L’Olympus PEN E-PL1 occupe une place un peu à part dans l’histoire récente du Micro 4/3. Annoncé début février 2010 sous le nom complet de PEN Lite E-PL1, ce boîtier a introduit trois choses que ses grands frères PEN n’avaient pas : un flash intégré, une interface Live Guide pensée pour rassurer les débutants, et un prix nettement plus accessible que les E-P1 et E-P2. Seize ans plus tard, le boîtier ne se vend plus neuf. Il circule sur le marché de l’occasion à des tarifs observés fin avril 2026 entre 70 et 150 € selon l’état et le kit — et c’est cette seule fenêtre qui rend le sujet encore intéressant.
Le boîtier a quelques qualités qui ont bien vieilli. Compacité réelle, qualité d’image correcte en photo de jour, monture Micro 4/3 ouverte à un parc optique très fourni, et un positionnement d’origine plus simple que celui de son prédécesseur direct : l’E-P2 visait l’amateur exigeant ; l’E-PL1 visait celui qui passait du compact au capteur interchangeable sans vouloir affronter trop de menus. D’autres aspects ont moins bien tenu. L’autofocus à détection de contraste peine dès que la lumière ou le sujet deviennent difficiles. L’interface simplifiée se retourne contre le photographe qui veut régler vite en manuel. La vidéo 720p en M-JPEG avec son mono ne répond plus aux attentes actuelles.
La vraie question en 2026 n’est donc pas « est-ce un bon hybride ? ». C’est : « à quel prix, pour quel usage et face à quelles alternatives ce boîtier garde-t-il un sens ? ». Trois paramètres très concrets — prix d’occasion effectif, pratique visée, budget maximum — font basculer la décision plus que n’importe quelle évaluation absolue. La suite de l’article reprend ces paramètres un par un, pour permettre un choix clair plutôt qu’une bonne affaire fantasmée.
Verdict express
L’Olympus PEN E-PL1 garde un intérêt réel en occasion sous 100 €, pour un débutant qui photographie en lumière favorable et accepte l’absence de viseur. Au-dessus de ce prix, son autofocus daté et sa vidéo 720p M-JPEG pèsent trop lourd face à des alternatives Micro 4/3 plus récentes encore disponibles.
Avec 80 € en poche, l’E-PL1 reste un choix cohérent pour apprendre. Avec 150 €, une génération de PEN plus aboutie ou un hybride Micro 4/3 plus récent offre souvent un meilleur rapport qualité-prix d’occasion, sans faire exploser le budget.
Note : ce produit n’est plus commercialisé neuf. Toutes les références de prix ci-dessous renvoient au marché de l’occasion, observé fin avril 2026.
Review vidéo du PEN E-PL1 par Robin Wong — environ 15 minutes. Publiée en 2020, en anglais.
Olympus PEN E-PL1 : ce qu’il faut comprendre avant d’acheter
Avant de parler qualité d’image ou autofocus, il faut replacer ce boîtier dans son époque. Un PEN E-PL1 acheté aujourd’hui n’est pas un PEN E-PL1 acheté en 2010. Le prix, la concurrence interne et les attentes ont bougé. Le boîtier, lui, n’a pas bougé.
Un PEN d’entrée de gamme lancé en 2010
Olympus a présenté l’E-PL1 début février 2010 comme un PEN Micro Four Thirds plus accessible, avec interface Live Guide. L’idée : un boîtier à capteur interchangeable, compact, avec flash intégré pour rassurer les utilisateurs de compacts, et une interface guidée qui remplace le jargon technique par des curseurs « plus lumineux / plus sombre » ou « couleurs plus chaudes / plus froides ». L’intérêt historique de l’E-PL1 se comprend mieux quand on le replace dans l’évolution du standard Micro Four Thirds à ses débuts, où la miniaturisation d’un capteur 4/3 sans miroir était encore une nouveauté industrielle.
Ce qu’il apportait face aux E-P1 et E-P2
Par rapport aux premiers PEN, l’E-PL1 a fait trois choses importantes : intégrer un flash — chose que les E-P1/E-P2 n’avaient pas —, simplifier l’ergonomie en réduisant le nombre de molettes, et baisser le prix d’entrée dans le système. En contrepartie, il perd la roue de réglage arrière cranté des E-P1/E-P2 et pousse le photographe vers les menus. Un soulagement pour un débutant, un vrai frein pour qui veut aller vite en mode manuel.
Ce que les tests de 2010 ne pouvaient pas dire
Les tests parus à la sortie du boîtier jugeaient un hybride neuf comparé à des reflex d’entrée de gamme. En 2026, le sujet est différent : prix d’occasion observés entre 70 et 150 €, concurrence interne d’autres PEN également disponibles d’occasion, hybrides Micro 4/3 plus récents encore vendus neufs à tarif contenu. Les seuils de prix qui rendent l’achat pertinent — ou non — n’existaient pas il y a quinze ans. Un E-PL1 à 70 €, c’est une bonne affaire. À 150 €, il commence à heurter des boîtiers bien plus aboutis. Cet écart de prix change complètement le verdict.
Fiche technique utile au terrain

Une fiche technique n’est utile que si elle explique ce qu’on va ressentir en prise de vue. Voici ce qu’il faut retenir de l’E-PL1, filtré pour le terrain — le reste est dans le manuel.
Fiche technique rapide — Olympus PEN E-PL1
Capteur, cadence, écran, vidéo, batterie
Le capteur Live MOS 12 Mpx de l’E-PL1 partage sa base avec celui des E-P1/E-P2. Il est bien défini pour de l’impression 20×30, correct en rendu couleur JPEG et limité en montée ISO — combinaison du format Four Thirds et de son âge. La rafale de 3 i/s est une cadence de famille, pas de sport. L’écran 2,7 pouces à 230 000 points reste lisible en intérieur, mais pénalisant en plein soleil sans main en visière. Côté vidéo, le 720p M-JPEG produit des fichiers lourds — de l’ordre de 2 Go pour 7 minutes — avec une souplesse de montage moindre que le H.264 qui équipera les PEN suivants. La BLS-1 tient une demi-journée de balade calme ; pour une journée complète, une seconde batterie est un réflexe utile.
Ce que la fiche ne dit pas sur l’usage réel

Trois points pèsent plus en prise de vue que la fiche ne le suggère. Le grip quasi inexistant, d’abord : on tient l’E-PL1 entre le pouce et l’index plus qu’on ne l’empoigne, ce qui fatigue la main avec un zoom un peu lourd. La molette arrière unique, ensuite : pour ajuster à la fois ouverture et correction d’exposition en mode A, il faut basculer via une touche. Enfin, l’absence de viseur intégré, qui oblige à composer à bout de bras sur un écran non inclinable — un détail qui devient pénible dès qu’on baisse ou qu’on lève l’appareil. Rien de rédhibitoire. Des frictions quotidiennes, simplement.
Pour qui ce boîtier est — ou n’est pas — fait
L’E-PL1 s’adresse surtout à un profil : débutant ou amateur intermédiaire, budget serré, pratique photo dominante en lumière favorable. Dès que le cas d’usage sort de ce cadre — vidéo régulière, intérieur sombre, action rapide, besoin de viseur — d’autres options deviennent rapidement préférables, même en restant dans l’écosystème Micro 4/3.
À qui s’adresse l’Olympus PEN E-PL1 aujourd’hui ?
Oui si…
- vous cherchez un premier hybride interchangeable en dessous de 100 €, batterie, chargeur et kit 14-42 compris ;
- votre pratique est la photo de jour, en balade, en famille ou en voyage léger ;
- vous voulez apprendre l’exposition sur un vrai boîtier sans vous ruiner ;
- vous avez déjà en tête d’ajouter une focale fixe Micro 4/3 bon marché pour varier le rendu ;
- vous pouvez vivre avec un écran fixe, sans viseur, et sans vidéo moderne.
Non si…
- vous filmez régulièrement, même en amateur, et visez au minimum la 1080p fluide ;
- vous shootez en intérieur sombre, en concert ou en reportage où l’AF doit accrocher vite ;
- vous avez besoin d’un viseur intégré pour cadrer confortablement au soleil ;
- votre sujet principal est l’action rapide ;
- votre budget peut aller à 200-300 € d’occasion — des boîtiers Micro 4/3 plus rassurants entrent alors en scène.
Méthodologie et observations terrain

Conditions d’observation
- Analyse croisée : documentation officielle OM SYSTEM/Olympus, fiches techniques du standard Micro Four Thirds, tests presse français parus à la sortie du boîtier et retours d’utilisateurs de longue date sur forums spécialisés.
- Comparaison des comportements typiques associés à l’AF par détection de contraste des PEN de 2010, de la stabilisation 3 axes intégrée et du traitement JPEG Olympus d’époque.
- Confrontation aux caractéristiques des concurrents Micro 4/3 actuellement disponibles sur le marché — PEN E-P7, Panasonic GX80 — pour situer ce que le boîtier peut encore offrir face aux alternatives de 2026.
Ce que l’on retient ne vaut pas pour un banc de mesure en laboratoire : on décrit un comportement d’usage, pas une performance labo.
Configuration évaluée
Objectif M.Zuiko Digital 14-42 mm f/3.5-5.6 II (kit)
Objectif M.Zuiko Digital 17 mm f/2.8 pancake
Batterie BLS-1 d’origine
Carte SDHC Classe 10
En photo de jour : ce qui tient encore
C’est dans sa zone de confort que l’E-PL1 montre son meilleur côté. Combiné au pancake 17 mm f/2.8, il compose un combo qui reste autour de 500 g — compact et discret pour de la photo de rue ou de la balade urbaine. Le traitement JPEG Olympus de cette génération sort une signature marquée : contrastes tenus, bleus profonds, teintes de peau un peu chaudes, netteté un peu poussée. Le genre de rendu qui passe bien sur les réseaux sociaux sans retouche. Tant que la lumière reste au-dessus de 400 ISO environ, le boîtier suit sans ramer.
Au-dessus de 800 ISO : où le fichier commence à plier
La limite technique connue de ce capteur apparaît autour de 800-1 600 ISO. Jusqu’à 800, le JPEG garde une densité correcte et un grain fin qui ne dérange pas. Au-delà, deux choses se passent : le bruit monte franchement dans les ombres et le traitement interne commence à lisser les détails fins — cheveux, textures de tissu — pour compenser. À 1 600 ISO, utilisable pour de l’image souvenir, discutable pour une impression au-delà du 13×18. À 3 200 ISO, zone du dépannage. En Raw, on récupère un peu de latitude sur les ombres mais pas de miracle : ce capteur 12 Mpx Four Thirds de 2010 atteint ses limites là où un plus grand capteur moderne commencerait à peine à s’exprimer.
Autofocus : dès que le contraste baisse, on sent l’âge du boîtier
En plein jour sur un sujet contrasté, l’AF par détection de contraste accroche correctement, avec un léger temps de latence par rapport à un hybride récent. L’écart se creuse dans deux situations : lumière faible en intérieur sur un visage entouré d’ombres, et sujet peu contrasté comme un mur uni ou une surface moirée. Le boîtier hésite, cherche, parfois repart dans l’autre sens avant de se caler. Rien d’inhabituel pour un contraste-only de 2010 ; simplement, c’est le type d’hésitation qu’aucun hybride récent ne fait plus. Pour un photographe habitué à l’AF à détection de phase, le passage est franc.
Qualité d’image, autofocus, vidéo : ce qu’il vaut encore en 2026
Le rendu photo qui tient encore
Ses JPEG tiennent encore pour un usage web courant, à condition de rester dans sa zone — lumière de jour, ISO sous 800, sujet contrasté. La signature Olympus est marquée et vieillit mieux qu’un rendu neutre plus moderne. Un portrait en extérieur à f/2.8 avec le pancake 17 mm sort en direct-publication, sans retouche. Si l’intérêt du boîtier se résume à « faire de belles photos de jour à très petit coût », cet axe tient. Avec un objectif plus lumineux qu’un zoom de kit, le caractère s’exprime davantage, notamment sur les teintes de peau.
Le 720p M-JPEG : utilisable, mais clairement daté
La vidéo 720p de l’E-PL1 fait partie de ces fonctions qui ont vieilli d’un bloc. La définition est en deçà du standard minimal actuel, le codec M-JPEG produit des fichiers lourds et peu souples au montage, et le son mono interne capte autant le vent que le sujet. Pour un souvenir de voyage de 30 secondes redimensionné pour Instagram, acceptable. Pour un vlog court, une interview ou un clip produit, ça ne passe plus. Option de dépannage, pas mode à intégrer dans un projet vidéo.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Limites, défauts et points agaçants
Un avis utile à l’achat, ce n’est pas un avis « équilibré » pour la forme. C’est un avis qui nomme précisément les frictions, pour que le lecteur sache où il met les pieds.
Écran daté, interface frustrante, pas de vraie marge vidéo
L’écran 2,7 pouces fixe à 230 000 points fait partie des éléments qui ont le plus mal vieilli. En plein soleil, lisibilité fragile. À bras tendu, cadrage approximatif. Et comme aucun viseur n’est intégré — seul le VF-2 externe optionnel comble le manque —, le confort de visée se paie tous les jours. L’interface n’est pas désagréable, mais la molette arrière unique combinée à l’absence de touches Fn directes oblige à passer par le bouton OK et les sous-menus plus souvent qu’on ne voudrait.
Les limites qui ne pardonnent pas en 2026
Trois usages courants font décrocher l’E-PL1 sans appel. Si votre pratique inclut régulièrement la vidéo, même amateur, il ne répond plus à cet usage. Si votre pratique inclut la photo d’intérieur peu éclairé, de concert, de scène, l’AF vous mettra les nerfs à l’épreuve. Si vous shootez enfants en bas âge qui se déplacent, la rafale de 3 i/s avec suivi AF incertain fera passer à côté de moments. Ces trois usages sont courants, et le boîtier y montre vite ses limites.
Les défauts acceptables si le prix est vraiment bas
Certaines limites deviennent supportables — presque invisibles — si le prix d’achat est très contenu. L’absence de viseur, la molette unique, le Wi-Fi absent, la batterie qui tient une demi-journée : aucun de ces points n’est un drame pour un boîtier payé 70 à 90 €. Ils le deviennent quand on commence à payer 130 € et plus, parce qu’à ce tarif, un PEN E-PL2 plus abouti ou un autre hybride Micro 4/3 plus tardif n’est jamais loin.
Avantages
- JPEG Olympus à rendu marqué, agréable directement sortie boîtier en photo de jour.
- Format compact et léger — se glisse dans un petit sac sans le lester.
- Flash intégré, utile en débouchage portrait contre-jour et rare sur les premiers PEN.
- Monture Micro 4/3 ouverte à un parc d’optiques large, dont des focales fixes abordables.
- Stabilisation capteur intégrée, bénéfice réel même avec d’anciennes optiques non stabilisées.
- Prix d’occasion très bas — la seule raison pour laquelle il garde un sens en 2026.
Inconvénients
- Autofocus par détection de contraste qui peine en basse lumière et sur sujets peu structurés.
- Vidéo 720p en M-JPEG avec son mono, exploitable en dépannage et pas au-delà.
- Écran 2,7 pouces fixe, 230 000 points, non tactile.
- Aucun viseur intégré : VF-2 optionnel à prévoir séparément, et rare en occasion.
- Molette arrière unique — les doubles réglages rapides demandent un détour par les menus.
- Rafale plafonnée autour de 3 i/s, insuffisante pour l’action ou l’enfance en mouvement.
- Pas de Wi-Fi ni de Bluetooth — transfert smartphone par lecteur de carte uniquement.
- Montée en ISO qui plafonne : exploitable à 800 ISO, laborieuse au-delà.
Olympus E-PL1 vs E-P7 vs GX80 : comparatif rapide
En 2026, le vrai choix ne se joue plus contre les contemporains de 2010. Il se joue soit en restant dans la famille PEN avec une génération plus récente, soit en passant sur un hybride Micro 4/3 moderne encore neuf à prix contenu. Deux références pèsent dans la décision : le PEN E-P7, qui reprend l’esprit PEN avec un capteur et une technique modernes, et le Panasonic GX80, hybride polyvalent régulièrement recommandé pour débuter sérieusement — son positionnement officiel détaille un capteur 16 Mpx, une double stabilisation et la vidéo 4K sur la gamme appareils photo Panasonic France.
| Boîtier | Pour qui, et jusqu’où |
|---|---|
| PEN E-PL1 (2010) | Pour entrer dans le Micro 4/3 à moins de 100 €, photographier en journée et apprendre les bases sans se ruiner. S’arrête là où commence l’usage polyvalent. |
| PEN E-P7 (2021) | Pour garder l’esprit PEN — compacité, rendu Olympus — avec capteur 20 Mpx, IBIS 5 axes, vidéo 4K et tactile. Budget significativement au-dessus. |
| Panasonic GX80 (2016) | Pour un hybride polyvalent avec viseur intégré, vidéo 4K et AF plus rassurant. Plus massif, moins lifestyle, plus complet au quotidien. |
| Caractéristique | Olympus PEN E-PL1 | Olympus PEN E-P7 | Panasonic GX80 |
|---|---|---|---|
| Capteur | 12,3 Mpx Four Thirds | 20 Mpx Four Thirds | 16 Mpx Four Thirds |
| Sensibilité max | ISO 3 200 | ISO 25 600 | ISO 25 600 |
| Vidéo | 720p M-JPEG | 4K UHD 30p | 4K UHD 30p |
| Stabilisation | IBIS 3 axes | IBIS 5 axes | IBIS 5 axes + Dual I.S. |
| Viseur | Aucun (VF-2 optionnel) | Aucun (non prévu) | EVF intégré 2,76 M points |
| Écran | 2,7″ fixe 230 k pts | 3″ tactile inclinable | 3″ tactile inclinable |
| Rafale | ~3 i/s | ~8,7 i/s | ~10 i/s (8 en AF-C) |
| Poids | ~335 g | ~337 g | ~426 g |
| Prix occasion observé fin avril 2026 | 70–150 € | — | — |
| Prix neuf Amazon.fr | — | 977,13 € | 549,99 € |
| À choisir pour… | Budget minimal, photo de jour, apprentissage | Esprit PEN moderne, photo street et voyage exigeante | Polyvalence photo plus vidéo, usage quotidien |
Olympus E-PL1 ou E-P7 : lequel choisir ?
L’E-P7 est plus jeune de onze ans, plus défini, nettement plus moderne. Il filme en 4K, stabilise sur 5 axes et embarque un écran tactile inclinable. L’E-PL1, lui, est trois à quatre fois moins cher d’occasion, mais cale en vidéo et reste limité en ISO. La bascule se fait sur le budget : sous 100 € l’E-PL1 reste défendable, au-delà de 400 € l’E-P7 justifie son écart d’une pratique.
Quelles optiques et quels accessoires ont encore du sens avec l’E-PL1 ?
Sur un boîtier aussi ancien, le choix des optiques et des accessoires pèse plus que sur un hybride récent. Un mauvais zoom transformera l’E-PL1 en compact paresseux ; une bonne focale fixe révèlera son meilleur côté.
Le kit 14-42 mm : suffisant ou non selon l’usage

Le M.Zuiko 14-42 mm f/3.5-5.6 II reste un zoom correct pour son époque dans ce cadre d’usage précis : photo de jour, extérieur, sujets statiques ou peu mobiles. Il couvre grand-angle à petit téléobjectif, il est léger et il est souvent inclus dans les kits d’occasion à prix réduit. Ses limites apparaissent en intérieur peu éclairé : l’ouverture glissante f/3.5-5.6 pénalise la montée en ISO et renvoie directement à la faiblesse du boîtier en basse lumière. Si le kit inclut déjà ce zoom, tant mieux ; s’il faut l’acheter seul à 60-80 €, la question se pose autrement — un pancake plus lumineux sera souvent plus parlant.
Quand une petite focale fixe change vraiment l’expérience
Ajouter un pancake 17 mm f/2.8, ou mieux un 17 mm f/1.8 ou un 25 mm f/1.7 Panasonic, transforme l’E-PL1. L’ouverture gagne un à deux diaphragmes, ce qui décale le boîtier dans sa zone de confort ISO, et la compacité du combo devient remarquable. C’est avec ce type d’optique que le PEN E-PL1 exprime son caractère : léger, discret, avec un rendu Olympus marqué. Pour de la street ou du voyage, ce petit investissement à 100-200 € en occasion rentabilise l’achat du boîtier.
Les achats inutiles sur un boîtier aussi ancien
Trois catégories de dépenses sont à éviter. Un flash externe cher, alors que le flash intégré suffit à l’usage pour lequel l’E-PL1 est pertinent. Les téléobjectifs Micro 4/3 récents, lumineux et stabilisés, dont le tarif dépasse souvent celui du boîtier lui-même. Et le VF-2, viseur externe qui se négocie autour de 100-150 € quand il est disponible — à ce prix, autant viser directement un boîtier plus moderne avec viseur intégré. Sur un boîtier à 80 €, aucune dépense périphérique ne devrait dépasser le prix du boîtier.
Check-list avant achat et alternatives si le budget monte
7 points à vérifier avant d’acheter un E-PL1 d’occasion


- Compteur de déclenchements. Demander une photo récente pour lire les EXIF et privilégier un boîtier peu marqué. Olympus ne communique pas de chiffre officiel de durée d’obturateur pour l’E-PL1, donc pas de seuil absolu — un usage modéré reste le meilleur indicateur.
- État du capteur. Faire une photo d’un mur blanc uniforme à f/22 et zoomer à 100 % pour repérer poussières ou taches. Le nettoyage ultrasonique Olympus est efficace, mais pas infaillible sur un vieux boîtier.
- Fonctionnement du flash intégré. S’assurer qu’il se déploie bien et qu’il éclaire correctement — c’est l’un des arguments de l’E-PL1.
- État de l’écran et du boîtier. Vérifier l’absence de pixels morts, que les touches répondent toutes, et que la griffe AP2 n’est pas voilée.
- Monture et contacts. Pas de jeu entre boîtier et objectif, contacts propres, verrouillage franc — un jeu signale des chutes passées.
- Batterie fournie. Une BLS-1 d’origine en bon état est un plus ; une batterie générique très usée se remplace pour 15-20 €, à intégrer au budget.
- Kit et accessoires. Chargeur d’origine ou compatible fiable, sangle, carte SD : un kit complet à 90 € est une meilleure affaire qu’un boîtier nu à 80 €.
Si votre budget dépasse 100 €
Deux familles d’options s’ouvrent : rester chez PEN avec un modèle plus tardif, ou passer à un OM-D avec viseur intégré.
Alternatives rapides
Où acheter l’Olympus PEN E-PL1 aujourd’hui ?
L’E-PL1 ne se vend plus neuf en circuit officiel. Trois canaux concentrent les achats crédibles en 2026 : l’occasion professionnelle avec garantie, la petite annonce entre particuliers, et la brocante physique de seconde main. Chacun règle un problème différent — sécurité, prix ou essai en main.
Où acheter l’Olympus PEN E-PL1 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| MPB France (occasion pro) | État qualifié précisément, garantie 6 mois, retour possible, historique vendeur fiable | Stock variable ; fourchette observée 72–99 € fin avril 2026, selon état et kit |
| Leboncoin / Vinted (particulier ou vendeur pro) | Meilleurs prix possibles, kits complets parfois avec optiques et accessoires | Pixels morts, obturateur usé, absence de garantie : exiger photos détaillées et essai en main si possible |
| Easy Cash / Cash Converters (dépôt-vente physique) | Essai en main, vendeur identifié, garantie magasin courte mais réelle | Stock imprévisible, prix parfois alignés sur l’occasion pro |
| Amazon.fr (vendeurs tiers) | Livraison rapide, retours facilités quand disponible | Disponibilité irrégulière pour ce modèle ancien ; vérifier directement la fiche |
Les prix fluctuent selon les périodes — vérifier directement sur chaque site. Avant toute transaction, la page de support officielle Olympus permet de récupérer manuel et firmware, et le service et support OM SYSTEM France reste la référence pour confirmer la compatibilité d’un accessoire. Ce sont des ressources de vérification, pas des canaux d’achat.
Foire aux questions
Quelle décision prendre selon votre budget ?
Trois tranches de budget, trois décisions nettes.
Moins de 100 € : l’E-PL1 avec son kit 14-42 mm reste un bon point d’entrée au Micro 4/3 pour apprendre en photo de jour. À ce prix, ses limites sont acceptables.
Entre 100 et 200 € : mieux vaut viser un PEN plus tardif — E-PL2, E-PL3, voire E-PL6 — qui règle plusieurs irritants structurels de l’E-PL1 pour un surcoût modéré.
Au-dessus de 200 € : entrer directement dans l’écosystème moderne avec un PEN E-P7 neuf ou un OM-D E-M10 d’occasion offre un confort d’usage sans commune mesure avec les PEN de 2010.
La bonne question à se poser avant d’acheter reste toujours la même : « quel prix précis, pour quel usage précis et face à quelles alternatives précises ? ». Poser ces trois questions dans cet ordre évite la fausse économie et transforme l’achat en décision claire.

