Test du Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art monture F. Piqué, vignetage, astro : notre verdict après 3 mois sur le terrain.
Mis à jour le 9 janvier 26 · Temps de lecture : 20 min
Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art fait partie de ces objectifs qu’on achète rarement « pour essayer ». On le vise quand on veut un ultra grand-angle lumineux, capable de tenir un vrai usage paysage, architecture — et, parfois, de dépanner en intérieur ou en ciel nocturne grâce à l’ouverture f/2.8 constante. Le problème, c’est qu’à cette focale, les compromis sont rarement là où on les attend : ce n’est pas seulement une histoire de piqué, mais aussi de coins à pleine ouverture, de flare en contre-jour, et surtout d’écosystème (transport, protection, et filtres).
Dans ce test, l’objectif est simple : vous aider à décider sans vous noyer dans les fiches techniques. On va clarifier ce que ce 14–24 apporte concrètement (à 14 mm, la perspective et le cadrage changent réellement la manière de composer), mais aussi ce qu’il impose : un gabarit « optique pro » et une gestion des filtres souvent moins directe qu’avec un grand-angle classique — un point qui peut devenir bloquant si vous faites régulièrement de la pose longue.
Vous trouverez aussi une méthode claire pour contrôler une copie (décentrement, homogénéité centre/coins) et comprendre quels tests sont vraiment significatifs sur un ultra grand-angle. Enfin, on terminera par un comparatif rapide avec les alternatives réalistes, pour trancher selon vos priorités.
Verdict express : Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art reste une option sérieuse en 2026 pour les photographes sur reflex plein format Nikon F ou Canon EF cherchant un ultra grand-angle lumineux. Piqué central de très bon niveau dès f/2.8, construction pro (tropicalisation, bagues fluides), et 14 mm réel. Principale contrepartie : gabarit imposant (≈ 1 150 g, pare-soleil intégré) et absence de filetage filtre — prévoir un porte-filtres 150 mm pour les poses longues.
Repères vérifiés (sources : Sigma, tests terrain)
- Poids : ≈ 1 150 g (pare-soleil pétales intégré, non amovible)
- Montures : Nikon F, Canon EF, Sigma SA
- Filetage filtre avant : aucun (lentille frontale bombée)
- Filtres arrière : porte-filtre FHR-11 disponible uniquement en monture Canon — pas de version Nikon ni Sigma
- Tropicalisation : joints à la monture et aux bagues (résistance éclaboussures/poussière)
- Distorsion : ≤ 1,6 % à 14 mm (mesure OpticalLimits), corrigeable via profil Lightroom/ACR
- Compatible USB Dock : oui (calibration AF, mise à jour firmware)
Pour qui ce Sigma 14-24 f/2.8 Art est-il fait (et pour qui ne l’est-il pas) ?

Avant de détailler les performances, clarifions les profils pour lesquels ce 14-24 est pertinent — et ceux pour lesquels il risque de créer plus de frustrations que de bénéfices.
À qui s’adresse ce Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art ?
Oui si…
- Vous photographiez principalement en paysage, architecture ou intérieur et vous avez besoin d’un vrai 14 mm (pas 15, 16 ou 17 mm).
- L’ouverture f/2.8 constante est un critère décisif : ciel nocturne, intérieurs sombres, événementiel en basse lumière.
- Vous êtes sur reflex plein format Nikon F ou Canon EF et vous ne prévoyez pas de migrer vers l’hybride à court terme.
- Le poids d’une optique pro (≈ 1 150 g) ne vous pose pas de problème logistique.
- Vous êtes prêt à investir dans un porte-filtres 150 mm si vous faites de la pose longue.
Non si…
- Vous avez besoin de filtres vissants (ND, CPL) : la lentille frontale bombée l’interdit, et c’est souvent un point bloquant sous-estimé.
- Vous cherchez un setup ultra-léger pour la randonnée ou le voyage : à 1,15 kg (pare-soleil intégré), c’est un engagement.
- Vous êtes passé en hybride (Nikon Z, Canon RF, Sony E) : les alternatives natives offrent souvent un meilleur rapport encombrement/performances.
- Vous exigez une homogénéité parfaite centre/coins à f/2.8 : comme tout ultra grand-angle lumineux, les coins demandent f/4–5.6 pour être au niveau du centre.
- Vous êtes sur Nikon et vous voulez des filtres arrière : le FHR-11 Sigma n’existe qu’en monture Canon.
Ce que ce 14–24 change vraiment sur le terrain
Un 14 mm sur plein format, ce n’est pas juste « plus large » qu’un 16 ou 17 mm : c’est une autre manière de composer. Voici ce que ça implique concrètement.
À 14 mm : cadrage, dynamique de perspective, contraintes de composition
À 14 mm, l’angle de champ atteint environ 114° en diagonale. En pratique, cela signifie que vous pouvez inclure un premier plan très proche tout en conservant un arrière-plan étendu — idéal pour les paysages où vous voulez « raconter » une scène plutôt que simplement l’enregistrer. L’effet de perspective est accentué : les lignes de fuite convergent rapidement, ce qui peut dramatiser une architecture ou un paysage montagneux.
Le revers, c’est que la composition devient exigeante. Inclinez légèrement le boîtier vers le haut ou le bas, et les verticales basculent immédiatement. Les bords et coins du cadre « aspirent » les éléments — un détail anodin au centre devient une distraction majeure s’il se retrouve en périphérie. En architecture, il faut souvent prévoir une correction de perspective en post-traitement.
À f/2.8 : usages (intérieur, ciel nocturne) vs compromis attendus
L’ouverture f/2.8 constante permet de gagner environ deux stops par rapport à un f/5.6 — ce qui se traduit par des temps de pose plus courts en intérieur sans flash, ou des ISO plus bas en astrophotographie.
Pour l’astro, c’est précisément cette ouverture qui rend le 14-24 intéressant : à 14 mm et f/2.8, on peut appliquer une exposition de 20 à 25 secondes (selon la règle NPF) avec un niveau de bruit contenu. Mais il y a un compromis classique : à f/2.8, les coins montrent plus de coma et d’astigmatisme qu’au centre. Fermer à f/4 améliore sensiblement la situation.
Méthodologie de test : protocole transparent et reproductible
Cette transparence permet de contextualiser les observations et de reproduire les tests si vous souhaitez vérifier votre propre copie.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines, réparties sur des sessions paysage (littoral breton, Alpes), architecture (intérieurs hôteliers, façades parisiennes) et deux nuits d’astrophotographie.
- Types de prises de vue : paysage grand-angle avec premier plan rapproché, architecture intérieure et extérieure, ciel nocturne (Voie lactée), contre-jour volontaire.
- Conditions de lumière : lumière dure (plein soleil), golden hour, blue hour, nuit sans lune, bruine légère.
Matériel utilisé pour ce test
Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art (Nikon)
Trépied carbone Gitzo Systematic
Porte-filtres NiSi S6 150 mm
Filtres ND 6 stops, GND medium
Transparence : conditions de ce test
- Objectif : acheté neuf (pas de prêt constructeur)
- Liens affiliés : oui, les liens Amazon génèrent une commission sans surcoût pour vous
- Ce qui n’a pas été testé : vidéo longue durée (>30 min), météo extrême (neige, -10°C), monture Canon EF en conditions réelles prolongées
Contrôle de copie : comment détecter un décentrement en 10 minutes ?
Réponse directe : Photographiez un mur texturé perpendiculaire au capteur à f/5.6, puis comparez les quatre coins à 100 %. S’ils sont équivalents, la copie est correcte. Si un coin est nettement plus flou que les autres, suspicion de décentrement.
Protocole complet de vérification (neuf ou occasion)
- Montez l’objectif sur trépied, niveau à bulle vérifié.
- Désactivez la stabilisation boîtier (si applicable) et utilisez le retardateur ou une télécommande.
- Cadrez un mur texturé (briques, crépi) ou une mire, en remplissant le cadre.
- Mise au point manuelle au centre, à f/5.6 (compromis profondeur de champ / performance optique).
- Prenez la photo, puis comparez les quatre coins à 100 % sur écran calibré.
- Critère d’alerte : un coin nettement plus flou que les trois autres (pas juste légèrement moins net).
- Si échec : en neuf, demandez un échange. En occasion, négociez ou refusez. Calibration possible via Sigma USB Dock si le défaut est léger (front/back focus), mais pas si c’est un décentrement mécanique.
Peut-on mettre des filtres sur le Sigma 14-24 f/2.8 Art ?
Réponse directe : Pas de filtre vissant — la lentille frontale bombée n’a pas de filetage. Il faut utiliser un porte-filtres 150 mm (NiSi, Lee, Haida) ou, en monture Canon uniquement, le porte-filtre arrière FHR-11 Sigma pour gélatines.
C’est probablement le sujet le plus sous-estimé lors de l’achat d’un 14-24 f/2.8 à lentille frontale bombée. Si vous faites de la pose longue, cette section est essentielle.
Pourquoi les filtres vissants sont impossibles
La lentille frontale du Sigma 14-24 f/2.8 Art est convexe et dépasse du fût. Il n’y a pas de filetage pour filtre à l’avant. Impossible de visser un filtre ND, un polarisant ou un dégradé.
Implications concrètes :
- Pas de filtre polarisant rotatif facilement utilisable.
- Les filtres ND et GND nécessitent un système dédié grand format.
- Le coût d’accès à la pose longue augmente significativement.
Solutions réalistes selon votre monture
| Solution | Montures compatibles | Budget indicatif | Pour qui ? |
|---|---|---|---|
| Porte-filtres 150 mm (NiSi S5/S6, Lee, Haida) | Toutes (Nikon, Canon, Sigma) | 150–300 € (porte-filtres) + 100–200 € par filtre | Usage intensif pose longue, paysage |
| Porte-filtre arrière Sigma FHR-11 | Canon EF uniquement | ≈ 50 € | Gélatines ND, usage ponctuel |
| Aucun filtre (bracketing + fusion HDR) | Toutes | 0 € | Paysage statique, évite l’investissement |
Si la question des filtres est centrale pour vos poses longues, ce guide sur le choix d’un porte-filtre vous évitera les incompatibilités coûteuses. Pour comprendre le rôle d’un polarisant en paysage (et pourquoi son absence peut poser problème), consultez notre article sur le filtre polarisant en photo.
Checklist « pose longue » : ce qu’il faut prévoir avant d’acheter
- Budget porte-filtres 150 mm compatible lentille bombée (vérifier compatibilité pare-soleil fixe Sigma).
- Budget filtres grand format (ND 6/10 stops minimum, GND si paysage).
- Acceptation du surcroît d’encombrement et de poids (porte-filtres + filtres = 300–500 g supplémentaires).
- Alternative Nikon : pas de FHR-11, donc porte-filtres 150 mm obligatoire.
- Alternative « zéro filtre » : maîtriser le bracketing d’exposition + fusion en post.
Ce que nous avons constaté sur le terrain
Cette section présente uniquement des observations vérifiées. Quand une mesure n’a pas été réalisée dans nos conditions, c’est indiqué.
À quelle ouverture les coins deviennent-ils vraiment bons ?
Réponse directe : Les coins atteignent un niveau très satisfaisant à partir de f/5.6. À f/8, l’homogénéité centre/coins est excellente. À f/2.8, le centre est de très bon niveau, mais les coins montrent un adoucissement visible et du vignettage marqué.
Au centre, le Sigma 14-24 f/2.8 Art délivre un piqué de très bon niveau dès la pleine ouverture — suffisant pour des tirages grand format ou des recadrages modérés. Les détails fins (textures de roche, feuillages lointains) sont bien restitués.
Les coins, en revanche, demandent plus de nuance. À f/2.8 et 14 mm, on observe un adoucissement et du vignettage marqué (corrigeable en post via le profil Sigma). En fermant à f/5.6 ou f/8, l’homogénéité s’améliore nettement. C’est un comportement classique pour cette catégorie d’optiques.
Comment gérer le flare en contre-jour ? (3 situations + 3 parades)
Réponse directe : Le flare apparaît principalement quand le soleil est dans le cadre ou juste en dehors. Parades : masquer partiellement le soleil par un élément de la scène, modifier légèrement l’angle, ou accepter le flare comme élément esthétique.
Le pare-soleil intégré (pétales fixes) offre une protection correcte, mais à 14 mm avec le soleil dans le cadre, des artefacts peuvent apparaître : voiles légers, reflets colorés, perte de contraste localisée. C’est inhérent à la conception à lentille frontale bombée. Pour approfondir ce phénomène, consultez notre guide complet sur le flare optique.
3 situations typiques + 3 parades
Soleil dans le cadre (centre ou tiers)Parade : masquez partiellement le soleil par un élément de la scène (arbre, relief, architecture). Le flare diminue drastiquement.
Soleil hors cadre mais proche du bordParade : utilisez votre main ou un carton noir pour créer un « pare-soleil additionnel » temporaire, hors champ.
Contre-jour rasant (golden hour)Parade : bracketing d’exposition pour récupérer le contraste en post, ou micro-changement d’angle (quelques degrés suffisent parfois).
Est-il fiable en astrophotographie à f/2.8 ?
Réponse directe : Oui, avec nuance. Le centre est excellent à f/2.8, mais les coins montrent une coma modérée (étoiles légèrement étirées). Fermer à f/4 améliore significativement les coins. La variabilité entre exemplaires peut influencer le niveau de coma — testez votre copie avant de valider l’achat.
À f/2.8 et 14 mm, nous avons observé une coma modérée dans les coins (étoiles légèrement étirées vers l’extérieur du cadre). Ce n’est pas rédhibitoire pour un usage web ou tirage standard, mais visible en crop 100 % ou sur grand tirage.
En fermant à f/4, la coma diminue significativement et les étoiles retrouvent une forme plus ponctuelle dans les coins. Le compromis, c’est un temps de pose doublé ou une montée en ISO.
Limites et points à surveiller (sans langue de bois)
Aucun objectif n’est parfait. Voici les points qui peuvent devenir des freins selon votre pratique.
Poids et encombrement : impact réel sur le terrain
À environ 1 150 g (pare-soleil intégré, non amovible), le Sigma 14-24 f/2.8 Art est une optique lourde. Avec un reflex plein format type D850 ou 5D Mark IV, l’ensemble dépasse les 2 kg. En randonnée ou trek photo, c’est un engagement : il faut un sac adapté, un trépied solide, et accepter de porter ce poids sur la durée.
Filtres : contraintes terrain et coûts indirects
On l’a détaillé, mais ça mérite d’être redit : si vous faites régulièrement de la pose longue, le coût réel du Sigma 14-24 f/2.8 Art inclut le système de filtres adapté. Ce n’est pas un défaut de l’objectif en soi, mais une réalité à intégrer dans le budget et la logistique — surtout pour les utilisateurs Nikon qui n’ont pas accès au FHR-11.
Verdict terrain vs marketing
Comparatif : Sigma 14-24 Art vs alternatives réalistes

Ce tableau résume les options principales selon votre système et vos priorités. Les prix indiqués sont des prix neufs Amazon.fr, susceptibles d’évoluer.
| Objectif | Pour qui | Point fort « décision » | Point de vigilance | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art (Nikon) | Paysage/archi/astro en reflex Nikon F | 14 mm + f/2.8, excellent piqué centre | Filtres (pas de FHR-11 Nikon), poids | 1 241,99 € |
| Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art (Canon) | Paysage/archi/astro en reflex Canon EF | 14 mm + f/2.8, FHR-11 disponible | Poids, porte-filtres 150 mm pour ND/GND | 1 288,13 € |
| Nikon AF-S 14-24mm f/2.8G ED | Écosystème Nikon F, cohérence marque | Référence historique, robustesse | Conception 2007, filtres aussi contraints | 790,00 € |
| Tamron SP 15-30mm f/2.8 G2 (Nikon) | Paysage + besoin de stabilisation | Stabilisation VC (4,5 stops), prix | 15 mm (pas 14), filtres aussi contraints | 574,00 € |
| Canon EF 16-35mm f/2.8L III USM | Canon EF, polyvalence reportage/paysage | Filtres vissants 82 mm ! | Pas 14 mm, moins ultra grand-angle | 2 000,00 € |
Pour comparer à armes égales, jetez un œil à notre test du Tamron 15-30 f/2.8 G2, notamment si vous cherchez une alternative stabilisée. Pour le Nikon d’origine, consultez notre test du Nikon AF-S 14-24mm f/2.8G ED. Et si la lecture des performances optiques vous semble abstraite, ce guide sur les courbes MTF aide à décoder les chiffres constructeurs.
Sigma 14-24mm f/2.8 Art
Choisissez-le si : vous avez besoin du 14 mm réel, vous êtes sur reflex Nikon F ou Canon EF, la qualité d’image prime sur la légèreté, et vous êtes prêt à investir dans un porte-filtres 150 mm.
Tamron 15-30mm f/2.8 G2
Choisissez-le si : vous pouvez vous contenter de 15 mm, vous voulez la stabilisation optique (VC) pour la vidéo ou les poses à main levée, et vous cherchez un rapport qualité/prix plus accessible.
Faut-il adapter ce Sigma sur hybride ou passer à une optique native ?
Réponse directe : Si vous faites 80 % de vos photos sur trépied (paysage, astro), adapter le Sigma via bague FTZ fonctionne et le 14 mm reste un atout. Si vous cherchez légèreté ou filtres arrière intégrés, passez au NIKKOR Z 14-24 f/2.8 S (650 g, filtres arrière de série).
Adapter le Sigma Art via une bague FTZ (Nikon) ou un adaptateur Canon fonctionne, mais vous conservez les contraintes de poids et de filtres, et vous perdez une partie de l’avantage de la compacité hybride.
Décision rapide : adapter ou switcher ?
- Adapter (FTZ + Sigma Art) : vous avez déjà l’objectif, vous faites 80 % trépied, le poids ne vous gêne pas, le 14 mm est essentiel.
- Passer au NIKKOR Z 14-24 f/2.8 S : vous voulez gagner 500 g, vous avez besoin de filtres arrière intégrés, vous valorisez l’AF natif et les profils optimisés.
- Canon RF 15-35mm f/2.8L IS USM : vous voulez la stabilisation et des filtres vissants 82 mm, mais vous acceptez 15 mm au lieu de 14 mm.
Si vous êtes déjà passé en hybride Nikon, notre retour sur le Nikkor Z 14-24 f/2.8 S aide à trancher entre « adapter » et « switcher ». Pour les utilisateurs Sony, notre test du Sony 16-35 f/2.8 GM II offre une perspective sur les standards actuels. Et pour comprendre comment adapter un objectif reflex sur hybride, consultez ce guide pratique.
Prix et disponibilité (janvier 2026)
Les prix ci-dessous sont indicatifs et susceptibles d’évoluer. Dernier contrôle : janvier 2026.
Pour les caractéristiques officielles, Sigma détaille la philosophie optique du 14-24mm F2.8 DG HSM | Art sur sa page produit.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Vrai 14 mm : angle de champ maximal pour compositions immersives.
- Ouverture f/2.8 constante : polyvalence basse lumière (astro, intérieurs).
- Piqué central excellent dès la pleine ouverture.
- Construction robuste « Art » : tropicalisation, bagues fluides.
- Compatibilité USB Dock pour calibration AF.
- Profils de correction disponibles (Lightroom, ACR, Capture One).
Inconvénients
- Pas de filetage filtre : porte-filtres 150 mm obligatoire pour poses longues.
- Porte-filtre arrière FHR-11 : Canon uniquement (pas de version Nikon).
- Poids conséquent (≈ 1 150 g) : peu adapté aux setups légers.
- Coins à f/2.8 : nécessitent f/4–5.6 pour homogénéité optimale.
- Flare en contre-jour direct : demande attention à la composition.
- Pas de stabilisation : trépied indispensable en basse lumière.
FAQ: Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art
Conclusion : à qui recommander ce Sigma 14-24mm f/2.8 Art en 2026 ?
Le Sigma 14-24mm f/2.8 DG HSM Art reste une option solide pour les photographes sur reflex plein format Nikon F ou Canon EF qui cherchent un ultra grand-angle lumineux sans compromis sur la qualité optique. Il excelle en paysage, architecture et astrophotographie, à condition d’accepter ses contreparties : poids, gestion des filtres, et nécessité de fermer un peu le diaphragme pour des coins optimaux.
Si vous êtes passé ou passez en hybride, les alternatives natives (Nikkor Z 14-24 S, Canon RF 15-35 L) méritent d’être considérées prioritairement : elles offrent souvent un meilleur rapport encombrement/performances et une gestion des filtres parfois plus souple.
Prochaine étape
- Avant d’acheter : vérifiez la disponibilité d’un porte-filtres 150 mm compatible si vous faites de la pose longue.
- En occasion : testez systématiquement le décentrement avec notre protocole (voir ci-dessus).
- Si vous hésitez avec l’hybride : consultez notre comparatif Nikkor Z 14-24 f/2.8 S.

