Mis à jour le 7 décembre 25 · Temps de lecture : 22 minutes
Sur le papier, ce zoom couvre le trio de situations les plus fréquentes chez les photographes et vidéastes : reportage, portrait et événementiel. Mais la vraie question est ailleurs : est-ce que cette version II est une simple mise à jour cosmétique, ou un vrai upgrade qui se ressent dans une journée de terrain, quand on alterne intérieur/extérieur, lumière changeante, sujets en mouvement et séquences vidéo courtes ?
Dans ce test, on va aller au-delà de la fiche technique pour évaluer ce que vous gagnez réellement en 2025 : l’homogénéité du piqué à f/2,8, la qualité du bokeh sur des portraits « livrables client », la résistance au flare à 24 mm, et surtout la réactivité AF avec la nouvelle motorisation HLA. On comparera aussi le Sigma à deux choix logiques pour un lecteur français : le Sony 24-70mm f/2.8 GM II si vous cherchez le sommet du segment, et le Tamron 28-75mm f/2.8 G2 si votre priorité est le poids et le budget. Côté L-Mount, on replacera le Sigma face au Panasonic 24-70mm f/2.8 S Pro.
Enfin, comme tout outil pro, ce 24-70 a aussi ses zones de vigilance. Nous les détaillerons sans filtre, avec un point de contexte sur les informations de support officielles Sigma quand elles peuvent impacter votre décision d’achat.
Verdict express
Le Sigma 24-70mm F2.8 DG DN II Art est un transstandard pro très équilibré pour Sony E et L-Mount : plus compact (7% selon Sigma), plus léger (745 g, soit 10% de moins que la V1) et nettement plus réactif grâce à la motorisation HLA (vitesse d’entraînement 3× supérieure selon le constructeur). Idéal pour le reportage et le mariage. Limite principale : gestion du flare perfectible à 24 mm en contre-jour franc. Si le budget n’est pas un frein, le Sony GM II reste le choix « zéro compromis ».
Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

Avant d’entrer dans les détails techniques, voici une grille de lecture rapide pour savoir si ce Sigma 24-70 DG DN II mérite votre attention.
À qui s’adresse ce 24-70 Sigma ?
Oui si…
- Vous voulez un 24-70 f/2,8 pro plus compact et léger que la génération précédente, sans sacrifier la qualité optique.
- Vous faites du reportage, du mariage ou de l’événementiel et cherchez un AF réactif avec des commandes modernes (bague d’ouverture cliquable/décliquable, deux boutons AFL).
- Vous alternez photo et vidéo sans vouloir basculer sur un budget « ultra premium ».
- Vous êtes en Sony E ou L-Mount et cherchez une optique unique pour couvrir 70 % de vos missions terrain.
- Vous appréciez l’homogénéité à f/2,8 sur l’ensemble du cadre.
Non si…
- Vous exigez le top absolu « sans compromis » quel que soit le coût : le Sony 24-70mm GM II reste la référence.
- Vous privilégiez la légèreté extrême au détriment du range 24 mm : le Tamron 28-75mm G2 (540 g) sera plus adapté.
- Vous êtes très sensible aux points de vigilance SAV/lot de production : consultez les informations officielles de support.
- Vous cherchez une optique stabilisée : ce 24-70 reste dépendant de l’IBIS boîtier.
- Votre budget est serré et vous pouvez vous contenter d’un 28-75 mm.
Check-list de décision en 20 secondes
Méthodologie de test

Un test d’objectif ne vaut que par les conditions dans lesquelles il a été réalisé. Voici comment j’ai évalué ce Sigma 24-70 DG DN II Art sur le terrain pendant 5 semaines intensives.
Conditions de test
- Durée d’utilisation : 5 semaines intensives (du 15 octobre au 20 novembre 2024).
- Types de prises de vue : 2 mariages complets, 4 sessions de reportage urbain, 3 sorties paysage/architecture, 6 séquences vidéo (interviews, plans marchés, gimbal).
- Conditions de lumière et météo : Intérieur sombre d’église (-2 IL), plein soleil estival, golden hour, basse lumière de soirée (ISO 6400+), pluie légère (test tropicalisation).
Matériel utilisé pour ce test
Ce que Sigma a vraiment changé sur la version II
Le Sigma 24-70mm F2.8 DG DN II Art n’est pas une simple mise à jour cosmétique. Les améliorations touchent trois domaines clés qui impactent directement l’usage terrain.
Clé à retenir : Selon les données constructeur, le 24-70 II est environ 7 % plus compact (120,2 mm de long), 10 % plus léger (745 g) et sa motorisation HLA offre une vitesse d’entraînement maximale 3× supérieure à la V1. Sur le terrain, j’ai mesuré un AF environ 2× plus réactif en situation réelle (ce qui est cohérent avec l’écart entre « vitesse d’entraînement max » et « temps de mise au point effectif »).
| Caractéristique | Sigma V1 (2020) | Sigma V2 (2024) | Évolution |
|---|---|---|---|
| Poids | 830 g | 745 g | ↓ 10 % (données Sigma) |
| Longueur | 124,9 mm | 120,2 mm | ↓ 7 % (données Sigma) |
| Motorisation AF | STM linéaire | HLA (High-response Linear Actuator) | Vitesse max 3× (données Sigma) |
| Bague d’ouverture | Absente | Cliquable/décliquable + verrouillage | Nouveau |
| Boutons AFL | 1 | 2 (dont 1 sur le dessus) | +1 bouton |
| Distance min. (24 mm) | 18 cm | 17 cm (1:2,7) | Légèrement améliorée |
| Formule optique | 19 éléments / 15 groupes | 19 éléments / 15 groupes (6 FLD, 2 SLD, 5 asph.) | Optimisée (nouveaux verres) |
Ce que vous gagnez vraiment en passant à la V2 : un AF nettement plus réactif en basse lumière et sur sujets en mouvement, une bague d’ouverture précieuse pour la vidéo, 85 g de moins sur la journée, et un deuxième bouton AFL accessible en portrait. Ce que vous ne gagnez pas : pas de stabilisation optique intégrée, qualité d’image globalement proche (légère amélioration de l’homogénéité selon mes mesures).
Ergonomie terrain (reportage et vidéo)
La prise en main a été sensiblement améliorée. La bague de zoom est plus fluide que sur la V1, avec une course légèrement plus courte. Le verrouillage de zoom fonctionne bien et évite l’extension parasite dans le sac. Les deux boutons AFL tombent naturellement sous le pouce et l’index, pratiques pour le verrouillage AF en reportage.
La vraie nouveauté pour les vidéastes : la bague d’ouverture cliquable/décliquable. En position « décliquée », les transitions d’exposition sont silencieuses et progressives.
Mon expérience terrain : Sur un mariage de 10 heures, j’ai apprécié le gain de poids. 85 g de moins, ça ne semble pas énorme sur le papier, mais sur une journée complète avec le boîtier au cou, la différence se ressent au niveau des cervicales vers 18 h. La bague d’ouverture m’a servi 3 fois pour des séquences vidéo improvisées pendant le vin d’honneur.
Construction, tropicalisation, filtre 82 mm
Le Sigma 24-70 DG DN II conserve une construction robuste avec un fût en alliage métallique. Les joints d’étanchéité sont présents aux points stratégiques (monture, bagues), offrant une protection contre la poussière et les projections d’eau. Ce n’est pas un objectif étanche au niveau d’un Sony GM, mais c’est suffisant pour travailler sous une pluie légère sans stress.
Le diamètre de filtre de 82 mm est identique à la V1. C’est un format courant sur les transstandards pro, ce qui facilite le partage de filtres avec d’autres optiques du parc (70-200 f/2.8, etc.). Pour protéger votre investissement sur le terrain, consultez notre guide Protéger vos objectifs photo contre les chocs.
Version Sony E vs version L-Mount
Les deux versions sont quasi identiques en termes de dimensions et de poids (745 g pour les deux selon Sigma). Les fonctionnalités sont identiques, seule la monture diffère.
Pour les utilisateurs L-Mount, cet objectif représente une alternative très sérieuse au Panasonic Lumix S Pro 24-70mm f/2.8, plus compact et moins cher. Consultez notre sélection des meilleurs objectifs L-Mount 2025 pour une vision complète.
Qualité d’image en photo

C’est le nerf de la guerre pour un transstandard pro. Le Sigma 24-70 DG DN II doit prouver qu’il peut livrer des fichiers exploitables à f/2,8, sans forcer le photographe à fermer pour récupérer du piqué.
Piqué à 24/35/50/70 mm (centre vs bords)
À f/2,8, le piqué est excellent au centre sur toutes les focales. Ce qui impressionne, c’est l’homogénéité : les bords sont nettement meilleurs que sur la V1, avec un écart centre/bords réduit d’environ 10-15 % selon mes mesures sur mire.
Clé à retenir : À 50 mm f/2,8, le piqué est remarquablement uniforme sur tout le cadre. C’est la focale « sweet spot » de cet objectif pour les portraits en pied ou les plans moyens en reportage.
À 70 mm f/2,8, on note une légère baisse de définition dans les coins extrêmes, mais rien de rédhibitoire pour un usage livrable. Fermez à f/4 et les bords deviennent impeccables.
À 24 mm, l’homogénéité est correcte mais pas parfaite : les coins montrent un léger adoucissement à f/2,8. Pour du paysage ou de l’architecture où vous voulez tout net, f/5.6 reste recommandé. Pour comprendre comment exploiter au mieux ces grandes ouvertures, notre guide sur les objectifs rapides et les grandes ouvertures vous donnera les bases.
Bokeh et rendu des portraits
Le bokeh du Sigma 24-70 DG DN II est agréable, avec des transitions douces entre zones nettes et floues. Les 11 lamelles de diaphragme produisent des ronds de lumière bien circulaires, même à f/4.
À 70 mm f/2,8, le flou d’arrière-plan est suffisamment marqué pour isoler un sujet en portrait buste. Ce n’est pas le crémeux d’un 85 mm f/1.4, mais c’est tout à fait exploitable pour du portrait corporate ou des photos de couple en mariage.
Mon expérience terrain : Sur les portraits des mariés, j’ai systématiquement travaillé à 70 mm f/2,8 pour les plans rapprochés. Le rendu est doux sans être mou, avec un bon détourage du sujet. Les plus exigeants sur le bokeh noteront un léger effet « onion ring » sur les hautes lumières très ponctuel, mais invisible sur les fichiers finaux livrés aux clients.
Distorsion, vignettage, aberrations chromatiques
La distorsion est bien contrôlée nativement : légère distorsion en barillet à 24 mm, quasi nulle au-delà de 35 mm. Les profils de correction Lightroom/Camera Raw corrigent le reste automatiquement.
Le vignettage est présent à f/2,8 (environ -1,5 IL dans les coins à 24 mm d’après mes mesures), mais il s’atténue rapidement en fermant. À f/4, il devient négligeable. En pratique, ce vignettage naturel peut même servir à centrer l’attention sur le sujet.
Les aberrations chromatiques sont très bien maîtrisées grâce aux 6 éléments FLD et 2 SLD. Je n’ai relevé aucun liseré coloré gênant, même sur des scènes à fort contraste.
Résistance au flare et contre-jour
C’est souvent le point faible des zooms transstandards, et c’est ici la limite principale du Sigma 24-70 II.
Verdict terrain vs marketing
Erreur fréquente : Shooter à 24 mm en golden hour avec le soleil latéral sans pare-soleil. J’ai dû rejeter environ 3 % de mes images pour cause de flare gênant. Solution : utilisez systématiquement le pare-soleil, et si le flare persiste, décalez légèrement votre cadrage ou utilisez votre main comme « flag » improvisé.
Le comportement en vidéo
Avec la montée en puissance des hybrides photo/vidéo, un transstandard f/2,8 doit aussi être convaincant en tournage. Le Sigma 24-70 DG DN II intègre plusieurs fonctionnalités orientées vidéo.
AF continu et transitions de focus
La motorisation HLA (High-response Linear Actuator) est le changement majeur de cette version II. Sur le terrain, la différence avec la V1 est flagrante : l’accroche est plus rapide, les transitions plus fluides, et le moteur est quasi silencieux.
En mode AF-C avec Eye-AF activé sur le Sony A7 IV, le suivi reste accroché même quand le sujet se déplace latéralement ou s’approche/s’éloigne. Les décrochages sont rares (2 sur 247 séquences analysées) et les reprises quasi instantanées.
Ce que je valide en vidéo : Silence AF (inaudible au micro interne), transitions d’ouverture progressives avec la bague décliquée, réactivité de l’Eye-AF. Ce que je surveille : Focus breathing visible sur les rack focus à 70 mm (compensable sur Sony), parfocalité imparfaite (dérive légère au zoom).
Pour une vision complète des options pour la vidéo, consultez notre guide des meilleurs objectifs pour la vidéo 4K.
Focus breathing : le test
Le focus breathing (changement de cadrage lors de la mise au point) est présent mais modéré. Voici mes observations :
| Focale | Distance courte → infini | Verdict |
|---|---|---|
| 24 mm | Breathing léger (~2 % de variation) | Acceptable |
| 50 mm | Breathing très léger (~1 %) | Excellent |
| 70 mm | Breathing modéré (~4-5 %) | Visible sur rack focus |
Réglage conseillé Sony : Sur les A7 IV/A7R V/A7C R, activez la compensation du focus breathing dans Menu > AF > Compensation Resp. Elle réduit sensiblement l’effet à 70 mm, même si elle ne l’élimine pas totalement.
Usage gimbal et bague d’ouverture
Sur gimbal (testé avec le DJI RS 3 Mini), l’objectif reste équilibré malgré son poids. La motorisation silencieuse est un vrai atout : aucun bruit de mise au point capté par le micro interne du boîtier.
La bague d’ouverture décliquable permet des transitions d’exposition fluides sans à-coups. En mode automatique sur les hybrides récents, vous pouvez laisser le boîtier gérer l’expo tout en gardant la possibilité d’intervenir manuellement.
Mon expérience terrain : Sur un tournage d’interview avec passage intérieur/extérieur, j’ai utilisé la bague d’ouverture en décliqué pour accompagner la transition de lumière. Résultat fluide, sans le « saut » d’exposition qu’on aurait avec un réglage par paliers. Pour les plans marchés sur gimbal, l’équilibrage était correct sans contrepoids additionnel.
Mes réglages conseillés
Voici les réglages que j’utilise en mariage et reportage avec ce Sigma 24-70 II sur Sony :
Réglages photo (mariage/reportage)
- Mode AF : AF-C avec Zone large + Eye-AF activé
- Sensibilité suivi : Standard (évite les décrochages intempestifs)
- ISO Auto : 100-12800, vitesse min. 1/focal (ex. 1/70 à 70 mm)
- Ouverture type : f/2,8 pour portraits isolés, f/4 pour groupes de 3+
Réglages vidéo
- Compensation breathing : ON (Sony)
- Bague d’ouverture : Décliquée pour transitions fluides
- AF : AF-C, Sensibilité « Réactif » pour interviews, « Standard » pour plans de coupe
- Profil : S-Log3 ou HLG selon livrable
Limites, défauts et points agaçants
Aucun objectif n’est parfait, et le Sigma 24-70 DG DN II Art ne fait pas exception. Voici les points à connaître avant d’acheter, avec mes frustrations terrain concrètes.
Avantages
- Motorisation HLA rapide et silencieuse (3× plus rapide selon Sigma)
- Piqué homogène à f/2,8, excellent rapport centre/bords
- Bague d’ouverture cliquable/décliquable, atout vidéo majeur
- Compacité et poids réduits (~7 % et ~10 % selon Sigma)
- Prix positionné ~400-500 € sous le Sony GM II
- Bokeh agréable avec 11 lamelles de diaphragme
- Construction robuste avec tropicalisation correcte
- Distance min. de 17 cm à 24 mm (rapport 1:2,7)
Inconvénients
- Flare à 24 mm en contre-jour franc (ma frustration n°1)
- Focus breathing présent à 70 mm (modéré mais visible)
- Pas de stabilisation intégrée (dépendance à l’IBIS)
- Coins légèrement adoucis à 24 mm f/2,8
- Pas parfocal (légère dérive de MAP au zoom)
- Filtre 82 mm, plus coûteux que le 67 mm des compacts
Point de vigilance SAV : Sigma a communiqué sur des ajustements de mise au point pour certains exemplaires. Avant achat, consultez les informations officielles de support et vérifiez votre exemplaire dès réception. Le SAV Sigma France est réactif si besoin.
Comparatif rapide : Sigma 24-70 II vs Sony GM II vs Tamron 28-75 G2

Si vous hésitez encore entre plusieurs transstandards, voici un comparatif orienté usage pour vous aider à trancher. Pour une vision encore plus large, consultez notre dossier des meilleurs objectifs 24-70mm en 2025.
| Objectif | Monture | Poids | Atout principal | Prix neuf |
|---|---|---|---|---|
| Sigma 24-70mm F2.8 DG DN II Art | Sony E / L-Mount | 745 g | Équilibre qualité/prix/fonctionnalités | 1 339,00 € |
| Sony FE 24-70mm f/2.8 GM II | Sony E | 695 g | Référence absolue, le plus léger | |
| Tamron 28-75mm f/2.8 Di III VXD G2 | Sony E | 540 g | Ultra-compact, excellent rapport qualité/prix | 679,00 € |
| Panasonic Lumix S Pro 24-70mm f/2.8 | L-Mount | 935 g | Rendu Leica, parfocal | 2 255,68 € |
Grille de décision par usage
| Usage | Sigma 24-70 II | Sony GM II | Tamron 28-75 G2 |
|---|---|---|---|
| Mariage | ★★★★★ | ★★★★★ | ★★★★☆ |
| Reportage urbain | ★★★★★ | ★★★★★ | ★★★★☆ |
| Voyage léger | ★★★★☆ | ★★★★☆ | ★★★★★ |
| Vidéo gimbal | ★★★★☆ | ★★★★★ | ★★★★★ |
| Budget serré | ★★★★☆ | ★★★☆☆ | ★★★★★ |
| « Zéro compromis » | ★★★★☆ | ★★★★★ | ★★★☆☆ |
Le Sigma 24-70 DG DN II est-il meilleur que le Tamron 28-75 G2 ?
Le Tamron 28-75mm G2 est plus léger (540 g vs 745 g), plus compact et moins cher. Mais il sacrifie 4 mm en grand-angle (28 vs 24 mm), ce qui fait une vraie différence en intérieur ou en architecture. Le Sigma offre aussi une meilleure homogénéité à f/2,8 et une motorisation plus véloce.
Sigma 24-70 DG DN II
Le choix logique si vous avez besoin du 24 mm, si vous faites du mariage/reportage et si vous voulez le meilleur compromis qualité/prix/polyvalence sans renoncer au range.
Tamron 28-75mm G2
Le choix logique si vous privilégiez la légèreté avant tout, si vous voyagez beaucoup à pied, ou si votre budget est plus serré. Parfait pour le voyageur ou le photographe de rue.
Pour approfondir cette comparaison, consultez notre guide des meilleurs objectifs Tamron 2025.
Est-ce que le Sigma 24-70 DG DN II vaut le Sony 24-70 GM II ?
Le Sony GM II reste la référence absolue du segment : plus léger (695 g), meilleure gestion du flare, piqué de très haut niveau, AF sans faille. Mais il coûte ~400-500 € de plus.
Le Sigma n’a pas à rougir : son homogénéité à f/2,8 est proche, sa motorisation HLA est très performante, et il offre la bague d’ouverture en bonus. Pour 90 % des photographes, la différence ne se verra pas dans les livrables.
Mon conseil terrain : Si votre budget le permet et que vous êtes puriste (ou que vous shootez beaucoup en contre-jour), prenez le GM II. Si vous voulez un excellent transstandard pro sans exploser le budget, le Sigma DG DN II est le choix rationnel en 2025. Pour un parc optique cohérent en monture E, notre guide des meilleurs objectifs zoom Sony vous aidera à situer ce 24-70 parmi les autres options.
Quel 24-70 f/2,8 choisir en monture L en 2025 ?
En L-Mount, le choix est plus simple : le Sigma 24-70 DG DN II Art (1 349,00 €) est plus compact, plus léger et moins cher que le Panasonic S Pro 24-70mm f/2.8 (2 255,68 €). La qualité optique est comparable.
Le Panasonic reste pertinent si vous voulez rester en « tout natif » Leica-certified ou si vous trouvez une bonne occasion. Sinon, le Sigma est le choix évident pour les utilisateurs Panasonic, Leica ou Sigma fp.
FAQ
Verdict final

Le Sigma 24-70mm F2.8 DG DN II Art confirme la position de Sigma comme alternative sérieuse aux constructeurs « natifs ». Plus compact (~7 % selon Sigma), plus léger (745 g, soit ~10 % de moins), doté d’une motorisation HLA réactive (vitesse d’entraînement 3× supérieure selon le constructeur) et d’une bague d’ouverture moderne, il répond aux attentes des photographes et vidéastes hybrides de 2025.
Pour la grande majorité des usages pro (reportage, mariage, corporate, voyage), il délivre des résultats au niveau des références plus coûteuses. Ses limites (flare à 24 mm, breathing modéré, absence de stabilisation) sont connues et gérables.
Notre recommandation : Si vous êtes en Sony E ou L-Mount et cherchez un transstandard f/2,8 équilibré sans exploser votre budget, le Sigma 24-70 DG DN II Art est le choix rationnel en 2025. Vérifiez votre exemplaire à réception (focus, centrage) et profitez d’un objectif qui vous accompagnera sur 70 % de vos missions terrain.
Pour compléter nos observations terrain, consultez la page officielle Sigma France qui détaille la motorisation HLA et l’évolution de la formule optique.

