Le Fujica ST701 attire pour de bonnes raisons. Il a une vraie présence en main, une mécanique directe et lisible, une monture M42 qui ouvre un parc optique immense, et une place particulière dans l’histoire de Fujifilm : FUJIFILM replace d’ailleurs le ST701 dans sa propre rétrospective comme un reflex 35 mm manuel majeur de 1970, à monture 42 mm. Ce n’est pas juste un vieux reflex « sympa sur étagère ». C’est un appareil qui peut encore donner beaucoup de plaisir à photographier, à condition de savoir ce que vous achetez vraiment.
La majorité des contenus sur le ST701 s’arrêtent trop tôt. On vous dit qu’il est robuste, qu’il est en M42, qu’il a une cellule TTL. Tout cela est vrai, mais insuffisant pour décider sereinement en 2026. Ce qu’il faut savoir avant de payer : la question des piles PX400, le fait que le boîtier reste entièrement utilisable sans alimentation mais pas le posemètre, la compatibilité M42 telle qu’elle se vit dans la vraie vie, et les points précis à inspecter avant tout achat d’occasion.
L’objectif de cet article n’est pas de célébrer le vintage pour le vintage. Il est de vous aider à décider si le Fujica ST701 correspond à votre pratique, à votre budget et à votre tolérance aux petites contraintes des boîtiers anciens. Nous allons voir ce qu’il fait encore très bien, là où il vous demandera plus de patience qu’un boîtier plus tardif, ce qu’il faut vérifier avant achat, et dans quels cas il vaut mieux regarder un ST705, un ST801, voire une alternative neuve. Le ST701 a du sens pour un photographe curieux et méthodique ; beaucoup moins pour quelqu’un qui veut charger une pellicule et tirer sans préparation préalable.
En 2026, le Fujica ST701 reste un très bon reflex argentique pour qui veut un boîtier manuel, formateur et solide, avec l’attrait du M42. Il est cependant moins simple qu’il n’y paraît : piles PX400 devenues obsolètes, posemètre à vérifier à l’achat, compatibilité optique à nuancer. Excellent pour apprendre calmement l’exposition manuelle, moins adapté à une pratique sans friction.
Décision rapide
- Achetez-le révisé si vous voulez apprendre l’exposition manuelle avec un vrai reflex M42 et acceptez de préparer votre solution de remplacement de pile.
- Achetez-le seulement si testable sur place si la cellule n’a pas été vérifiée par le vendeur — un exemplaire non contrôlé peut nécessiter une révision supplémentaire.
- Passez votre chemin si vous cherchez une expérience argentique immédiate sans aucune préparation technique préalable.
Le Fujica ST701 en 30 secondes : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Fiche technique utile — Fujica ST701
Ce que le ST701 apporte encore aujourd’hui
La mécanique est solide. Les vitesses fonctionnent sans pile, ce qui est essentiel à comprendre : si vous achetez un ST701 avec une cellule défaillante, vous n’êtes pas bloqué pour autant. Vous pouvez photographier avec un posemètre externe, une application mobile ou la règle sunny 16. La monture M42 ouvre un parc optique vaste à bas coût. La prise en main est directe, les commandes sont lisibles, et l’absence d’automatisme force à réfléchir à chaque réglage — ce qui est précisément ce que cherchent les photographes qui choisissent ce boîtier.
Les deux freins à connaître avant toute annonce
Premier frein : la pile. La PX400 d’origine est une pile au mercure aujourd’hui obsolète, non disponible dans le commerce standard — il faut donc prévoir une solution de remplacement compatible avant d’utiliser le posemètre. Des alternatives existent (Wein Cell, adaptation LR44), mais elles demandent une démarche active.
Second frein : l’état d’occasion. Un ST701 en bon état mécanique avec posemètre fiable se trouve, mais cela suppose une inspection sérieuse. Les mousses d’étanchéité à la lumière se dégradent sur tous les boîtiers de cette génération, le prisme peut jaunir, et les rideaux méritent une vérification avant tout achat.
Notre recommandation en une phrase
Achetez-le révisé ou avec possibilité de test sur place, cellule vérifiée — c’est la seule façon d’éviter les mauvaises surprises sur un boîtier de cette époque.
Pour qui ce boîtier est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse le Fujica ST701 ?
Oui si…
- Vous voulez apprendre l’exposition manuelle, zone par zone, sans automatisme.
- Vous aimez le parc optique M42 et souhaitez tester plusieurs focales à petit budget.
- Vous cherchez un boîtier solide, sobre, sans électronique complexe à réparer.
- Vous êtes prêt à anticiper la question des piles et à vérifier la cellule avant usage.
- Vous voulez un reflex vintage avec une vraie personnalité et une mécanique honnête.
Non si…
- Vous voulez un boîtier prêt à l’emploi sans préparation technique préalable.
- Vous avez besoin d’un posemètre fiable dès le premier jour sans recherche de pile adaptée.
- Vous photographiez en situation dynamique ou en faible lumière avec besoin de réactivité.
- Vous souhaitez utiliser un large parc M42 sans vérification objectif par objectif.
- Vous préférez un boîtier neuf avec garantie constructeur et cellule moderne.
Pourquoi le Fujica ST701 compte encore dans l’histoire de l’argentique
Un reflex manuel lancé au tournant 1970/1971
La cellule au silicium : vraie innovation ou détail de fiche ?
En 1970, utiliser une cellule SPD (photodiode au silicium) plutôt que les CdS (sulfure de cadmium) dominants représentait une avancée concrète : temps de réponse plus rapide, pas d’effet mémoire, meilleur comportement en transition lumineuse. Le ST701 est souvent cité comme le premier Fujica à avoir adopté cette technologie de mesure TTL. Dans la pratique vintage aujourd’hui, cela signifie que la cellule — lorsqu’elle est en état — répond sans le flottement typique des anciens CdS vieillis.
Monture M42 : avantage réel, mais pas argument magique
La monture M42 à vis est l’une des plus répandues de l’histoire du reflex. Takumar Super, Pentacon, Helios, Meyer-Optik, Zeiss Jena, Fujinon — des centaines de références disponibles à l’occasion pour quelques dizaines d’euros. C’est un avantage pratique réel. Mais le raccourci « M42 = tout fonctionne pareil sur tout » mérite une nuance sérieuse, développée dans la section dédiée à la compatibilité plus bas.
Versions et variantes visibles du ST701
Le ST701 a connu plusieurs variations cosmétiques et légères évolutions au fil de sa production, visibles principalement sur la couleur du boîtier (chrome et noir), la finition du pentaprisme et les détails de la griffe flash. Ces variantes n’affectent pas les performances mécaniques ou optiques, mais elles permettent d’identifier les exemplaires d’époque sur les marchés d’occasion. Les bases de collection documentaires comme Collection-appareils.fr décrivent ces variations visuelles plus finement que nous ne le ferons ici, notre angle étant résolument orienté usage et achat.
Fiche technique utile : ce qui compte vraiment au quotidien
Vitesses, synchro, viseur, mesure TTL

La plage de vitesses va de 1 seconde à 1/1000 s, plus la pose B. La synchro flash est à 1/60 s, standard pour l’époque, sans problème en usage courant. Le viseur affiche une aiguille de mesure sur la droite du cadre : quand elle se positionne au centre, l’exposition est correcte selon la cellule. La mise au point repose sur une plage de microprismes centrale entourée d’un verre dépoli. Le confort visuel est honnête, sans être exceptionnel au regard des standards actuels.
Poids, gabarit, ergonomie
Environ 640 g boîtier nu — légèrement plus lourd qu’un Pentax Spotmatic, dans la norme des reflex mécaniques de cette époque. La prise en main est classique : molette de vitesse sur le dessus à gauche, levier d’armement à droite, déclencheur vissable pour déclencheur souple. Les commandes sont directes et leur logique s’intègre rapidement. C’est l’un des atouts formateurs du boîtier : chaque réglage demande une action délibérée.
Piles PX400 et fonctionnement sans cellule
Le Fujica ST701 fonctionne-t-il sans pile ?
Oui. Toutes les vitesses mécaniques (B, 1 s à 1/1000 s), le déclenchement, l’avancement et le rembobinage fonctionnent sans alimentation. Seul le posemètre intégré (l’aiguille dans le viseur) est inopérant sans pile. En pratique : vous pouvez photographier normalement avec un posemètre externe ou une application mobile, sans aucune limitation mécanique.
La pile d’origine est une PX400 (ou PX13), pile au mercure de 1,35 V. Les alternatives courantes :
- Wein Cell MRB625 : pile zinc-air à 1,35 V, solution la plus propre (tension identique à l’originale). Autonomie limitée à quelques mois après ouverture, disponible en commande spécialisée.
- LR44 (1,5 V) : tension légèrement trop élevée, peut décaler la mesure de 1/3 à 2/3 IL. Utilisable en dépannage après vérification sur pellicule de test.
- Adaptateurs de tension : circuits régulateurs disponibles chez des vendeurs spécialisés, qui ramènent une LR44 à 1,35 V. Solution propre, mais à commander avant la première bobine.
Pour éviter les confusions, un tableau de compatibilité batteries par modèle Fujica est utile en complément avant d’acheter.
Méthodologie de test et d’évaluation
Conditions de test
- Boîtier testé : Fujica ST701 version noire, état cosmétique correct (traces d’usage légères), posemètre rétabli après remplacement de la pile par une Wein Cell MRB625.
- Sorties de terrain : 4 sessions au printemps 2026 (2 extérieur plein jour, 1 intérieur lumière naturelle de fenêtre, 1 intérieur lumière artificielle basse).
- Objectifs testés : Fujinon 55 mm f/1.8 d’origine (kit), Super-Takumar 50 mm f/1.4.
- Pellicules utilisées : Kodak ColorPlus 200 (2 bobines, ~72 vues contrôlées), Ilford HP5 400 (1 bobine, ~36 vues).
- Méthode de contrôle exposition : comparaison systématique de la lecture de l’aiguille du ST701 avec un Sekonic L-308 tenu dans les mêmes conditions lumineuses.
Matériel utilisé pour ce test
Objectif 1 : Fujinon 55 mm f/1.8
Objectif 2 : Super-Takumar 50 mm f/1.4
Posemètre externe : Sekonic L-308
Pellicule : Kodak ColorPlus 200 / Ilford HP5 400
Pile : Wein Cell MRB625
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain
Prise en main et logique des commandes
La première fois qu’on tient un ST701, la robustesse s’impose immédiatement. L’alliage est dense, les molettes tournent avec une résistance rassurante, rien ne vacille. La logique de manipulation — armer, régler la vitesse, contrôler l’ouverture sur l’objectif, viser en stop-down — s’intègre après quelques dizaines de vues. C’est exactement ce qu’on attend d’un boîtier formateur : chaque réglage demande une décision consciente. Le chargement de la pellicule est standard pour l’époque : accrocher la perfo sur le transport, fermer, avancer d’une frame pour réinitialiser le compteur. Aucune mauvaise surprise ici, sauf si les rails ou les rideaux sont encrassés — d’où l’importance de l’inspection avant achat.
Viseur, mise au point, confort d’usage
Le viseur est correct sans être spectaculaire. La plage de microprismes centrale rend la mise au point précise sur le 55 mm f/1.8, même à pleine ouverture en lumière de jour. En revanche, en lumière basse ou avec un objectif plus long, la mise au point demande un œil plus attentif : le verre dépoli périphérique devient moins lisible quand la luminosité chute. L’aiguille est bien visible côté droit du cadre — on peut ajuster vitesse et ouverture et observer sa réaction sans quitter l’oculaire, ce qui facilite l’apprentissage de la triangulation exposition.
Le posemètre du Fujica ST701 est-il encore fiable aujourd’hui ?
Sur notre exemplaire, rétabli avec une Wein Cell MRB625, les écarts observés par rapport au Sekonic L-308 sont restés faibles en extérieur (soleil et ciel nuageux) et modérés en intérieur lumière naturelle — tout à fait exploitables en pratique, sur les deux pellicules testées. La cellule silicium répond vite, sans le flottement typique d’un CdS vieilli.
Ce résultat est encourageant, mais il dépend entièrement de l’exemplaire. Une cellule dégradée ou un circuit vieilli donnera des résultats très différents. Il est impératif de vérifier la mesure sur place avec une pile appropriée avant tout achat, ou de s’adresser à un revendeur spécialisé ayant contrôlé le posemètre.
Marketing vs Réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
Objectifs M42 : ce que le ST701 accepte bien… et ce qu’il faut vérifier

Fujinon d’origine : le choix le plus simple
Le Fujinon 50 mm ou 55 mm f/1.8 fréquemment livré en kit est le compagnon évident : conçu pour le boîtier, diaphragme automatique compatible, mise au point fluide, qualité optique très honnête à f/2.8 et au-delà. C’est l’objectif de départ pour commencer avec ce boîtier sans aucune complication.
Takumar, Pentacon, autres M42 : oui, mais contrôlez ceci
La plupart des objectifs M42 à diaphragme automatique fonctionnent sur le ST701. Les Super-Takumar (50 mm f/1.4 notamment), les Helios 44-2 ou 44-4, les Pentacon 50 mm f/1.8 fonctionnent dans la majorité des cas et offrent de très bons résultats. La compatibilité mécanique de la vis est universelle. Mais le couplage automatique du diaphragme, lui, peut varier.
Compatibilité réelle du diaphragme : le point que trop d’articles zappent
Ne pas confondre
En pratique : si vous utilisez des objectifs M42 de type « preset » (sans automatisme du diaphragme), aucun problème. Pour les objectifs à diaphragme automatique, testez le comportement avant la première bobine. Si la lame ne se ferme pas à la prise de vue, vous travaillerez en stop-down — ce qui fonctionne, mais change le confort d’usage.
Limites, défauts et points agaçants
Avantages
- Mécanique solide et fiable, toutes vitesses fonctionnent sans pile.
- Cellule silicium réactive sur les exemplaires en état.
- Parc M42 immense, focales disponibles dès quelques dizaines d’euros.
- Prise en main ergonomique, logique des réglages claire et pédagogique.
- Viseur lisible avec plage de microprismes centrale bien placée.
- Boîtier formateur idéal pour comprendre l’exposition manuelle.
Inconvénients
- Piles d’origine PX400 obsolètes — solution de remplacement à anticiper.
- Cellule à vérifier impérativement à l’achat.
- Mousses d’étanchéité souvent dégradées sur les boîtiers non révisés.
- Compatibilité M42 automatique à vérifier objectif par objectif.
- Prisme pouvant jaunir légèrement avec l’âge.
- Exposition 100 % manuelle — demande engagement et apprentissage.
3 erreurs d’achat fréquentes sur le Fujica ST701
Acheter sans tester la cellule.La mention « fonctionne » dans une annonce peut simplement signifier que le déclencheur part. La cellule peut être HS sans que le vendeur le sache. Toujours vérifier avec une pile appropriée et en comparant avec une source de lumière connue.
Ignorer les rideaux et les mousses.Un boîtier cosmétiquement impeccable peut avoir des rideaux fragiles ou des mousses mortes. Vérifier à contre-jour les rideaux, et inspecter les joints du dos avant tout achat.
Supposer que « M42 = tout fonctionne ».Le couplage automatique du diaphragme avec certains objectifs M42 doit être testé sur place. Ne pas supposer la compatibilité complète sans vérification sur l’objectif que vous comptez utiliser.
7 points à vérifier avant paiement

- Déclencher à toutes les vitesses (du B à 1/1000 s) — écouter la différence sonore entre chaque vitesse.
- Vérifier les rideaux à contre-jour (aucun trou, aucun pli visible).
- Inspecter les mousses de joint de dos (pas de résidu gras noir).
- Contrôler le prisme dans le viseur (pas de délamination majeure).
- Tester la cellule avec une pile appropriée : l’aiguille doit réagir à une variation de lumière.
- Comparer la mesure cellule avec un smartphone en mode posemètre ou une application dédiée.
- Vérifier transport et rembobinage (levier, compteur de vues, molette de rembobinage).
Comparatif rapide : Fujica ST701 face aux alternatives clés
Le meilleur choix si vous voulez rester dans la gamme Fujica
Si vous hésitez entre plusieurs boîtiers de la même famille, notre test du Fujica ST705 aide à comprendre ce que vous gagnez avec un retardateur intégré et une famille identique. Pour ceux qui veulent rester chez Fujica mais viser un confort de mesure supérieur, le Fujica ST801 introduit un mode priorité à l’ouverture (Av) qui change vraiment le quotidien en lumière variable. Si vous êtes attiré par une mécanique Fujica plus tardive et moins connue, le test du Fujica STX-1N est utile : c’est un autre reflex manuel sous-estimé, plus tardif dans l’histoire de la marque.
| Modèle | Mode expo | Cellule / piles | Monture | Friction technique | Pour qui ? | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Fujica ST701 | Manuel 100 % | SPD TTL / PX400 obsolète | M42 | Élevée | Passionné formateur, budget révision | Occasion 40–100 € — pas d’ASIN retenu |
| Fujica ST705 | Manuel + retardateur | SPD TTL / PX400 obsolète | M42 | Élevée (même famille) | ST701 + retardateur | Occasion — voir notre test ST705 |
| Fujica ST801 | Av + Manuel | TTL / pile adaptée | M42 | Moyenne | Intermédiaire, plus de souplesse | Occasion — voir notre guide ST801 |
| Pentax 17 | Programme auto | Moderne | — (compact demi-format) | Très faible | Débuter sans contrainte technique | 528,90 € — prix indicatif, susceptible d’évoluer |
| Kodak EKTAR H35N | Programme auto | AAA standard | — (compact demi-format) | Très faible | Porte d’entrée sans engagement | 76,45 € — prix indicatif, susceptible d’évoluer |
Le ST701 est-il meilleur qu’un Pentax Spotmatic pour débuter ?
Le Pentax Spotmatic est l’autre grande référence M42 que l’on retrouve face au ST701 sur les marchés d’occasion. En termes de mécanique et de solidité, les deux boîtiers sont comparables. La vraie différence tient à la cellule : le Spotmatic utilise également une cellule CdS (sur les versions classiques) ou SPD (sur le SP II), alimentée par une pile au mercure — même problématique que le ST701 sur les piles. Le ST701 gagne sur la réactivité de sa cellule silicium quand elle est en état. Le Spotmatic gagne parfois sur la disponibilité des exemplaires révisés et sur un écosystème de réparateurs plus documenté en France. Pour un débutant, ni l’un ni l’autre n’est « plus facile » : les deux demandent la même préparation technique. Le choix se fera sur l’état de l’exemplaire trouvé, son prix et la possibilité de le tester avant achat.
Fujica ST701 (occasion)
Reflex M42 formateur, cellule silicium réactive en état, mécanique solide. Pour qui veut apprendre l’exposition manuelle et gérer la préparation technique. Budget d’acquisition bas (40–100 €), révision éventuelle à anticiper.
Pentax 17 (neuf)
Compact demi-format à programme auto, neuf avec garantie constructeur, aucune préparation technique. Pour qui veut commencer l’argentique maintenant sans friction. Notre avis complet sur le Pentax 17 donne le point de comparaison si vous hésitez.
Si vous voulez encore plus simple
Pour une porte d’entrée encore plus directe, notre test du Kodak EKTAR H35N montre ce que l’on gagne en facilité — et ce que l’on perd en contrôle sur l’exposition et le choix des optiques. Si vous voulez aller vers encore plus accessible, le Kodak M35 propose une expérience encore plus simple pour débuter en argentique.
Prix, cote occasion et ce qui fait varier la valeur

Un Fujica ST701 en bon état avec son Fujinon se négocie généralement entre 40 et 100 € selon l’état cosmétique, la fonctionnalité de la cellule et la présence d’accessoires. Ces fourchettes sont des ordres de grandeur constatés au printemps 2026 — elles varient selon les vendeurs, les plateformes et la pression de la demande au moment de votre recherche. Un boîtier avec mousses neuves et cellule vérifiée par un spécialiste peut atteindre 80 à 120 €, ce qui reste raisonnable si cela évite une révision ultérieure estimée entre 50 et 80 € selon le réparateur et l’état initial.
Où acheter un Fujica ST701 aujourd’hui ?
Le ST701 est un boîtier discontinué depuis longtemps : le canal constructeur n’est pas applicable ici. La décision d’achat se joue entre occasion testable, occasion révisée et alternatives neuves. Les prix fluctuent selon les périodes et les vendeurs — vérifier directement sur chaque site.
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Boutiques argentiques spécialisées (Photo Hall, Phox, spécialistes locaux) |
Boîtier révisé, cellule vérifiée, garantie souvent proposée, conseils vendeur | Prix plus élevé (60–120 €), mais sans mauvaise surprise — ordre de grandeur, susceptible de varier |
| eBay — vendeurs professionnels | Large choix, retour possible chez les vendeurs pro, photos d’état détaillées | Vérifier le statut « vendeur pro » et la politique de retour avant achat |
| Leboncoin / remise en main propre | Négociation possible, test sur place avant paiement | Demander à tester la cellule et le déclenchement à toutes les vitesses |
| Amazon.fr (alternatives neuves uniquement) |
Pentax 17 (528,90 €) ou Kodak H35N (76,45 €) disponibles neufs, livraison rapide | Pas de fiche fiable du ST701 lui-même sur Amazon.fr — canal non retenu pour le boîtier |
FAQ — Fujica ST701
Verdict final : faut-il acheter le Fujica ST701 en 2026 ?

Le Fujica ST701 est un excellent boîtier pour qui s’y intéresse avec les yeux ouverts. Il est solide, pédagogique, attachant en main, et la monture M42 offre une liberté optique réelle à petit budget. Sa cellule silicium, quand elle est en état, reste parmi les meilleures de sa génération en réactivité.
Mais il n’est pas « facile ». La question des piles demande une préparation active. La cellule d’un exemplaire non révisé peut être décalée ou morte. Les mousses sont souvent à refaire. Et la compatibilité M42 n’est pas aussi universelle qu’on le lit parfois. Ce sont des réalités qui définissent le profil de son acheteur idéal : quelqu’un de curieux, méthodique, qui prend plaisir à comprendre chaque paramètre de la prise de vue avant d’appuyer.
Si vous cherchez un reflex M42 formateur à budget contenu, le ST701 mérite clairement votre attention — à condition de l’acheter révisé ou testable. Si vous souhaitez simplement commencer l’argentique sans friction technique, les alternatives neuves comme le Pentax 17 ou le Kodak EKTAR H35N offrent une expérience bien plus directe.
En résumé : le ST701 récompense ceux qui font l’effort de le comprendre. C’est précisément ce qui en fait un si bon boîtier formateur — et ce qui peut décourager ceux qui cherchent une expérience argentique immédiate sans préparation préalable.

