est audible dans un environnement calme (musée, intérieur feutré).
En architecture/paysage : distorsion, bords, flare
Distorsion : Une distorsion en barillet visible sur les lignes droites près des bords. Sur des façades d’immeubles, les lignes verticales aux extrémités s’incurvent légèrement vers l’extérieur. Selon les mesures DxOMark (sur D800E), la distorsion est de l’ordre de 0,5 % — modérée mais perceptible en architecture. Le profil de correction Lightroom/Adobe corrige bien ce défaut.
Piqué aux bords : À pleine ouverture (f/2.8), le centre est correct mais les bords et coins sont nettement plus mous, surtout en FX. Il faut fermer à f/5.6 ou f/8 pour obtenir une netteté plus homogène. Sur DX (crop 1.5×), le problème est moins visible car on utilise la partie centrale de l’optique.
Flare et ghosting : C’est l’un des points faibles de cette formule optique. Malgré le traitement Super Integrated Coating, avec le soleil dans le cadre ou juste hors-champ, des voiles et des reflets fantômes apparaissent facilement. Le pare-soleil HN-2 aide, mais ne résout pas tout.
Verdict terrain vs marketing
À la distance mini : rendu « proxy »
La distance minimale de mise au point est de 26 cm (specs Nikon), ce qui est honorable pour un grand-angle de cette génération. Cela permet de se rapprocher de petits sujets (nourriture, détails, textures) sans passer en mode macro dédié.
Le rendu à cette distance est agréable : le 28 mm offre un cadrage large tout en isolant relativement le sujet (même si f/2.8 ne produit pas un bokeh spectaculaire). C’est un usage de « proxy » pratique pour le reportage ou le voyage.
Qualité d’image en 2026 : jusqu’où peut-on l’emmener ?
Un objectif conçu dans les années 1990 peut-il encore satisfaire sur des capteurs modernes de 24, 36 ou 45 MP ?
Piqué : centre vs bords et diaphragmes utiles
Le piqué central est bon dès la pleine ouverture, avec un pic de netteté entre f/5.6 et f/8. Les bords, en revanche, sont le point faible : sur un capteur FX haute définition (D850, Z7), la mollesse dans les coins à f/2.8 sera visible à l’écran 100 %.
Selon les mesures DxOMark, cet objectif atteint 14 P-Mpix de résolution perçue sur D3x — correct pour son époque, mais en retrait par rapport aux optiques modernes comme l’AF-S 28mm f/1.8G (19 P-Mpix).
Réglages recommandés selon l’usage :
| Usage | Ouverture conseillée | Note |
|---|---|---|
| Street / reportage (vitesse prioritaire) | f/4 – f/5.6 | Bon compromis netteté/vitesse |
| Paysage / architecture (netteté bord à bord) | f/8 | Sweet spot, éviter au-delà de f/11 (diffraction) |
| Basse lumière (intérieur, événement) | f/2.8 – f/4 | Accepter les bords mous, centrer le sujet |
| Proxy / détails rapprochés | f/5.6 – f/8 | Meilleur rendu à distance mini |
Sur capteur DX (D7200, D500), le crop factor de 1.5× « recadre » l’image dans la zone centrale de l’objectif : les bords mous sont moins sollicités, et l’ensemble paraît plus homogène. Mais attention : un 28 mm sur DX équivaut à environ 42 mm en équivalent FX, ce qui en fait davantage un « standard » qu’un vrai grand-angle.
Distorsion et vignettage : correction en post
La distorsion en barillet est présente et visible sur les lignes droites proches des bords. En pratique : si vous photographiez des façades, des intérieurs avec des cadres de portes, ou des scènes avec des horizons, vous devrez corriger en post-traitement.
Le vignettage est visible à pleine ouverture (coins assombris, mesuré à -1,8 EV par DxOMark sur D800E). Il s’atténue progressivement en fermant et devient négligeable vers f/5.6. Sur DX, il est quasi inexistant.
Bokeh et transitions
Soyons réalistes : un 28 mm f/2.8 n’est pas un objectif à bokeh. La profondeur de champ reste importante même à pleine ouverture, et l’arrière-plan sera rarement « crémeux ». Les transitions sont correctes sans être exceptionnelles, avec parfois un rendu un peu nerveux sur les hautes lumières hors-focus.
Pour des portraits avec flou d’arrière-plan prononcé, ce n’est pas le bon outil. En revanche, pour du reportage où l’on veut contexte + sujet net, c’est cohérent.
Résistance au contre-jour : situations à risque
C’est le talon d’Achille de cet objectif. Le traitement Super Integrated Coating de l’époque ne rivalise pas avec les traitements modernes (Nano Crystal Coat). En contre-jour direct :
- Voile blanc/gris réduisant le contraste global
- Reflets fantômes (spots verts ou violets)
- Perte de saturation dans les ombres
Pour limiter le problème : utilisez le pare-soleil HN-2, cadrez pour éviter le soleil direct dans l’image, et en post-traitement, récupérez ce que vous pouvez sur les noirs et la clarté.
Limites, défauts et points agaçants (transparence)
Un test honnête doit aussi pointer ce qui fâche.
AF « à vis » : bruit et dépendance au boîtier
L’autofocus screw-drive est fonctionnel mais daté. Le bruit mécanique surprend si vous venez d’objectifs AF-S silencieux. La sensation de mise au point est aussi moins « franche » : on sent le couplage mécanique, et la précision dépend en partie de la qualité du moteur de votre boîtier.
Sur les boîtiers pro (D850, D5, D6), le moteur est puissant et rapide. Sur un D7200, c’est un peu plus lent. Sur un Nikon D2 d’époque, l’ensemble reste cohérent mais sans plus.
Vieillissement : variations entre exemplaires
Cet objectif n’est plus fabriqué depuis plusieurs années, et les exemplaires en circulation ont entre 10 et 30 ans. Sur le marché de l’occasion, la dispersion est réelle :
- Bague de mise au point avec du jeu ou grippée
- Poussières internes (souvent cosmétiques, parfois gênantes)
- Contacts électriques oxydés (erreur de communication avec le boîtier)
- Décentrement optique sur exemplaires maltraités
Pare-soleil et accessoires
Le pare-soleil d’origine (HN-2, en métal) est vendu séparément et souvent absent sur les exemplaires d’occasion. Vérifiez sa présence ou prévoyez de l’acheter : il est utile contre le flare et protège la lentille frontale.
Le diamètre de filtre est de 52 mm, un standard Nikon classique — les filtres sont faciles à trouver et peu chers.
Comparatif rapide : 28mm f/2.8D vs alternatives actuelles
Si le 28mm f/2.8D ne convient pas à votre situation, voici les alternatives logiques selon votre système.
Tableau comparatif
| Option | Monture | Pourquoi la choisir | Prix neuf (indicatif) |
|---|---|---|---|
| Nikon AF 28mm f/2.8D | F (AF-D) | Budget/compact (si boîtier motorisé) | 195,00 € |
| NIKKOR Z 28mm f/2.8 | Z | Moderne, léger, AF performant (Z native) | 219,00 € |
| NIKKOR Z 26mm f/2.8 | Z | Pancake ultra discret | 486,20 € |
| Nikon AF-S 28mm f/1.8G | F (AF-S) | Plus lumineux + AF motorisé intégré | 280,00 € |
Les prix sont indicatifs et susceptibles d’évoluer. Dernier contrôle : janvier 2026.
Quel choix selon votre système
Vous êtes sur reflex Nikon (monture F)
Si votre boîtier a un moteur AF (D7xxx, D6xx, D7xx, D8xx, Df, pro), le 28mm f/2.8D reste un choix économique et cohérent. Si vous voulez plus de luminosité et un AF silencieux/rapide, le Nikon AF-S 28mm f/1.8G est l’alternative moderne en monture F, avec un stop de plus et un moteur intégré.
Vous êtes sur hybride Nikon Z
Sans adaptateur tiers, oubliez l’AF-D pour l’autofocus. Passez directement au NIKKOR Z 28mm f/2.8 (compact, moderne, AF performant) ou au Z 26mm f/2.8 si vous cherchez l’ultra-compacité. Avec le MonsterAdapter LA-FZ1 (413,25 €), vous pouvez récupérer l’AF — pertinent si vous possédez déjà plusieurs AF-D.
Si vous hésitez entre un cadrage 28 mm et un rendu plus « passe-partout », notre test du Nikon AF 35mm f/2D aide à trancher selon votre pratique (street, intérieur, voyage). Pour construire un kit léger et cohérent en reflex, le trio 28/50/85 fonctionne très bien en occasion : notre avis sur le Nikon AF 50mm f/1.8D et notre test du 85mm f/1.8D complètent ce guide.
Prix et disponibilité (neuf vs occasion)
Neuf : disponibilité fluctuante
Le Nikon AF 28mm f/2.8D est en fin de vie commerciale. La disponibilité neuf fluctue selon les vendeurs ; l’occasion reste la voie la plus courante pour acquérir cet objectif.
Prix indicatif. Dernier contrôle : janvier 2026. Les tarifs peuvent varier selon les périodes et les vendeurs.
Occasion : fourchettes et points à contrôler
Sur le marché de l’occasion (LeBonCoin, eBay, MPB, forums photo), le 28mm f/2.8D se négocie généralement entre 100 € et 180 € selon l’état. Un exemplaire avec pare-soleil HN-2 et boîte d’origine peut atteindre 200 €.
- Lentilles : Vérifiez l’absence de rayures profondes, champignons, buée interne
- Bague de MAP : Doit tourner sans jeu excessif ni point dur
- Contacts électriques : Propres, non oxydés (sinon erreur « F– » ou « fEE » sur le boîtier)
- Test AF : Si possible, montez l’objectif et vérifiez que l’autofocus accroche bien
- Pare-soleil HN-2 : Souvent absent — vérifiez ou négociez
- Version : Confirmez le marquage « D » sur le fût
Pour vérifier les caractéristiques officielles, consultez la fiche produit Nikon. En cas de doute sur un point de compatibilité ou d’usage, consultez le manuel Nikon officiel.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Très compact et léger (205 g, 45,7 mm)
- Prix attractif, surtout en occasion (100-180 €)
- Piqué central correct dès f/2.8, bon de f/5.6 à f/8
- Distance mini de 26 cm (proxy pratique)
- Construction métallique solide
- Compatible avec les reflex Nikon depuis 30 ans
- Traitement Super Integrated Coating
Inconvénients
- AF uniquement si le boîtier a un moteur intégré
- Pas d’AF sur Nikon Z via FTZ (sauf MonsterAdapter)
- Piqué aux bords faible à pleine ouverture (FX)
- Sensibilité au flare et ghosting en contre-jour
- AF bruyant (mécanisme à vis)
- Distorsion en barillet à corriger en post
- Pare-soleil HN-2 vendu séparément
FAQ: Nikon AF 28mm f/2.8D
Conclusion : faut-il encore acheter le Nikon AF 28mm f/2.8D en 2026 ?
Le Nikon AF 28mm f/2.8D est un objectif qui a rendu service à des générations de photographes Nikon. Compact, abordable, et suffisamment performant pour le reportage, la street et le voyage, il reste une option valable — à condition de bien vérifier la compatibilité avec votre boîtier.
Si vous êtes sur un reflex Nikon avec moteur AF intégré et que vous cherchez un 28 mm d’occasion sans vous ruiner, c’est un choix cohérent. Acceptez simplement ses limites : piqué aux bords modeste à grande ouverture, sensibilité au flare, et AF bruyant.
En revanche, si vous êtes sur hybride Nikon Z ou sur un reflex d’entrée de gamme sans moteur AF, passez votre chemin et orientez-vous vers les alternatives modernes (NIKKOR Z 28mm f/2.8, Z 26mm f/2.8, ou AF-S 28mm f/1.8G en monture F).
Prochaine étape : Vérifiez si votre boîtier dispose d’un moteur AF intégré (consultez le manuel ou la fiche technique). Si oui, cherchez un exemplaire d’occasion en bon état en vérifiant les points listés. Si non, explorez les alternatives modernes que nous avons détaillées.

