Le Fujifilm FinePix S2 Pro revient souvent dans les discussions sur les vieux reflex numériques qui auraient « quelque chose » de plus que les boîtiers modernes. La promesse est toujours la même : un rendu CCD plus organique, des couleurs Fuji déjà très marquées, et cette sensation de photographier avec un appareil qui impose un rythme différent. Séduisant sur le principe. En pratique, la question est moins romantique : est-ce qu’un reflex numérique de 2002, basé sur un Nikon F80, avec une sortie annoncée à 12,1 mégapixels, une cadence de 2 images par seconde, un double logement CompactFlash/SmartMedia et une alimentation mêlant AA et CR123A, reste vraiment agréable à utiliser aujourd’hui ?
En 2026, acheter un S2 Pro n’a de sens que si vous savez précisément ce que vous cherchez : un rendu d’image particulier, une compatibilité Nikon F intéressante, une expérience photo plus lente et plus tactile — ou simplement un objet qu’on a encore envie de sortir, pas de laisser sur une étagère. À l’inverse, si vous attendez un autofocus nerveux, un flux RAW sans friction ou une gestion de l’alimentation simple, le charme retombe vite. Fujifilm classe aujourd’hui le boîtier parmi ses modèles discontinués sur son site officiel, mais continue à lister le S2 Pro dans la compatibilité de RAW FILE CONVERTER EX 3.0. C’est exactement le genre de paradoxe qu’il faut expliquer calmement.
Ce guide vous aide à trancher entre achat plaisir, achat utile et fausse bonne idée. Ce que le Super CCD apporte vraiment, ce que la base Nikon F80 change au quotidien, ce qu’il faut vérifier avant d’acheter d’occasion, et dans quels cas il vaut mieux viser un S3 Pro, un S5 Pro ou carrément une alternative plus moderne.
Le Fujifilm FinePix S2 Pro vaut-il encore le coup en 2026 ?
Le Fujifilm FinePix S2 Pro reste un achat cohérent pour un photographe patient, déjà équipé en Nikon F, qui cherche un rendu CCD et accepte un boîtier lent. Pour un usage principal, rapide ou sans friction logicielle, mieux vaut viser un S3 Pro, un S5 Pro ou un boîtier moderne.
À qui s’adresse ce boîtier ?
À qui s’adresse ce boîtier ?
Oui si…
- Vous cherchez un reflex numérique à rendu CCD assumé, avec des couleurs Fuji marquées dès le JPEG.
- Vous avez déjà un ou deux objectifs Nikon F (AF-D 50 mm f/1,8, 85 mm f/1,8, 28 mm f/2,8…) qui dorment dans un sac.
- Vous aimez photographier lentement, en choisissant vos images, sans rafale ni mitraillage.
- Vous achetez pour le plaisir image, pas pour couvrir un mariage ou un reportage.
- Vous savez inspecter un boîtier d’occasion ancien (obturateur, capteur, joints, contacts batterie).
Non si…
- Vous voulez un autofocus moderne à détection de visage ou suivi de sujet.
- Vous dépendez d’une cadence confortable — 2 i/s et un buffer qui se remplit rapidement rendent impossible tout sujet vivant.
- Vous refusez de composer avec des batteries AA + CR123A et des cartes CompactFlash/SmartMedia.
- Vous cherchez un boîtier vidéo, même occasionnelle : le S2 Pro ne filme pas.
- Vous voulez un flux immédiatement exploitable sans convertisseur RAW dédié.
Ce qu’il faut comprendre avant de sortir la carte bancaire
Trois points techniques conditionnent l’usage réel du S2 Pro aujourd’hui. Ils expliquent ce que le boîtier sait encore faire et pourquoi il fatigue dans un usage moderne.
Le 12 mégapixels du S2 Pro est-il réel ?
Non. Le S2 Pro utilise un capteur Super CCD de 6,17 millions de photosites effectifs, avec sortie interpolée à 12,1 mégapixels. La définition exploitable pour du tirage grand format ou du recadrage sérieux se rapproche de celle d’un bon reflex 6 MP de l’époque, pas d’un 12 MP moderne. Un tirage 20×30 cm reste propre ; au-delà, l’interpolation logicielle se voit — surtout sur les cheveux et les textiles fins.
Un boîtier Fuji basé sur un Nikon F80 : conséquences concrètes
Le châssis, la visée, l’autofocus 5 collimateurs et une partie de l’ergonomie viennent directement du F80 argentique. Bonne nouvelle côté prise en main : la molette de correction d’exposition, le sélecteur de modes et le déclencheur tombent sous les doigts comme sur un reflex film. Côté réactivité : on hérite aussi de la logique 1999-2000, avec un AF qui accroche correctement en lumière franche mais décroche dès que le contraste tombe.
Quels objectifs Nikon fonctionnent sur le Fujifilm S2 Pro ?
La compatibilité est large, mais doit être vérifiée selon la génération d’optique et le mode d’usage visé. Les optiques AI-S, AF, AF-D fonctionnent sans manipulation particulière. Les AF-S récents marchent également, mais attention : les objectifs G sans bague de diaphragme peuvent poser problème en mode manuel complet selon le firmware. Notre test a été mené avec un Nikon AF-D 50 mm f/1,8 qui fonctionne parfaitement.
Monture Nikon F, double logement carte, alimentation mixte
Le double logement — un CompactFlash Type II, un SmartMedia — paraissait moderne en 2002 et complique la vie en 2026, les cartes SmartMedia étant aujourd’hui difficiles à trouver en bon état. Côté alimentation, quatre piles AA pour la partie numérique et deux CR123A pour la partie reflex : deux circuits distincts, deux stocks à prévoir, une logistique qui se sent dès la première sortie prolongée.
Ne pas confondre
Structure à double photosite (grande + petite cellule) pour étendre la dynamique, apparue après le S2.
Un seul photosite par cellule, en nid-d’abeille, sans double gain. Le rendu est réputé, mais la dynamique n’est pas encore celle des générations suivantes.
Méthodologie de test
Conditions de test
- Trois semaines d’usage avec un S2 Pro acheté d’occasion (boîtier nu, obturateur déclaré sous les 8 000 déclenchements).
- Deux sorties portrait en lumière douce de fin d’après-midi, une sortie en rue très contrastée en plein soleil rasant, une soirée en intérieur peu éclairé à 800 et 1600 ISO.
- Un test de flux complet : ouverture des RAF sur un poste sous Windows 11, conversion vers DNG, import dans Lightroom Classic 13.
- Deux séances de rafale chronométrées pour mesurer buffer et temps de reprise.
Matériel utilisé pour ce test
Nikon AF-D 50 mm f/1,8
Nikon AF-D 28-105 mm f/3,5-4,5
CompactFlash SanDisk Ultra 4 Go
Pack 4×AA Eneloop Pro
2×CR123A Panasonic
Lecteur CF USB-C
RAW FILE CONVERTER EX 3.0
Ce que nous n’avons pas mesuré au labo : définition labo précise, courbe de bruit contrôlée, mesure colorimétrique calibrée. Ce test s’appuie sur l’usage réel d’un exemplaire d’occasion dans des conditions représentatives d’un achat plaisir, pas d’une validation industrielle.
Est-ce que le Fujifilm S2 Pro fait encore de belles photos ?
Couleurs, peaux, hautes lumières
Sur portrait en lumière douce, la palette du S2 Pro a une identité qu’on reconnaît tout de suite. Les carnations tirent légèrement vers le chaud sans virer au rose de calendrier, les bruns restent profonds sans s’éteindre, et les transitions ombre/lumière sur un visage ont une douceur qui ne demande pas de retouche lourde. Le profil JPEG Fuji de 2002, avec sa courbe plus contrastée que celle d’un Nikon D2 de l’époque, fait une partie du travail avant même qu’on ouvre un fichier sur ordinateur.
Les hautes lumières, en revanche, ne pardonnent pas grand-chose. Sur une scène contrastée en plein soleil rasant, le capteur clippe sèchement dès qu’on expose pour les ombres. Il faut exposer pour les hautes lumières et récupérer un peu dans les ombres au développement, exactement comme en diapositive.
Là où la définition suffit — et là où elle ne suffit plus
Pour du web, du tirage jusqu’à 20×30 cm et du partage familial, les fichiers tiennent encore parfaitement la route. À partir du moment où vous envisagez un tirage A3 ou un recadrage de 50 %, l’interpolation logicielle des 12,1 MP annoncés se voit : les contours deviennent plus mous, les textures fines perdent en précision. Rien de choquant pour une pratique plaisir ; rédhibitoire pour un usage commercial moderne.
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
La séance portrait la plus parlante : une séance de trois heures en lumière de fin d’après-midi, près d’un mur clair qui renvoyait une lumière douce. Avec le 50 mm f/1,8 AF-D à f/2,8, le S2 Pro produit des JPEG que j’ai à peine retouchés — simple ajustement de balance des blancs et légère réduction de la clarté. Le rendu peau est immédiatement utilisable, les yeux accrochent la mise au point sans que l’AF ne pompe, et la transition du net au flou est plus organique qu’avec un capteur CMOS APS-C actuel à la même focale. Ce qui s’est gâté, c’est le moment où le modèle a voulu enchaîner trois ou quatre poses rapides : la rafale à 2 i/s et le buffer qui se remplit rapidement ont immédiatement cassé le rythme. On revient à une photo à l’unité, réfléchie — ce qui, pour un portrait posé, n’est pas un drame, mais le devient dès qu’on photographie un enfant ou un animal.
Review vidéo du Fujifilm FinePix S2 Pro par Scott Graham — environ 33 minutes. Vidéo en anglais publiée en février 2021.
Verdict terrain vs marketing
Ergonomie, autofocus et cadence : la partie qui a le plus vieilli
Prise en main
Le grip profond hérité du F80 reste l’un des bons arguments du boîtier. Une journée portrait à l’épaule ne fatigue pas la main, même avec un 28-105 mm dessus. Les commandes physiques — molette de correction d’exposition sur le capot, sélecteur de modes, bague de diaphragme à l’ancienne — sont agréables pour qui vient de l’argentique. Les deux écrans (LCD du haut pour les paramètres photo, LCD arrière pour les paramètres numériques) étaient un exploit en 2002 ; aujourd’hui, leur partition donne une impression de boîtier en deux moitiés mal cousues.
Vitesse de mise au point et réactivité
L’AF à 5 collimateurs du F80 est ce qu’il est : correct en extérieur jour, parfois indécis en intérieur à 1600 ISO sur un sujet peu contrasté. Avec un 50 mm f/1,8 AF-D, la mise au point accroche bien un œil à 2 mètres en lumière douce, mais pompe nettement en contre-jour. Il faut souvent repasser sur le collimateur central et recomposer, exactement comme en 2002.
Rafale, buffer, temps d’attente
Deux images par seconde, buffer qui se sature rapidement, plusieurs secondes d’écriture sur la carte avant de pouvoir reprendre. Pour un portrait posé ou un paysage, on ne s’en rend pas compte. Pour n’importe quelle scène un peu vivante, ça se paie à chaque sortie.
Ce que les fiches techniques ne disent pas
Les fiches officielles mentionnent bien la compatibilité CompactFlash/SmartMedia et l’alimentation AA + CR123A, mais passent sous silence plusieurs frictions réelles. Les temps d’écriture sur carte sont particulièrement longs — compter 8 à 10 secondes après une rafale avant que le boîtier réponde à nouveau. La génération de cartes SmartMedia disponible aujourd’hui d’occasion est souvent fatiguée, avec des erreurs d’écriture imprévisibles qui obligent à reformater régulièrement. Enfin, le comportement du boîtier change sensiblement selon l’état de charge des deux circuits : quand les CR123A faiblissent, l’AF devient plus hésitant avant que l’écran ne signale le problème.
Flux de travail en 2026 : batteries, cartes, RAW, logiciel
Peut-on encore utiliser les fichiers RAW du Fujifilm S2 Pro aujourd’hui ?
Oui. Fujifilm liste encore le S2 Pro dans la compatibilité de RAW FILE CONVERTER EX 3.0, gratuit et téléchargeable depuis leur site support. Lightroom Classic et Capture One ouvrent également les fichiers RAF natifs.
AA + CR123A : ce qu’il faut prévoir
Les quatre piles AA alimentent la partie numérique (capteur, écran, écriture carte), les deux CR123A alimentent la partie reflex (moteur AF, obturateur). Le plus pragmatique : un pack de 4 Eneloop Pro rechargeables pour les AA, et un stock de CR123A en tiroir. Compter deux jeux d’AA chargés dans le sac pour une sortie longue. Les CR123A tiennent, elles, plusieurs centaines de déclenchements.
CompactFlash et SmartMedia : ce qui reste simple, ce qui ne l’est plus
La CompactFlash Type II reste facile à sourcer en 2026, y compris en 4 ou 8 Go chez des marques fiables. Un lecteur USB-C dédié fait le reste. La SmartMedia, en revanche, appartient à une autre époque : cartes d’occasion souvent fatiguées, capacités plafonnant à 128 Mo, lecteurs rares. En pratique, on n’utilise que le logement CF sur un S2 Pro moderne — le SmartMedia sert de curiosité ou de backup.
Flux RAW recommandé en 2026 :
- Décharger la CF sur ordinateur via lecteur USB-C.
- Ouvrir les RAF avec RAW FILE CONVERTER EX 3.0 (gratuit, proposé officiellement par Fujifilm, encore compatible S2 Pro).
- Exporter en TIFF 16 bits ou en DNG.
- Reprendre le fichier dans Lightroom Classic, Capture One ou DxO PhotoLab pour le post-traitement final.
Lightroom Classic ouvre aussi directement les RAF du S2 Pro, mais le moteur Fuji reste plus fidèle au rendu d’origine si vous voulez conserver la signature couleur du boîtier.
Quelles cartes mémoire et quelles batteries faut-il pour un S2 Pro ?
CompactFlash Type II (4 à 8 Go recommandé), 4×AA rechargeables Eneloop Pro, 2×CR123A lithium. Éviter les cartes SmartMedia neuves : le marché est sec et les capacités dérisoires aujourd’hui.
Limites, défauts & points agaçants
Avantages
- Rendu Super CCD marqué, immédiatement reconnaissable sur les peaux et les couleurs saturées lors de nos tests portrait en lumière douce.
- Compatibilité monture Nikon F native : parc optique énorme, y compris en occasion bon marché.
- Ergonomie reflex argentique avec grip profond et vraie molette de correction d’exposition.
- JPEG Fuji de 2002 souvent utilisable sans retouche lourde, surtout en portrait.
- Prix d’occasion aujourd’hui accessible pour un boîtier qui a une vraie identité visuelle (constaté à 120-200 € au printemps 2026).
Inconvénients
- Définition réelle limitée à 6,17 MP : l’interpolation vers 12,1 MP ne remplace pas une vraie densité.
- Alimentation double circuit AA + CR123A peu pratique en sortie longue.
- Dynamique courte dans les hautes lumières, surtout comparée au S3 Pro / S5 Pro.
- Cadence 2 i/s et buffer minuscule : aucun sujet rapide n’est raisonnable.
- Écran arrière daté, lent, peu précis pour vérifier la mise au point.
- SmartMedia quasi inutilisable aujourd’hui (marché sec, capacités faibles).
- Achat d’occasion à risque si l’état du capteur et de l’obturateur n’est pas vérifié sérieusement.
Le S3 Pro est-il un meilleur choix que le S2 Pro ?

Pour beaucoup d’acheteurs qui se posent la question du S2 Pro, la vraie alternative n’est pas un boîtier moderne — c’est le S3 Pro ou le S5 Pro.
S2 Pro (2002)
Rendu CCD marqué, budget serré, premier contact avec la logique Fuji-Nikon. Idéal pour débuter sans trop investir dans l’expérimentation.
S3 Pro (2004)
Premier vrai saut en dynamique hautes lumières grâce au Super CCD SR. Meilleur compromis si le rendu CCD vous tient et que le budget occasion le permet.
| Critère | S2 Pro (2002) | S3 Pro (2004) | S5 Pro (2007) |
|---|---|---|---|
| Base Nikon | F80 | F80 modifié | D200 |
| Capteur | Super CCD 6,17 MP | Super CCD SR 6,17+6,17 MP | Super CCD SR Pro 6,17+6,17 MP |
| Rendu | Couleurs Fuji marquées, dynamique limitée | Premier vrai saut en dynamique hautes lumières | Dynamique de référence pour la peau |
| Cadence | 2 i/s | 2,5 i/s | 3 i/s |
| Alimentation | 4×AA + 2×CR123A | 4×AA | 1×EN-EL3e |
| Intérêt réel aujourd’hui | Plaisir + budget serré | Compromis intéressant si rendu CCD | Meilleur Fuji-Nikon, mais plus cher en occasion |
| Prix indicatif occasion | 120–200 € (avril 2026) | 200–350 € (avril 2026) | 400–600 € (avril 2026) |
Si le rendu CCD est votre seule motivation, le S5 Pro reste le meilleur choix. Notre avis sur le Fujifilm S3 Pro revient en détail sur ce que la génération suivante a apporté. Pour remettre tout cela en perspective historique, l’héritage du Fujifilm FinePix S1 Pro éclaire la logique qui a mené à cette série.
Alternatives modernes si vous cherchez l’esprit Fuji sans les contraintes de 2002
Si le Super CCD ne vous tient pas absolument, et que vous cherchez surtout un boîtier agréable à vivre avec un vrai caractère d’image, trois pistes modernes méritent un détour.
Fujifilm X-M5
Le X-M5 hérite des simulations de film Fuji actuelles (Classic Chrome, Nostalgic Neg., Reala Ace…) qui sont, d’une certaine manière, les descendantes directes du travail couleur amorcé sur les premiers S Pro. À f/2 en portrait rapproché, les simulations actuelles retrouvent une partie de la douceur CCD sans imposer la lourdeur du flux RAF d’époque.
Nikon Z fc
Pour quelqu’un qui vient du S2 Pro, le Z fc a une logique intéressante : molettes dédiées à l’ancienne, design rétro assumé, capteur APS-C 20 MP moderne, et surtout la possibilité de remettre ses optiques Nikon F sur l’appareil via la bague FTZ II. Un compromis entre esthétique reflex argentique et confort numérique 2020+.
Nikon D7500
Si vous tenez à rester sur un reflex Nikon F « dans l’esprit » du S2 Pro, sans passer à l’hybride, le D7500 reste le choix le plus rationnel : 20,9 MP, cadence 8 i/s, autofocus 51 points, vrai viseur optique, ergonomie Nikon moderne.
Ces boîtiers modernes sont à des années-lumière du S2 Pro sur le plan technique et pratique. Ils perdent en revanche le côté « objet photo » et l’identité CCD particulière. Pour les utilisateurs d’optiques Nikon F qui veulent garder une cohérence historique, notre guide complet du Fujifilm X100 montre comment cette identité couleur s’est transmise vers l’ère des hybrides X.
Où acheter un Fujifilm FinePix S2 Pro ?
Où acheter un Fujifilm FinePix S2 Pro ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Occasion spécialisée (MPB, Fnac Occasion, revendeurs photo) |
État contrôlé, garantie 6 à 12 mois, retour possible | Stock variable — prix plus élevé qu’en vente privée, mais sécurité réelle sur un boîtier ancien |
| Places de marché (eBay, Leboncoin, Vinted) |
Choix large, prix souvent plus bas | Exiger photos du capteur, nombre de déclenchements, test des deux logements carte et des deux circuits d’alimentation |
| Dépôt-vente physique (boutiques photo indépendantes, salons) |
Essai en main, vérification sur place, conseil vendeur | Disponibilité très locale — un S2 Pro en vitrine est devenu rare |
| Amazon.fr | Disponibilité occasionnelle via vendeurs tiers | — stock irrégulier, vérifier la fiche au moment de l’achat |
| Site Fujifilm (fujifilm-x.com) |
Documentation officielle, compatibilité RAW FILE CONVERTER EX 3.0, fiches support | Produit discontinué, pas de vente directe — sert uniquement de référence technique |
Les prix fluctuent selon les périodes et l’état des boîtiers — vérifier directement sur chaque site avant d’acheter.
Checklist d’inspection avant achat
- Exiger un historique clair, un déclenchement régulier et un test réel du déclencheur — les boîtiers de cet âge peuvent présenter des usures imprévisibles.
- État du capteur : absence de poussières collées, pas de pixels morts visibles sur une image blanche uniforme.
- Contacts batterie AA et CR123A : pas d’oxydation verte, ressorts en bon état.
- Logement CompactFlash : broches droites, lecture immédiate d’une carte neuve.
- Écrans LCD : pas de ligne morte, rétroéclairage homogène.
- Obturateur : bruit régulier, pas de claquement double ni de temps d’hésitation.
- Joints en caoutchouc : pas de décollement, pas de résidu gras.
- Test RAF avant d’acheter : demander au vendeur deux ou trois fichiers bruts pour vérifier l’ouverture sur votre logiciel.
FAQ sur le Fujifilm FinePix S2 Pro
Conclusion
Le Fujifilm FinePix S2 Pro n’est pas un boîtier qu’on achète par raison — il s’achète par choix assumé. Choix d’un rendu Super CCD qui a une vraie identité sur les peaux, choix d’un rythme de travail lent qui rappelle l’argentique, choix d’un parc optique Nikon F massif à prix plancher. À 160 € en moyenne constaté au printemps 2026, avec un 50 mm f/1,8 AF-D déjà dans le sac, il offre une expérience photographique que peu de boîtiers modernes proposent à ce tarif.
Les contraintes sont réelles et ne se négocient pas : deux circuits d’alimentation, un buffer minuscule, une dynamique courte, et un flux RAF qui demande un passage par RAW FILE CONVERTER EX 3.0 pour tirer le meilleur du capteur. Si un seul de ces points vous rebute, le S3 Pro corrige déjà beaucoup, et le S5 Pro reste la référence de la série. Pour sortir complètement de la logique reflex Nikon + capteur Fuji tout en gardant un vrai caractère d’image, un X-M5 ou un Z fc offrent un confort d’usage sans comparaison.
Votre plan d’action
- Listez vos optiques Nikon F disponibles — c’est le vrai filtre d’entrée.
- Définissez votre budget plafond : au-delà de 200 €, comparez sérieusement avec un S3 Pro d’occasion.
- Achetez chez un revendeur spécialisé si c’est votre premier boîtier Fuji-Nikon — la sécurité vaut la différence de prix.
- Téléchargez RAW FILE CONVERTER EX 3.0 avant même de recevoir le boîtier : vous serez prêt dès le premier RAF.
- Prévoyez le budget accessoires : un pack AA Eneloop Pro, un stock de CR123A, une CompactFlash fiable.

