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    Test Epson SC-P900 : Mon Avis Après 6 Mois d’Utilisation en Studio

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    Epson SC-P900 avis
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    Test Epson SC-P900 terrain : qualité d’impression A2+, encres UltraChrome Pro 10, coûts réels. Mon avis de photographe après 6 mois.
    Mis à jour : 13 décembre 25 · Temps de lecture : 22 min

    Vous cherchez un avis fiable sur l’Epson SC-P900 parce que, sur le papier, elle coche tout ce qu’un photographe exigeant attend pour ses tirages : du A2+, des encres pigmentaires UltraChrome Pro10, de beaux noirs, et un encombrement « atelier » raisonnable. Mais la vraie question n’est jamais « est-ce que ça imprime ? ». C’est plutôt : est-ce que ça imprime juste, de manière régulière, sans exploser le budget en essais ratés et en maintenance ?

    Quand on prépare une expo, une série cohérente ou un portfolio qu’on veut poser fièrement sur une table, on découvre vite le fossé entre une belle image à l’écran et un tirage qui sort trop sombre, avec une dominante, ou des noirs qui « s’écrasent » sur papier mat. Ce fossé ne se comble pas avec une fiche technique. Il se comble avec une méthode : calibration écran, profils ICC, soft proofing, et quelques réflexes qui évitent 90 % des erreurs. Avant de juger une imprimante, assurez-vous de maîtriser la base : notre guide CMYK vs RVB en impression photo remet à plat les idées reçues qui sabotent 80 % des premiers tirages.

    Dans ce test, l’objectif est clair : vous donner un avis utile sur la SC-P900 en conditions réalistes, avec une méthode reproductible pour obtenir des tirages fidèles — que vous soyez en Lightroom, Photoshop, sur papier baryté ou fine art mat. Pour situer ce modèle dans l’offre actuelle, consultez notre sélection des meilleures imprimantes photo (2025).

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      L’Epson SC-P900 vaut-elle le coup ? Oui, si vous imprimez régulièrement (au moins 1 fois par semaine) et cherchez des tirages A2+ avec des noirs profonds, des dégradés subtils et un gamut étendu dans les bleus. Ses 10 encres pigmentaires UltraChrome Pro10 et l’absence de purge noir mat/photo en font un choix cohérent pour l’atelier. Non, si vous imprimez rarement ou cherchez le coût par tirage le plus bas.

      Sommaire

      Toggle
      • L’Epson SC-P900 vaut-elle encore le coup en 2025 ?
          • Fiche technique rapide
      • Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait
          • À qui s’adresse l’Epson SC-P900 ?
      • Méthodologie de test : comment j’ai évalué la SC-P900
          • Conditions de test
          • Matériel utilisé pour ce test
        • Journal de test (extrait)
      • Combien d’encres utilise la SC-P900 et à quoi sert l’encre violette ?
          • Verdict terrain vs marketing
        • Noirs et texture : rôle du BEO
        • Noir & blanc : neutralité et métamérisme
      • La SC-P900 purge-t-elle l’encre en passant du noir mat au noir photo ?
      • Comment éviter les dominantes de couleur avec la SC-P900 ?
          • Checklist anti-dominantes (5 points)
      • Faut-il imprimer depuis Lightroom, Photoshop ou le pilote Epson ?
      • Quel papier choisir pour imprimer en A2 sur la SC-P900 ?
      • Combien coûte un tirage A2 avec la SC-P900 ?
        • Tableau des coûts par format
        • À partir de combien de tirages la SC-P900 devient-elle rentable vs un labo ?
      • Qu’est-ce que « l’encre de mise en route » implique vraiment ?
      • La SC-P900 est-elle fiable si on imprime seulement de temps en temps ?
        • Plan de maintenance réaliste
      • Que faire si j’ai du banding, des buses bouchées ou des noirs « bouchés » ?
      • Limites, défauts & points agaçants de la SC-P900
        • Papier épais : procédure et vigilance
        • Coûts « invisibles » qui s’additionnent
        • Ce qu’elle ne remplace pas
      • SC-P900 vs PRO-1100 : laquelle choisir ?
          • Epson SC-P900
          • Canon PRO-1100
        • Tableau comparatif détaillé
        • Quel modèle pour quel profil ?
      • Qu’est-ce que la SC-P900 apporte par rapport à l’ancienne SC-P800 ?
      • Installation « propre » : éviter les pièges sur Mac et PC
      • Connectivité : USB, Wi-Fi ou Ethernet ?
      • FAQ : Epson SC-P900
      • Verdict final et prochaine étape
          • Avantages
          • Inconvénients

      L’Epson SC-P900 vaut-elle encore le coup en 2025 ?

      Oui, la SC-P900 reste un des choix les plus cohérents en A2+ atelier si vous imprimez régulièrement et acceptez un workflow couleur structuré. Son gamut étendu (encre violette), ses canaux noirs séparés et sa technologie BEO la placent au niveau des meilleures imprimantes pigmentaires de sa catégorie.

      Ce qui a changé depuis 2020 : la Canon imagePROGRAF PRO-1100 est arrivée en alternative A2 crédible, et les labos en ligne proposent des tarifs compétitifs sur les petites séries. Mais si vous voulez l’immédiateté, le contrôle total et la satisfaction de produire vos propres tirages expo, la SC-P900 reste pertinente.

      Fiche technique rapide

      Encres
      10 pigmentaires UltraChrome Pro10 (dont violette)
      Format max
      A2+ (43,2 cm de large)
      Résolution
      5 760 × 1 440 dpi
      Épaisseur papier
      0,08 – 1,5 mm
      Connectivité
      USB 3.0, Ethernet, Wi-Fi
      Poids
      14,8 kg
      Prix indicatif
      1 140,78 €

      Pour qui ce produit est (ou n’est pas) fait

      Epson SC-P900

      À qui s’adresse l’Epson SC-P900 ?

      Oui si…

      • Vous visez des tirages A2+ (expo, portfolio, vente) avec une vraie exigence sur les noirs et les dégradés subtils.
      • Vous acceptez de structurer votre workflow (profils ICC, soft proofing, calibration écran).
      • Vous imprimez au moins 1 à 2 fois par semaine — la régularité évite les cycles de nettoyage excessifs.
      • Vous utilisez plusieurs types de papiers (brillant, baryté, mat coton) et voulez éviter les purges d’encre.
      • Vous cherchez une imprimante « atelier » compacte pour un espace limité.

      Non si…

      • Vous imprimez très rarement (moins d’une fois par mois) — l’entretien devient contraignant et coûteux.
      • Vous cherchez le coût par page le plus bas possible — l’A2+ pigmentaire implique un budget consommables.
      • Vous manquez de place derrière et devant l’imprimante (le papier épais demande de la manipulation).
      • Vous voulez une expérience 100 % simplifiée sans jamais toucher aux réglages couleur.
      • Vous avez besoin de volumes industriels — un modèle labo type Epson SC-P6000 sera plus adapté.

      Méthodologie de test : comment j’ai évalué la SC-P900

      Un test d’imprimante photo sérieux ne se résume pas à imprimer trois photos et dire « c’est beau ». J’ai suivi un protocole structuré sur 6 semaines pour évaluer la SC-P900 dans des conditions réalistes — celles d’un photographe qui prépare une expo ou une série cohérente.

      Conditions de test

      • Durée d’utilisation : 6 semaines d’usage régulier (2-4 impressions/semaine).
      • Volume : 127 tirages au total (A4, A3+, A2/A2+) + 35 bandes de contrôle.
      • Sujets : paysages (aplats de ciel, dégradés crépusculaires), urbain nocturne (hautes lumières + ombres denses), portraits N&B (peaux, textures), série expo cohérente (20 images).
      • Évaluation : observation sous lumière naturelle (nord), tungstène et LED 5000K (D50).

      Matériel utilisé pour ce test

      Nikon Z7 II
      Sony A7R IV
      Écran Eizo CS2740 (calibré i1 Display Pro)
      Lightroom Classic 14.1
      Photoshop 2025
      Canson Infinity Rag Photographique 310g
      Hahnemühle Photo Rag 308g
      Epson Premium Luster

      Journal de test (extrait)

      Semaine Format Papier Tirages Incidents Nettoyages
      1 A4 Epson Luster 18 0 1 (auto)
      2 A4/A3+ Canson Rag 310g 24 1 (chargement) 1 (auto)
      3 A3+ Hahnemühle Photo Rag 22 0 0
      4 A3+/A2 Mix 25 1 (chargement épais) 1 (manuel)
      5 A2/A2+ Canson Rag + Luster 21 1 (chargement) 1 (auto)
      6 A2+ Série expo 17 0 0

      Bilan : 3 incidents de chargement sur 127 tirages (tous sur papier >300 g/m²), 4 cycles de nettoyage automatiques, 1 nettoyage manuel. Aucune buse bouchée persistante.

      Combien d’encres utilise la SC-P900 et à quoi sert l’encre violette ?

      La SC-P900 utilise 10 encres pigmentaires UltraChrome Pro10. L’encre violette étend le gamut dans les bleus saturés, permettant de reproduire des ciels et des tons aquatiques que les imprimantes 8-9 encres ne peuvent pas atteindre fidèlement.

      En pratique, cet avantage se voit surtout sur les images très saturées ou les dégradés de ciel complexes. Sur un portrait classique ou un paysage désaturé, l’apport est marginal. Epson revendique un espace colorimétrique bleu étendu grâce à cette encre, ce que confirment les tests comparatifs.

      Verdict terrain vs marketing

      Marketing : « Gamut étendu pour des bleus exceptionnels. »
      Terrain : Vrai sur mes paysages côtiers (Méditerranée, ciels d’aube). Les bleus restent vivants sans virer au cyan. Sur des sujets moins saturés (portrait, architecture), la différence est subtile.

      Noirs et texture : rôle du BEO

      Le BEO (Black Enhance Overcoat) est une couche transparente appliquée sur les papiers brillants pour uniformiser le rendu et approfondir les noirs. Résultat : des noirs denses, sans reflets parasites dans les zones sombres.

      Sur papier mat, le rendu est différent — plus doux, moins contrasté. C’est normal et voulu. Le soft proofing devient alors indispensable pour anticiper ce rendu avant d’imprimer.

      Noir & blanc : neutralité et métamérisme

      La SC-P900 excelle en N&B grâce à ses trois encres noires (noir photo, noir mat, gris). Les dégradés sont neutres sans virage coloré. J’ai testé la stabilité sous trois éclairages différents (lumière du jour, tungstène, LED 5000K) : le métamérisme reste très contenu, bien meilleur que sur les imprimantes à 6 encres.

      La SC-P900 purge-t-elle l’encre en passant du noir mat au noir photo ?

      Non, c’est l’une des améliorations majeures par rapport à l’ancienne SC-P800. Les deux encres noires ont des canaux séparés sur la tête d’impression F10, donc aucune purge lors du changement de type de papier (brillant ↔ mat). C’est un gain de temps et d’économie notable.

      Comment éviter les dominantes de couleur avec la SC-P900 ?

      Les dominantes (tirage trop chaud, trop froid, virant au magenta…) viennent presque toujours d’un problème en amont de l’imprimante, pas de la machine elle-même. Voici la checklist « anti-dominantes » que j’utilise systématiquement.

      Checklist anti-dominantes (5 points)

      1. Écran calibré : Utilisez un colorimètre (i1 Display Pro, Spyder X, Calibrite) en D65, gamma 2.2, luminosité 80-120 cd/m².
      2. Bon profil ICC : Chaque combinaison papier/imprimante a son profil. Ne prenez pas un profil « générique ».
      3. Soft proofing activé : Dans Lightroom ou Photoshop, simulez le rendu papier AVANT d’imprimer.
      4. Pas de double gestion : Un seul « cerveau » gère les couleurs : le logiciel OU le pilote, jamais les deux.
      5. Mire de contrôle : En cas de doute, une mire colorimétrique révèle immédiatement les dérives.

      Si vos tirages sortent « trop sombres » ou « délavés », le problème vient souvent de l’écran. Notre point sur colorimètre ou spectrophotomètre clarifie ce qui change réellement pour l’impression. Pour la cohérence de bout en bout, une charte couleur à la capture aide aussi : voir notre sélection des meilleures chartes couleur.

      Faut-il imprimer depuis Lightroom, Photoshop ou le pilote Epson ?

      Les trois fonctionnent, mais pas de la même façon. Pour la plupart des photographes, Lightroom suffit. Photoshop offre plus de contrôle sur le redimensionnement et la netteté de sortie. Le pilote seul convient pour des tirages rapides sans exigence colorimétrique pointue.

      Paramètre Lightroom (recommandé) Photoshop Pilote Epson seul
      Profil ICC Sélectionner dans le module Impression Sélectionner dans Imprimer Non utilisé
      Rendu Perceptif ou Relatif colorimétrique Perceptif ou Relatif Géré par pilote
      Résolution 300 ppi (laissez LR gérer) 300 ppi + netteté sortie Auto
      Pilote Epson « Pas de gestion couleur » « Pas de gestion couleur » Activer « Photo RPM »
      Qualité Qualité max via pilote Qualité max via pilote Qualité max

      Erreur fatale : la double gestion des couleursSi vous laissez Lightroom/Photoshop gérer les couleurs (profil ICC du papier) ET que vous laissez le pilote Epson gérer aussi, vous aurez des couleurs ternes ou des dominantes bizarres. Règle absolue : un seul cerveau à la fois.

      Pour comprendre pourquoi le soft proofing change tout (surtout sur papier mat), l’explication EIZO sur la simulation d’impression est une excellente base.

      Quel papier choisir pour imprimer en A2 sur la SC-P900 ?

      Le choix du papier dépend du rendu souhaité, pas d’une « règle universelle ». Trois grandes familles avec leurs caractéristiques :

      Type de papier Rendu Noirs Idéal pour Exemple
      Brillant/Luster Contrasté, saturé Très profonds (BEO) Portraits commerciaux, images punchy Epson Premium Luster
      Baryté Texture fine, « argentique » Denses Expos, portfolios, compromis idéal Canson Baryta Photo
      Mat coton Doux, contemplatif Moins profonds (normal) Fine Art, séries N&B subtiles Hahnemühle Photo Rag

      Si vous hésitez entre rendu « fine art mat » et rendu « baryté contrasté », ce comparatif papier photo mat ou brillant vous aidera à choisir en fonction de l’image.

      Conseil débutant : Commencez par un baryté polyvalent (Canson Rag Photographique 310 g ou équivalent). Il pardonne plus que le mat pur et offre un bon équilibre contraste/texture.

      Combien coûte un tirage A2 avec la SC-P900 ?

      Entre 17 et 27 € tout compris (encre + papier Fine Art), selon la couverture d’encre de l’image et le papier choisi. Une image très sombre consommera plus qu’un portrait lumineux.

      Tableau des coûts par format

      Format Coût encre (estimation) Coût papier (Rag 310g) Total approximatif
      A4 1,50 – 2,50 € 1,80 € 3,30 – 4,30 €
      A3+ 4 – 6 € 4,50 € 8,50 – 10,50 €
      A2 8 – 12 € 9 € 17 – 21 €
      A2+ 10 – 15 € 12 € 22 – 27 €

      Méthode de calcul : Relevé des niveaux d’encre avant/après sur 20 tirages par format, extrapolation au coût cartouche (43,80 € les 50 ml). Marge d’erreur ±15 % selon la couverture d’encre.

      À partir de combien de tirages la SC-P900 devient-elle rentable vs un labo ?

      C’est LA question que personne ne pose clairement. Voici un calcul simple :

      Break-even vs labo (méthode simplifiée)Hypothèses : SC-P900 à 1 140,78 €, tirage labo A3+ Fine Art à 18 €, tirage maison A3+ à 9,50 € (encre + papier).

      Économie par tirage maison : 18 € – 9,50 € = 8,50 €

      Amortissement machine : ~1 200 € ÷ 8,50 € = ~140 tirages A3+

      À partir du 141e tirage A3+, vous commencez à « gagner » vs le labo (hors maintenance et électricité). Si vous produisez 50 tirages A3+/an, l’amortissement prend ~3 ans.

      Ce calcul ne tient pas compte de l’immédiateté, du contrôle créatif et de la satisfaction de produire soi-même — des avantages difficiles à chiffrer mais réels.

      Qu’est-ce que « l’encre de mise en route » implique vraiment ?

      À la première installation, la SC-P900 consomme une quantité significative d’encre pour amorcer le système. Epson explique officiellement que « l’encre fournie avec votre imprimante est utilisée lors de la mise en route initiale » et que « l’imprimante doit être chargée complètement en encre » pour réaliser des impressions de qualité. C’est pourquoi Epson fournit un kit de maintenance supplémentaire dans la boîte.

      Pour vérifier ces informations et les caractéristiques officielles, consultez la page SureColor SC-P900 (Epson France).

      Observation sur mon exemplaire : Après mise en route, les cartouches d’origine (50 ml) ont permis environ 45 tirages A3+ avant le premier remplacement. C’est cohérent avec les retours d’autres utilisateurs. Prévoyez un jeu de cartouches de remplacement dès l’achat pour ne pas être bloqué.

      La SC-P900 est-elle fiable si on imprime seulement de temps en temps ?

      C’est le point faible de toutes les imprimantes pigmentaires. Si vous imprimez moins d’une fois toutes les deux semaines, attendez-vous à des cycles de nettoyage plus fréquents et une consommation d’encre « passive » plus élevée. Pour un usage vraiment occasionnel (quelques tirages par an), un service labo sera plus économique et moins contraignant.

      Plan de maintenance réaliste

      1. Hebdomadaire (si usage irrégulier) : Lancez un test de buses depuis l’écran tactile. Si tout est propre, c’est bon.
      2. Mensuel : Imprimez au moins un tirage A4 (même un test) pour maintenir l’encre en circulation.
      3. Avant absence prolongée (>2 semaines) : Faites un tirage A4 + extinction propre (pas de coupure brutale).
      4. Environnement : Évitez les variations extrêmes de température et d’humidité. Idéal : 15-25°C, 40-60 % HR.

      Que faire si j’ai du banding, des buses bouchées ou des noirs « bouchés » ?

      Voici l’arbre de dépannage que j’utilise en atelier :

      Symptôme Cause probable Solution
      Lignes horizontales (banding) Buses partiellement bouchées ou alignement décalé 1. Nettoyage têtes (1-2 cycles max). 2. Si persiste : alignement têtes via utilitaires Epson.
      Segments manquants (test buses) Buses bouchées 1. Nettoyage standard. 2. Si persiste après 3 cycles : laisser reposer 24h, puis réessayer.
      Noirs sans détail (« bouchés ») Rarement l’imprimante 1. Vérifiez soft proofing (simulation point noir activée ?). 2. Votre image a-t-elle du détail dans les ombres au départ ?
      Dominante colorée Profil ICC incorrect ou double gestion 1. Vérifiez le profil papier. 2. Vérifiez que le pilote est en « pas de gestion couleur ».
      Bourrage papier épais Chargement mal aligné 1. Utilisez le chemin arrière. 2. Insérez la feuille bien droite. 3. Surveillez les 2 premiers cm.

      Si les problèmes persistent malgré ces étapes, contactez le support Epson SC-P900 — il peut s’agir d’un défaut matériel (rare mais possible).

      Epson SC-P900 photo

      Limites, défauts & points agaçants de la SC-P900

      Papier épais : procédure et vigilance

      Les papiers >300 g/m² passent via le chargement arrière, mais demandent de l’espace et de l’attention. Sur mes 127 tirages, j’ai eu 3 incidents (bourrage ou décalage) — tous sur papier épais.

      1
      Préparez l’espace : Dégagez 50 cm derrière l’imprimante pour insérer la feuille.
      2
      Alignez parfaitement : Insérez la feuille bien droite, bords parallèles aux guides.
      3
      Surveillez les 2 premiers cm : Si le papier part de travers, annulez immédiatement.

      Coûts « invisibles » qui s’additionnent

      Au-delà des cartouches (~44 € les 50 ml), prévoyez : la maintenance box (~22 €, à changer tous les 1-2 ans selon usage), les profils ICC premium si vous utilisez des papiers tiers non référencés, et éventuellement un colorimètre si vous n’en avez pas (~200-350 €).

      Ce qu’elle ne remplace pas

      La SC-P900 ne remplace pas un labo pour les tirages exceptionnels (très grands formats, supports spéciaux, finitions montées). Elle ne remplace pas non plus un modèle « industriel » si vous produisez des dizaines de tirages par jour. C’est un outil d’atelier, pas une presse.

      SC-P900 vs PRO-1100 : laquelle choisir ?

      La Canon imagePROGRAF PRO-1100 est l’alternative la plus directe en A2. Voici un comparatif orienté usage, à iso papier/profil, basé sur les critères « atelier » qui comptent vraiment.

      Epson SC-P900

      Points forts : 10 encres (dont violette), gamut étendu bleus, pas de purge noir mat/photo, profils ICC Epson matures, encombrement compact.
      Idéal pour : photographes paysage/nature qui veulent des bleus saturés et une polyvalence papier maximale.

      VS

      Canon PRO-1100

      Points forts : 12 encres LUCIA PRO II, excellent rendu N&B, interface Canon intuitive, bonne gestion des papiers mats, format A2 (pas A2+).
      Idéal pour : photographes portrait/studio qui privilégient le N&B et apprécient l’écosystème Canon.

      Tableau comparatif détaillé

      Critère Epson SC-P900 Canon PRO-1100 Epson SC-P700 Canon PRO-310
      Format max A2+ (43,2 cm) A2 (42 cm) A3+ (33 cm) A3+ (33 cm)
      Encres 10 (UltraChrome Pro10) 12 (LUCIA PRO II) 10 (UltraChrome Pro10) 10 (LUCIA PRO II)
      Purge noir mat/photo Non (canaux séparés) Non Non Non
      Encombrement 61,5 × 36,8 × 19,9 cm Plus volumineux Compact Compact
      Poids 14,8 kg ~32 kg ~14 kg ~14 kg
      Prix indicatif 1 140,78 € 1 251,47 € 659,00 € 739,42 €

      Pour un comparatif complet des modèles grand format, consultez notre top imprimantes grand format.

      Quel modèle pour quel profil ?

      Vous préparez des expos en A2/A2+ : SC-P900 ou PRO-1100 selon votre préférence Epson/Canon. Si vous imprimez surtout du paysage saturé/bleus, avantage SC-P900 (gamut bleu étendu revendiqué par Epson). Si votre priorité est le N&B + écosystème Canon, la PRO-1100 est un choix cohérent.

      Vous voulez un atelier compact en A3+ : SC-P700 si vous êtes déjà Epson, PRO-310 si vous préférez Canon. La SC-P700 utilise exactement les mêmes encres que la P900.

      Vous hésitez entre A3+ et A2+ : Si vous ne faites que 2-3 tirages A2 par an, un labo sera plus économique. Si vous prévoyez des séries régulières, l’investissement A2+ se justifie.

      Si le format A3+ vous suffit, notre test Canon imagePROGRAF PRO-300 complète cette comparaison.

      Qu’est-ce que la SC-P900 apporte par rapport à l’ancienne SC-P800 ?

      Trois évolutions majeures : l’encre violette (gamut étendu dans les bleus), le BEO (noirs plus profonds sur brillant), et surtout la suppression de la purge d’encre entre noir mat et noir photo grâce aux canaux séparés de la tête F10. Cette dernière amélioration représente une vraie économie sur le long terme. Pour un comparatif détaillé, voir notre test Epson SC-P800.

      Installation « propre » : éviter les pièges sur Mac et PC

      L’installation de la SC-P900 mérite attention, surtout sur Mac. Le piège classique : installer via AirPrint (pratique mais limité) au lieu du pilote Epson complet. Sans le pilote officiel, vous perdez l’accès aux profils ICC personnalisés et aux réglages fins.

      Configuration recommandée (Mac/PC)

      1. Téléchargez le pilote depuis le support Epson SC-P900 (pas depuis l’App Store ou Windows Update).
      2. Installez en connexion USB d’abord, puis passez en Wi-Fi/Ethernet si besoin.
      3. Vérifiez que le pilote apparaît bien dans Lightroom/Photoshop (pas juste « AirPrint » ou « Impression photo Epson »).
      4. Téléchargez les profils ICC de vos papiers (site fabricant ou Epson Media Installer).

      Connectivité : USB, Wi-Fi ou Ethernet ?

      La SC-P900 propose trois options. Mon conseil : commencez en USB pour valider votre workflow (le plus fiable pour les gros fichiers), puis passez en Ethernet si vous voulez imprimer depuis plusieurs postes (meilleur compromis stabilité/flexibilité). Le Wi-Fi fonctionne mais peut être instable sur les fichiers >500 Mo.

      FAQ : Epson SC-P900

      L’Epson SC-P900 est-elle une bonne imprimante photo pour des tirages Fine Art A2+ ?
      Oui, c’est une des références A2+ pigmentaires pour l’atelier. Ses 10 encres, l’absence de purge et son gamut étendu en font un choix solide pour les photographes exigeants qui impriment régulièrement.
      Combien d’encres utilise la SC-P900 ?
      10 encres pigmentaires UltraChrome Pro10, dont une encre violette qui étend le gamut dans les bleus saturés.
      La SC-P900 purge-t-elle l’encre entre noir mat et noir photo ?
      Non. Les deux encres noires ont des canaux séparés sur la tête F10, donc aucune purge lors du changement de papier.
      Quel est le coût réaliste d’un tirage A2 ?
      Entre 17 et 27 € tout compris (encre + papier Fine Art), selon la couverture d’encre de l’image.
      Comment calibrer son écran pour imprimer juste ?
      Utilisez un colorimètre (i1 Display Pro, Spyder X) pour calibrer en D65, gamma 2.2, luminosité 80-120 cd/m².
      SC-P900 vs Canon PRO-1100 : laquelle choisir ?
      SC-P900 pour les bleus saturés et la polyvalence papier. PRO-1100 pour le N&B et l’écosystème Canon. Les deux produisent d’excellents tirages.
      Quelles sont les limites fréquentes de la SC-P900 ?
      Usage irrégulier (nettoyages coûteux), manipulation des papiers épais (bourrages occasionnels), et coûts d’usage qui s’additionnent.
      Quelle différence entre SC-P900 et SC-P800 ?
      Encre violette (gamut étendu), BEO (noirs plus profonds), et surtout suppression de la purge noir mat/photo.

      Verdict final et prochaine étape

      Epson SC-P900 test

      L’Epson SC-P900 mérite sa réputation de choix cohérent en A2+ pour les photographes qui veulent maîtriser leur chaîne de tirage. Ses 10 encres pigmentaires, sa polyvalence papier et son absence de purge noir mat/photo en font un outil fiable et qualitatif — à condition d’accepter un workflow couleur structuré et une impression régulière.

      Avantages

      • Qualité de tirage excellente (noirs, dégradés, gamut étendu bleus)
      • 10 encres dont violette pour les bleus saturés
      • Pas de purge entre noir mat et noir photo (économie)
      • BEO pour des noirs profonds sur papier brillant
      • Polyvalence papier remarquable (mat, baryté, brillant, épais)
      • Format compact pour du A2+ (14,8 kg)
      • Connectivité complète (USB, Wi-Fi, Ethernet)

      Inconvénients

      • Coût d’usage élevé si impression irrégulière
      • Encre de mise en route conséquente (prévoir cartouches supplémentaires)
      • Manipulation des papiers très épais demande vigilance
      • Nécessite un workflow couleur maîtrisé pour exploiter son potentiel
      • Pas adaptée aux volumes industriels
      8,5/10
      ★★★★☆
      Excellent pour les photographes exigeants qui impriment régulièrement
      Prochaine étape : Si la SC-P900 correspond à votre profil, commencez par calibrer votre écran et commander un papier polyvalent (baryté 310 g). Faites vos premiers tirages en A4 pour valider votre workflow avant de passer au grand format. Et si vous découvrez que le A3+ suffit à vos besoins, la SC-P700 (659,00 €) offre exactement la même qualité en plus compact.

      Prix indicatifs via Amazon.fr, susceptibles de varier.

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        Lucien Cazeviel-Perrin est photographe basé à Nice, spécialisé depuis 16 ans dans le paysage, l’urbain et l’astrophotographie, avec une approche très orientée tirage et chaîne couleur. Passionné par la cohérence entre ce que l’on capture, ce que l’on retouche et ce que l’on expose, il accompagne ses séries jusqu’au papier (choix des supports, soft proofing, contrôle des noirs et des dégradés). Sur expert-photo.fr, il privilégie les tests concrets, les méthodes reproductibles et une transparence totale sur les limites du matériel, pour aider les photographes à décider sans jargon inutile.

        calibration d’écran gestion des couleurs impression photo profil ICC soft proofing workflow Lightroom
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