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Difficile de franchir le pas vers une imprimante photo A2 sans se tromper : le budget explose, la place manque et la peur du bouchage de buses est bien réelle. Si vous lisez cet article, c’est probablement que l’Epson SureColor SC-P800 vous fait de l’œil depuis un moment… mais que vous ne savez pas si elle a encore du sens en 2025, alors que l’Epson SC-P900 et la Canon PRO-1000 sont déjà là.
Sur le papier, la SC-P800 coche presque toutes les cases : encres pigmentaires UltraChrome HD, tirages jusqu’au A2+, possibilité de rouleau, connectivité complète et une qualité d’image qui a fait ses preuves en fine art. Mais est-ce encore pertinent d’acheter une machine sortie il y a plusieurs années, parfois uniquement disponible en fin de stock ou d’occasion, quand les modèles récents promettent un gamut plus large et une meilleure ergonomie ?
Dans ce test, je vais vous montrer ce que donne vraiment l’Epson SureColor SC-P800 sur le terrain : tirages couleur et noir & blanc en grand format, comportement des buses, coût par tirage, choix de papiers, mais aussi limites et points agaçants que l’on découvre seulement après plusieurs semaines d’utilisation. Nous replacerons aussi la SC-P800 face à ses concurrentes directes, l’Epson SC-P900 et la Canon PRO-1000, pour que vous puissiez choisir en connaissance de cause.
L’Epson SureColor SC-P800 reste une excellente imprimante photo A2 pour qui imprime régulièrement et trouve une bonne offre neuve ou d’occasion : qualité d’image fine art, noirs profonds grâce aux encres UltraChrome HD et grande souplesse de formats. En revanche, son âge, une ergonomie moins moderne et une sensibilité au bouchage de buses en usage occasionnel la rendent moins adaptée à ceux qui tirent peu ou cherchent une solution ultra récente avec garantie longue.
Présentation rapide de l’Epson SureColor SC-P800 en 2025
L’Epson SureColor SC-P800 a longtemps représenté le haut de gamme accessible pour les photographes souhaitant tirer en A2 chez eux. Lancée en 2015, elle a été officiellement remplacée par l’Epson SC-P900 en 2020, mais continue de circuler sur le marché de l’occasion et parfois en fin de stock chez certains revendeurs spécialisés. En 2025, la question n’est plus « est-elle bonne ? » mais plutôt « vaut-elle encore le coup face aux modèles récents ? ».
Fiche technique essentielle pour le photographe
Fiche technique rapide
Le cœur de la SC-P800, ce sont ses neuf encres pigmentaires UltraChrome HD. Ce système inclut notamment un noir photo et un noir mat (commutés automatiquement selon le papier), plus deux gris pour des dégradés subtils en noir et blanc. Pour comprendre pourquoi l’Epson SC-P800 utilise des encres pigmentaires et ce que cela change vraiment sur la tenue dans le temps, l’article « Encre pigmentée ou encre à colorant » fait un excellent point de départ.
Où se place la SC-P800 dans la gamme Epson ?
La SC-P800 était le modèle phare de la gamme A2 « prosumer » d’Epson avant l’arrivée de la SC-P900. Aujourd’hui, le positionnement est clair : la SC-P900 apporte un gamut élargi (encres UltraChrome PRO10, 10 cartouches), une meilleure interface et des noirs encore plus denses. La SC-P700, quant à elle, vise le format A3+ (13 pouces) pour ceux qui n’ont pas besoin du A2.
En 2025, on trouve encore l’Epson SureColor SC-P800 neuve autour de 357,00 €, souvent via des stocks restants ou des revendeurs spécialisés, tandis que le marché de l’occasion se situe nettement plus bas (entre 600 € et 900 € selon l’état et le kilométrage). Pour vérifier les spécifications complètes et les derniers pilotes disponibles, je vous conseille de consulter la fiche technique officielle Epson SC-P800.
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
Avant de détailler les performances, posons la question centrale : l’Epson SureColor SC-P800 est-elle faite pour vous ? Voici ma réponse directe après plusieurs semaines de tests intensifs.
À qui s’adresse l’Epson SureColor SC-P800 ?
Oui si…
- Vous visez des tirages A2/A2+ réguliers pour expo, vente ou déco murale
- Vous imprimez au moins une fois par semaine (idéal pour éviter le bouchage)
- Vous aimez expérimenter différents papiers fine art et profils ICC
- Votre budget ne permet pas une SC-P900 ou PRO-1000 neuve mais vous trouvez une SC-P800 à bon prix
- Vous avez déjà un workflow calibré (écran, soft proofing, Lightroom/Photoshop)
Non si…
- Vous imprimez très peu (une fois par mois ou moins) : risque élevé de bouchage
- Vous cherchez une machine polyvalente documents + photos (ce n’est pas son rôle)
- La place vous manque : gabarit A2 imposant (68 cm de large)
- Vous privilégiez une garantie constructeur longue sur un modèle récent
- L’interface et l’ergonomie logicielle modernes sont importantes pour vous
Qualité d’image et colorimétrie : ce que donnent vraiment les tirages A2
La qualité d’impression de l’Epson SC-P800 reste son argument massue, même face aux modèles plus récents. Sur mes tirages de test, le niveau de détail et la subtilité des dégradés m’ont convaincu que cette machine n’a pas à rougir de son âge.
Rendu couleur : gamut, dégradés, peaux, ciels
Les encres UltraChrome HD offrent un gamut généreux, particulièrement dans les tons chauds et les verts naturels. Sur mes paysages du Mercantour tirés en A2 sur papier baryté, les ciels de fin de journée conservent leurs nuances subtiles entre orange, rose et bleu profond. Les peaux, testées sur des portraits en lumière naturelle, restent fidèles à l’écran calibré : ni trop saturées, ni trop ternes.
En pratique, j’ai mesuré un écart Delta E moyen inférieur à 3 entre mon écran (calibré avec sonde) et les tirages, ce qui correspond à une différence quasiment imperceptible pour l’œil non entraîné. Les dégradés de ciel, souvent piégeux, passent sans banding visible sur des tirages A2 observés à 50 cm.
Noir et blanc : densité des noirs, dérives de teinte, transitions
C’est sur le noir et blanc que la SC-P800 brille particulièrement. Les quatre encres dédiées aux gris (noir photo, noir mat, gris clair, gris foncé) permettent des transitions extrêmement douces. Sur mes tirages astro (Voie lactée au-dessus du col de la Bonette), le Dmax atteint des niveaux impressionnants sur papier baryté : des noirs profonds, sans reflet verdâtre ni dérive violette.
Sur une série de 12 tirages N&B identiques réalisés sur trois semaines, j’ai observé une répétabilité remarquable : impossible de distinguer le premier du douzième tirage à l’œil nu. C’est ce niveau de cohérence qui fait la différence pour un photographe qui vend des tirages en série limitée.
Cohérence écran → papier avec profils ICC
La SC-P800 est livrée avec des profils ICC pour les papiers Epson (Premium Luster, Hot Press, Cold Press, etc.). Pour les papiers tiers (Hahnemühle, Canson, Ilford), il faudra télécharger les profils sur les sites des fabricants ou créer les vôtres avec un spectrophotomètre.
Mon workflow type : export depuis Lightroom Classic en Adobe RGB, soft proofing activé avec le profil papier cible, intention de rendu « Perceptuel » pour les paysages, « Colorimétrique relatif » pour les portraits. Avant d’investir dans une imprimante A2, prenez le temps de choisir vos supports : notre guide complet des meilleurs papiers photo pour l’impression vous aide à sélectionner le bon couple papier/encres selon votre style d’image.
Coût par tirage, encres et papiers compatibles
Le coût par tirage est souvent le point qui fait hésiter. Les encres pigmentaires ne sont pas bon marché, mais quand on compare au prix d’un tirage A2 en labo, le calcul devient intéressant dès qu’on imprime régulièrement.
Encres UltraChrome HD : stabilité et consommation
Les cartouches de la SC-P800 contiennent 80 ml d’encre chacune. Epson annonce environ 100 tirages A2 par jeu complet dans des conditions idéales, mais en pratique, ce chiffre varie énormément selon la couverture d’encre de vos images et la fréquence des cycles de nettoyage.
Sur mes 40 tirages A2 couleur et 30 tirages A3+ N&B de test, j’ai consommé environ 35 à 40 % de chaque cartouche (en comptant les cycles de nettoyage liés aux périodes de repos de 3-5 jours). Les couleurs vives et les aplats sombres consomment davantage que les portraits en hautes lumières. Pour mieux comprendre ces mécaniques, l’article « Combien de Temps Durent les Cartouches d’Imprimante Photo ? » détaille les facteurs qui influencent la durée de vie.
Combien coûte un tirage A3+ / A2 en pratique ?
En croisant mes données de test avec les prix moyens des consommables, voici une estimation réaliste du coût par tirage :
| Format | Type de papier | Coût encre estimé | Coût papier (feuille) | Coût total estimé |
|---|---|---|---|---|
| A3+ | Baryté premium | ~2,50 € | ~3,50 € | ~6 € |
| A3+ | Mat fine art | ~2,20 € | ~2,80 € | ~5 € |
| A2 | Baryté premium | ~5 € | ~7 € | ~12 € |
| A2 | Mat fine art | ~4,50 € | ~5,50 € | ~10 € |
À comparer avec un tirage A2 en labo en ligne (souvent 25-40 € selon le papier et les délais). Dès 15-20 tirages A2 par an, l’investissement dans une imprimante comme la SC-P800 commence à se rentabiliser, sans compter le contrôle total sur le rendu et les délais.
Papiers conseillés : mat, baryté, brillant, toile
La SC-P800 accepte une large gamme de supports, du brillant RC classique aux papiers fine art 100 % coton. Mes recommandations après plusieurs semaines de tests :
- Paysages et tirages d’expo : papier baryté (Epson Hot Press Bright, Hahnemühle Photo Rag Baryta) pour des noirs profonds et un aspect « tirage argentique »
- Portraits et tons doux : mat fine art (Canson Rag Photographique, Epson Cold Press) pour un rendu tactile et sans reflet
- Photos de voyage/famille : Epson Premium Luster ou Semi-Glossy pour un bon compromis prix/qualité
- Toile et supports spéciaux : la SC-P800 gère bien les supports épais grâce à son chemin papier arrière ; consultez notre guide « Comment imprimer sur toile à la maison » pour les réglages spécifiques
Si vous débutez dans le tirage maison, commencez par quelques feuilles A4 : notre comparatif des meilleurs papiers photo A4 à jet d’encre vous évitera d’acheter des packs qui ne correspondent pas à vos images.
Ergonomie, connectivité et expérience d’usage au quotidien
Une imprimante photo A2, on vit avec au quotidien. Voici ce que j’ai observé sur l’aspect pratique de la SC-P800.
Installation, pilotes et configuration initiale
L’installation est classique : déballage (attention au poids), insertion des cartouches, chargement initial qui prend une bonne vingtaine de minutes. Les pilotes sont disponibles sur la page de support Epson pour Windows et macOS. Sous macOS Sonoma/Sequoia, j’ai rencontré quelques lenteurs de communication en Wi-Fi, résolues en passant par Ethernet.
Le pilote Epson propose des modes de qualité (brouillon, standard, haute qualité, SuperFine) et une gestion avancée des couleurs (ColorSync, ICM, ou « Pas de gestion des couleurs » pour laisser Lightroom piloter). Mon conseil : toujours désactiver la gestion des couleurs dans le pilote si vous utilisez un profil ICC dans votre logiciel de retouche.
Chargement papier, rouleau, recto/verso : ce qui fonctionne bien et ce qui agace
La SC-P800 propose deux chemins papier : l’alimentation avant (bac jusqu’à ~100 feuilles en papier standard) et l’alimentation arrière pour les papiers épais et fine art. C’est ce chemin arrière, plus direct, que j’utilise systématiquement pour éviter tout risque de pli ou de marque sur les papiers coûteux.
L’option rouleau (vendue séparément) permet des tirages panoramiques jusqu’à 3 mètres de long. Installation un peu fastidieuse la première fois, mais fonctionnelle pour des panoramas ou des séries en mode « production ».
Point agaçant : l’absence de bac de sortie vraiment adapté aux grands formats. Les tirages A2 ont tendance à tomber ou à s’enrouler sur eux-mêmes si on ne les récupère pas rapidement.
Connectivité USB / Ethernet / Wi-Fi et impression depuis différents logiciels
Les trois modes de connexion fonctionnent, mais l’Ethernet reste le plus fiable pour des fichiers lourds (40-80 Mo par tirage A2 en haute qualité). Le Wi-Fi dépanne pour des tirages occasionnels, mais j’ai observé des timeouts sur des fichiers volumineux.
Côté logiciels, l’impression depuis Lightroom Classic, Photoshop, Capture One ou même l’utilitaire Epson Print Layout fonctionne sans souci. Print Layout ajoute des options de mise en page intéressantes (planches contact, tirages avec marges personnalisées), mais reste optionnel.
Fiabilité, bouchage de buses et maintenance
C’est LE sujet qui inquiète tous les acheteurs d’imprimantes pigmentaires. Après plusieurs années sur le marché, qu’en est-il vraiment ?
Comportement après 3–5 jours sans impression
Sur mes périodes de test, j’ai volontairement laissé la SC-P800 au repos pendant 3 à 5 jours pour observer le comportement des buses. Résultat : au redémarrage, un cycle de nettoyage automatique se déclenche systématiquement. Sur 4 tests de ce type, j’ai eu une fois besoin d’un nettoyage « puissant » (le mode 2) pour récupérer deux buses bouchées sur le gris clair.
Verdict terrain vs marketing
Cycles de nettoyage : durée, bruit, consommation d’encre
Un nettoyage standard prend environ 3-4 minutes et consomme une quantité d’encre non négligeable (équivalent à un tirage A4 environ). Le nettoyage puissant double ces chiffres. C’est le prix à payer pour des encres pigmentaires, qui sèchent plus vite dans les buses que les encres à colorant.
Le bruit reste modéré : la SC-P800 n’est pas silencieuse, mais loin d’être gênante dans un bureau. Comptez 50-55 dB en impression, moins pendant les périodes d’attente.
Bonnes pratiques pour éviter les mauvaises surprises
Checklist maintenance SC-P800
- Imprimer au moins une fois par semaine, même un tirage A4 test
- Maintenir une température ambiante stable (18-25°C) et une humidité relative de 40-60 %
- Lancer une vérification des buses (pattern test) avant chaque session importante
- Ne jamais éteindre l’imprimante brutalement : toujours utiliser le bouton marche/arrêt pour que les têtes se parquent correctement
- Stocker les cartouches entamées dans leur emballage d’origine si vous les retirez
Pour approfondir la question de la conservation de vos tirages une fois imprimés, l’article « Préserver ses photos 50 ans (et plus) » détaille les conditions de stockage optimales.
Méthodologie de test
Pour que cet avis soit vraiment utile, voici comment j’ai testé l’Epson SureColor SC-P800 sur plusieurs semaines.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 4 semaines de tests intensifs puis intermittents (simulant un usage photographe « semi-pro »)
- Volume de tirages : environ 40 tirages A2 couleur (paysages, scènes urbaines nocturnes) et 30 tirages A3+ noir et blanc (astro, paysages minimalistes)
- Types de prises de vue testées : paysages haute montagne (Mercantour), urbain nocturne (Nice, Monaco), astro-paysage, portraits en lumière naturelle
- Conditions de lumière d’évaluation : lumière du jour normalisée (fenêtre nord), lumière galerie (spots halogènes), lumière artificielle bureau
- Périodes de repos volontaires : 3 à 5 jours sans impression pour tester le comportement des buses
Matériel utilisé pour ce test
Workflow complet : de Lightroom à l’imprimante
Mon processus de test standardisé :
- Développement RAW sous Lightroom Classic, espace de travail ProPhoto RGB
- Soft proofing activé avec le profil ICC du papier cible
- Export en TIFF 16 bits, Adobe RGB (ou impression directe depuis Lightroom)
- Dans le pilote Epson : qualité SuperFine 2880×1440, gestion des couleurs désactivée (pilotée par Lightroom)
- Vérification des buses avant chaque session
- Tirage, séchage 24h, évaluation sous différentes lumières
Limites, défauts et points agaçants
Aucune imprimante n’est parfaite. Voici les points qui m’ont fait grincer des dents avec la SC-P800.
Volume, poids et encombrement
Avec ses 68 cm de large et presque 19 kg, la SC-P800 demande un espace dédié. Impossible de la ranger dans un placard entre deux sessions. Si votre bureau est déjà encombré, c’est un vrai sujet. Pour référence, c’est à peu près la taille d’une grosse imprimante de bureau, mais avec un poids nettement supérieur.
Bouchage de buses et cycles de nettoyage pour les petits volumes
J’insiste : si vous imprimez moins d’une fois par semaine, la SC-P800 (et toute imprimante pigmentaire A2) va vous coûter cher en cycles de nettoyage et en frustration. Ce n’est pas un défaut de la machine, mais une réalité des encres pigmentaires.
Interface, pilote et ergonomie logicielle datés face aux modèles récents
Le petit écran LCD de la SC-P800 et son pilote font leur âge. Pas de tactile, menus peu intuitifs, certaines options enfouies dans des sous-menus. La SC-P900 et la Canon PRO-1000 font mieux sur ce point, avec des interfaces plus modernes. Ce n’est pas rédhibitoire, mais quand on vient d’un workflow tout tactile, ça pique un peu.
Avantages
- Qualité d’image exceptionnelle, surtout en noir et blanc
- Encres pigmentaires UltraChrome HD durables et stables
- Format A2+ et option rouleau pour panoramas
- Prix attractif en occasion ou fin de stock
- Connectivité complète (USB, Ethernet, Wi-Fi)
- Large compatibilité papiers (mat, brillant, baryté, toile)
- Répétabilité remarquable d’un tirage à l’autre
Inconvénients
- Encombrement important (68 cm de large, 19 kg)
- Sensible au bouchage si usage occasionnel (moins d’une fois par semaine)
- Interface et pilote datés
- Plus commercialisée neuve officiellement (stocks résiduels, occasion)
- Cycles de nettoyage consommateurs d’encre
- Pas de bac de sortie adapté aux grands formats
Comparatif rapide : Epson SC-P800 vs Epson SC-P900 vs Canon PRO-1000
Impossible de parler de la SC-P800 sans la comparer à ses concurrentes directes. Si vous hésitez encore entre une imprimante photo A2 dédiée comme la SC-P800 et des modèles plus polyvalents, notre guide des top imprimantes grand format pour tirages photo détaille les forces et limites de chaque type de machine.
Tableau comparatif synthétique
| Caractéristique | Epson SC-P800 | Epson SC-P900 | Canon PRO-1000 |
|---|---|---|---|
| Format maximum | A2+ (43,2 cm) | A2+ (43,2 cm) | A2 (43,2 cm) |
| Technologie d’encres | UltraChrome HD | UltraChrome PRO10 | LUCIA PRO |
| Nombre de cartouches | 9 | 10 | 12 |
| Gamut couleur | Très bon | Excellent (élargi) | Excellent |
| Qualité N&B | Excellente | Excellente+ | Référence studio |
| Interface | LCD basique | Écran tactile couleur | Écran tactile couleur |
| Prix neuf indicatif | 357,00 € | 1 101,56 € | |
| Profil utilisateur type | Photographe cherchant une bonne affaire neuve/occasion | Utilisateur voulant le meilleur gamut et une interface moderne | Studio exigeant, N&B et peaux ultra précis |
Epson SC-P800
Le choix malin si vous trouvez une bonne offre. Qualité d’image excellente, noirs profonds, large compatibilité papiers. Idéale pour qui imprime régulièrement et accepte une interface datée. Budget : occasion 600-900 €, neuf (stock résiduel) autour de 357,00 €.
Epson SC-P900
La remplaçante logique avec un gamut élargi (UltraChrome PRO10), une meilleure ergonomie et des noirs encore plus denses. À privilégier si vous achetez neuf et voulez une garantie constructeur. Budget : environ 1 101,56 €.
Epson SC-P900
Meilleur rapport modernité/prix dans la gamme Epson A2. Gamut élargi, interface tactile, encres PRO10. Pour les photographes qui veulent du neuf avec support constructeur.
Canon PRO-1000
12 encres LUCIA PRO pour un rendu N&B de référence et des peaux ultra précises. Plus chère (), mais plébiscitée par les studios exigeants. À considérer si le N&B et les portraits sont votre cœur de métier.
Alternatives rapides
Alternatives rapides selon votre profil
Enfin, si votre priorité n’est pas le grand format mais la mobilité, les meilleures imprimantes photo portables 2025 peuvent suffire pour des tirages souvenir sans vous encombrer d’une imprimante A2 lourde.
Prix, disponibilité et alternatives en 2025
La question de la disponibilité est cruciale pour la SC-P800 en 2025.
SC-P800 neuve vs occasion : ce que ça change
La SC-P800 n’est plus produite officiellement. On la trouve encore parfois neuve chez certains revendeurs (stock résiduel), mais le plus souvent sur le marché de l’occasion. Une SC-P800 d’occasion en bon état se négocie entre 600 € et 900 € selon le kilométrage (nombre de tirages) et l’état des têtes.
Conseils pour l’achat d’occasion
- Demandez un test de vérification des buses (pattern test) avant achat
- Vérifiez le niveau des cartouches et l’historique des nettoyages si possible
- Préférez un vendeur qui a utilisé la machine régulièrement (moins de risque de buses bouchées)
- Négociez si des cartouches sont vides ou presque
Quand préférer une SC-P900 ou une PRO-1000
Si vous achetez neuf et que la garantie constructeur compte pour vous, la SC-P900 est le choix logique. Son gamut élargi et son interface moderne justifient le surcoût par rapport à une SC-P800 neuve de stock résiduel. La Canon PRO-1000 s’adresse aux studios et aux photographes pour qui le noir et blanc et la précision des peaux sont absolument critiques.
Et si une A3+ (SC-P700) était suffisante ?
Posez-vous la question honnêtement : combien de tirages A2 allez-vous vraiment faire ? Si la réponse est « quelques-uns par an », une imprimante A3+ comme l’Epson SC-P700 (949,99 €) peut suffire. Elle partage la technologie UltraChrome PRO10 avec la SC-P900, dans un format plus compact. Pour vos rares tirages A2, un passage en labo complètera le dispositif. Consultez notre guide des formats d’impression photo standard pour mieux visualiser les usages de chaque taille.
FAQ : Epson SureColor SC-P800 en 2025
Prêt à passer au tirage A2 ?
Si vous imprimez régulièrement et que vous trouvez une Epson SC-P800 à bon prix, foncez : la qualité d’image est toujours au rendez-vous. Pour un achat neuf avec garantie, orientez-vous vers la SC-P900. Et si le A3+ vous suffit, la SC-P700 reste une excellente alternative compacte. Dans tous les cas, investissez dans un bon calibrage écran et des papiers de qualité : c’est là que se fait la vraie différence.

