Le Canon EXEE fait partie de ces appareils qui attirent tout de suite l’œil en annonce. Le nom est peu connu, le design ne ressemble pas tout à fait aux Canon reflex les plus célèbres, et surtout, son système optique intrigue : on lit ici ou là qu’il aurait des « objectifs interchangeables », alors qu’en pratique la logique est bien plus particulière. Oui pour un achat plaisir bien contrôlé ; non si vous cherchez un premier reflex argentique simple et évolutif.
La fiche du Canon Camera Museum confirme que l’EXEE est commercialisé en octobre 1969. C’est un reflex 35 mm à priorité vitesse, avec mesure TTL, viseur lumineux et obturateur plan focal. Sa vraie singularité est ailleurs : le boîtier conserve un groupe optique arrière fixe, tandis que les différentes focales passent par des éléments frontaux interchangeables vissés en façade. Atypique, mais aussi très différent de ce que l’on attend d’un reflex Canon classique avec monture standard.
Le Canon EX EE revient régulièrement sur Leboncoin, dans les brocantes et chez les revendeurs vintage, à des prix très variables. Cette disparité des annonces pousse parfois à surpayer un boîtier « rare » qui n’est pas toujours le plus cohérent pour photographier aujourd’hui. Trois questions méritent une réponse claire avant de se décider : le boîtier fonctionne-t-il proprement, son système EX vous apporte-t-il quelque chose, et existe-t-il chez Canon une alternative plus simple pour le même budget ?
Dans cet article, l’objectif n’est pas de romantiser un vieux Canon pour le plaisir. Voici ce que ce modèle a d’attachant, ce qu’il faut surveiller avant achat, pour quel type de photographe il garde un vrai intérêt, et dans quels cas un Canon FTb ou un EOS 650 constitue un choix plus logique.
Le Canon EXEE convient à un achat plaisir sur le marché de l’occasion si vous aimez les boîtiers Canon atypiques et trouvez un exemplaire propre au bon prix avec le 50 mm f/1,8. Il reste trop limité pour débuter sérieusement : système optique fermé, cellule à vérifier, pile obsolète. Un FTb ou un EOS 650 restent plus logiques.
Canon EXEE en bref : ce qu’il faut comprendre avant d’acheter

Le Canon EX EE QL — son nom complet intègre la fonction Quick Loading — est un reflex 35 mm à priorité vitesse commercialisé par Canon entre octobre 1969 et le début des années 1970. Sa caractéristique fondamentale : un groupe optique arrière de trois éléments en deux groupes fixé définitivement dans le boîtier, auquel s’associent différents éléments frontaux vissés selon la focale souhaitée.
Fiche technique rapide — Canon EX EE (1969)
Un reflex Canon de 1969, mais pas un Canon « classique »
Vu de face, le Canon EXEE ressemble aux autres reflex Canon de la série F : boîtier compact, fini sérieux, prise en main dense. Deux détails trahissent immédiatement sa singularité. D’abord, autour du rembobinage se trouve une molette de réglage d’ouverture (de f/1,8 à f/16, avec positions EE et Off) : l’ouverture ne se règle pas sur l’objectif. Ensuite, le « canon » de l’objectif en façade se dévisse — ce n’est pas un objectif complet que vous retirez, c’est seulement sa moitié avant.
Pour comprendre à quel point la marque a parfois suivi des voies très originales, le Canon Pellix mérite le détour : lui aussi repose sur une architecture optique entièrement repensée, avec un miroir pelliculaire fixe à la place du miroir reflex classique.
Le vrai point clé : le système optique à éléments frontaux interchangeables

Le Canon Camera Museum recense trois éléments frontaux officiels : le 50 mm f/1,8 (livré avec le boîtier), le 35 mm f/3,5 et le 95 mm f/3,5. Un quatrième élément de 125 mm f/3,5 a également été produit. Sa masse importante est rapportée dans plusieurs sources d’archive comme un point de vigilance pour l’hélicoïde du boîtier ; ce constat doit être considéré comme une observation rapportée, pas comme une certitude universelle pour tous les exemplaires.
Ce qui change selon l’élément frontal : la focale effective et l’ouverture maximum. Pour que la cellule TTL fonctionne correctement, il faut régler manuellement l’ouverture maximum sur la molette de sensibilité ISO : repère f/1,8 pour le 50 mm, repère f/3,5 pour les trois autres. Ce réglage manuel sera corrigé sur le successeur EX Auto (1972), qui détecte automatiquement l’élément frontal monté.
Ne pas confondre
Le Bell & Howell Auto 35/Reflex est identique au Canon EXEE, simplement rebadgé pour le marché américain. Les lenses EX sont interchangeables entre les deux.
Ce que cela change concrètement pour vous
En une phrase : le Canon EXEE est un système fermé. Vous ne pouvez utiliser que les quatre éléments frontaux EX — aucun objectif Canon FL, FD ou EF n’est compatible, car ils dépendent tous du groupe arrière fixe dans le boîtier. Aucune évolution vers un 28 mm ou un 135 mm FD n’est possible.
Pour la mise au point, le viseur fonctionne en image aérienne avec microprisme central : très lumineux, mais différent du confort d’un verre dépoli moderne. L’ouverture se règle sur le boîtier, la mise au point sur la bague en façade. L’ensemble fonctionne mécaniquement sans pile (vitesses obturateur), mais la mesure TTL requiert une alimentation correcte.
Pour qui ce boîtier est (ou n’est pas) fait
À qui s’adresse le Canon EXEE ?
Oui si…
- Vous aimez les boîtiers Canon atypiques et cherchez quelque chose qui sort des FTb / AE-1 habituels.
- Vous achetez en connaissance de cause sur le marché de l’occasion, avec une vraie checklist.
- Vous cherchez un boîtier plaisir pour shooter au 50 mm, sans prétendre construire un système complet.
- Vous acceptez de vérifier la cellule et d’adapter la solution pile avant utilisation.
- Vous êtes curieux de l’histoire Canon et souhaitez comprendre pourquoi ce boîtier est resté une parenthèse.
Non si…
- Vous débutez en argentique et voulez apprendre sans contrainte sur la pile ou la cellule.
- Vous souhaitez un parc optique large (grands angles, focales fixes lumineuses, zooms).
- Vous cherchez un boîtier facile à faire réviser ou accessoiriser localement.
- Vous voulez un rapport simplicité/prix supérieur à celui d’un FTb ou d’un EOS 650.
- Vous cherchez un « daily driver » robuste pour des usages réguliers et variés.
Ce que Canon promettait, et ce que cela signifie vraiment aujourd’hui
Priorité vitesse, TTL, viseur lumineux : sur le papier, c’est séduisant
En 1969, Canon positionnait le système EX comme une solution plus économique pour accéder à un reflex avec changement de focale. En fixant le groupe arrière dans le boîtier, Canon réduisait le coût de chaque élément frontal : seule la moitié avant de l’optique changeait d’une focale à l’autre. Pour l’amateur de l’époque souhaitant couvrir quelques focales sans se ruiner, le concept avait du sens.
Le Canon FT QL, contemporain du système EX, avait lui aussi adopté le Quick Loading pour simplifier le chargement du film — un point commun qui montre bien dans quel contexte de démocratisation Canon évoluait à cette époque.
Marketing vs Réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
La plage de vitesses de 1/8 à 1/500 s est correcte pour un usage en lumière standard, mais elle exclut les temps très longs sans passer en mode Bulb. En conditions de faible lumière, la dépendance à la cellule et à l’alimentation devient un vrai point critique si le boîtier n’a pas été vérifié.
Méthodologie de test

Conditions de test
- Durée : 3 sorties sur deux semaines — marché extérieur, parc, intérieur lumière naturelle.
- Pellicules : 1 rouleau de Kodak ColorPlus 200 (couleur, développement C-41), 1 rouleau d’Ilford HP5 400 (N&B, développement D-76). Scans effectués sur scanner à plat.
- Élément frontal utilisé : EX 50 mm f/1,8 uniquement. Ni le 35 mm ni le 95 mm n’étaient présents sur l’exemplaire testé.
- Scènes couvertes : extérieur plein soleil, ombre portée, intérieur fenêtre latérale, sujets fixes et piétons.
- Vérifications préalables : contrôle du posemètre par comparaison avec un posemètre externe calibré, fluidité des rideaux, déclenchement des vitesses lentes, test du système QL.
- Pile : adaptateur zinc-air WeinCell MRB-625 utilisé pour approcher les 1,35 V d’origine. La cellule s’est montrée cohérente avec la référence externe en extérieur ; légèrement moins stable en intérieur sombre, ce qui est courant sur les cellules CdS de cet âge.
- État de l’exemplaire : cosmétique correct, mousses d’étanchéité remplacées avant le test, rideaux sans accroc visible.
Ce que ce test ne couvre pas : les remarques sur les éléments frontaux 35 mm, 95 mm et 125 mm proviennent des sources documentaires et du marché d’occasion, pas d’un test maison. Les observations chiffrées très précises (écarts d’IL) ont été retirées pour rester au niveau de preuve réel : les résultats sont exprimés qualitativement dans la section suivante.
Matériel utilisé pour ce test
Élément frontal : EX 50 mm f/1,8
Films : Kodak ColorPlus 200 + Ilford HP5 400
Posemètre externe : Sekonic L-308X (référence)
Adaptateur pile : WeinCell MRB-625 zinc-air
Ce que nous avons réellement constaté sur le terrain

Ergonomie, viseur, chargement du film
La prise en main est dense et rassurante — environ 900 g avec l’élément 50 mm. Le chargement QL fonctionne proprement : on tire le film jusqu’au repère, on ferme le dos, deux avances suffisent pour amorcer. Aucune fausse manœuvre sur les trois chargements effectués.
Le viseur est la vraie surprise agréable. L’image aérienne donne une clarté et une luminosité rares pour un reflex de cette génération. La mise au point par microprisme central fonctionne bien sur sujets fixes ou lents, mais demande un temps d’adaptation si vous venez d’un viseur à coin coupé. L’aiguille du posemètre est visible dans le viseur, mais la vitesse choisie se lit sur le dessus du boîtier : il faut glancer hors cadre.
Le 50 mm f/1,8 au quotidien
C’est clairement l’usage naturel du boîtier. Le 50 mm f/1,8 donne des images agréables en lumière correcte, avec une netteté centrale satisfaisante à partir de f/2,8 et un flou de fond cohérent. En extérieur sous ciel nuageux, la cellule CdS s’est montrée très proche de la référence externe — les poses étaient cohérentes avec l’exposition attendue. En intérieur lumière naturelle faible, elle était un peu moins fiable, ce qui est courant sur des cellules CdS de cet âge et ne constitue pas un défaut propre à l’EXEE. Une pellicule à bonne latitude comme l’HP5 400 compense facilement ces légères variations.
Retour terrain : l’usage au 50 mm est agréable au quotidien, avec une sensation de boîtier solide. Ce que j’ai moins aimé : l’ouverture se règle sur le boîtier (molette autour du rembobinage), pas sur l’objectif — correct en pratique, mais peu instinctif. La confirmation d’exposition via l’aiguille dans le viseur demande un moment d’adaptation avant de devenir un réflexe.
Les limites du système EX quand on veut diversifier les focales
Sans le 35 mm ni le 95 mm à disposition lors du test, le retour terrain se limite au 50 mm. Ce qui ressort des sources documentaires converge sur un point : le 35 mm f/3,5 est compact et pratique, tandis que le 95 mm est nettement plus encombrant. Pour le 125 mm, plusieurs sources d’archive mentionnent une masse importante comme point de vigilance pour l’hélicoïde du boîtier — à considérer si vous convoitez un kit complet, sans en faire une certitude universelle.
La limite structurelle du système est claire : vous ne sortirez jamais du catalogue EX. Aucun objectif Canon FL, FD ou autre n’est utilisable. Si vous souhaitez un 28 mm, un 85 mm lumineux ou un macro à terme, le Canon EXEE ne vous accompagnera pas.
À quel moment le boîtier devient plus « collection/plaisir » que « solution pratique »
Le Canon EXEE reste agréable à utiliser tant qu’on se cantonne au 50 mm en bonne lumière. Il devient franchement contraignant dès que l’on souhaite varier les focales, travailler en faible lumière sans posemètre externe, ou confier le boîtier à un réparateur avec des pièces facilement disponibles. Les artisans spécialisés argentique connaissent le boîtier, mais les pièces optiques EX restent rares en occasion et introuvables en neuf.
Limites, défauts et points agaçants à connaître
Points forts
- Viseur image aérienne très lumineux pour l’époque
- Construction solide, prise en main rassurante
- Chargement QL rapide et fiable
- Résultats satisfaisants au 50 mm f/1,8 en bonne lumière
- Fonctionne mécaniquement sans pile (sans mesure)
- Concept atypique, intérêt historique réel dans la gamme Canon
Points faibles
- Système optique fermé : uniquement 4 éléments EX, aucune compatibilité FL/FD
- Plage de vitesses limitée : 1/8 à 1/500 s seulement
- Pile mercure 1,35 V obsolète — solution de remplacement à vérifier selon l’exemplaire
- Cellule CdS susceptible de dériver avec l’âge — à vérifier avant achat
- Réglage de l’ouverture maximum sur le boîtier à mémoriser à chaque changement d’élément frontal
- Offre occasion des éléments 35/95/125 mm très variable et souvent rare
- Peu adapté aux débutants ou à ceux qui veulent évoluer librement
Comparatif rapide : Canon EXEE vs Canon FTb vs Canon EOS 650
Ces trois boîtiers Canon argentiques circulent régulièrement en occasion en France. Ils ne s’adressent pas aux mêmes photographes.
Canon EXEE ou Canon FTb : lequel choisir ? Le Canon EXEE gagne sur l’originalité et le viseur ; le FTb gagne sur la cohérence système (monture FD, catalogue ouvert, pièces plus accessibles). À budget identique, le FTb est plus rationnel pour photographier régulièrement. L’EXEE se défend si le concept Canon atypique vous importe autant que le résultat final.
| Critère | Canon EXEE | Canon FTb | Canon EOS 650 |
|---|---|---|---|
| Système optique | Fermé : éléments frontaux EX uniquement | Ouvert : monture FD, grand catalogue | Ouvert : monture EF, autofocus, catalogue actif |
| Modes d’exposition | Priorité vitesse + manuel | Manuel TTL (stop-down) | Programme, Av, Tv, manuel |
| Pile | 1,35 V mercure obsolète — solution de remplacement à vérifier | PX-625 ou équivalent — adaptateur souvent utile | 2x pile lithium 2CR5 courante |
| Intérêt collection | Fort — concept unique | Moyen — solide mais commun | Faible — usage avant tout |
| Facilité d’usage | Moyenne — logique EX à apprivoiser | Bonne une fois la TTL stop-down maîtrisée | Excellente — autofocus, modes automatiques |
| Prix occasion estimé * | 40–90 € (boîtier + 50 mm) / 80–180 € (kit) | 30–90 € selon état + objectif FD | 20–60 € + objectif EF |
| Pour qui ? | Passionné Canon atypique, collectionneur curieux | Apprenti argentique mécanique, usage régulier | Débutant ou utilisateur argentique occasionnel |
* Fourchettes observées sur le marché français au 10 avril 2026 — elles varient selon l’état, la présence des éléments optiques et les périodes.
Canon EXEE ou Canon EOS 650 : lequel est le plus simple ? L’EOS 650 est sans comparaison le plus accessible pour débuter : autofocus, modes automatiques, pellicule compatible avec les objectifs EF actuels. L’EXEE demande davantage de préparation (pile, cellule, système EX) et un usage plus réfléchi. Pour photographier sans friction, le Canon EOS 650 reste plus logique au quotidien.
Le plus simple pour débuter en argentique Canon ?
Si votre priorité est d’apprendre l’argentique Canon avec un boîtier fiable et évolutif, le Canon FTb reste souvent plus simple à recommander à budget équivalent : monture FD ouverte, mécanique robuste, catalogue d’optiques large. Le Canon FTb-N, version améliorée de 1973, intègre en plus la mesure TTL à pleine ouverture — un confort supplémentaire pour débuter sans contrainte de stop-down. Pour un premier argentique Canon avec autofocus et modes automatiques, le Canon EOS 1000F est une option encore plus sereine.
Canon EXEE
Le choix de l’originalité. Viseur remarquable, concept unique dans la gamme Canon, intérêt historique réel. À condition de trouver un exemplaire sain, de rester au 50 mm et d’accepter la contrainte pile/cellule.
Canon FTb
Le choix de la cohérence. Accès à toute la gamme FD, réparations plus simples, usage quotidien plus fluide. À budget identique, c’est l’option la plus rationnelle pour photographier régulièrement.
Quel prix payer pour un Canon EXEE aujourd’hui ?
Quel prix payer pour un Canon EXEE d’occasion ? Comptez 40 à 90 € pour un boîtier fonctionnel avec l’élément 50 mm en bon état. Un kit avec plusieurs éléments frontaux se négocie entre 80 et 180 €. Au-delà, vérifiez que le prix est justifié par l’état réel, pas par un effet « rareté » sur un appareil qui reste disponible en occasion.
Le marché de l’occasion du Canon EXEE est fragmenté et peu régulier en France. Les annonces observées en avril 2026 se répartissent généralement en trois catégories :
- Boîtier seul « pour pièces » ou état incertain : autour de 20–40 €. À éviter sauf restauration complète prévue.
- Boîtier fonctionnel avec élément 50 mm : 40 à 90 €. C’est la fourchette la plus cohérente pour un usage réel. Insistez pour un contrôle du posemètre et de la pile.
- Kit avec plusieurs éléments frontaux (35, 95 ou 125 mm) : 80 à 180 €. Vérifiez l’état de l’hélicoïde sur le boîtier si le 125 mm est inclus — c’est le point de vigilance le plus fréquemment signalé sur les kits complets.
Mise en garde : l’EXEE n’est pas si rare. Il a été produit plusieurs années et vendu sous la marque Bell & Howell aux États-Unis. Un exemplaire en bon état à 80–100 € avec le 50 mm est un prix cohérent. Au-delà, vérifiez que la justification tient à l’état réel du boîtier et à la présence effective des éléments frontaux, pas à un effet « vintage ».
Checklist avant d’acheter un Canon EXEE en occasion

- Cellule : comparez la mesure avec un posemètre externe ou une application smartphone en mode luminance. Un écart systématique supérieur à 1 IL en toutes conditions indique une cellule en dérive.
- Pile : demandez si le boîtier a été testé avec une solution 1,35 V adaptée (zinc-air WeinCell ou alcaline avec correcteur de tension). Une tension trop élevée fausse la mesure.
- Rideaux obturateur : ouvrez le dos, actionnez l’obturateur à différentes vitesses — à 1/500 s les deux rideaux doivent s’ouvrir proprement sans ombrage ni décalage visible.
- Vitesses lentes : à 1/8 s, l’obturateur doit tenir la pose sans rebond prématuré. Un déclenchement rapide à basse vitesse indique un problème de mécanique.
- Hélicoïde de mise au point : la rotation de la bague frontale doit être fluide, sans point dur ni jeu excessif. Ce jeu est signalé dans plusieurs sources comme un point de vigilance sur les boîtiers ayant été utilisés avec les éléments longs.
- Mousses d’étanchéité : vérifiez visuellement l’état des mousses sur les bords intérieurs du dos. Des mousses effondrées impliquent une remise en état avant utilisation.
- Présence du 50 mm f/1,8 : le boîtier seul sans cet élément frontal est inutilisable. Vérifiez l’état du filetage à l’avant du boîtier et sur l’élément frontal.
- Viseur : pas de moisissures visibles sur le prisme ou les éléments intérieurs, aiguille du posemètre mobile et réactive à l’ouverture.
Où acheter un Canon EXEE en occasion
Où trouver un Canon EXEE ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Boutiques argentique révisées (Kamerastore, dépôts-vente photo spécialisés) | Boîtier souvent contrôlé, mousses vérifiées, retour possible | Prix généralement 20–40 % plus élevé qu’entre particuliers, mais plus serein |
| Petites annonces entre particuliers (Leboncoin, Facebook Marketplace) | Prix potentiellement plus bas, négociation possible | Checklist de contrôle indispensable — cellule, pile, rideaux, hélicoïde, présence du 50 mm |
| Plateformes avec protection acheteur (eBay vendeurs pro, MPB) | Protection acheteur en cas de litige, retours généralement acceptés | Stock rare sur MPB ; sur eBay, privilégier les vendeurs avec historique positif en matériel photo |
| Marchés photo spécialisés et brocantes (Foire Photo, Salon argentique) | Examen en main avant achat, échange possible, prix souvent négociables | Peu de garantie formelle — indispensable de tester sur place si possible |
| Documentation officielle Canon (Canon Camera Museum, support Canon) | Source primaire pour vérifier les spécifications et les remplacements de pile recommandés | Pas de vente directe — utile avant achat pour valider les informations du vendeur |
Amazon.fr n’est pas retenu ici : aucune fiche boîtier Canon EX EE clairement exploitable n’a pu être identifiée au moment du contrôle (avril 2026). Le marché réel de ce boîtier est celui de l’occasion, pas du neuf. Les prix fluctuent selon les périodes et les états — vérifier directement sur chaque canal.
Pour les lecteurs qui souhaitent utiliser le boîtier, un mode d’emploi en français existe en archive communautaire. La base support Canon rappelle également le type de pile historique et les remplacements actuellement mentionnés.
Faut-il encore acheter le Canon EXEE en 2026 ?
Le Canon EXEE est-il bon pour débuter en argentique ? Non. Son système optique fermé, la contrainte de la pile et la logique de réglage d’ouverture sur le boîtier en font un appareil qui demande une connaissance préalable. Un Canon FTb, un AE-1 ou un EOS 650 sont plus accessibles pour un premier reflex argentique.
La réponse dépend presque entièrement de votre profil d’acheteur :
- Passionné Canon / collectionneur : l’achat se défend si vous trouvez un exemplaire propre à prix raisonnable. Le Canon EXEE est une parenthèse fascinante dans l’histoire Canon.
- Utilisateur régulier qui veut shooter : oui, avec réserve — uniquement si vous acceptez de rester au 50 mm et de vérifier la cellule avant chaque usage. C’est un boîtier plaisir, pas un outil polyvalent.
- Débutant en argentique : non. À budget identique, un FTb offre plus de cohérence, plus d’optiques disponibles et moins de contraintes techniques.
- Chercheur de bon rapport qualité/prix : non. Un FTb en bon état avec un 50 mm FD reste un investissement plus logique pour la photographie régulière.
La règle simple : si vous trouvez un Canon EXEE complet et fonctionnel (boîtier + 50 mm, cellule vérifiée, mousses correctes) entre 50 et 90 €, c’est un achat plaisir cohérent. Au-delà de 120 € sans justification sérieuse sur l’état ou les éléments supplémentaires, vous payez la rareté perçue plutôt que la valeur réelle d’usage.
FAQ sur le Canon EXEE
Conclusion
Le Canon EXEE reste un boîtier attachant, porteur d’un concept original que Canon n’a reproduit qu’une seule fois avant d’y renoncer. Son viseur image aérienne, sa construction solide et son positionnement historique dans la gamme Canon en font un objet de curiosité légitime pour tout passionné argentique.
Son système optique fermé, sa plage de vitesses réduite et les contraintes liées à la pile et à la cellule en font un achat qui demande une vraie préparation. À 50–90 € pour un exemplaire propre avec le 50 mm, l’achat peut se défendre. Si vous hésitez entre l’EXEE et un FTb à budget identique, et que votre priorité est de photographier régulièrement : le FTb est le choix plus logique. Pour situer jusqu’où Canon poussait son ambition reflex en parallèle de l’EXEE, notre test du Canon F-1 montre ce que la marque construisait en parallèle pour le segment professionnel.
Votre prochaine étape : avant de vous décider, faites la checklist des 8 points de contrôle de cet article sur l’exemplaire convoité. Si la cellule est saine et le 50 mm présent, le reste est une question de goût et de budget.

