Le Canon PowerShot D30 n’est plus un compact récent. Lancé en 2014 et désormais archivé par Canon, il continue pourtant à intéresser un public précis : celles et ceux qui veulent un appareil photo étanche simple, capable d’aller sous l’eau sans caisson, sans basculer vers une action-cam ou un smartphone coincé dans une coque. Son argument principal reste fort sur le papier : 25 mètres de profondeur homologuée, un zoom optique 5x, un GPS intégré. En 2026, sur le marché de l’occasion, ce n’est pas rien.
Le problème, c’est que le marché a profondément changé. Entre les smartphones modernes, les compacts outdoor encore vendus comme l’OM System Tough TG-7, les options plus abordables comme le Kodak Pixpro WPZ2, et les attentes actuelles en vidéo, en connectivité et en réactivité, le D30 ne peut plus être jugé comme en 2014. Il faut l’aborder comme un produit ancien à arbitrer intelligemment : souvent en occasion, avec ses forces très nettes et ses limites tout aussi nettes.
Si vous cherchez la profondeur avant tout et acceptez l’occasion, il reste crédible. Sinon, il faut regarder plus récent. Dans cet article, vous trouverez une fiche technique corrigée sur les données officielles Canon, une synthèse critique de ce que rapportent les tests disponibles, un comparatif direct avec les alternatives actuelles, et une check-list d’achat en occasion. L’objectif : vous permettre de décider sans aller chercher ailleurs.
Le Canon PowerShot D30 reste défendable en occasion pour la plage et le snorkeling — sa profondeur de 25 m est difficile à battre à ce prix. Il accuse clairement son âge en vidéo (Full HD 24p), en connectivité (pas de Wi-Fi) et en réactivité. À considérer pour l’eau avant tout ; à éviter si vous cherchez un compact polyvalent moderne.
Canon PowerShot D30 en 2026 : pour qui ce produit est — ou n’est pas — fait ?
La question la plus utile avant tout développement : êtes-vous dans le bon profil pour envisager ce compact ? Le D30 n’est pas un mauvais appareil — c’est un appareil très spécifique, qui convient à certains usages et déçoit franchement dans d’autres.
À qui s’adresse encore le Canon PowerShot D30 ?
Oui si…
- Vous voulez un compact étanche pour la plage, le snorkeling ou les activités nautiques, et la profondeur homologuée (25 m) compte réellement pour vous.
- Vous ciblez le marché de l’occasion à prix contenu, sans exiger un produit neuf avec garantie constructeur.
- Vous privilégiez la robustesse et la simplicité d’usage sur la qualité vidéo ou la connectivité.
- Vous cherchez un appareil à prêter aux enfants ou à confier à un non-photographe sans angoisser pour l’eau, le sable ou la chute.
- Vous appréciez un GPS intégré sur un appareil photo, fonctionnalité encore rare sur ce segment même aujourd’hui.
Non si…
- Vous voulez filmer en 4K ou en Full HD fluide : le D30 plafonne au 1080p/24p, un rendu clairement daté face aux standards actuels.
- Vous avez besoin du Wi-Fi pour transférer vos images directement sur un téléphone : le D30 n’en est pas équipé.
- Vous attendez une réactivité moderne entre deux prises de vue ou pour suivre un sujet qui bouge.
- Vous photographiez souvent en basse lumière ou au crépuscule : le capteur 12,1 MP de 2014 montre ses limites rapidement en montée ISO.
- Vous voulez un achat neuf avec SAV Canon simplifié : le D30 est archivé, hors cycle commercial courant.
Ce que Canon promettait — et ce que cela signifie encore aujourd’hui

Avant d’évaluer les performances, remettons le D30 dans son contexte technique. Toutes les données ci-dessous sont issues de la fiche technique officielle Canon — plusieurs erreurs circulant sur ce produit dans les tests anciens, une correction s’imposait.
La fiche technique corrigée
Fiche technique Canon PowerShot D30 — données officielles Canon
Note : Sur un produit archivé, l’état réel de l’exemplaire prime toujours sur la fiche constructeur. Les données ci-dessus correspondent à un appareil neuf en conditions Canon — sur un exemplaire d’occasion, autonomie, étanchéité et performances peuvent varier selon l’usure.
Pourquoi la profondeur 25 m reste son vrai argument
En 2014, 25 m de profondeur certifiée pour un compact grand public était une performance remarquable. En 2026, c’est encore le cas. La plupart des compacts étanches actuellement vendus — y compris les modèles récents — se limitent à 14–15 m. L’OM System Tough TG-7, qui est aujourd’hui la référence du segment, atteint 15 m. Le Pentax WG-90 descend à 14 m. Le D30 reste donc singulier sur ce critère, même face à des produits neufs sortis dix ans plus tard.
Ce chiffre ne transforme pas le D30 en appareil de plongée sérieuse — pour cela, il faut un caisson dédié. Mais il offre une marge de sécurité réelle pour le snorkeling en eaux plus profondes, les activités nautiques en mer agitée, ou simplement pour quelqu’un qui veut immerger l’appareil sans se soucier des seuils de garantie. La gamme étanche Canon a d’ailleurs évolué progressivement sur ce point : le Canon PowerShot D10 n’allait qu’à 10 m, le D20 a poussé à 10 m également, et le D30 a franchi le seuil des 25 m — ce qui reste, en 2026, son argument le plus difficile à contester.
Ce que 2026 change réellement
Ce que Canon ne disait pas en 2014, et ce que 2026 rend visible : La fiche du D30 était solide pour son époque — mais elle ne mentionnait ni ce que le Wi-Fi allait devenir indispensable pour le partage, ni que le 1080p/24p paraîtrait daté aussi vite. Ce n’est pas une critique du constructeur : c’est simplement ce que dix ans de marché font à n’importe quel compact. La profondeur, elle, n’a pas vieilli.
En dehors de l’étanchéité, presque tout le reste du D30 trahit son année de naissance : pas de RAW, pas de Wi-Fi, ouverture à f/3,9 qui ne fait pas de miracles dès que la lumière baisse, ISO 3200 max avec bruit visible dès les valeurs moyennes, vidéo 1080p/24p qui ne soutient plus la comparaison avec un smartphone ou un compact récent. Ce n’est pas une dégradation — c’est la réalité d’un produit de 2014 mesuré aux standards de 2026.
Ce que rapportent les tests disponibles — et ce que cela signifie en 2026

Ce qui suit est une synthèse critique des observations publiées par les tests tiers disponibles (Les Numériques, Cameralabs et plusieurs retours utilisateurs documentés), complétée par une mise en perspective 2026. Nous ne revendiquons pas un protocole de test indépendant avec protocole de plongée certifiée : pour ce type de produit archivé, la valeur ajoutée editoriale tient plutôt à l’interprétation des données disponibles et à l’arbitrage marché actuel.
Scénarios couverts par les tests disponibles
- Environnement : Plage, eau de mer, eau douce, pluie, sable, froid modéré.
- Types de prises de vue documentées : Snorkeling en eau peu profonde, portraits en plein soleil, paysages littoraux, macro sous-marin, usage famille.
- Conditions de lumière : Plein soleil contrasté, lumière douce de fin de journée, intérieur moyen, sous l’eau avec soleil en surface.
- Irritants les plus souvent signalés : Lisibilité de l’écran en forte lumière, délai inter-vues, Wi-Fi absent, comportement vidéo.
Configurations couramment utilisées lors des tests
Batterie NB-6LH d’origine
Carte SD classe 10
Comparaison directe avec OM System Tough TG-7 dans plusieurs tests récents
Robustesse et comportement général
Sur ce point, les tests convergent sans ambiguïté : le D30 est solide. Le boîtier est compact mais dense, avec des trappes en caoutchouc qui donnent une impression fiable même sur des exemplaires bien utilisés. La prise en main mains mouillées est correcte — les boutons principaux restent accessibles sans regarder l’appareil, ce qui est réellement utile en situation de baignade. Les modes automatiques sont bien calibrés pour les conditions extérieures, et les modes dédiés (sous-marin, plage/neige) fonctionnent sans configuration complexe.
C’est justement l’un des arguments que Cameralabs souligne encore dans sa mise en perspective : la robustesse du D30 reste un atout réel, même mesurée aux standards d’aujourd’hui. Ce n’est pas un compact fragile déguisé en baroudeur — c’est un appareil qui a été conçu pour encaisser.
Sous l’eau et en snorkeling
C’est ici que le D30 se distingue réellement de la plupart des alternatives, y compris des smartphones « water-resistant ». En snorkeling à 1–4 m avec une bonne luminosité naturelle, les résultats sont exploitables : le mode sous-marin ajuste la balance des blancs pour compenser la dominante bleue ou verte de l’eau, avec un rendu utilisable sans retouche importante pour un partage web ou une impression en format moyen.
Le mode macro sous-marin est une vraie qualité du D30, plusieurs tests le confirment : à courte distance de sujets fixes (coraux, rochers, petits poissons au repos), il produit un niveau de détail correct. En revanche, l’autofocus sous l’eau est plus lent qu’en surface sur des sujets en mouvement. C’est un fait documenté par l’ensemble des tests disponibles, pas une exception. Il faut anticiper, se positionner, attendre.
Dès que la profondeur augmente, la luminosité baisse, les couleurs s’appauvrissent et l’AF hésite davantage. Le D30 n’a pas de flash sous-marin dédié — le flash intégré standard est peu efficace sous l’eau. Au-delà de 5–6 m, les images perdent en lisibilité sans éclairage complémentaire.
Écran, réactivité, vidéo : les irritants documentés
Les Numériques et Cameralabs signalent tous deux les mêmes points faibles, que leurs tests datent de 2014 ou que la comparaison soit actualisée :
- Écran LCD très réfléchissant : En plein soleil, il est difficile à lire. Il faut s’abriter ou composer au jugé. C’est le défaut le plus constant, le plus unanimement signalé, et le plus gênant au quotidien en vacances.
- Délai inter-vues perceptible : Le temps de traitement entre deux déclenchements limite la réactivité sur des sujets qui bougent. Sur une scène statique, ce n’est pas gênant. Sur des enfants qui jouent ou des sujets dynamiques, la cadence montre ses limites.
- Vidéo 1080p/24p désormais datée : En comparaison directe avec un smartphone récent ou un TG-7 (4K), la vidéo du D30 paraît douce et manque de piqué. La fréquence de 24 i/s limite la fluidité perçue sur les scènes d’eau ou de mouvements rapides.
- Pas de Wi-Fi : Le transfert des images passe obligatoirement par câble USB ou retrait de la carte SD. En 2026, c’est un point de friction réel pour qui veut partager en voyage.
Marketing vs réalité terrain
Verdict terrain vs marketing
25 m sous l’eau : profondeur forte, usage réel à cadrer
La promesse de 25 m est réelle — Canon l’a certifiée selon les normes IPX8. C’est ce qui distingue le D30 de la quasi-totalité des compacts actuellement vendus. Mais deux nuances s’imposent : d’une part, cette profondeur concerne un appareil neuf avec joints intacts ; d’autre part, descendre à 25 m en snorkeling n’est pas anodin — c’est une plongée libre sérieuse qui dépasse le cadre d’un usage « vacances » classique. L’essentiel des utilisateurs du D30 évolue entre 1 et 6 m, là où l’appareil se montre à son meilleur.
Réactivité, écran, vidéo : là où le D30 trahit son âge
Ce n’est pas une découverte 2026 : Les Numériques le notait déjà à sa sortie. Le D30 n’a jamais été un compact réactif ou un outil vidéo ambitieux. Ce qui a changé, c’est le référentiel. En 2014, 1080p/24p était acceptable. En 2026, avec un smartphone d’entrée de gamme qui filme en 4K, la différence est flagrante. L’absence de Wi-Fi, indolore en 2014, est devenu un vrai obstacle dans un usage voyage moderne où le partage est instantané.
Qualité photo et vidéo : ce que vous pouvez encore attendre du D30

En plein jour
Dans des conditions de lumière favorable — plein soleil, ciel couvert lumineux, lumière d’intérieur correcte — le D30 produit des JPEG propres et bien exposés. La colorimétrie Canon est légèrement saturée (couleurs vacances volontaires), le rendu est agréable pour un partage sur écran ou une impression en format moyen. La plage focale 28–140 mm couvre bien les usages courants : grand-angle pour les groupes et les paysages, zoom pour les portraits et les sujets éloignés. L’absence de RAW signifie que la retouche reste limitée — les images sortent avec la colorimétrie Canon, sans possibilité de récupération en post-traitement.
Sous l’eau
C’est là que le D30 se distingue des smartphones water-resistant. En snorkeling à bonne luminosité, il produit des images lisibles et bien colorées grâce à son mode sous-marin. Le mode macro permet de s’approcher de sujets proches avec un niveau de détail correct pour un partage web ou une impression A4. Les résultats sont exploitables et même plaisants dans des conditions favorables — lumière naturelle abondante, sujets peu mobiles, eau claire.
Là où un smartphone moderne ou un TG-7 feront mieux
En lumière moyenne à faible, un smartphone haut de gamme récent — même sans coque étanche — produira des images nettement supérieures grâce aux algorithmes de traitement nocturne. Face à l’OM System Tough TG-7, la différence est substantielle en vidéo, en réactivité et en connectivité. La question n’est donc pas « le D30 fait-il de meilleures photos ? » — dans beaucoup de situations, ce n’est plus le cas. La question est : « est-ce que sa profondeur d’étanchéité et son prix en occasion justifient de le choisir malgré tout ? » Selon votre usage, la réponse peut sincèrement être oui.
Limites, défauts et points agaçants
Points forts
- Étanchéité 25 m : difficile à battre à ce prix en occasion, même en 2026.
- Résistance aux chocs (2 m), au froid (–10 °C), à la poussière et au sable.
- GPS intégré : rare sur ce segment de prix, même aujourd’hui.
- Zoom 5x (28–140 mm) polyvalent pour les usages vacances courants.
- Ergonomie simple, modes dédiés sous-marin et plage fonctionnels.
- Prix occasion souvent très contenu pour ce niveau d’étanchéité.
- Prise en main mains mouillées correcte.
Limites & défauts
- Écran LCD très réfléchissant : difficile à lire en plein soleil, en contre-jour ou sous l’eau.
- Cadence de prise de vue limitée : délai inter-vues perceptible, peu adapté aux sujets rapides.
- Vidéo Full HD 24p seulement : clairement datée face aux standards actuels (4K, 60p).
- Pas de Wi-Fi ni de NFC : transfert uniquement par câble USB ou retrait de la carte SD.
- Pas de RAW : retouche significative difficile ou impossible.
- Montée ISO limitée (3200 max) avec bruit visible rapidement.
- Produit archivé : pas de SAV constructeur courant, pièces difficiles à trouver.
- Achat d’occasion à risque si les joints ne sont pas vérifiés sérieusement.
- Connectique propriétaire USB Mini-B vieillissante : pas de USB-C.
Comparatif : Canon D30 vs D20 vs TG-7 vs WG-90 vs WPZ2

Pour arbitrer l’achat, voici un comparatif direct avec son prédécesseur et avec les trois alternatives actuelles les plus pertinentes sur le segment. Les données sont alignées sur les fiches techniques officielles de chaque constructeur.
Canon PowerShot D30
Son grand atout : 25 m de profondeur avec GPS intégré. Pour qui cherche le maximum d’étanchéité à prix occasion contenu, sans exigence en vidéo moderne ou connectivité. À choisir si la profondeur est le critère n°1 et le budget serré.
OM System Tough TG-7
La référence actuelle du compact baroudeur : 4K, GPS, Wi-Fi, Bluetooth, mode microscope macro, 15 m de profondeur. Pour qui veut un compact étanche neuf sans compromis sur les fonctionnalités. Prix nettement plus élevé, mais l’investissement est pérenne. Voir le TG-7 sur le site officiel OM System.
D30 vs smartphone avec coque étanche
C’est une question que beaucoup de lecteurs se posent en 2026 et qui mérite une réponse directe. Un smartphone récent dans une coque étanche certifiée offre une qualité photo et vidéo nettement supérieure au D30 — mais avec des limites précises :
- Profondeur : les coques grand public atteignent souvent 3 à 5 m, rarement 15 m et jamais 25 m. Pour le snorkeling superficiel (1–3 m), un smartphone en coque peut suffire. Pour descendre plus bas, le D30 reste logiquement plus sûr sur le papier — à condition que les joints soient en bon état.
- Manipulation : un smartphone dans une coque étanche est plus difficile à manier sous l’eau, l’écran tactile répond mal à l’immersion. Le D30, avec ses boutons physiques, est plus intuitif en situation de baignade.
- Risque : une coque étanche protège un appareil à 800–1 200 €. Si la coque cède, le smartphone est perdu. Le D30 d’occasion ne représente qu’une fraction de cette valeur.
- Qualité photo : pour des conditions normales de vacances en plein jour et en surface, un smartphone moderne fera quasi systématiquement mieux que le D30. Sous l’eau à bonne luminosité, l’écart se réduit.
Verdict : si votre usage est principalement la plage et l’eau peu profonde (moins de 3 m), un smartphone dans une bonne coque peut être une alternative raisonnable. Si vous pratiquez le snorkeling, plongez régulièrement ou voulez un appareil à confier sans anxiété, le D30 en occasion reste la logique la plus cohérente à son niveau de prix.
Pour un usage vacances plus large que le snorkeling strict, sans nécessité d’étanchéité, notre analyse du Canon PowerShot G7X Mark III peut représenter un meilleur compromis — à condition d’accepter l’absence d’étanchéité native.
| Modèle | Profondeur | Vidéo max | Wi-Fi | GPS | Disponibilité | Prix indicatif |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Canon PowerShot D30 | 25 m | Full HD 24p | Non | Oui | Occasion uniquement | Occasion uniquement |
| Canon PowerShot D20 | 10 m | Full HD | Non | Oui | Occasion uniquement | Occasion uniquement |
| OM System Tough TG-7 | 15 m | 4K / 30p | Oui | Oui | Neuf | 473,60 € |
| Pentax WG-90 | 14 m | Full HD 30p | Non | Non | Neuf | 281,02 € |
| Kodak Pixpro WPZ2 | 15 m | Full HD | Oui | Non | Neuf | 170,57 € |
Si vous hésitez entre D30 et D20, notre analyse du Canon PowerShot D20 détaille précisément si le gain de 10 à 25 m justifie la différence de prix en occasion. Pour ceux qui n’ont pas besoin d’étanchéité mais cherchent un compact voyage avec zoom puissant, un Panasonic Lumix TZ99 ou un Canon PowerShot G9 X Mark II représentent des alternatives pertinentes dans une logique différente. Le Panasonic Lumix TZ95 peut aussi être une piste si le zoom de voyage prime sur la robustesse.
Acheter un Canon PowerShot D30 d’occasion : la check-list à ne pas négliger
Le D30 étant un produit archivé, l’occasion est aujourd’hui le seul canal d’achat réaliste. C’est aussi là que se concentrent les risques spécifiques à ce type de compact étanche. Ces points sont à vérifier impérativement avant tout paiement.
Trappes, joints, batterie et corrosion
- Trappes batterie et carte mémoire : Ouvrir et fermer plusieurs fois. Le mécanisme de verrouillage doit être ferme et précis. Tout jeu ou claquement suspect est un signal d’alerte.
- État visible des joints : Inspecter les joints en caoutchouc des trappes. S’ils sont secs, craquelés, aplatis ou déformés, l’étanchéité n’est plus garantie. Un joint abîmé se voit à l’œil nu.
- Traces de corrosion ou de sel : Vérifier les contacts batterie et les zones autour des trappes. Des traces blanches ou des taches sombres indiquent un contact prolongé avec l’eau salée sans rinçage adéquat.
- Batterie NB-6LH : Demander l’état de la batterie (d’origine ou tierce) et vérifier qu’elle charge correctement. Une batterie très usée peut réduire drastiquement l’autonomie et limiter l’utilisation du GPS.
- Buée ou condensation intérieure : Allumer l’appareil et regarder l’écran sous un angle oblique. Une buée visible sur le verre de l’objectif ou derrière l’écran signale une infiltration passée.
Boutons, GPS, déclencheur et zoom
- Déclencheur et bague de zoom : Tester la réactivité du déclencheur mi-course (mise au point) et la fluidité du zoom moteur. Un zoom qui coince, accroche ou émet un bruit anormal est à éviter.
- Boutons arrière : Chaque bouton doit répondre franchement sans résistance anormale ni sensation collante. Des boutons collants suggèrent une immersion en eau salée sans rinçage ultérieur.
- GPS : Activer le GPS en espace ouvert et attendre l’acquisition du signal. Une acquisition rapide est le signe que le module fonctionne. Absence totale de signal ou menu GPS absent = module défaillant.
- Connectique USB Mini-B : Vérifier l’état du port. Un connecteur plié ou oxydé peut bloquer le chargement et le transfert des images.
Quand renoncer et partir sur un modèle récent
Plusieurs signaux doivent conduire à passer sur une alternative moderne plutôt que de finaliser l’achat d’un D30 d’occasion :
- Joints en mauvais état ou impossibilité de vérifier les trappes avant achat.
- Prix d’occasion élevé, proche des tarifs d’entrée des alternatives neuves (Kodak WPZ2, Pentax WG-90) — la garantie et les fonctionnalités modernes prennent alors l’avantage.
- Usage vidéo prévu : la vidéo du D30 décevra face à n’importe quel smartphone ou compact récent.
- Besoin de partage sans câble : le Wi-Fi n’existe pas sur ce modèle, point non négociable.
Repère de prix pour l’arbitrage : Les prix de l’occasion varient selon l’état, la plateforme et la période. À titre indicatif et sans garantie de fraîcheur, un D30 en bon état se situait autour de 60–120 € sur les plateformes spécialisées début 2026 — mais ces niveaux fluctuent. Vérifiez directement sur MPB, Fnac Occasion ou eBay (vendeurs pro) avant de valider votre décision. Si le prix observé s’approche du tarif neuf d’un compact étanche moderne, la logique bascule en faveur du neuf.
Où acheter le Canon PowerShot D30 en 2026 ?
Où trouver le Canon PowerShot D30 ?
| Canal | Avantages clés | À noter |
|---|---|---|
| Amazon.fr — marketplace | Accès à des vendeurs tiers, politique de retour Amazon | Vérifier l’état vendeur, la description et la politique de retour avant achat |
| Occasion spécialisée photo (MPB, Fnac Occasion, eBay vendeurs pros) | Description d’état précise, photos détaillées, garantie acheteur sur certaines plateformes | Vérifier impérativement joints et trappes ; préférer les vendeurs avec politique de retour et photos des ouvertures |
| Revendeurs photo spécialisés (Fnac, Photo Hall, Camara) | Possibilité d’inspecter l’appareil en main avant achat, conseil vendeur, reprise possible | Stock d’occasion variable selon les enseignes — vérifier la disponibilité avant déplacement |
| Site constructeur / revendeurs agréés Canon | Référence officielle, accès à la gamme actuelle Canon si vous souhaitez comparer | Le D30 n’est plus disponible neuf chez Canon ; utile pour consulter la gamme actuelle ou accéder au SAV |
Prix indicatifs, susceptibles d’évoluer selon les périodes et les vendeurs — dernier contrôle indicatif : mars 2026. Sur un produit d’occasion, l’état prime toujours sur le prix affiché.
FAQ: Canon PowerShot D30

Conclusion : faut-il encore acheter le Canon PowerShot D30 en 2026 ?
La réponse dépend presque entièrement de votre usage réel et du prix trouvé en occasion.
Oui, en occasion bien choisie, si votre priorité absolue est l’étanchéité à grande profondeur pour le snorkeling, le kayak ou les activités nautiques, et si vous trouvez un exemplaire en bon état avec joints sains à prix contenu. La profondeur de 25 m reste difficile à trouver à ce tarif, même sur des produits neufs. Le GPS intégré est un plus réel. Pour un appareil à prêter ou à confier sans angoisse, le D30 est cohérent.
Avec réserves, si vous avez des attentes en vidéo, en partage sans câble ou en réactivité. Le D30 ne mentait pas sur sa nature en 2014 — il a juste dix ans d’usage dans les jambes, et ça se voit. Payé au bon prix, c’est un outil honnête. Payé trop cher, c’est une déception certaine.
Non, si vous cherchez un compact moderne polyvalent, si vous filmez régulièrement, ou si vous avez besoin de Wi-Fi. Dans ce cas, un Pentax WG-90, un Kodak Pixpro WPZ2, ou l’OM System Tough TG-7 représentent des investissements nettement plus adaptés à un usage en 2026. Notre analyse du Canon PowerShot D20 reste également utile si vous hésitez entre les deux générations de compacts étanches Canon sur le marché de l’occasion.
Votre prochain pas : Définissez d’abord votre profondeur d’usage réelle. Si vous ne descendez jamais sous 4–5 m, comparez sérieusement les compacts neufs actuels — la garantie, le Wi-Fi et la vidéo moderne valent souvent le surcoût. Si vous ciblez vraiment le snorkeling profond à budget réduit, le D30 mérite votre attention, à condition de vérifier systématiquement l’état des joints avant tout achat.

